Fashion Week Homme : la mode masculine est-elle naze ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Emilie., le 1 juillet 2011.

  1. Emilie.

    Emilie.
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    Rédac' mode

  2. Bathsheva

    Bathsheva
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    A lost soul in a big world

    Je ne sais pas... je crois que je ne suis pas vraiment d'accord. Oui c'est vrai que le champ des possibles pour le prêt à porter masculin est plus restreint que pour les femmes et que ce n'est pas demain que tous les hommes porteront des jupes. Mais je trouve dommage de cantonner la mode, voire la haute couture, aux seules femmes... Dans les collections haute couture femme, il y a beaucoup de modèle importable au quotidien et alors? Ca n'en reste pas moins incroyable. C'est justement ce qui fait que pour moi, la haute couture c'est de l'art.

    Et je pense enfin que la mode masculine, et plus particulièrement le prêt-à-porter masculin, a quand même pas mal évolué cette dernière decennie. En témoigne les nouvelles couleurs qui sont intégrés dans les habits de nos chers monsieurs : bleu turquoise, vert pétard, lavande, mais aussi le rose layette (qui n'était attribué qu'aux seulles filles) alors qu'à mon époque collège, y'a 10-15 ans, les mecs s'habillait en bleu marine, kaki, peut-être quelques couleurs flashy mais beaucoup moins qu'aujourd'hui... Beaucoup plus de mecs font attention à ce qu'ils portent, mais malheureusement, il y a toujours ce côté cagole derrière comme quoi un "vrai" mec s'en faut de ce qu'il porte... Et bien moi j'aime bien qu'un mec fasse attention à ce qu'il porte, et j'ai l'impression que de plus en plus d'homme y font attention aussi. Je pense sincèrement que la haute couture permet de faire évoluer le prêt-à-porter, c'est-à-dire la façon dont on s'habille tous les jours

    Et finalement pour finir, chez les filles combien de tendance "haute couture" descendent réellement dans la rue, dans la vie de tous les jours? Et oui c'est plus surprenant la mode homme, mais n'est-ce pas une question d'habitude et de conformisme?

    Enfin voilà mon point de vue, j'espère ne pas trop être HS:small:
     
  3. KittyKiller

    KittyKiller
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    Penistration Crew

    J'ai autant d'intérêt pour la mode masculine que pour la mode féminine. C'est à dire, un intérêt extrêmement développé pour le vêtement, et un intérêt certain pour la mode d'un point de vue sociologique. Les deux (homme et femme) me semblent indissociables, tant parce que leur coexistence participe à leur définition mutuelle, que parce que fondamentalement elles ont la même essence (et peuvent n'être qu'une sur bien des aspects) (je parle du vêtement, de sa fonction et des possibilités qui y sont liées - l'exploitation de ces possibilités dans notre société introduit au contraire une forte dichotomie entre mode masculine et mode féminine(mode au sens mode +vestimentaire)).

    Quant à l'offre en matière de vêtement masculin, elle est certes plus restreinte en prêt à porter de masse car (entre autres) le souci de l'apparence est toujours considéré comme un attribut à valeur féminine (depuis pas si longtemps, gardons le à l'esprit) et n'a pu s'appliquer à l'homme de manière décomplexée que depuis peu, mais des designers regorgent d'inventivité, de talent et de créativité dans leur ligne homme (ou dans leur ligne unisexe, ou sans sexe). Il y a certes des choses hideuses et complètement ridicules dans les défilés homme; c'est également le cas dans les défilés femme, nous sommes seulement plus habitués (et quelle fashion week femme n'a pas son lot de sempiternelles critiques sur le sérieux des designers).

    Les références ont tendance à être un peu brouillées si on considère les deux comme deux altérités : un bon designer homme ne sera pas forcément un bon designer femme (je vais citer Damir Doma même si c'est un peu fort parce qu'il y a des choses intéressantes dans ses collections femme, mais typiquement j'ai largement préféré ses modèles hommes portés par des femmes dans son défilé aw10/11 que ses collections femme), et inversement (cf Haider Ackermann), un designer peut également exceller dans les deux disciplines, parce qu'il ne se force pas à les séparer fondamentalement (cf Ann Demeulemeester), ou parce que son travail consiste à repenser le vêtement hors des normes sociales de genre tout en étant au-delà de la transgression de ces normes (cf Yohji Yamamoto ou Comme des garçons). C'est un peu plus subtil mais je pense que c'est également le cas pour une marque, un nom - son imaginaire intègre plus ou moins bien l'une ou l'autre. Or dans le système actuel la renommée d'un designer, et encore plus d'une marque, a une importance capitale. On aura donc tendance à mettre en avant des collections qui ne sont pas forcément les plus pertinentes.

    Par ailleurs, la médiatisation de la mode homme arrive tout juste à maturité - les codes, les repères, les attentes sont encore floues, on se réfère un peu à ceux de la mode féminine tout en y mélangeant une composante farouchement inverse pour marquer une opposition, le manque d'instruction des consommateurs quant à l'histoire du costume masculin rend les références soit creuses soit élitistes, la subtilité de cette histoire contemporaine les contraignant soit à relever de l'emprunt grossier soit à être indécelables pour le profane, en même temps on peine à dépasser des barrières profondément ancrées si ce n'est par à coups sans impact de masse, la mode masculine mainstream s'embourbe dans son post-modernisme sans chercher à briser les chaînes qui la cantonnent à une position frivole. Notre représentation sociale et notre histoire contemporaine créent une différence entre mode masculine et mode féminine, le langage de l'une ne peut suffire à décrire l'autre, c'est pourtant cette solution qui est adoptée jusqu'ici.

    Pour répondre à la question, non je ne sortirais probablement pas avec un fashionista parce que la mode en tant que dogme à suivre ne m'intéresse pas, en revanche l'intérêt que porte un homme au vêtement (et non pas aux vêtements) est un énorme atout pour moi, pour ce que je considère que ça implique - souci esthétique et souci de l'origine des objets sorti de la logique de consommation primaire.
     
  4. Lino

    Lino
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    Moral au beau fixe

    Moi ce que j'aime dans la mode masculine, ce sont les mannequins.

    Voila, voila, après ce commentaire constructif je retourne aux nymphomanes anonymes
     
  5. Foraday

    Foraday
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    Touchée.

    Ca me rappelle un très bon ami qui aime la mode autant que moi mais qui me disait clairement qu'en matière de vêtements, les choix étaient assez restreint en matière de mode masculine... Je trouve qu'il n'a pas tort mais j'aurais du mal à me prononcer s'il s'agit là d'un manque de créativité ou simplement une restriction au niveau des formes des vêtements masculins... J'ai du mal à voir ce qui cloche.
     
  6. Cilece

    Cilece
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    En cours de piéytchdi

    Bon, moi je ne donne que des impressions, et c'est sûrement dû à ma bande de beaufs de copains!
    Mes potes ne suivent AUCUNE mode, si ce n'est du skatewear, parce que c'est cool, mais en matière de couleurs, de matières, de coupe, ils n'en ont rien à faire, et ce, comme tous les mecs que je connais.
    Mon impression est que les moeurs en mode masculine évolue beaucoup beaucoup plus lentement. la transition podium/rue est quasi inexistante.
    Fait empiriquement prouvé, j'ai acheté une jolie marinière rouge à mon keum, et ses potes l'ont gentiment moqué. Est-ce que les hommes ne s'accrochent pas à la mode, de peur d'être jugés, moqués? De ce que je connais de la situation, oui.

    Et personnellement, je m'en fiche pas mal, que les garçons soient à la mode ou pas, au contraire, ce qu'il y a de différent entre le meufs et les mecs, c'est que les mecs, on n'identifie pas vraiment la mode à suivre, et ils ne se ressemblent pas. Les nanas, quand elles suivent la mode, elles sont très vite toutes habillées pareil.

    Quand je lis ce que je viens d'écrire, j'ai l'impression de me positionner dans un autre sexe.
     
  7. Cilece

    Cilece
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    En cours de piéytchdi

    C'est complètement HS, mais je poursuis le débat, pallier à est simplement critiqué, mais dans la littérature française, il a souvent été utilisé comment transitif indirect, notamment par Camus.
    BACK TO LE SUJET!
     
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