Fernando Pessoa - Les Chroniques de l'Intranquillité

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Ophelie, le 12 février 2012.

  1. Ophelie

    Ophelie
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    Monarchiste au crépuscule

  2. Rumplestiltskin

    Rumplestiltskin
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    Ex AmyPond et ex Moriar-tea. 

    Cet article et les citations m'ont touchée. Je crois que je vais me procurer ce livre le plus rapidement possible...
     
  3. Musca

    Musca
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    réside à Totoroland

    Les extraits que tu as choisis Ophelie sont magnifiques ! Ce livre m'intrigue grandement parce que je suis exactement dans l'état d'esprit que tu décris comme étant le tien à l'époque de ta première lecture de ce livre. Je pense moi aussi me procurer ce livre et le lire dès que possible !
     
  4. maw maw

    maw maw
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    v.v. qui a gardé son déguisement 

    Ça me donne très envie, je crois que ça va être mon prochain gros bouquin que je prend longtemps à lire. ^^
     
  5. Lizett'

    Lizett'
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    Mélange instable

    Pessoa et ses phrases si justes est mon unique - mais forte - motivation pour continuer à pratiquer le portugais.
     
  6. Chirico

    Chirico
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    Save me from what I want.

    J'ai bien envie de lire ce livre mais comme j'ai une forte tendance à angoisser/déprimer , j'ai peur que ça me mette dans un état que je redoute beaucoup ...
     
  7. Marie Obrigada

    Marie Obrigada
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    en construction...

    Et un livre de plus sur ma liste de livres à lire ! :d

    Les extraits sont forts et de très bons présages pour l'ensemble du livre.
     
  8. Harpo

    Harpo
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    Guest

    C'est marrant parce que je trouve qu'il y a justement chez Pessoa quelque chose qui touche au coeur de la vie. C'est son existence quotidienne qui est morose, banale, sans amours et sans heurts, mais le déroulement incessant de sa pensée et la manière dont elle s'accroche au sensible la rend ultra vivante. Une vie intérieure qui ne peut être contenue dans le corps gris d'un employé de bureau mais qui se démultiplie et qui va par-delà, comme la littérature quoi ahah. C'est précisément dans le développement puissant de ses sens qu'il devient plus vivant que l'homme ordinaire ! Je pense notamment à un passage où il parvient à se détacher réellement de l'humanité : il se promène dans la rue, et comprend subitement que ces gens qui marchent devant lui, qui crient et qui s'aiment, qui chahutent et qui mangent ne sont que des dos, des dos interchangeables. Pessoa est plus vivant que les hommes qui ont une existence "extérieure" riche, parce que sa pensée est un élan vital, alors que la vie des autres qui semble agitée n'est qu'expression de l'espèce dans un environnement fangeux et vulgaire (au sens propre). Donc malgré un propos pessimiste (les gens sont ternes, mon métier m'ennuie, je n'ai jamais aimé) je trouve une grande vitalité et un grand bonheur chez Pessoa, dans sa capacité d'émerveillement et d'écriture !

    Edit : je raconte ma vie et grand bien m'en fasse, mais j'avais oublié de préciser que cette chronique était encore une fois vraiment agréable à lire, d'autant plus que c'est un très beau sujet ! Ca serait chouette, d'ailleurs, une série d'articles littéraires, sur les livres qui ont changé notre vie. Certes, ça sonne un peu niais genre j'ai lu l'Herbe Bleue et j'ai compris que les drogues c'est pas bien mais bon.
     
  9. Norma Jean.

    Norma Jean.
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    ALLONS-Y !

    J'ai jamais pu mettre des mots sur cette sensation,mais c'est exactement ça,je sens qu'il me faut ce livre!
    C'est un très bel article,les livres me touchent beaucoup,et les gens qui parlent des livres qui les touchent encore plus!
     
  10. Nynaeve

    Nynaeve
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    Working Girl

    Pour les fans : ) le plus connu de ses poemes

    "O mar salgado,quanto do teu sal
    Sao lagrimas de Portugal!
    Por te cruzamos, quantas maes choraram
    Quantos filhos en vao rezaram!
    Quantas noivas ficaram por casar
    Para que fosses nosso, o mar!

    Valeu a pena? Tudo vale a pena
    Se a alma nao e pequena.
    Quem quer passar alem do Bojador
    Tem que passar alem da dor.
    Deus ao mar o perigo e o abiismo deu,
    Mas nele é que espelhou o ceu"
     
  11. Mona Lise.

    Mona Lise.
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    Etat larvaire

    PESSOAAAAAA. Mon père m'a offert l'édition de la Pléiade pour Noël. Je l'aime d'amour lui alors.

    En cette fosse sur laquelle je me penche,
    N'est point, me dites-vous, l'être jadis aimé...
    Ni rire ni regard sous ce carré de terre...
    Ah! mais ici se cachent des lèvres et des yeux.
    Ce sont des mains que j'étreignais, non point une âme.
    Et ces mains gisent ici.
    C'est un corps, ami, que je pleure!


    graouuu.
     
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