Grandes écoles : quand les filles prennent le pouvoir par le savoir (rue89)

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Fab, le 4 janvier 2009.

  1. Fab

    Fab
    Expand Collapse
    Frisette Chefferie
    Membre de l'équipe

  2. Fab

    Fab
    Expand Collapse
    Frisette Chefferie
    Membre de l'équipe

    L'auteur du papier attribue ce succès à :

    Et ton explication à toi, madmoiZelle potentiellement (ou réellement) concernée par le sujet ?
     
  3. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    C'est un excellent article !
    Je n'avais jamais vraiment réfléchi à ça ; je trouve que penser au fait que les filles sortent moins est une bonne idée. Je suppose que ce n'est pas la seule raison, mais mon exemple y ressemble un peu. J'ai toujours eu des résultats honorables et mes parents ont toujours été réticents à ce que je sorte. Mon frère, lui, a pu sortir plus jeune, plus tard et plus souvent, et ses résultats sont proches de la médiocrité. Je pense qu'effectivement ça joue beaucoup.

    Mais je ne suis pas convaincue que les filles travaillent consciemment plus parce qu'elles savent que ce sera plus dur pour elles de réussir dans le monde du travail. Je pense que, étudiante, on ne se rend pas vraiment compte que le monde de l'entreprise est plus favorable aux hommes. On travaille par habitude, parce qu'on suit un modèle de fille sérieuse, parce qu'on a l'habitude de travailler studieusement. Je ne crois pas que ça se fasse consciemment, ce travail plus acharné pour y arriver.
     
  4. LynneCologne

    LynneCologne
    Expand Collapse
    Ca te regarde pas

    Bonjour,
    J'ai lu l'article avec attention et j'avoue qu'il me parait incomplet, car dans la filière scientifique, on ne cite que les deux écoles de prestige : l'ENS et l'X.
    Or les écoles d'ingénieurs ne se réduisent pas à celles deux. Moi-même, j'appartiens à une école d'ingénieurs, et les filles sont en minorité (quand même 25% environ, ce qui est beaucoup je trouve). Je pense que l'auteur a bien fait de souligner les autres grandes écoles, mais ce qu'il dit me parait presque évident. Plus de filles en journalisme, plus de filles en commerce, plus de filles en médecine. Ecriture, commerce, prendre soin des gens, des domaines attractifs pour une fille "normale" si on s'en tient aux clichés.
    Les maths, la physique, la chimie, les sciences industrielles ? C'est par cette voir qu'on intègre une école d'ingénieurs classique : Centrale, Mines, Arts& Métiers (quand même très orientée méca à la base), écoles en tout genre (maîtrise des risques industriels, travaux publics, informatique, aéronautique, mécanique, électricité...). Les filles ne sont certes pas majoritaires, mais de plus en plus présentes. Il suffit de regarder les statistiques sur scei-concours.org, qui prend soin de détailler le nombre de filles inscrites, admissibles et admises par concours, écoles, filières...
    L'important n'est pas d'avoir des filles qui étudient de toute manière, comme le dit justement un commentaire de l'article sur le site rue89, mais des filles qui ont un boulot égal, à salaire égal, puisqu'à compétence égale avec un garçon. Et pour le moment, ça reste très, très minoritaire !
     
  5. Patti

    Patti
    Expand Collapse
    Adooore les sushis

    C'est plutôt bien non? Sachant que plus aucune fille (ou presque) ne se dit "Tiens, j'arrête mes études, comme ça je pourrais créer un foyer et m'occuper de la maison" vers 20-25 ans... c'est ce qui explique qu'on se tourne vers les études, et les grandes écoles!
    Pour moi c'est ça, et c'est cool, enfin, l'important, c'est que ça soit équilibré, après, 80%-20%, c'est too much!!
     
  6. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest


    Il y en a plus que tu crois à mon avis ;)
    Il ne faut pas réfléchir que par-rapport aux gens qu'on fréquente soi-même...
     
  7. Russell

    Russell
    Expand Collapse
    Tête d'ampoule


    Non, mais en revanche s'orienter vers dees filieres qui mènent à des emplois à temps partiel pour pouvoir aussi fonder une famille, oui.
    Sinon c'est cool, mais faut pas oublier que bon, y a encore d'énormes progrès à faire dans les entreprises.
    Et pour HEC, bah franchement ça m'etonnerai pas du coup que ce soit volontaire tiens .
     
  8. KittyKiller

    KittyKiller
    Expand Collapse
    Penistration Crew

    Cet article n'est pas inintéressant mais néanmoins très partiel. Comme cela a été dit dans un commentaire précédent, on ne parle quasiment pas des grandes écoles scientifiques. L'X, c'est l'armée quand même, les statistiques de l'armée ne sont pas ce qu'il y a de plus proche de la parité (12,5% des effectifs, ça reflète assez bien ceux de l'X). Quant à l'ENS, c'est là encore une école très particulière. Bref, dans les grandes écoles d'ingénieur, il y a encore une proportion très réduite de filles. Dans mon ancienne école nous étions près de 25% les dernières années, record pour une généraliste, et je ne préfère pas parler des spécialisées en info, élec, etc; à part dans les écoles de chimie, les filles restent en très grande minorité.

    Après, les raisons expliquées dans l'article ne me convaiquent pas vraiment, mais je ne trouve pas non plus d'explication. Quoique je suis assez d'accord pour dire, comme une fille l'a dit avant, que les filles inconsciemment savent qu'elles devront en faire trois fois plus que les hommes pour "réussir" (avoir le boulot qu'elles veulent, quoi).

    Et le coup de l'école qui vire les filles à l'oral pour faire monter le salaire moyen à la sortie, ça ne m'étonnerait vraiment pas, ça ressemble typiquement à certaines mentalités. C'est vraiment un cercle vicieux.

    Un jour on arrêtera toutes ces statistiques et on pourra enfin respirer tranquilles.
     
  9. Linka

    Linka
    Expand Collapse

    Il y a aussi beaucoup plus d'auto-censure chez les filles. Elles ont des meilleurs résultats au bac et osent moins tenter les fillières prestigieuses et grandes écoles (enfin c'est moins vrai pour les sciences humaines et les lettres). J'en fais partie, mention TB haut la main, parcours scolaire sans faute alors que d'autres garçons dans mon lycée avaient des résultats aussi bons ou moins bons et ont tenté les prépas et grandes écoles. Et j'ai l'impression qu'en général les parents poussent plus leur garçon dans ces voies et ont des attentes moins hautes pour leurs filles.
    Pour ce qui est de l'article il est plutôt centré sur les écoles littéraires ou de sciences humaines et ça n'efface pas le fait que les filles sont encore nettement minoritaires dans le scientifique.

    Ces citations trouvées dans cet article illustrent assez cet état de fait:

     
Chargement...