Harcèlement de rue ou compliment ? — Je veux comprendre

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 16 février 2015.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    #1 Clemence Bodoc, 16 février 2015
    Dernière édition par un modérateur: 24 novembre 2017
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  2. Yabou

    Yabou
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    Mélange instable

    Cet article mériterait 10 000 big up! Il résume simplement et efficacement la situation de tous les jours, cette différence entre le harcèlement et la drague qui semble ténue pour certains et permet aussi d'avoir un point de vue masculin pour mieux comprendre, merci! :top:
     
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  3. chloevollmerlo

    chloevollmerlo
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    La grande chose aux cheveux d'algues.
    Membre de l'équipe

    Mais MERCI bordel ! Merci Jérémy parce que c'est intéressant d'avoir une base à laquelle répondre (et que ça a dû te prendre du temps), et merci à Clémence pour cette réponse magnifique.
    De mon côté, je suis beaucoup plus dure face au harcèlement de rue que beaucoup de filles. Je ne supporte pas qu'on vienne me faire un compliment dans la rue, non, pour plusieurs raisons (pardon, je vais reprendre des trucs de l'article) :

    EDIT : C'est une longue réponse que j'ai faite, et je me rends compte qu'il faut rappeler, avant tout, que l'ACCUMULATION est la clé pour comprendre des positions qu'on pourrait qualifier d'intolérantes. Je n'écrirais pas tout ça si le harcèlement ne tapissait pas à ce point chaque sortie dans la rue.

    - Je ne suis à la disposition de personne. La rue est pour moi un espace de passage et non de rencontres. Si je peux aider, donner l'heure, une direction, oui, ok (à moins que je sois vraiment horriblement pressée, ce qui m'arrive). Je ne dois absolument rien au mec qui m'aborde, pas même la patience ou l'amabilité, dans la mesure où je n'ai absolument pas sollicité ce contact.

    - Je pense aussi qu'on a une très grosse différence culturelle à ce niveau-là : les hommes habitent bien plus l'espace urbain que les femmes. Et du coup, ce n'est pas étonnant qu'ils considèrent davantage que c'est un espace de rencontres potentielles. L'une de mes connaissances (un homme) a déménagé à Oslo il y a quelques temps. En arrivant là-bas, il s'est étonné : "Cette ville est peuplée par les femmes !", le soir plus particulièrement. En fait, non. C'est simplement que la vie à Paris l'avait habitué à voir davantage d'hommes que de femmes dans l'espace public (à de rares exceptions près). Il suffit de regarder autour de soi dans le métro passé 21h30... C'est généralement très éloquent. En fouillant un peu sur le net, il y a pas mal d'articles très intéressants à ce sujet. Celui-ci, notamment, est une véritable perle tant il est clair et bien écrit : http://next.liberation.fr/sexe/2014/06/03/les-males-sont-en-rues_1032848

    - L'idée qu'on se base sur le physique d'une personne pour déterminer si, oui ou non, on a envie de la connaître... Ben ça me hérisse. Rien de plus à détailler là-dessus, c'est juste limpide pour moi.

    - Quand bien même on garderait l'histoire que c'est "totalement désintéressé", je ne comprends pas le besoin d'aller valider le physique d'une personne. Je ne reprendrais pas la démonstration de l'article sur le coup de foudre, la femme de sa vie, tout ça, qui est juste parfaite... Mais juste, bonne nouvelle : une fille jolie le sait généralement. Ou du moins, elle accordera plus de poids à la remarque d'un proche que celle d'un inconnu dans la rue. Mais je ne comprends pas ce boost d'ego qui fait qu'on doit absolument venir donner son avis, comme si c'était quelque chose d'important. Ça me dépasse violemment. Le mec qui me dit qu'il me trouve belle dans la rue, en fait je m'en fous, je ne le connais pas, je me tamponne de sa validation et du coup ça ne m'apporte rien. Et ce n'est pas parce qu'il m'a fait un compliment que j'aurais envie de le connaître. L'amitié et l'amour ne fonctionnent pas comme ça.



    Je finirais en citant Alfred de Musset (passage découvert grâce à Stop Harcèlement de rue), qui dit tout ça mieux que moi :

    (extrait de "Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée")

    "LE COMTE.
    Vous ne voulez pas qu'on vous fasse la cour ?
    LA MARQUISE.
    Non. Je suis très bonne personne, mais quant à cela, c'est par trop bête. Dites-moi un peu, vous qui avez le sens commun, qu'est-ce que signifie cette chose-là : faire la cour à une femme ?
    LE COMTE.
    Cela signifie que cette femme vous plaît, et qu'on est bien aise de le lui dire.
    LA MARQUISE.
    À la bonne heure ; mais cette femme, cela lui plaît-il, à elle, de vous plaire ? Vous me trouvez jolie, je suppose, et cela vous amuse de m'en faire part. Eh bien, après ? Qu'est-ce que cela prouve? Est-ce une raison pour que je vous aime ? J'imagine que, si quelqu'un me plaît, ce n'est pas parce que je suis jolie. Qu'y gagne-t-il à ces compliments ? La belle manière de se faire aimer que de venir se planter devant une femme avec un lorgnon, de la regarder des pieds à la tête, comme une poupée dans un étalage, et de lui dire bien agréablement: Madame, je vous trouve charmante ! Joignez à cela quelques phrases bien fades, un tour de valse et un bouquet, voilà pourtant ce qu'on appelle faire sa cour. Fi donc ! Comment un homme d'esprit peut-il prendre goût à ces niaiseries-là ? Cela me met en colère, quand j'y pense.
    LE COMTE.
    Il n'y a pourtant pas de quoi se fâcher.
    LA MARQUISE.
    Ma foi, si. Il faut supposer à une femme une tête bien vide et un grand fonds de sottise, pour se figurer qu'on la charme avec de pareils ingrédients. Croyez-vous que ce soit bien divertissant de passer sa vie au milieu d'un déluge de fadaises, et d'avoir du matin au soir les oreilles pleines de balivernes ? Il me semble, en vérité, que, si j'étais homme et si je voyais une jolie femme, je me dirais: Voilà une pauvre créature qui doit être bien assommée de compliments. Je l'épargnerais, j'aurais pitié d'elle, et, si je voulais essayer de lui plaire, je lui ferais l'honneur de lui parler d'autre chose que de son malheureux visage. Mais non, toujours : Vous êtes jolie, et puis: Vous êtes jolie, et encore jolie. Eh, mon Dieu! on le sait bien."
     
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  4. Cena_Weird

    Cena_Weird
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    En découverte sur une Terre Inconnue !

    Bel article qui explique si bien ce que je ressens !
    Je comprend le point de vue de Jeremy, mais je n'en peux plus de devoir baisser la tete en public pour m'effacer et ne pas me faire acoster d'une maniere desagreable !
    Je ne suis pas une grande gueule alors j'ai du mal a envoyer chier dés le 1er bonjour, alors oui je souris je répond poliment quand je vois que en face de moi le mec fait ça d'une façon plus clean que un gros lourd.. Mais des fois, quand on continu de me suivre et me pister il meriterait vraiment plus de filles qui les envoient chier quitte a les mettre tous dans le meme bateau ><
     
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  5. loy

    loy
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    Merci pour cet article !
     
    Ellana17 et Clemence Bodoc ont BigUpé.
  6. edithowl

    edithowl
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    MERCI ! Enfin une réponse claire que je peux montrer à mon copain, construite à partir du discours qu'il tient presque au mot près ! Il confondait aussi harcèlement de rue avec une psychose collective, je vais enfin pouvoir lui faire voir un autre point de vue que le sien. Je me sens comprise et épaulée.
     
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  7. chloevollmerlo

    chloevollmerlo
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    La grande chose aux cheveux d'algues.
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    (Ah et puis aussi, le coup de "moi j'adorerais que les nanas viennent me parler dans la rue", j'ai l'impression que les mecs qui disent ça imaginent souvent qu'il n'y aurait à peu près que des filles à leur goût qui viendraient leur parler... Ils oublient que dans cette accumulation de sollicitations, on a aussi des mecs de 60 ans qui veulent nous montrer leur zguègue à tout prix.)
     
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  8. MorganeGirly

    MorganeGirly
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    Si tu veux avoir quelque chose que tu n'as jamais eu, il va falloir que tu fasses quelque chose que tu n'as jamais fait

    Merci @Clemence Bodoc! Ta réponse était parfaite jusqu'au bout!

    Je rajouterai juste un truc, Jérémy quand tu dis "Nous ignorer royalement ne nous rappelle pas que vous êtes nos égales, elle nous donne une image erronée de vous de princesses snobinardes, qui est toute aussi fausse que l’image d’agresseurs en puissance que vous avez de nous.", je trouve ça un peu problématique.

    Regarde bien ce passage :
    1) Tu as l'air de sous-entendre que considérer les femmes comme leurs égales est une sorte de truc sympa que font les hommes, qu'en tant que femme on devrait "prouver" ou "gagner" le droit à être considérées comme des égales, en se comportant bien avec les hommes. Mais non, l'égalité est un droit inaliénable, une personne qui a un sale caractère est strictement égale à une personne adorable. Donc l'argument "vous ne faites pas progresser l'égalité par votre comportement" est non-valide : on ne mérite pas l'égalité, et elle ne dépend donc pas d'un comportement plaisant ou non.
    2) Quand tu dis "ça donne l'image que vous êtes des princesses snobinardes", je crois que c'est aussi un peu le fond du problème. Les filles dans la rue ne sont pas franchement intéressées par l'opinion d'inconnus qui pensent qu'elles sont "des princesses snobinardes" donc il n'y a pas de raison qu'elles adaptent leur attitude en fonction de ce qu'un mec qu'elles n'ont jamais rencontré avant vont penser d'elles.
    Perso, j'insisterai moins sur la peur que Clémence, ce qui me saoule le plus dans le harcèlement de rue c'est cette impression que rentrer dans l'espace public dans certains endroits me met sur le marché : on peut venir m'évaluer, me commenter, essayer de me "remporter". Alors que la rue est un lieu de vie qui a mille autres usages que l'interaction entre deux personnes hétérosexuelles pour plus si affinités. Mais quand des gens viennent te donner leur avis sur ton physique, ta démarche ou autre, on dirait qu'ils pensent que leur avis d'inconnus sur toi est important... alors que non, on s'en fiche de ce qu'ils ont comme opinion sur nous! Donc l'argument "on vous prend pour des princesses snobinardes" ben... il est un peu inutile dans ce débat, tu ne crois pas? :dunno:
     
    #8 MorganeGirly, 16 février 2015
    Dernière édition: 16 février 2015
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  9. sweetonic

    sweetonic
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    So far, so good.

    Merci pour cet article ! Il est très clair et accessible aux gens qui ne sont pas sensibilisés au harcèlement et ça c'est cool parce que ça me donne des pistes de réponses à donner à mon entourage :happy:
     
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  10. AnneBn

    AnneBn
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    Très très bel article qui repose sur une bonne idée : être pédagogique. Le mail de Jérémy témoigne d'un sentiment d'incompréhension et d'injustice tout à fait légitime : plusieurs hommes m'ont déjà parlé de la vexation qu'ils ressentaient parfois à être fuis par les femmes lorsqu'ils les abordaient dans la rue parce qu'ils le vivaient comme une assimilation à des comportements de criminels sexuels, ce qu'ils n'étaient pas. Du coup, je trouve que ta réponse Clémence, très bien argumentée, construite et en même temps très respectueuse peut nous amener sur la voie d'une meilleure compréhension entre hommes et femmes, notamment dans la rue. Limite, ce serait bien que Madmoizelle essaie de mettre en forme une sorte de manuel, pas pour dire aux mecs "vous n'avez rien compris aux filles", ce serait vraiment réducteur, mais, comme dans cet article, pour essayer d'amener tout le monde à la compréhension d'un phénomène. Parce que, comme tu le soulignes à un moment Clémence, même pour des filles la notion peut sembler bizarre, notamment si elles n'y ont pas été beaucoup confrontées. J'y pense, car avant, je vivais à la campagne, 150hts, pas une seule fois harcelée, c'est la liberté du mini-short ! :) Mais depuis que je vis à Lyon, bah je contourne certains endroits, et franchement cette ville a été un désaveuglement cruel face au phénomène.

    Ce que je déteste particulièrement, et qui se produit immanquablement sur une place se trouvant sur mon trajet, ce sont les mecs qui collent et restent dans NOTRE espace, font, dans ce cas, toute la traversée de la place avec nous, à 20cm. En général je crois qu'ils me parlent aussi, mais j'y suis tellement habituée que je me blinde, et je me force à ne pas écouter. En somme, je fais quasiment un blocage sensoriel à cet endroit, je regarde droit devant moi, et j'ignore ces types. Peut-être qu'un jour, en gentil garçon m'aura approchée pour me rapporter un objet que j'aurais fait tomber, ou pour m'inviter très gentiment, poliment à boire un verre, mais comme pour moi cet endroit et un lieu horrible, comme 80% de la rue, malheureusement, dans une ville, je ne l'écouterai même pas, d'autant plus que ces lieux me révoltent complètement vu que je les vois comme une atteinte à notre liberté de mouvement.

    Une fois, un mec m'a abordée dans mon quartier (où je ne me suis jamais faite harcelée, c'est plutôt calme) et très gentiment. Mais ma première réaction a été un recul instinctif, alors même que je n'étais pas blindée comme dans des endroits que je juge "risqués". Il l'a vu, et m'a tout de suite dit quelque chose du genre "rassurez-vous, je ne veux pas vous embêter", et je pense qu'il a eu la bonne réaction : il ne s'est pas vexé de la mienne, a eu l'air de la comprendre, et m'a rassurée en se montrant très respectueux : vouvoiement, attitude calme, sourire gentil... La seule présence de cette phrase avant de passer à un compliment (vous avez de très jolis yeux, tout de même mieux que t'es bonne) et à l' invitation à boire un verre en faisait bien un dragueur à 10 000 lieues du harceleur : donc oui, les filles savent distinguer un dragueur d'un harceleur, mais c'est à celui qui les aborde de montrer qui il est.

    Voilà voilà, tout ça pour dire que c'est un chouette article, et que c'est super d'avoir aussi le point de vue d'un homme ici. J'aime beaucoup cet essai de dialogue, j'espère qu'il y en aura d'autres !
     
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  11. Lily Bulle

    Lily Bulle
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    Bonjour !

    Bravo pour cet article :) Je suis d'accord dans l'ensemble, et c'est bien de prendre le temps de répondre pédagogiquement à ce genre de messages qui, je pense, reflètent ce que pensent beaucoup de garçons et hommes à ce sujet.

    Je voudrais juste nuancer un tout petit peu sur un point, quand on parle de peur ancrée et de réflexe violent qui pousserait les femmes à repousser les hommes directement. Je suis d'accord, certes, avec le fait qu'on nous présente systématiquement les hommes et les inconnus comme Le Danger dès notre plus jeune âge, spécifiquement quand on est une fille, donc plus exposées en théorie à des agressions sexuelles et comportements déplacés. On a sans doute chacune une manière spécifique d'avoir intégré cette notion là, et de la faire ressortir inconsciemment dans nos comportements.
    Je sais que pour ma part, c'est ça qui fait que je flippe malgré moi quand je suis dans une rue déserte le soir, et qu'on homme arrive en face sans que je puisse déterminer si il m'a "repérée" ou si il suit juste son chemin.

    Mais je sais que ce n'est pas du tout ça qui me fait jeter des regards noirs et ignorer les mecs qui m'abordent dans la rue. De mon expérience personnelle, je ne pense pas réagir négativement par peur ou par réflexe de défense. C'est purement et simplement un gros, gros, gros ras-le-bol.
    J'aime les contacts humains, beaucoup, avec des hommes comme avec des femmes. Mon réflexe naturel quand on me dit bonjour (attention, n'est pas valable pour les sifflements, les remarques ou les insultes), c'est de m'arrêter et de discuter, si j'ai le temps de le faire. Sauf que vraiment, dans 90% des cas, il s'avère en 2 phrases qu'il ne s'agit QUE de drague. Et ça c'est 1) extrêmement décevant au point de vue humain, parce que c'est pas de la discussion, c'est pas de l'échange, c'est limite une négociation commerciale... Et 2), comme dit dans l'article, ça revient juste à me souligner que je suis un fille, et que là tout de suite je suis juste perçue comme un objet d'attraction, et pas simplement un être humain.
    Pour résumer : j'adore discuter de n'importe quoi avec n'importe qui n'importe où, du moment qu'on est compréhensif si sur le moment je n'ai pas le temps ou l'envie. MAIS, je n'ai pas besoin qu'on vienne faire des remarques sur mon physique (quelles qu'elles soient), ou qu'on me propose un café ou de prendre mon numéro avant même de savoir si j'ai un quelconque intérêt en tant que personne, au-delà de mon apparence physique.

    Donc effectivement, j'ai tendance à ne même plus essayer de m'arrêter dans les 10% de cas restant. Et ça c'est dommage pour tout le monde, mais c'est ni de la peur ni du mépris. C'est de la simple fatigue.
     
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  12. Demezia

    Demezia
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    To infinity and beyond

    J'aimerais ajouter que ces situations sont tellement courantes que parfois je me surprend à répondre hyper sèchement aux mecs qui demandent un vrai renseignement. Et ça me chagrine réellement car je n'aime pas cette facette de moi... Je suis optimiste, je répond toujours au mecs et à chaque fois je suis déçue car ça commence gentiment et puis direct ça part sur "tu as un numéro" "t'es charmante" (et oui, même si c'est un compliment, ça met mal à l'aise)

    Autre illustration plus concrète pour Jérémy, pour t'aider un peu à comprendre j'espère, la dernière fois j'étais avec mon mp3 dans les oreilles et je regardais mon chemin sur mon téléphone a un feu rouge et là un mec se baisse pour se mettre devant mon téléphone en me parlant "ne cherche pas, je suis là" il a bien du redire sa réplique 4-5 fois jusqu'a ce qu'il lâche prise. Cette situation concrète m'est déjà arrivée 2-3 fois.
    Met toi juste à notre place, forcément au bout d'un moment on en a marre. Quand dès que tu es à l'arrêt, que tu attends aun feux rouge ou les transports en commun, tu es sur la défensive car quelqu'un vient te parler ça en devient très très lourd.
     
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