J'ai 16 ans et je suis (quasiment) indépendante #2 — Vos questions

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Melissa, le 3 octobre 2014.

  1. Melissa

    Melissa
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  2. Mircea Austen

    Mircea Austen
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    Il croyait savoir, il ne savait pas qu'il croyait.

    Éh béh ! A titre personnel je trouve que ces réponses dénotent d'une très belle maturité et d'une précision dans la réflexion que j'aurais bien aimé avoir à 16 ans tiens ! Longue vie à tes et vos projets, ils semblent entre de bonnes mains :P
     
  3. morrigan

    morrigan
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    Keep the smile Guest

    Y'a toujours des choses que j'ai du mal à comprendre, malgré ces explications. :hesite:

    Pour moi, tu n'es "indépendante" seulement parce que t'es parents le veulent bien. Parce qu'ils t'aident.

    Non, tout le monde n'a pas le choix. Toi tu as pu partir GRÂCE à tes parents. Personnellement, je ne peux pas partir de chez moi. Je n'ai pas le choix. Ma mère ne peut rien me payer, et je touche rien de la société, pas de bourses, pas d'APL, rien. Nada.

    Tant mieux pour toi si tu t'en es sortie, mais je reste perplexe sur l'indépendance à 16ans.
     
  4. Pinceau_

    Pinceau_
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    Cherche le divin en toi plutôt que le diable chez les autres.

    @morrigan
    Techniquement, tu as le choix de décider de partir vivre sur les routes sans un sou en poche. Ou rester chez tes parents. :lalala:
     
  5. Kafkanorexia

    Kafkanorexia
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    Guest

    J'ai un peu de mal avec la définition d'indépendance en elle-même. J'ai toujours la notion de liberté définie par Rousseau par rapport à l'indépendance. On parle carrément de liens coupés.
    Je pense qu'à cet âge-là, on pense surtout à la liberté (de tomber amoureux, de quitter le foyer familial...). Alors oui, on reste dépendant de plein de choses. Comme tu l'expliques, il y a des habitudes, des addictions (la cigarette, par exemple). Mais pour moi, ça va au-delà de la dépendance.
    Puis, je pense toujours à l'indépendance "par rapport" à quelque chose ou à quelqu'un. Or, tu es aidée. Ce n'est pas un reproche, mais pourtant, ça montre quand même qu'on reste toujours dépendant.
    Par exemple, je suis encore mineure et je vis encore chez ma mère, mais je peux me sentir indépendante concernant plusieurs sujets.

    Je sais que je pourrais partir dans un ou deux ans. Ma mère a un salaire de prof mais je pourrais bosser (ce que je fais déjà). Pourtant, je préfère rester encore à la maison. Pas pour le confort, mais pour plein d'autre choses. Pourtant, je me sens aussi autonome et indépendante.

    J'appellerai plus ça de l'émancipation ou de l'autonomie. Mais je me trompe peut-être.
     
    #5 Kafkanorexia, 3 octobre 2014
    Dernière édition par un modérateur: 3 octobre 2014
  6. Hawley

    Hawley
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    Retraitée sans scrupules

    @pinceau_ Je pense que c'est bien là la nuance que beaucoup n'avaient pas saisie avec le premier article : on a toujours le choix, ça veut dire que techniquement, c'est ça, on a toujours le choix.

    J'ai le choix de partir de chez moi sans le sou et de vivre sur mes économies si j'en ai, si je n'ai rien, mais vraiment rien, j'ai le choix de partir quand même et de vivre dans la rue. Si j'ai une personne à charge ou des gens qui vont avoir des problèmes si je les quitte, j'ai le choix de le faire quand même, de rejeter les conséquences morales : oui c'est méchant, mais c'est possible techniquement, il y a des gens qui le font. Le tout dans tout ça, c'est d'assumer les conséquences quelles qu'elles soient, et ça ne regarde que la personne qui "lâche tout".

    Ayant des amis qui ont tout lâché et vécu dans la misère la plus totale en toute connaissance de cause, je pense que tout le monde n'a pas le même niveau de confort requis pour être heureux (et je me demande d'où vient cette haine, s'ils ont envie, pourquoi pas ?).
     
  7. Gressinni

    Gressinni
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    Je trouve ça un peu dur de qualifier le système scolaire français d'"inhumain" à cause des horaires... Il est loin d'être parfait, mais on ce n'est pas le bagne non plus niveau traitement et attentes horaires. Je comprends que chacun le vive différemment, et parfois tellement mal qu'il faille quitter l'école pour se remettre sur pied, mais inhumain par ses horaires, faut pas pousser mémé.
     
  8. MadmoiLue

    MadmoiLue
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    J'ai 16 ans aussi et je pense que c'est pas une mauvaise chose le fait que tu ne vives plus avec tes parents. Celles (et ceux) qui te pensent trop jeune ou quoi ont tord pour moi, on a chacun son chemin et toi tu fais le tien, reste sur ta lancée et bon courage pour la suite :rainbow:
     
  9. Pinceau_

    Pinceau_
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    Cherche le divin en toi plutôt que le diable chez les autres.

    Ben oui, et d'ailleurs personne ne dit le contraire. :happy:
    Bêtement, le matin tu as le choix d'aller en cours/au boulot, ou de ne pas y aller. Si tu y vas, "tout va bien", si tu n'y vas pas, tu t'exposes à des conséquences plus ou moins négatives (louper un cours, te faire virer). Mais y'a personne avec un revolver sur ta tempe qui te "force" à y aller.

    Cela dit, moi quand je dis qu'on a "tous le choix", je m'adresse davantage aux gens qui ne sont pas satisfaits de leur vie telle qu'elle est, qui s'y sentent "prisonniers". Et qui vont avoir des tas de raisons plus ou moins figées pour dire "non mais je ne peux pas faire autrement". Effectivement on peut y perdre en confort, mais si c'est pour faire quelque chose qui épanouit davantage ?

    Je ne comprends pas ton "je ne comprends que ça puisse apporter un sentiment de liberté". :confused: J'ai envie de dire : qu'est-ce que la liberté ? :cretin: On la définit plus ou moins chacun comme on le sent je crois, non ? Le simple fait, pour moi, de faire ce que JE veux sans me sentir "obligée" de faire autre chose par une tierce personne, pour moi c'est une liberté totale.
     
  10. Ely24

    Ely24
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    J'avais bien aimé le premier article, je pense qu'il faut un certain courage de partir de chez ses parents à 16 ans. Personnellement, je trouve que la Madz parle de sa situation avec beaucoup de maturité et semble avoir un bon relationnel avec ses parents. Dans certains commentaires, on lui reproche le terme d'indépendance vu que ses parents l'aident financièrement; mais ses parents lui font confiance et il semblerait que sa porte ses fruits.
    De plus, la Madz en question, comme on peut le lire dans le 1er article a un projet professionnel concret.
    Après pour ce qui est du système scolaire, je suis assez d'accord avec elle; peut être pas par rapport aux horaires, mais relation prof/élèves. La plupart des professeurs ( pas tous ! heureusement ) sont souvent prompt, j'ai l'impression, à humilier les plus introvertis. Opter pour la politique de l'autruce  si d'autres élèves en humilient un autre et lui reprocher de ne pas se défendre !!  Et si on a des difficultés, des lacunes on ne t'aide pas, on t'enfonce .
    (Et merci, mais on est pas toujours à 30 dans une classe à chaque heure de cours.)
     
  11. bat-momo

    bat-momo
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    Autant j'avais bien aimé le premier article, autant là...
    Déjà, je trouve que comparer quelqu'un qui gagne sa vie en travailler à quelqu'un qui reçoit de l'argent de ses parents, c'est un peu poussé. Il y a une certaine notion de travail qui va avec le salaire quand même... Alors que recevoir de l'argent de ses parents, c'est sans contre-partie. ça peut être fait avec une certaine contre-partie mais jamais aussi poussée que quelqu'un qui travaille, donc ça m'énerve un peu.

    Ensuite, oui, on a toujours le choix. Mais il y a des choix faciles, et des choix difficiles, et ils ne sont donc pas comparables... là, l'auteure a quand même eu un choix plutôt facile, sans risque pour son niveau de vie.
     
    Lady Stardust, Laoragwen, ChansonMuette et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  12. Fab

    Fab
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    Frisette Fondateur de mad
    Membre de l'équipe

    À mon sens, l'idée de savoir que tu peux tout plaquer du jour au lendemain et te réinventer une vie "ailleurs", avec un niveau de vie vraiment plus faible, est un immense gage de liberté. Ça sous-entend que tu n'as pas à galérer pour gagner l'argent qui te procure ton niveau de vie actuel : à un moment, si ce n'est plus tenable pour toi, tu as le choix, la possibilité de tout envoyer valser et de recommencer sur d'autres bases.

    C'est d'ailleurs ce qui fait que la vie d'adulte avec des enfants est plus compliquée : dans ce cas, tout plaquer finit par impacter tes mômes, qui n'ont pas forcément signé pour être embarqués là-dedans.
     
    #12 Fab, 3 octobre 2014
    Dernière édition: 3 octobre 2014