J'ai testé pour vous : avoir des troubles du comportement alimentaire

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Une madmoiZelle, le 17 octobre 2011.

  1. Une madmoiZelle

    Une madmoiZelle
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  2. Aria.

    Aria.
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    Mélange instable

    Tellement vrai cet article.

    Quelque chose qui parait si simple comme se nourrir peut vraiment devenir compliqué. Penser sans cesse à la nourriture, à son poids, aux nombres de calories contenues dans un plat, stresser avant d'aller au resto ou manger chez quelqu'un, pleurer devant une glace parce que si on la mange on a peur de devenir grosse/moche/bête...

    Moi je suis devenue clairement dépendante à la bouffe comme un alcoolique l'est à l'alcool sauf que l'alcoolique peut arrêter de boire alors que nous on doit apprendre à gérer sans se bouffer la vie...
     
  3. claire-delune

    claire-delune
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    Guest

    et voila, entre ce commentaire et l'article, je me rend compte que je ne suis en fait sortie de rien. il y a quelques années j'ai subit de violentes crises de boulimie-vomissements suivit d'une longue période d'anorexie pendant laquelle j'étais réellement maigre. je pensais être bien loin de tout ça et je m?aperçois que non, que c'est juste plus vicieux, plus sourd. que ce que je crois être une volonté d'alimentation saine n'est qu'un moyen pour moi de contrôler, toujours contrôler. -10kg en 3 mois en rééquilibrant mon alimentation et pourtant je ne suis toujours pas satisfaite. je me frustre de plus en plus, me prive et inévitablement finit par craquer, d'énorme crise de boulimie. j'engloutis tout ce que je trouve, exactement comme elle le décrit. j'espère qu'en soignant d'autres problèmes plus anciens je trouverai une réponse à celui là aussi. dans tout les cas ce témoignage m'a émue, touchée et m'a fait ouvrir les yeux sur quelque chose que je ne voulais clairement pas voir. et me sentir un peu moins seule aussi.
     
  4. Plumstead

    Plumstead
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    Merci pour cet article qui résume tout à fait ce que vivent les personnes atteintes de ces troubles.
    C'était mon cas au collège, quand j'ai failli basculer du côté de l'anorexie et failli me faire interner à l'hopital (d'où mes problèmes d'eczéma qui ne passaient pas...) comme tu le dis si bien l'anorexie ce n'est pas se laisser mourir de faim, c'est bien plus compliqué! Moi quand je me regardais dans le miroir je me voyais grosse, moins on mange moins on a faim c'est-à-dire que c'est très compliqué quand t'es habituée à manger une pomme par jour de revenir à la normale d'où la dangerosité du cercle vicieux.... à l'époque tout me donnait envie de vomir, (je n'étais pas boulimique) je n'avais envie de rien, j'ai vécu de nombreuses crises avec mes parents où je jetais mon assiette par terre (oui j'étais hystérique ça fait flipper).
    Aujourd'hui je suis normale mais j'avoue avoir des passages à vide, quand je ne vais pas bien, c'est souvent que je rate des repas et que je ne peux rien avaler. L'année dernière j'ai vécu seule et c'était parfois difficile de me forcer à manger équilibré.

    En tout cas big up à ton article, les troubles de l'alimntation ne disparaissent jamais vraiment... le mieux c'est de ne jamais tomber dedans
     
  5. Cambouis

    Cambouis
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    Successfull

    Malheureusement, il y a encore énormément de chemin à faire avant que les gens ne comprennent que l'on peut être réellement malade sans être forcément dans les deux extrêmes que sont l'anorexie et la boulimie et plus encore, sans que cela se voit physiquement.

    Je suis très sérieusement atteinte de TCA, je vomissais quasiment chaque jour, parfois trois fois par jour et en dehors des crises je suis incapable de manger la plupart des aliments. Seulement voilà comme cela ne se voit pas sur mon corps (je ne suis ni très maigre ni très grosse) on ne me prend pas au sérieux, ce n'est "pas grave" alors que je suis régulièrement à bout, régulièrement épuisée, certains jours j'ai les mêmes sensations qu'une gueule de bois alors que je n'ai rien bu, juste parce que j'ai vomi 3 fois la veille, sans parler de tout ce que cela implique psychologiquement ; les rituels, les angoisses, le contrôle sur tout et pas seulement sur la nourriture (sur le sport notamment par exemple).

    Bref... Si ce témoignage peut rendre certaines personnes plus conciliantes et plus compréhensives alors ce sera déjà quelque chose de très bien parce que c'est déjà difficile chaque jour de se battre contre soi-même mais c'est pire encore quand les gens ne vous prennent pas au sérieux et vous reproche limite de ne pas assurer alors qu'il y a réellement des problèmes derrière. Usant.
     
    Smiley et Mollywood ont BigUpé.
  6. Jennjenn

    Jennjenn
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    Au début de ma terminale, c´est à dire au moment où on commence à vraiment prendre conscience qu´il faut bosser parce qu´on va devoir passer son bac à la fin de l´année, mais aussi et surtout le moment où on se rend compte qu´on sait pas franchement ce qu´on va faire de sa vie, j´ai commencé à me mettre la pression au niveau des cours. A celle-ci s´est ajoutée celle de ma famille ("travaille, travaille, travaille! Tu auras tout le temps de prendre des pauses et de t´amuser après ton bac"). C´est à ce moment là que j´ai commencé à me gaver. Beaucoup de sucreries au début, puis petit à petit, ce que j´avalais n´avait plus d´importance. Il fallait en permanance que j´ai quelque chose à manger, que je me sente pleine. Certains jours, je mangeais à en être malade!
    Après avoir décroché ce foutu césam qu´est le bac et après avoir réussi mes concours d´entrées, tout s´est plus ou moins arrangé. Puis les partiels, les peines de coeurs et toutes la successions de petits tracas de la vie étudiante sont venus s´en mêler une fois de plus, me faisant replonger dans ce gavage intensif. Le problème, c´est qu´à la fac, l´apparence compte plus que tout. Après chaque crise de boulimie, c´est la honte de son corps. On se sent sale, on se sent grosse et on se sent laide. On mange pas pendant plusiseurs jours ou alors une pomme pour pas tomber. On se force à aller faire des longueurs de piscine pour essayer d´éliminer. Et on enchaine régime sur régime... jusqu´à la prochaine déprime.
    Est-ce que ce petit manège s´arètera un jour? Pour le moment, ça semble bien improbable.... (quoique les crises de shopping compulsives commencent à prendre le dessus... je suis pas sure que ce soit beaucoup mieux.)
    Le pire, c´est peut être les gens qui ne veulent pas comprendre et ne s´apperçoivent pas qu´il y a un truc qui va pas, parce que pour eux, les TCA, c´est avant tout les anorexiques, et qu´à partir du moment où tu vas pas te faire vomir, t´es juste une fille normale qui a juste tendance à manger un peu trop de temps en temps. Au mieux, ils pensent juste que vous êtes une obsédée des régimes et ils trouvent toutes ces restrictions alimentaires débiles. Surtout quand ils vous surprennent en train de craquer.
    Au final, on parle encore beaucoup trop rarement des TAC... c´était une bonne idée d´en faire un article.
     
  7. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Merci pour cet article, vraiment, merci <3
     
  8. jen86

    jen86
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    Tout est si vrai il m'arrive souvent quand sa ne va pas de me réfugier dans la nourriture sur le coup je ressens du bien être mais par la suite je culpabilise j'en pleure ...
     
  9. Aria.

    Aria.
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    Mélange instable

    J'étais exactement comme toi il y a un an, puis j'ai fait une grosse dépression. Je me suis enfin décidée à en parler et aller voir un psy. Même si tout n'est pas terminé ça fait un bien fou d'en parler à quelqu'un qui écoute et ne juge pas.
    J'avais envie à l'époque qu'on me prenne en charge, tout gérer et tout contrôler ça fatigue énormément, alors si on ajoute les vomissements par dessus avec les maux de tête et la gueule de bois qui s'en suivent...
    Il faut réussir à lâcher un peu prise, trouver quelqu'un à qui parler (moi finalement ça a été mon généraliste) pour commencer une rééducation lente et difficile pour réapprendre à manger mais ça permet d'aller vraiment mieux!
     
  10. Ririzombie

    Ririzombie
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    Merci pour cet article ... Vraiment !

    Je suis quelqu'un qui s'est toujours trouvée très grosse alors que je ne l'étais pas du tout. Même petite et pourtant, j'étais une brindille. On m'a dit que je faisais de la dismorphophobie et que ça empirait de plus en plus, j'ai toujours l'impression d'avoir des bourlets ou mes joues qui bougent quand je marche ... (je sais, c'est ridicule mais c'est ce que je ressens). L'impression que les gens vont nous regarder en se disant "t'as vu la grosse, elle mange là".
    Je suis devenue un peu ronde puis obèse vers 22 ans et puis il y a 2 ans, j'ai décidé de faire un régime. J'ai perdu 60 kilos, mais je suis restée avec la même image et la même sensation de grosse que j'avais. J'ai encore 15 kilos à perdre et il faut dire que là, c'est devenu une obsession ... je me restreins 3 jours et puis je me jète sur tout ce que je trouve, je me cache, j'attends que tout le monde aille dormir pour aller faire les placards ... c'est horrible. Et puis ça me rend malheureuse. J'espère terminer de perdre mes 15 derniers kilos et de voir comment je me sentirais.

    Je crois que le plus flippant, c'est de voir qu'on n'arrive pas à être maître de nous même alors que ce n'est QUE de la bouffe. Et cette culpabilité horrible et cette sensation et cette vision d'avoir pris tellement de kilos en 30 secondes ... Je ne le souhaite à personne.

    Bon courage à toutes celles qui ont des soucis avec tout ça !
     
  11. lililapie

    lililapie
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    Comme l'auteur de l'article, je souffre de boulimie chronique, et ça me bouffe la vie (c'est le cas de le dire).
    En permanence cette envie de manger, d'avaler quelque chose, si possible le plus chimique/sucré/gras/pas bon (choisir la ou les options).
    En permanence ce besoin de se remplir, pour combler un vide.
    En permanence cette peur de manquer.
    En permanence cette trouille atroce du regard des autres sur notre façon de manger, cette peur des critiques, des remarques. Et aussi l'incompréhension des proches, de votre famille.
    En permanence cette haine incommensurable pour son corps qui se forme et se déforme au gré des aléas des crises.
    En permanence cette peur de la prochaine crise, celle qui, on sait, va arriver, bientôt, parce qu'on ne peut pas y échapper.

    On m'a toujours dit que si j'étais "grosse", c'était entièrement ma faute. Pourtant, durant ces crises, aussi salvatrices soit-elles sur le moment, je n'ai jamais l'impression que c'est moi qui agit, comme si un double s'emparait de mon corps. Mon cerveau refuse de le faire, mais mon corps ne semble pas l'écouter. Dans ces moments là, je ne suis plus moi... Je deviens un trouble alimentaire à moi toute seule.

    J'ai commencé tôt, à 6 ans, quand mes parents se sont séparés. Doucement, mais sûrement, j'ai continué, au fil des années, à prendre du poids. La bouffe devenait un refuge, un ami qui ne me trahissait jamais. Puis, l'école, et sa loi de la jungle ne m'ont pas épargnée, et encore une fois, la nourriture était elle toujours la pour moi.
    Aujourd&#8217;hui j'ai 19 ans, bientôt 20, et avant que j'en parle pour la première fois à ma mère, il y a à peine un an, elle ne s'était jamais rendue compte. Il faut dire que les années passant, j'étais devenue très forte à ce jeu là, l'imagination pouvant être très fertile quand il s'agit de trouver de quoi se remplir le ventre.
    Je vais un peu mieux, je me soigne, mais mon rapport à la nourriture reste conflictuel, compliqué. Me nourrir normalement m'est encore parfois difficile, surtout que je vis seule, et que les tentations sont plus importantes. Surtout que je suis une bonne vivante, j'aime bien manger, je suis gourmande. Mais il faut encore toujours faire attention, se contrôler, ne pas céder, éviter les conflits et les idées noires. Toujours se motiver...

    Le plus dur, c'est l'incompréhension, les gens qui ne comprennent pas que c'est une maladie, que l'on est pas juste "très gourmand" et qu'il n'y a pas de traitement, que la seule solution se trouve à l'intérieur de moi, mais que je ne parviens toujours pas à la trouver. Ces moments là sont les plus durs à surmonter, évidemment...
     
  12. Ygritt.

    Ygritt.
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    Mélange instable

    Bonjour les Mad'z, dites moi, ai-je moi aussi des TCA ?


    Depuis toutes petites j'ai des TAG et des phobies dont la phobie de vomir, j'ai toujours été très angoissée et la nourriture m'a toujours plus ou moins apaisée ou bien tout le contraire, je ne suis ni grosse ni maigre mais parfois en certaines période j'ai un léger surpoid, parce que parfois j'arrive à m'enfiler des tablettes de chocolat entière, ça m'obsède, parfois si je n'ai pas ce qu'il faut chez moi je suis même prête à me déplacer au supermarché pour aller acheté ce qui me fait envie, mais après je culpabilise parce que c'est pas bien... et si j'en viens à manger jusqu'a avoir mal au bide je pars en crise d'angoisse parce que j'ai peur de vomir...
    J'adore manger, j'adore aller au restaurant mais si quelques chose ne me plait pas dans mon assiète ca m'angoisse et c'est fini, je n'y touche plus ! En fait je suis très gourmande mais je peux être très vite dégouté de la nourriture, ducoup j'ai des périodes ou je mange beaucoup comme je l'ai dis au dessus et d'autres ou je mange rien.... parce que tout me dégoute !
    Avec ses quelques mots, les concernées pourront elle me dire si ce sont des TCA ou autres choses... ?

    Merci pour celles qui m'ont lues.
     
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