J'ai testé pour vous... être un fantôme

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Amelie, le 20 mars 2014.

  1. Amelie

    Amelie
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    La boule magique.
    Membre de l'équipe

  2. Rabbit Heart

    Rabbit Heart
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    Source de l'avatar : Simona Bonafini

  3. Ellie Berry

    Ellie Berry
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    If it feels good, tastes good, it must be mine

    C'est horrible comment je me reconnais à mort dans cet article... j'en ai la larme à l’œil tellement c'est moi :')
    Bon, j'ai jamais eu la période grande gueule, et j'ai jamais réussi à 'move on' même juste un peu, comme toi, mais y'a beaucoup, beaucoup de trucs dans lesquels je m'identifie... comme le fait de ne pas être à l'aise avec ceux qui me paraissent supérieurs à moi (pour moi ça peut être des adultes à qui je dois m'adresser pour avoir une information, un prof ou même une copine de la fac, quand quelqu'un est très à l'aise et extraverti je le classe comme supérieur direct), ou le fait de se reprocher des choses que les gens considèrent comme impoli même si je ne le fais pas exprès... et j'ai toujours été (et je serais toujours) la 'copine de', aussi. Oh, et je passe mon temps à observer les gens aussi ! Quand je suis avec des gens je parle très peu et je me contente d'écouter et d'enregistrer leurs histoires, je partage pas les miennes. Sauf avec les gens dont je suis très proche (et si je suis seule avec cette personne, sinon je suis une carpe)

    Tout ça pour dire que ça me rassure un peu de voir que je ne suis pas la seule à être comme ça, qu'en plus c'est pas juste un truc similaire mais plein de petites choses... même si ça m'attriste quand même un peu de voir que d'autres gens traversent vraiment toutes ces émotions é_è
     
    Muwglyk et L0lyna ont BigUpé.
  4. elaphebolos

    elaphebolos
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    Tout pareil, tout pareil :hugs:
     
  5. mlle-stouf

    mlle-stouf
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    Dans la lune

    C'est tellement moi ...

    Une enfant qui avait peur de parler aux gens, qui était discrète, dont les grands-parents s'inquiétaient de ne pas m'entendre dans le jardin et venaient voir si j'étais toujours là (alors que je jouais tranquillement).
    L'adolescence grande gueule, mais là j'étais reconnue. Sans doute car être une bonne élève aide à avoir un prénom.

    Puis la débâcle du lycée, de la fac où je n'étais qu'une ombre et pourquoi changer ?

    La résurrection pendant 2 années avant de replonger à nouveau ...

    Et à mon boulot, j'ai mis des mois à me lâcher, j'ai passé des déjeuners entiers avec mes collègues sans dire un mot, et quand j'ai commencé à m'exprimer, ils se sont rendus compte que je n'étais ni coincée ni chiante ni renfermée ... juste que je ne parle pas à tort et à travers ...

    Merci en tout cas de mettre des mots sur ça <3
     
  6. Wallflowwer

    Wallflowwer
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    Je me reconnais tout à fait, c'est comme me voir moi étant petite (et ici petite serait de 0 ans à 14-15 ans...) : lors des grands repas de famille avec ma famille nombreuse que je ne voyais que pour les grandes occasions, jusqu'à allez peut etre 12 13 ans, je communiquais par hochements de tête avec les adultes et mes plus grands cousins (ceux de mon âge ça allait). A partir de 10 ans j'ai commencé à murmurer un petit bonjour quand je leur faisais la bise.
    J'ai été cataloguée timide direct dans ma famille mais aussi à l'école puis au collège puis au lycée. C'est bien simple, à chaque trimestre les profs se faisaient un malin plaisir d'écrire tous la même appréciation "devrait participer, ne participe pas, on n'a jamais entendu le son de sa voix". Franchement est ce qu'ils se disent que ça, ça va nous faire participer? Je crois que ça restera un mystère pour nous tous... En classe j'étais invisible. Au collège, je ne parlais à personne en dehors de mes amies. Je passais pour l'intello coincée. Je fermais ma gueule. Tout le temps.
    Mais même dans ma famille proche : un jour alors qu'on avait un invité chez nous et que je ne parlais pas, bien sûr, ma mère se tourne vers l'invité et lui sort (cash) : "Oh M.... elle est un peu coincée". Boum le choc, une de mes premières grandes humiliations.
    Maintenant ça va mieux : j'ai toujours du mal à tenir une conversation avec qqn que je ne connais pas ou à m'imposer dans un groupe, j'ai toujours la boule de stress quand je dois faire une présentation orale (mais même le truc tout con genre se présenter, dire son nom, son âge, ses études...) mais j'arrive à mieux gérer mon stress et surtout à paraître plus à l'aise.
    Honnêtement je pense, parce que j'y ai beaucoup pensé, que le fait que l'on catalogue les enfants introvertis voire peu expressifs comme timides n'aide vraiment pas. Depuis que je peux me souvenir, on m'a toujours dit que j'étais timide et avec le recul j'ai l'impression que je me suis construit en fonction. Ca s'appelle une prophétie auto réalisatrice, et je trouve ça dommage.
    Moi, je ne dirai jamais ça à un enfant ni à personne. C'est dit.
     
    #6 Wallflowwer, 20 mars 2014
    Dernière édition: 20 mars 2014
  7. minushka

    minushka
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    Merci pour cet article !
    j'ai eu l'impression que c'était moi sur quasiment toute la ligne...très troublant.
    ça fait du bien de se sentir moins seule :-)
    je me suis moi aussi longtemps detestée, et j'ai compris il n'y a pas si longtemps que c'était peut être mon plus gros trait de caractère et que je le garderais à vie...
    Moi j'ai l'impression que je peux le cacher au premier abord, étant donné à quel point j'ai évolué depuis mon enfance, et pourtant on me le renvoie encore très souvent à la figure.
    On me l'a très souvent reproché, dans le milieu professionnel surtout, et finalement, j'ai fini par trouver, dans plusieurs entreprises différentes, des collègues qui ont vu ça comme une grande qualité !
    Finalement je ne sais pas quoi dire tellement tout à été dit dans l'article. J'aurais peut-être simplement envie de parler de ça avec celles qui se reconnaisse là-dedans!
    Je pense que finalement on est comme ça parce qu'on est peut-être plus sensibles que la moyenne !
    Bref, courage à nous toutes :-)
     
  8. mandariiine

    mandariiine
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    Ces deux conférences sur le stress sont super intéressantes et m'ont beaucoup aidé!
    http://www.youtube.com/watch?v=Ks-_Mh1QhMc
    http://www.youtube.com/watch?v=RcGyVTAoXEU
     
  9. MiaAttacks

    MiaAttacks
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    Bombay - Slow motion

    Je me reconnais aussi dans cet article, je suis discrète, j'aime écouté les gens parler de leurs expériences, apprendre d'eux...  Je me sens mieux entouré, être un peu discrète, mais de là à parfois ne pas être entendu c'est autre chose... (ça m'est arrivé d'être totalement ignoré quand je commençais à participer à une conversation et ça ça fait mal, se sentir comme un fantôme ...) Pourtant ça m'arrive d'être super "ouverte", mais je ne me sens pas à l'aise, c'est un truc que j'essaie tant bien que mal de "combattre", même si je sais que je ne serai jamais cette fille drôle que tout le monde apprécie ! (ah et le plus drôle dans cette histoire, c'est que j'ai pour ambition de bosser dans la com...)
     
  10. Manonnon

    Manonnon
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    Merci :hugs:

    J'ai encore entendu aujourd'hui un "C'est drôle, c'est la première fois que j'entends le son de ta voix".

    Ça fait du bien de lire un si bel article.
     
  11. Mircea Austen

    Mircea Austen
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    Il croyait savoir, il ne savait pas qu'il croyait.

    C'est pourtant bien joli, un caractère délicat tout en nuance…
    Les gens "fantômes" tel que décrit ici, comme mon papa d'ailleurs, me font penser à des clairs-obscurs en peinture.
    Il faut de tout pour faire un monde :d ! Il y a de la place pour les tableaux tout noir tout en reflet à la Soulages, des monochromes pop couleur ultra flashy et les caractères plus pointillistes, c'est joli, quand dans son entourage, on a la chance d'avoir cette diversité à laquelle les gens "fantômes" contribuent ^^
     
  12. joyce-3

    joyce-3
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    Mélange instable Guest

    Je me reconnais aussi.
    Aujourd'hui à mon boulot, j'étais derrière le comptoir de caisse et une femme est entrée à toute vitesse, a fait le tour du magasin avant de revenir, de me voir et de me dire "Ah je vous cherchais, je ne vous avais pas vue !". EUH ? J'étais là.

    Je ne parlerais pas forcément de timidité pour mon cas aujourd'hui (dans le passé oui). Mais juste d'un manque d'intérêt pour les personnes avec qui je n'ai pas d'affinités. Quand je me retrouve seule avec une personne que je connais à peine, qui ne vient pas de mon cercle d'amis/de travail/etc, j'ai beaucoup de mal à parler avec. Mon cerveau se vide complètement et je ne trouve aucun sujet à lancer ou alors je me force à poser des questions à l'autre histoire de le faire parler de lui.
    Parce que bon... pourquoi parler de moi ? les gens ne me portent pas d'intérêt (de manière générale).
    Et puis autant parler pour dire des choses intéressantes que pour remplir un silence.

    Alors bon parler de timidité dans ce genre de cas, mouais...

    En tout cas quand je vois les progrès de ouf que j'ai fait depuis quelques années, j'ai de quoi être fière. (Même si certaines situations peuvent encore me paraître anxiogènes)
     
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