Je ne tombe que sur des mecs à problèmes : surmonter son syndrome de l'infirmière

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par QueenCamille, le 20 mars 2018.

  1. QueenCamille

    QueenCamille
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    Membre de l'équipe

    #1 QueenCamille, 20 mars 2018
    Dernière édition par un modérateur: 30 août 2018
    Mathilde Trg et cléobulle ont BigUpé.
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  2. babooz92i

    babooz92i
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    J'ai eu les larmes aux yeux en lisant l'article même si je le savais déjà me concernant, je me reconnais bien là dedans. Dans le domaine de l'amitié c'est limite systématique. En amour, j'ai réussi à avancer.
     
    Pommedapigranny, Hibu78, MissDodo et 3 autres ont BigUpé ce message.
  3. Juliette Sand

    Juliette Sand
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    Je vois tout a fait ce dont tu parles sauf que je l'ai vécu en amitié. Jusque récemment je n'avais que des amis à problèmes. J'étais leur confidente, leur 'psy'; Je pouvais les écouter parler de leurs problèmes h24 et je faisais tout pour les aider. Un jour, je me suis rendu compte que lorsque je voulais leur parler de mes soucis, ils changeaient de sujet et revenaient à leurs problème. je me suis dit que ce n'était pas normal et je me suis éloigné. J'ai réfléchi et c'est vrai qu'on me disais souvent petite: ' occupes toi des autres, tes problèmes ne sont pas si graves, tu t'en sors toujours, n'en parle pas'. Du coup je disais jamais ce que je ressentais MOI. Ce qui comptait c'était les autres, leur vie, leurs envies, leurs soucis... et je devais de me plier en quatre pour eux. Je me suis rendu compte récemment que je m'étais totalement niée et que j'avais laissé toute la place aux autres. Aujourd'hui avec l'aide de certains amis, j'essaye de dire ce que je ressens, de prendre en compte mes envies mais aussi de dire lorsque je ne suis pas d'accord. C'est dur, ça va être long de prendre l'habitude de le faire mais j'ai bon espoir. Il faut que je m'occupe de moi et que je sois ma priorité. @Queen Camille as tu des conseils pour m'aider?
     
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  4. Lagertha~

    Lagertha~
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    Je tiens à dire merci pour cette article. J'en ai lu bien d'autres sur le sujet sur le web, mais aucun n'était aussi fouillé, complet, abordant différentes thématiques (big up pour le lien avec le patriarcat, je n'ai réalisé ça que récemment, l'empathie est une qualité mise en valeur chez les femmes, nous poussant à en faire bien trop pour notre conjoint)
     
    Juliette Sand, LisaouasiL, Praeterae et 11 autres ont BigUpé ce message.
  5. TennanTen

    TennanTen
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    Détendue

    Je pense sincèrement que ça vient de cette société patriarcale et de l'éducation qu'on donne aux filles. Etre gentille, polie, empathique, toujours aider les autres, s'effacer au profil des autres et blablabla....
    Je pense que je ne suis pas touchée par le syndrome de l'infirmière même si j'éprouve de l'empathie. Je me sent pas capable de régler les soucis d'une personne (amour ou amitié) surtout si elle ne veut pas être aidée ou ne fait absolument rien pour que ça s'arrange.
    Je me suis faite traitée d'égoiste et de méprisante mais au final je m'en fout. Soutenir oui, mais faire à la place non...
     
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  6. Ailaeen

    Ailaeen
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    Je me demande est-ce qu'on ne serait pas entrain d'aborder le problème dans le mauvais sens ?

    Qu'est-ce qu'il y a de mal à être emphatique, bienveillant.e, à l'écoute ... ? Finalement, ça peut-être partie de nos forces à nous les femmes. Peut-être qu'il faudrait plutôt éduquer les garçons/hommes à s'occuper des autres, à écouter leurs problèmes, arrondir les angles, être au service de l'autre. Il serait temps d'arrêter de présenter ces qualités comme des faiblesses.
     
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  7. Julie Coton

    Julie Coton
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    Bougre de phénomène de moule à gaufres de Tonnerre de Brest!

    Merci pour cet article hyper développé, ça fait du bien de lire quelque chose comme ça! C'est hyper intéressant :d
    En plus, instant autocongratulation, d'après cet article j'ai une relation ultra équilibrée avec mon compagnon, puisque nous sommes chacun tour à tour enfant, parent, adulte. C'est très agréable comme constat :d
    A bien y réfléchir, j'ai plus ce type de relation avec ma mère, par moments... C'est assez paradoxal :hesite:
    Enfin c'est pas une tendance générale, ça dépend des moments et je suppose que le déséquilibre vient surtout du fait qu'elle aille pas très bien alors que moi ça va. C'est juste que j'ai l'impression de beaucoup écouter et soutenir alors que ça ne va pas beaucoup dans l'autre sens. Mais si ça se trouve, elle dit la même chose de moi. Bref passons.:ninja:

    Ça me fait penser que parfois, les deux personnes sont chacune l'infirmière de l'autre^^: Je connais des gens (en couple ou amis, ça marche aussi) qui séparément disent tous deux remplir ce rôle. Mais peut-être que du coup c'est pas le même phénomène? Enfin c'est intéressant je trouve :lunette:
    Pardon pour ces élucubrations :lol:
     
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  8. Ritala

    Ritala
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    @Ailaeen
    Je suis tout à fait d'accord: en tant que société, on ne valorise pas assez l'empathie, la compassion et la bienveillance. Mais je pense qu'il faut faire preuve de ces qualités envers soi-même, et pas qu'envers les autres (et être avec quelqu'un qui a ces qualités aussi)
    Pour moi, c'est là que la patriarcat entre en jeu: on nous dit que c'est le job des femmes de prendre soin des soucis des hommes, de les réconforter, et de prendre sur nous pour le reste, sans rien demander en retour
     
    #8 Ritala, 20 mars 2018
    Dernière édition: 20 mars 2018
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  9. Tapioca

    Tapioca
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    C'est drôle, la première fois que j'ai entendu parler du syndrome de l'infirmière c'était... hier ! Dans l'épisode de GingerForce sur les adaptations de la Belle et la Bête (et au passage, non ce film ne montre pas une personne atteinte du syndrome de Stockholm, mais plutôt du syndrome de l'infirmière!). Je ne crois pas avoir déjà été dans cette situation, mais en tout cas ça méritait grandement un article. Merci QueenCamille !
     
    Lord Griffith, Kaus Australis, Manea et 4 autres ont BigUpé ce message.
  10. Ailaeen

    Ailaeen
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    Exactement, prendre soin des autres n'est pas (ou ne devrait pas) être une question de genre. Et ça ne veut pas non plus dire tout accepter et oublier son propre bien-être évidemment.
     
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  11. Théatreuse anonyme

    Théatreuse anonyme
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    (J'ai choisi ce pseudo quand j'avais 12 ans. Je regrette maintenant...)

    Quand un article te touche et te fais du bien...:rire::loveeyes:
     
  12. Gringo

    Gringo
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    Regarde du porno en tricotant

    Je venais justement de me faire la réflexion en entendant une copine me raconter son rencard avec un home qui m'aurait surement plu car me ressemblant, qu'en fait il ne m'aurait pas attiré. J'aime les hommes qui ne me ressemblent pas pour pouvoir les changer et leur faire adopter ma vision de la vie... Ce n'est pas tout à fait un syndrome de l'infirmière mais il y a aussi cette notion d'en faire ma chose, mon champion, ma création et d'en être fière. Par contre, tout comme le syndrome de l'infirmière, ce ne sont pas des relations qui marchent.
     
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