Je suis bègue et championne de débat ! — Témoignage

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Anne-Fleur, le 22 avril 2017.

  1. Anne-Fleur

    Anne-Fleur
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  2. just_in_case

    just_in_case
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    Oui, j'aime les chats.

    Félicitations, c'est un très beau témoignage ! J'aurais bien aimé assister à un de ces débats :)
     
    Ahn et ben quoi ? ont BigUpé.
  3. Squikür

    Squikür
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    C'est un récit qui témoigne d'un grand courage :)
    Le bégaiement, comme d'autres particularités, attirent souvent des moqueries, comme si on avait choisi d'être bègue. C'est très difficile à vivre.
    Pour ma part je ne l'ai pas été longtemps, j'étais gamine, et je m'en suis sortie (heureusement) sans me mettre dans une situation aussi... périlleuse ?! (Je n'en aurais jamais eu le courage !)
    Je garde une petite "marque" : je parle très, TRÈS, vite. (Mais on me comprends très bien, s'étonnent mes interlocuteurs)
    C'est beau de voir que tu as pu dépasser le bégaiement, et qu'il t'ait même servi à aller plus loin.
     
  4. Delphine_R

    Delphine_R
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    Merci beaucoup pour ce témoignage, j'en ai pleuré.
    J'ai le même begaiement, alors forcement ça m'a touché. J'aimerais moi aussi un jour avoir les même pensées et en faire une force mais en ce moment je crois que je n'ai jamais autant begayé,je me tais plus souvent même si j'ai envie de parler.
    Les cours d'orthophonistes m'ont aidé mais je crois que le plus gros à faire, ça reste de s'assumer et ça maheuseurment personne peut le faire à la place de quelqu'un.
    Alors encore un grand merci pour ce témoignage
     
    Biousse a BigUpé ce message
  5. A2

    A2
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    Je suis sidérée de voir qu'autant de bègues aient du mal à s'accepter à cause du regard des autres!!
    J'ai un cousin légèrement bègue, et pendant notre adolescence, il a vécu un temps chez ma mère. J'ai vite remarqué que quand on lui demandait de se dépêcher, il bégayait beaucoup, ce qui avait du coup l'effet inverse, il mettait plus de temps à s'exprimer. Alors que quand on lui laissait le temps de dire ce qu'il avait à dire, ça allait très bien, et on a vite eu des conversations quasiment sans bégaiement. J'ai donc "fait une leçon" aux autres membres de la famille pour qu'il apprennent à faire avec cette "particularité".
    Et aujourd'hui encore, je suis prof de langue avec des adultes. L'un de mes élèves m'a remercié parce qu'il a fait d'énormes progrès depuis que je suis sa prof, parce que "je le laisse s'exprimer". Quand il veut me raconter quelque chose, je le laisse faire ses phrases complètes, et le corrige uniquement à la fin. Comme ça souvent, il se corrige seul au fur et à mesure. Et pareil dans l'autre sens : un étranger apprend le français avec moi, et il n'ose pas encore utiliser le français avec les autres français qu'il fréquente dans son travail parce que "personne n'est autant à l'écoute que moi". Autrement dit on le presse, lui coupe la parole, continue avec lui en anglais... Alors qu'il est très doué en français! Ca m'énerve parce qu'il ne peut même pas utiliser ses facultés juste à cause d'un problème d'écoute...
    On ne peut certes pas comparer un problème de langue étrangère et un problème de trouble du langage, mais ce que je constate, c'est qu'avec plus de compréhensions, de patience et d'écoute des autres, les choses iraient beaucoup mieux.
     
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