La classe prépa : guide de survie

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Mircea Austen, le 11 septembre 2014.

  1. Mircea Austen

    Mircea Austen
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    Il croyait savoir, il ne savait pas qu'il croyait.

  2. Gunnm

    Gunnm
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    J'ai fait une classe prépa scientifique et ... je me suis pas vraiment reconnu dans cet article :sad:

    @Mircea Austen parle de dynamique de groupe pour progresser, de soutien des professeurs, de sentiment de cocon, de famille, d'amitiés qui restent longtemps après la prépa... Je n'ai rien connu de tout ça malheureusement.

    Dans ma prépa, c'était chacun pour soi, ou alors il y avait de petits groupes de travail (2 ou 3) mais entre gens du même niveau. Les très forts ensemble, les moins bons ensemble. Parce que le but premier étant de rester en haut du classement, valait mieux pas aider les moins fort pour être sûr qu'ils restent derrière.

    Et les profs étaient dans cette mentalité aussi, la plupart nous ont enfoncé dès les premiers jours et ça n'a pas diminué pendant 2 ans. On nous répétait qu'avec nos notes ont allait finir dans des écoles nazes ou à la fac, on refusait de nous donner des annales correspondant aux concours des écoles jugées pas assez bien (coucou les CCP et les E3A).
    Je précise que je n'ai rien contre la fac, les CCP ou les E3Q, je ne fais que transposer la mentalité de mes profs de l'époque.

    Du coup pour l'ambiance cocon/famille, on repassera... C'était plutôt ambiance solitude et crise de larmes. D'ailleurs je n'ai gardé que deux ami(e)s de cette époque là.

    Enfin, malgré le portrait assez noir que j'en fais, j'ai survécu à ses deux années de prépa hein :) La première année notamment a été plus sympa, la semaine d'intégration aidant à se faire quelques potes "courte durée".
     
  3. Azeban

    Azeban
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    Pour les points faibles, je mettrais un petit bémol.
    C'est souvent vrai, mais tout dépend de quel concours on vise, et de quelles sont les matières qui posent problème.
    Exemple en prépa scientifique : autant pour la plupart des écoles d'ingé, on ne peut pas vraiment négliger de matière (sauf à être très très très très très bon partout, mais c'est rare). Autant si c'est l'ENS qui nous intéresse, déjà les matières littéraires ont un coefficient suffisamment bas pour ne pas trop pénaliser, et ensuite, avec le concours Info, on peut même laisser tomber la physique si on est pas bon^^ (il n'y a pas d'épreuve de physique au concours Info de l'ENS !)

    Bref, tout ça pour dire que le meilleur conseil que je donnerais aux madz en prépa qui ont déjà une idée du concours de leur rêve : renseignez vous un MAX sur ce concours. Lisez les rapports des années précédentes (une véritable mine d'information sur les bêtises à ne pas faire !), demandez conseil à des gens qui ont intégré et à vos profs (ils auront sans doute des visions différentes et complémentaires), lisez les rapports, regardez les épreuves des années précédentes (quel que soit le concours, ils ont tous leur style particulier, autant s'y habituer !), et surtout lisez les rapports (oui, j'insiste. Mais trop de gens pensent que c'est superflu)
     
  4. Leiaa

    Leiaa
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    Treat Yo Self

    "Tristement sans surprise, les filles sont sous-représentées dans les classes préparatoires scientifiques"

    Je viens ajouter une nuance sur cette observation : les prépas bio !!! Tout le monde nous oublie toujours, pourtant, les prépas BCPST sont majoritairement féminines, et par conséquence les écoles d'ingénieur agro (et véto) également (par exemple ma promo, c'était 75% de filles contre 25% de mecs. Après, on était une année spéciale, d'habitude, c'est plutôt 2/3 filles, 1/3 mecs)

    Ensuite pour ce qui est de la compétition... en fait, on était plutot soudés au sein de la classe en elle-même. notre but, c'était plutot de faire mieux que les grandes prépas parisiennes (mais dans tout. Genre au don du sang, on voulait donner plus que ceux d'H4 par exemple...).
    Après il y avait la guerre inter-prépa dans le lycée, mais ça c'était autre chose XD

    Sinon, même si j'ai des bons souvenirs ponctuels de mes trois années de prépa, ça reste une période de ma vie que j'ai extremement mal vécue (et j'en garde des sequelles au niveau physique. j'ai pris 20kg en un an). Trop de stress, trop de pression, l'impression d'être franchement stupide et de n'arriver à rien. Avec le recul que j'ai actuellement, je ne pense pas que j'en referait une si c'était à refaire.
     
  5. Nananouka

    Nananouka
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    Le plus haut rempart de l'autorité est l'uniformité.

    Je suis tout à fait d'accord avec @Gunnm, je n'ai pas vécue cela. Pour moi c'était plutôt chacun pour soi. Les plus faibles étaient laissés de coté par leurs camarades et les profs, et accumulaient les difficultés. Les gens un temps soit peu différents étaient seuls et tout au fond de la classe au tout devant.
    Pour la répartition des kholes c'était la foire d'empoigne, quand quelqu'un en avait 2 le même jours il ne fallait pas s'attendre à ce que quelqu'un échange avec toi.

    J'ai finis ma première année en dépression (et je n'ai pas été la seule) sans plus aucune confiance en moi.
     
  6. Pythagaure

    Pythagaure
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    Après être passé par la prépa scientifique tandis qu'une de mes amies étaient en ECS et a changé 3 fois de lycée à cause de la pression.
    Notre bilan  est que pour vivre une prépa plus sereine c'est mieux de ne pas viser le meilleur établissement.

    Les grands lycées c'est top mais mettent beaucoup de pression. Pour mon amie, sa  dernière prépa à Melun c'est très bien passé et elle a intégré l'une des meilleures écoles de commerces.

    Mon petit frère a choisi de faire sa prépa à fontainebleau au lieu d'un grand lycée parisien, du coup il a bossé en s'amusant pendant 3 ans (oui il a fait une 5/2 mais maintenant il est au art et métiers, et va présenter son projet de fin d'étude au canada devant la communauté internationale...donc ça va.)

    Moi j'ai fait une MP* à Marcelin Berthelot, c'était la classe qui me fallait pour avoir les ENS, je voulais devenir professeur. Bah je n'avais pas le niveau pour être dans cette classe, mon professeur de maths de MPSI le savait et m'a laissé y aller.. du coup dépression... du coup j'ai juste fini l'année pour avoir mes ECTS et rejoindre la fac, où avec un peu de travail tout c'est très bien passé. Maintenant je suis prof donc tout va bien.

    Tout ceci pour dire aux lycéennes ou à celles qui hésitent entre une étoile ou non. La prépa peut être vraiment plus agréable dans un cadre moins élitiste! Pensez y! Vous pouvez vraiment réussir sans être à Henri 4 ou Ginette, ou même en classe étoile.
     
  7. Léona B.

    Léona B.
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    Prout prout ... me voilà ! :)

    En tant que vieille de la vieille (mémé parle :vieux:), j'aimerai tout simplement ajouter qu'il vaut mieux arrêter la prépa, même en plein milieu d'année et repiquer ou rattraper la fac que de se forcer.

    Malgré la charge de travail, j'ai bien aimé ma première année par contre la seconde a vraiment été dure moralement ... plus à cause des profs et des notes (sur lesquels on base son estime de soi à cet âge) (moi du moins à cet âge) que de la concurrence. Quitte à tout bousculer en plein milieu d'année, j'aurai mieux fait de quitter la prépa et tenter ma chance ailleurs :d

    Moi par contre, j'ai commencé à 4 en latin et fini à 4 en latin :yawn: (je déteste les cas, j'aurai au moins appris quelque chose sur moi pendant ces cours :lalala:)

    Bonne chance à toutes quand même ! Je vous souhaite de réussir :winky:
     
  8. Bastille

    Bastille
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    Rien

    Je suis d'accord avec @Leiaa , il ne faut pas oublier les prépas BCPST ;)

    Personnellement, j'ai plutôt bien vécu mes trois années de prépa.
    Je me reconnais assez bien dans l'article. On était plutôt soudés, les meilleurs aidaient les moins bons. Et d'ailleurs, les plus forts qui voulaient rester dans les premiers aidaient les plus faibles pour qu'ils progressent, et comme ils voulaient garder le rang de premier, ils travaillaient encore plus, donc ils étaient encore meilleur qu'avant. Quel beau cercle vertueux.

    Les professeurs étaient presque toujours disponibles pour nous. Surtout en première année.
    Bien sûr on a eu le prof sadique, qui en colle, te dit que tu es nulle, qui tu n'y arriveras jamais et qu'il serait temps de penser à une réorientation. Mais du coup on était encore plus soudé à tous le détester. Même les autres profs le détestaient.

    Enfin, je trouve qu'on est vachement choyés en prépa. On nous pousse à travailler, avec les colles, les DS...Une fois intégrée,je me suis retrouvée un peu dans la merde à cause des partiels qui arrivaient d'un coup. J'aurais jamais pu faire la fac ;)

    Je suis triste d'apprendre que pour vous ça s'est mal passé. Ca doit beaucoup dépendre de la prépa dans laquelle on est.
     
  9. mercre

    mercre
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    Et bien j'ai fait une prépa scientifique et... je ne me reconnais pas dans le contre-témoignage.

    Je crois que l'aspect chacun pour soi/bonne ambiance doit dépendre de l'établissement, des profs, et des individus, mais certainement pas du côté prépa scientifique/littéraire/bio/éco...

    Enfin voilà, la prépa c'est dur au début mais c'est une très bonne école qui apprend effectivement l'endurance et m'a apporté de bonne méthodes de travail.

    Je trouve ca très dommage par contre que ce soit une majorité d'élèves issus de familles aisées (jamais rencontré autant de fils/filles de prof, médecins, ingénieurs... qu'en prépa et école d'ingé!).
    Beaucoup de bons élèves en lycée n'auront jamais entendu parler de la prépa (moi c'est par hasard, parce que des potes y allaient! mais je ne voyais pas vraiment ce qui m'attendait ni les portes que ca ouvrait), et si les parents ne sont pas ingénieurs ou ne connaissent pas d'ingénieurs (bref s'ils ne sont pas aisés, pour raccourcir grossièrement), les élèves peuvent passer à côté.
     
  10. nanacourtney

    nanacourtney
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    Guest

    BCPST power !!!

    Enfin, euh non pas trop parce que j'ai moi aussi détesté mes années de prépa, même si c'est effectivement le type d'encadrement scolaire dans lequel je réussis (j'ai aussi fait une L2 de fac en guise de 5/2 donc j'ai pu constater que la fac ne me convient pas du tout).

    J'étais dans une petite prépa un peu pourrie, dans laquelle la classe n'était pas en compétition du tout (on savait très bien que ceux qui raflent les places, c'est Paris !), mais on n'était pas non plus particulièrement soudés. Niveau travail, tout le monde s'entraidait et ça c'était super. Niveau social, chacun avait ses meilleurs potes. j'ai beaucoup apprécié ces potes que j'y ai rencontrés, mais à ma grande tristesse je n'ai réellement gardé contact qu'avec une seule personne (Roméo, si tu es là: <3:attaque::unicorn:<3).

    Les profs étaient aussi très sympas, ils nous soutenaient dès qu'il y avait besoin (tous n'étaient pas compétents mais c'est autre chose...).

    Mais la pression, je me la mettais toute seule comme une grande, car de mes résultats aux concours dépendait mon entrée à véto, c'est à dire comme beaucoup, mon rêve depuis toute petiote. Genre vraiment. LE REVE. Le truc que su j'ai pas ça je sais même pas ce que je vais faire de ma vie car AUCUN autre métier ne me séduit. Ce genre de pression là. Et puis, la vie a fait que j'ai perdu contact avec beaucoup de mes amis d'avant-prépa, donc même si j'ai eu le réflexe de consacrer mes week ends autant que possible à une vie sociale non-prépaienne, comme le conseille l'article... ben faut aussi se rendre compte que quand tous tes amis de lycée sont en fac ou en DUT et font la fête comme des très souvent, et au moins tous les jeudis, et que toi, tu te forces à arrêter de travailler à 23h max le soir pour tenter d'éviter la folie, à un moment le décalage de rythmes total fait que toi et tes amis, vous vous éloignez petit à petit. tes amis savent que tu ne peux pas les rejoindre en soirée ou même aux petits repas posés. Toi tu es obligé de décliner la plupart des propositions de leur part car tu ne peux pas aller à toutes en même temps (si tu as plusieurs bandes d'amis), et desfois tu ne peux aller à aucune, ou tu es trop fatigué de ta semaine pour y aller. Bref, au bout de deux ans, mes relations sociales ne tournaient qu'autour de la prépa malgré mes efforts pour en garder d'autres. Il faut dire aussi ce qui est : Au bout de deux ans de très très gros chagrins, baisses de moral, résultats décevants, découragement par lequel tout le monde est passé plusieurs fois, tu as créé des liens forts avec tes compagnons de misère ;). Mais pendant deux ans tu n'as vu ta famille que quelques heures par semaine même si tu habitais chez eux (avez vous remarqué que je suis passée à la deuxième personne ? pourtant je parle toujours de mon expérience). Tu n'as pas vu tes petits frangins grandir pendant deux ans et tu ne connais plus les commerces en ville car la moitié a changé. Tu ne sais pas quels films ou livres sont sortis, tu ne sais pas ce qu'il s'est passé dans le monde. (on peut pas se tenir informé de tout, garder sa vie sociale et bosser ses DS en même temps ^^)

    BREF vous avez compris que mes années prépas ne m'ont pas du tout plu finalement. Rassurons nous un peu, j'ai depuis repris contact avec pas mal de mes amis avant-prépa (ceux que j'avais perdus de vue donc) et ça se passe très bien avec eux. Je n'ai pas eu l'école que je voulais, j'ai détesté celle que j'ai intégrée pendant un an et demi, puis ça s'est amélioré, puis j'ai adoré la troisième année que je finis en ce moment. Mais genre vraiment adoré. Et maintenant je sais toujours pas quel métier va me plaire mais je sais que je veux bosser dans l'environnement, et voyager. On verra ou ça nous mène. J'ai aussi réalisé que 'jaurais détesté non pas le métier de vétérinaire mais les études de vétérinaire !!! (car je connais des gens qui int intégré véto, eh oui) ET comme ça dure au moins 5 ans, c'est légèrement important comme détail.


    Si y'a des madz qui se posent des questions sur la prépa Bio, MP et je répondrai avec plaisir (ou ici sur ce topic si c'est approprié !)
     
  11. Bastille

    Bastille
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    Rien

    Si les élèves n'entendent jamais parler de la prépa, je trouve que c'est plutôt de la faute du lycée en général. Il est censé leur présenter toutes les possibilités qui s'offrent à eux.
     
  12. Matouh

    Matouh
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    Je suis le cliché de moi-même

    La même! J'ai été en prépa ECE (commerce) et on a JAMAIS pu faire quelque ensemble (que ce soit pour les études/révision ou boire un verre/manger un Mcdo,...). J'ai pas fini en dépression mais maintenant que je suis en école de commerce je n'y retournerai pour rien au monde!!
     
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