La recherche sur les embryons surnuméraires.

Sujet dans 'Vie Quotidienne' lancé par AnonymousUser, le 18 janvier 2009.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Dans le monde scientifique, les comités de bio-éthique se déchirent régulièrement sur ce sujet : doit-on ou non procéder à des recherches expérimentales sur les embryons surnuméraires ?

    En France, cela est autorisé sous certaines conditions très strictes, et ces pratiques font l'objet d'une surveillance importante. Si ces embryons ne sont pas utilisés à des fins scientifiques, après cinq ans passés au congélateur, ils seront détruits, ou donnés à un couple stérile (les parents ont le choix, bien sûr).

    Qu'en penses-tu ? Plutôt pour, plutôt contre ? Pour quelles raisons ?

    Bien que n'étant pas une spécialiste, c'est un sujet qui m'a toujours intéressée (j'aimerais en particulier avoir l'avis des madmoiZelles-mamans). Le débat est donc ouvert, n'hésite pas à exposer tes arguments !
     
  2. Julina.

    Julina.
    Expand Collapse
    Happy kitty, sleepy kitty

    Je me souviens avoir abordé ce thème en bio en première année, et nos profs (un peu subjectifs pour le coup) trouvaient ça carrément hallucinants qu'on ne puisse pas faire d'expériences dessus alors qu'aux USA c'est possible.
    Je suis plutôt de leur avis.
    Mais arrête moi tout de suite si je me plante, c'est bien la seule façon de travailler sur des cellules souches, non? Ce qui permet la recherche pour certaines maladies?
     
  3. Mylouze

    Mylouze
    Expand Collapse
    Sud un jour, Sud toujours

    holala...

    moi tout ce qui concerne l'aide à la procréation j'y connais strictement rien donc ce genre de chose, ça me depasse un peu
    enfin, j'arrive pas à avoir un vrai avis sur un sujet qui ne me concerne pas...
    si j'etais hypofertile et que j'etais passée par la fecondation in vitro, en ayant l'experience, j'aurais pu avoir un vrai avis en toute connaissance de cause genre "non faut pas faire ça parceque nianiania" ou le contraire...

    je sais pas trop... jme dis que ça fait un peu "selection naturelle" quoi, le couple veut qu'un seul enfant alors les autres on les vire et les medecins font leur trafic avec tranquillou
    mais en meme temps, je trouve rien d'horrible/choquant là dedans... alors que les couples PMA peut etre...

    enfin, pour moi, les embryons c'est rien (surtout s'ils sont pas ds un uterus quoi), c'est un amas de cellules rikiki quoi, pour moi ça c'est pas important (tant que ça se passe à l'exterieur de mon ventre), donc à la limite, pourquoi pas...
    rha merde j'ai peur de pas avoir été claire pour le dernier paragraphe en fait :s déjà là jme souviens plus de l'idée que je voulais faire passer -_- :lol:

    (oui bah t'as de mandé des avis de mamans, pas des avis utiles :lol: pardon)
     
  4. Lalkia

    Lalkia
    Expand Collapse
    Talk nerdy to me

    Haha je suis en plein de dedans avec mes cours de droit sur les Libertés Fondamentales donc le respect de la dignité humaine. On a longuement débattu sur le sujet des embryons surnuméraires .. savoir s'ils devaient être considérés comme des "humains" ou pas .. savoir s'il y avait atteinte à leur dignité..
    J'ai pas vraiment d'avis sur le sujet, c'est pas évident de se prononcer surtout quand on est ni mère ni en projet parental, il faut juste savoir qu'au niveau juridique, il y a eu plusieurs procés de couples qui se prévalaient d'un préjudice moral pour la destruction accidentelle des embryons conservés en vue d'une fécondation in vitro et la Cour d'appel et la Cour de Cassation ont rejeté l'argument, le principe du respect de la dignité de l'être humain dès le commencement de la vie n'est pas applicable aux embryons...

    En réalité, on considère qu'un embryon qui ne véhicule aucun projet parental ( c'est le terme consacré ) ne peut être considéré comme être humain donc à partir de là, on l'utilise un peu comme un objet.

    A vous les studios :)
     
  5. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Je suis très favorable à la recherche sur les embryons surnuméraires. Je considère qu'ils offrent des possibilités de recherche et d'expérimentation suffisamment grandes pour les utiliser. La balance bénéfice/inconvénients (je retrouve plus le terme que je voulais mais c'est l'idée) penche selon moi vers le côté bénéfice.
    Je vais sûrement paraître monstrueuse mais la médecine n'aura jamais fait autant de progrès que lors de la guerre 39-45 parce que l'expérimentation humaine y était autorisée. Ces embryons permettent l'expérimentation sur nos gènes, nos cellules, nos protéines etc. On ne passe pas par le modèle animal et ainsi on "gagne du temps". Temps qui peut être précieux pour certaines personnes. Je ne suis pas pour l'expérimentation humaine, je ne souhaite pas que l'on interprète mes propos n'importe comment seulement les embryons offrent l'opportunité de travailler sur notre matériel génétique et tant qu'on reste dans une limite de temps raisonnable le travail sur les embryons ne me pose aucun problème. Qu'on travaille sur des foetus me poserait problème parce que l'être humain se met en place et commence à ressembler à un être humain. L'embryon ce sont des cellules qui se multiplient et qui acquièrent peu à peu leurs spécificités et leurs caractéristiques propres.

    Comme l'a dit lillylux, ils ne véhiculent aucun un projet parental et correspondent à mon sens à un tas de cellules.
    Les embryons sont des "êtres humains en devenir", et toute la nuance est, à mon sens, dans le "en devenir". Je ne les considère pas comme des êtres humains mais comme des cellules humaines. Ce ne sont pas non plus des foetus, ils n'ont pas "visage humain".

    Ce que je trouve surtout anormal en fait c'est que la législation ne soit pas uniformisée au niveau mondial parce que cela crée quand même des inégalités en terme de possibilités de découverte pour les chercheurs, selon qu'ils travaillent dans tel ou tel pays.
     
  6. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    On peut aussi récupérer des cellules souches sur les cordons ombilicaux (mais je ne sais pas si elles ont exactement les mêmes facultés que les cellules embryonnaires). avec les cellules souches de cordons ombilicaux, on peut soigner notamment la leucémie.

    Le sujet m'intéresse, mais loin de moi l'idée de me poser en spécialiste, donc je tenterais de me renseigner plus avant. ;)


    En effet, c'est choisi totalement au hasard ! D'autant plus qu'on en implante plusieurs (entre 3 et 5 il me semble) pour espérer n'en sauver qu'un ou deux.

    Dans certains pays, la loi autorise néanmoins qu'on puisse " choisir " un embryon sur certains critères notamment en cas de maladie génétique d'un ou des deux parents, potentiellement transmissible à l'enfant et invalidante pour sa vie future.
     
  7. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Voilà le genre de pratique qui me " choque " beaucoup plus que la recherche sur les embryons...

    Je m'explique : un embryon c'est un minuscule amas de cellules, on ne peut pas parler à ce stade d'un " bébé ", ce ne sont que des cellules qui potentiellement pourraient donner un enfant, comme un oeuf peut potentiellement donner un poussin mais " sans plus " si j'ose dire.

    Alors que concevoir un enfant dans le but de soigner son frère ou sa soeur malade... je trouve que ça n'est " pas bien " pour l'enfant, surtout quand en grandissant il comprendra qu'il n'est venu au monde que pour ça (ou en tous cas en grande partie pour ça). ça doit être dur à avaler, d'avoir été désiré plus en tant que médicament qu'en tant qu'enfant à part entière.

    Pour le cordon, je sais que Thierry Henri avait fait congeler celui de son fils, au cas où il arrive quelque chose à l'une de ses deux précieuses jambes.
     
  8. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Tu me sembles assez bien renseignée sur le sujet d'ailleurs. Tu bosses là-dedans, ou c'est un intérêt purement " philosophique " ?

    Je ne sais pas comment je réagirais à la place des parents, bien évidemment : c'est la raison pour laquelle je ne suis pas farouchement opposée à cette technique, mais qu'elle me fait grincer des dents plus que d'autres (qui paradoxalement choquent plus les foules et sont donc beaucoup plus montrées du doigt).

    De toute façon c'est vrai que si les parents voulaient un autre enfant et que cet enfant a en plus la capacité de soigner son aîné autant faire d'une pierre deux coup. Et puis il y a aussi la façon de présenter les choses à l'enfant quand il grandira et sera en âge de poser des questions : ça peut être fait de façon très positive, c'est certain. Mais sur le principe pur de la chose, rien que le terme " enfant-médicament " fait froid dans le dos, je trouve.
     
  9. Zoopy

    Zoopy
    Expand Collapse
    Roule une pelle à la vie

    Oui on peut avoir des cellules souches sanguines à partir du sang de cordon, mais il me semble que c'est tout.
    Et sinon, sur un adulte on peut effectivement récupérer certaines cellules souches, mais c'est très limité (techniquement) et elles n'ont pas les mêmes propriétés que les cellules souches embryonnaires. Par exemple, si on veut faire de la recherche sur les cellules souches des neurones, déjà qu'il n'y en a presque pas (ou meme pas du tout) chez l'adulte, mais de toute façon c'est trop risqué d'aller les chercher. Là, le prélèvement sur embryon est la seule solution.
    Voilà c'est juste un exemple, je suis pas spécialiste mais comme je travaille dans la bio, je connais un peu le sujet :)
     
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Ah merci. Je le savais mais je n'étais plus sûre, tu confirmes. ;)
     
  11. ~Leev~

    ~Leev~
    Expand Collapse
    Welcome to the Good Life

    Parce que tu penses qu'il n'aura que ce rôle-là ? Que toute sa vie il ne sera qu'un médicament et que s'il demande un vélo, par exemple, on lui dire : "Ta gueule, le médicament !" ?
    Je crois que des raisons pas-super-cool de vouloir un enfant, il y en a des millions, donc j'vois pas tellement le problème. D'autant plus que dans ce cas précis, il doit y avoir une plus grande part de parents qui voulaient déjà avoir un autre enfant. Autant joindre l'utile à l'agréable, si j'ose dire.
    Je pense que plus que les raisons de vouloir l'enfant, ce qui compte le plus pour son épanouissement, c'est le soin et la façon dont on le traite. En d'autres termes, ce qu'on en fait quand il est. C'est vraiment ce qui me paraît primordial, qu'on ne l'ait pas voulu et qu'on soit arrivé à un stade où l'avortement était impraticable, qu'on l'ait voulu pour faire rester un mari qui est resté ou pas, ou peut importe.
    On peut toujours amener les choses et dans le cas dont on parle, on peut amener l'idée que "grâce à toi, ton frère va mieux parce que". L'enfant peut le prendre bien ou mal, c'est clair, mais dans cas-là, probablement tout le monde peut prendre bien ou mal un "secret de famille"-qui-précède-son-existence. Je ne vois pas pourquoi celui-ci là serait particulièrement invivable.
    Loin de moi l'envie de minimiser d'apprendre un truc comme ça, juste que le plus important pour moi, c'est le vécu. Ce qui précède compte, mais ça vient largement après.
     
  12. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    ~Leev~ > Oui bien sûr, j'exagérais mon propos, mais en prenant uniquement le principe pur (" je fais un second enfant pour soigner le premier "), tu avoueras que ce n'est pas génial.

    Après il est clair qu'il y a diverses manières de présenter les choses, que les couples veulent souvent un deuxième môme, que le vécu compte énormément et que dire à l'enfant " ton frère/ta soeur va mieux grâce à toi " c'est super positif.

    Je n'ai parlé que de ce qui me semblait négatif, mea culpa.
    :)
     
Chargement...
Sujets similaires
  1. vankiss
    Réponses :
    1
    Affichages:
    699
  2. whycamille
    Réponses :
    1
    Affichages:
    629
  3. Jul(i)e
    Réponses :
    4
    Affichages:
    1566
  4. kokeshi
    Réponses :
    3
    Affichages:
    997