« Ma mère, mon poison », le documentaire sur les mères toxiques, est disponible en replay

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Margaux Palace, le 21 février 2017.

  1. Margaux Palace

    Margaux Palace
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    Je cuisine en pyjama
    Membre de l'équipe

    #1 Margaux Palace, 21 février 2017
    Dernière édition par un modérateur: 22 février 2017
  2. TrustMe I'm a (al)chemist

    TrustMe I'm a (al)chemist
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    \ ( ^_^ ) /

    Mais pourquoi que les mères ?
    Pourquoi pas les pères ?
    C'est quoi le message : c'est toujours la mère le problème ?
    Merci la psychanalyse (non) (le suivi des enfants atteints d'autisme à énormément souffert de la stigmatisation de la mère).
    Que certains parents soient toxiques, c'est bien d'en parler, mais ne cibler que la mère, svp non. Vraiment non.
     
    Loulam, Syehl, Leviosa et 9 autres ont BigUpé ce message.
  3. Skarov

    Skarov
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    Pourquoi j'ai pas découvert ce forum plus tôt???

    Je pense qu'à une période, les pères étaient moins présents, et du coup influençait moins les enfants.

    Mais il y a aussi un facteur culturel, le fait qu'une mère doit avoir l'instinct maternelle. On va plus diaboliser une femme qui fait du mal à ses enfants qu'un homme.

    Par expérience quand j'étais petite, quand mon père habitait à plusieurs heures de voiture de ma mère chez qui moi et mes sœurs vivions (pas de problème de couple, juste des boulots éloignés). Et quand mon père repartait, on ne faisait aucune remarque à ma mère. Un jour la situation s'est inversé pour quelques jours seulement. On a souhaité plein de courage à mon père, qui avait du cran de s'occuper de ses enfants seuls, alors que ma mère toute seule elle c'était normal.

    En gros, on ne place pas les pères et les mères au même niveau. Pour caricaturer:
    - une mère parfaite, c'est normal, et dés qu'elle fait la moindre faute c'est horrible.
    - un père pas trop absent, autoritaire, mais qui donne moins d'amour, c'est un bon père, et un père présent ça devient le père de l'année.

    Mais je te l'accorde ce n'est pas juste
     
    Gabelote, Roanne, Chocapiix et 7 autres ont BigUpé ce message.
  4. CaraNougat

    CaraNougat
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    It's my party, and I cry if I want to.

    @TrustMe I'm a (al)chemist

    Je pense qu'un des buts de ce reportage est de briser le mythe de la mère nécessairement et naturellement parfaite dans sa mission d'éducation, qui n'a pas d'équivalent chez les pères.
    Il est déjà intégré par un grand nombre de personnes qu'un père puisse être "défaillant" voire complètement absent de l'éducation de ses enfants. Le rôle des pères est d'ailleurs traditionnellement assez limité dans ce domaine. Au vu de ce contexte, il me semble que se focaliser sur les mères aurait plutôt l'effet de rééquilibrer la conception de la parentalité des pères et des mères en détruisant une présomption qui n'existe que d'un côté.
     
    Shadeluna, Arrrum, Roanne et 11 autres ont BigUpé ce message.
  5. Nyxi

    Nyxi
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    J'ai pas vu le doc (normal vu qu'il est diffusé ce soir) mais sur mon journal télé, ils parlent du syndrôme de Münchhausen par procuration. Alors soit le doc parle de plusieurs cas, dont un cas de ce syndrome, soit il se concentre sur ce syndrome et dans ce cas, c'est très gênant de le limiter au terme "mère toxique". Le syndrome de Münchhausen par procuration, c'est un trouble psy très complexe.

    J'ai un peu peur des raccourcis qui peuvent être fait. J'en repapoterais après avoir vu le doc (même si j'aime pas trop le terme "toxique" mais c'est un autre débat)
     
  6. TrustMe I'm a (al)chemist

    TrustMe I'm a (al)chemist
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    \ ( ^_^ ) /

    @Skarov et @CaraNougat : je ne nie pas l'aspect culturel : les mères qui s'occupent principalement des enfants que les pères.

    Qui plus est, si on parle de mères toxiques, que font les pères ? Parce que ça aussi c'est problématique : les pères absents-démissionnaires-soumis...

    Mais c'est pour moi exactement comme quand on parle des jeunes délinquants, on parle toujours des mères, mères qui souvent se mobilisent, mais les pères : rien. Apparemment, ils n'existent pas, on a affaire à des vierges Marie qui ne savent pas gérer leurs enfants.

    C'est ultra-sexiste d'occulter une part du problème.

    On ne parle TOUJOURS QUE des mères :
    - mère-adolescentes (qui sont des "irresponsables" pour la société) ;
    - mères célibataires (qui galèrent "forcément") ;
    - mères qui travaillent (qui ne se préoccupent "que" de leur carrière) ;
    - mères "trop" âgées (qui sont des "égoïstes") ;
    - etc.

    A chaque fois, c'est la même personne qui est montrée du doigt. C'est infecte.

    Ma grand-mère paternelle est tombée enceinte hors mariage à 22 ans et ma grand-mère maternelle était âgée pour l'époque : 38 ans. Mes deux parents ont perdus leurs pères très jeunes : mon père avait quelques mois et ma mère 7 ans. Mes grands-mères ont fait du mieux qu'elles pouvaient, et franchement elles se sont bien débrouillées.
    J'aime mes parents et ils sont super cools, donc c'est même pas comme si j'étais de parti avec des parents toxiques.
    Malgré que mes grands-pères n'étaient pas là et que mon père n'aient pas toujours été présent à cause de son boulot, malgré tout ça, j'aimerais qu'on parle du rôle des pères.

    J'aimerais qu'on parle AUSSI du rôle positif et négatif des pères sur leurs enfants.
     
    zazouyeah, CutiePanda et Elfe libre ont BigUpé ce message.
  7. CaraNougat

    CaraNougat
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    It's my party, and I cry if I want to.

    @TrustMe I'm a (al)chemist :

    Les personnes "toxiques" sont toutes problématiques et dans l'idéal, on serait renseigné sur bien plus de cas. Mais si le documentaire tourne autour de problématiques spécifiques aux femmes et à la conception de la maternité, il n'y a pas lieu de chercher ailleurs. Il manque sans doute de reportages sur les pères démissionnaires, mais ça ne retire rien à la nécessité d'aborder des problèmes plus spécifiques à un parent et il n'y a pas de raison pour que ce documentaire porte le poids des lacunes générales en matière de représentation des problèmes familiaux. On peut selon moi très bien aborder la thématique des mères toxiques sous un angle tel que le rôle des pères deviendra secondaire. Maintenant, on ne peut qu'attendre de voir comment cette problématique sera traitée. Ça peut selon moi très bien tourner comme ça peut aussi très mal tourner, mais j'ai envie d'être optimiste.

    Je n'ai lu que cet article et celui de Marie-Claire, le second mélange cependant les interventions de différentes personnes extérieures au documentaire. Il ne traduit pas nécessairement la ligne directrice du documentaire.
     
    Chocapiix, Etp, noodle_george et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  8. Lunafey

    Lunafey
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    Une communauté qui empêche le dialogue, les points de vues alternatifs et la critique est une communauté malade.

    L'intérêt à mes yeux, c'est que la mère toxique c'est tabou. Le père toxique c'est acquis chez tout le monde. On dit "j'étais battu / violé dans ma famille" on pense tout de suite au père. Mais pas à la mère, justement parce qu'elle est sensée être pure et aimer ses enfants, les mères ne violent pas leurs enfants voyons, les mères ne frappent pas leurs enfants voyons, ce sont les pères. C'est ça je pense que le documentaire veut dénoncer, démonter ce mythe sexiste du père violent et de la mère passive : parfois, la mère est active et violente. C'est justement retourner ce stéréotype de la femme victime : on est pas des êtres fragiles et naturellement bon, on peut être des bourreaux et il faut le dire.
    Des documentaires sur des enfants fragilisés il y en a des tas, et dedans c'est presque toujours le père le violent, et la mère la passive, donc faire un documentaire où on parle de cette situation inversée taboue, ça me paraît bien. Déjà pour l'image de la femme fragile et passive qui est fausse, ensuite pour les gens qui ont souffert à cause de leur mère et qui sont souvent ridiculisés pour ça :/
    Parfois démonter le sexisme ça va pas forcément dans notre sens, mais c'est nécessaire : la mère violente, c'est un tabou et il faut en parler, justement parce que c'est sexiste de le passer sous silence et de nous faire passer pour des êtres fragiles et passifs (après la conception psychanalytique historique de la mère coupable, c'est encore autre chose. C'est pas la conception du grand public déjà, pour le grand public la mère aime ses enfants et est passive. Ensuite, c'est dans une dynamique totalement différente, c'est une responsabilité "involontaire" -elle fait du mal à son enfant en croyant lui faire du bien / en étant aveuglée par son narcissisme-, et si c'était volontaire c'est qu'elle est masculine, parce que faut pas déconner, la mère est responsable mais pas trop active dans sa responsabilité quand même, elle reste une pauvre créature fragile incapable de violence :lol: c'est leur discours hein pas le mien)
     
    Cymru, Arrrum, Roanne et 17 autres ont BigUpé ce message.
  9. Ütie

    Ütie
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    manger-dodo

    Oui c'est ça :)

    L'émission n'est pas sur la maltraitance des enfants par leurs parents ou par un de leurs parents, ce qui serait également intéressant. Ce n'est pas non plus un documentaire sur "bouh, les mères qui maltraitent leur(s) enfant(s) [et les pères on s'ne fout]" ou quoi. C'est un tout autre angle : on montre dans le cadre d'une société patriarcale comme la nôtre, où on nous fait baigner dans l'idée fausse qu'il serait naturel pour une femme de vouloir des enfants, d'aimer "les enfants", d'aimer "ses enfants" que bah non, et qu'une bonne manifestation de ça c'est l'existence de mères toxiques et de mères souffrant du syndrome de Münchhausen.

    L'idée que les pères soient là ou non, aidants ou maltraitants, c'est autre chose et ça ne changeait rien au sujet qui était de dire "oui, c'est possible qu'une mère n'aime pas son enfant, et le maltraite" aussi évident que ça puisse paraître à certains d'entre nous, ce n'est certainement pas l'image qu'on a dans la norme de notre société :/
     
    raellesan, Etp, Sarah-in-Wonderland et 2 autres ont BigUpé ce message.
  10. Lunafey

    Lunafey
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    Une communauté qui empêche le dialogue, les points de vues alternatifs et la critique est une communauté malade.

    C'est très intéressant pour l'instant ! Oui c'est vraiment ça : le thème c'est que dans notre société on imagine qu'une mère ne peut pas faire de mal à son enfant (instinct maternel, vision passive et bonne de la femme, violence imaginée seulement chez l'homme...), donc qu'est-ce qu'il peut se passer en vrai ? Parce que comme les rôles du père et de la mère sont différents dans nos normes sociales, les mécanismes de maltraitance de la part des deux sont souvent différents (et ça permet de mieux comprendre le poids de ces rôles imposés).
    Je pense que c'est un documentaire à destination des gens qui ont ce stéréotype (donc énormément de gens), et des personnes qui sont victimes et ont besoin de la reconnaissance de leur souffrance via ce type de témoignages.
    Mais on parle bien aussi du père, on dit pas du tout que les mères sont toutes des méchantes, on parle pas que de Münchhausen, c'est pas du tout simplifié, on a plein de cas différents, les victimes parlent beaucoup du fait que cette croyance sociale de la mère forcément bonne les a empêché de trouver du secours, on a des petites interventions psy à propos du développement de l'enfant et de la théorie de l'attachement et des conséquences de la carence affective, etc. Donc je trouve ça très bien pour éveiller les consciences sur ce sujet peu discuté, je trouve que c'est un bon documentaire de vulgarisation :happy:

    Edit : oh on a même des témoignages de mères qui ont été violentes et qui expliquent ce qu'il s'est passé dans leurs têtes pour en arriver là + des nouvelles mères qui font face à leur inquiétude de reproduire ce qu'elles ont vécu petites. C'est très intéressant.
     
    #10 Lunafey, 21 février 2017
    Dernière édition: 21 février 2017
    Arrrum, jorda, Babitty Lapina et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  11. Nyxi

    Nyxi
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    On atterri en hôpital psy !!!!!! (hum.... il maque un smiley ayant un entonnoir sur la tête pour aller dans mon délire :hesite:)

    Plus sérieusement : je suis actuellement hospitalisé en service psy et pour avoir discuté avec plusieurs de mes "collègues", j'ai l'impression que la carence affectives c'est Le truc qu'on a en commun (du moins, ceux qui ont un trouble de la personnalité :hesite:).
    J'avais toujours "su" quelque part que l'attachement s'était pas fait avec mes parents, dans les deux sens (eux vers moi, moi vers eux) mais il m'a fallu mon hospitalisation pour mettre les mots, analyser et "dépasser" ça. Ca ne s'est pas fait sans douleur et quelque part, j'ai encore du mal a admettre toutes les conséquences que ce manque d'attachement a sur mon développement affectivo-cognitif mais doucement ça fait son petit bonhomme de chemin. J'apprends à "faire la paix" avec mes parents, avec ce que j'attendais d'eux et que je n'ai pas eu parce qu'ils sont ce qu'ils sont, qu'ils ont fait avec ce qu'ils ont eu (des bébés malades qu'on peut pas prendre dans les bras). J'apprends à "faire la paix" avec le fait que je n'étais pas l'enfant qu'ils voulaient (un bébé qu'on prend dans les bras). J'apprends a comprendre que dans cette histoire, il n'y a pas que moi qui est souffert de ce manque d'attachement. Et j'apprends à me "détacher" justement de cette attente qui ne viendra pas, je fais mon deuil de mon enfance carencée affectivement.

    Dans l'imaginaire collectif, les parents, les mères surtout, aiment leurs enfants de façon inconditionnelle et savent "d'instinct" le leur montrer, sinon, ce sont des "cas sociaux". Ben non. J'ai pris conscience de ce qu'était l'amour inconditionnel à 30 ans passé (il n'y a pas 3 mois) grâce à ma psy qui a "traduit" les mots de mon compagnon...

    Bon, vu les boules dans la gorge en écrivant ce post, je crois que je vais pas regarder le doc avant de bien m'y préparer :sweatdrop:
     
    engoluob, TrustMe I'm a (al)chemist, Arrrum et 2 autres ont BigUpé ce message.
  12. Lunafey

    Lunafey
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    Une communauté qui empêche le dialogue, les points de vues alternatifs et la critique est une communauté malade.

    @Nyxi Je faisais surtout référence aux carences radicales des orphelinats d'après guerre avec le nombre énorme de gamins qui sont morts à cause de l'absence de toute attention affective (hygiène ok, nourriture ok, température ok, le seul truc qui n'allait pas c'était ça) Mais oui, aussi, parfois :cretin:
    Effectivement, le manque d'attention affective de la part des figures d'attachement (mère, père, tuteur, grand mère, la personne qui s'occupe de toi quoi) c'est un des gros facteurs de troubles psys, malheureusement. Un attachement non sécurisé est un gros facteur de risque parce que ça perturbe le développement y compris cérébral, les schémas internes opérants, etc. Peut-être qu'avant de regarder le documentaire, lire des choses sur la théorie de l'attachement ça t'aiderait (c'est un peu la théorie de l'évolution pour la psychologie \o/ on comprend enfin comment l'humain se développe en tant qu'animal grégaire haha) (le wiki est très complet) ? C'est peut-être moins éprouvant que de voir et entendre des gens raconter des histoires concrètes et dures :/
    Perso par exemple mon attachement avec mes parents n'était pas sécure du tout, de manière différente selon mes parents. J'étais plus attachée à ma nourrice et je cherchais plus souvent l'attention d'une maman d'élève qui m'accordait l'affection dont j'avais besoin, et ça a eu des conséquences bien sûr dans la relation que j'ai avec eux, mais aussi dans le développement de mes problèmes psy (avec tous les autres facteurs bio et de vie qui sont entrés en jeu), donc je comprends ta douleur à accepter et "faire le deuil" de l'enfance qu'on aurait aimé avoir :sad:
     
    Arrrum et Babitty Lapina ont BigUpé.
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