Notre génération est-elle « inadaptée » au monde du travail ? La brillante analyse de Simon Sinek

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 6 janvier 2017.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Rédactrice en chef
    Membre de l'équipe

  2. Wheryam

    Wheryam
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    Je vais juste faire part de mon ressentit sur un détail, même si j'ai bien compris l'ensemble de l'article : je suis la seule à qui la phrase "Ce n’est pas de leur faute, ce sont des jeunes fantastiques, qui ont reçu de mauvaises cartes" a fait mal ?
     
    Babitty Lapina, Alguiliguili, PousseMoussue et 2 autres ont BigUpé ce message.
  3. LolaZ

    LolaZ
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    Non @Wheryam , moi aussi ça m'a fait un petit choc bizarre... J'ai du la relire deux trois fois...
     
  4. Kaus Australis

    Kaus Australis
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    Stupéfiant.

    Hé ben ce qui est pertinent au final, c'est d'avoir rajouté des explications dans l'article pour aller plus loin sur les affirmations du conférencier qui sont, je trouve, vagues et simplistes. Le discours en lui-même je n'ai pas aimé; déjà parler de la jeunesse comme d'une masse homogène ça a ses limites. Est-ce qu'on parle des quinquas comme on parle des jeunes? Est-ce qu'on fait des conférences pour expliquer que si beaucoup de +45 ans ont du mal à s'intégrer dans le marché du travail, c'est par leur comportement et mauvaise volonté/éducation? Il n'y a qu'avec la jeunesse qu'on peut être aussi paternalistes, se permettre de généraliser tout et n'imp.
    Ensuite, expliquer que si nous ne sommes pas adaptés au monde du travail, c'est que nous avons été surprotégés et que donc ce n'est pas notre faute, c'est le serpent qui se mord la queue. Alors c'est quoi la solution? Le conférencier se comporte envers la génération y comme ma tante envers son fils: jamais de sa faute, c'est les autres. C'est une impasse? On peut quand même avoir une part d'autodétermination dans l'Histoire, histoire de ne plus être ce jeune encore perçu comme un enfant et à travers l'éducation qu'il a reçu, mais d'enfin être perçu comme un adulte qui peut se trouver et se donner du mal? Comme des femmes et des hommes qui n'ont pas besoin d'un aîné pour les représenter et parler en leur nom pour les exposer comme des sujets de laboratoires uniformes et prévisibles?
    Je le trouve infantilisant et fataliste ce discours.

    Mais vu que je suis aussi fataliste et que j'ai envie de pas changer et rester une enfant, je dirais que c'est peut-être de la merde qu'est devenu le marché du travail en soi que vient le problème, plutôt que de ses acteurs situés au plus bas: les managers et les employés. C'est pas tant de faire un job inutile qui est gênant-après tout ça s'est toujours plus ou moins fait- mais de savoir qu'on est interchangeable avec n'importe qui pourvu qu'il accepte des conditions de travail qu'on aurait refusées. Le principal problème selon moi c'est qu'il n'y a plus assez de travail pour tous, et c'est pas uniquement un souci générationnel. Ça touche tous les âges.
    Le deuxième problème c'est le discours qu'on nous rabâche au sujet des études, qu'il faut faire de longues études universitaires, des grandes écoles, des formations parfois destinées à te diplomer bien plus qu'à te former-Et qu'il n'y aura jamais assez de place pour tous ceux qui en sortent, et qu'évidemment si tu trouves pas de boulot en sortant tu l'as amer. Normal.
    Là dessus c'est peut-être qu'on s'évertue à présenter les études post-bac, de préférence longues, comme le truc à faire sinon tu auras loupé ta vie, mais y'a tellement d'autres possibilités qui fonctionnent et qui pourraient convenir à plus de personnes... ça ça me pose problème parce que naïve que j'étais j'ai perdu mon temps à l'université avant de trouver ma voie et je suis devenue une vieille aigrie entre temps.


    Ce conférencier m'énerve.
     
    #4 Kaus Australis, 6 janvier 2017
    Dernière édition: 6 janvier 2017
  5. camilloute

    camilloute
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    Je suis dans ton cas, j'ai fait des études sup' glorieuses tant que j'y étais et finalement qui me servent à rien.
    Une grande majorité des personnes avec qui j'étais en cours sont dans cette situation : aigrie d'avoir perdu son temps et son énergie. Moi la première
     
    Babitty Lapina, Chouette-Culotte, Ymotana et 5 autres ont BigUpé ce message.
  6. Kaus Australis

    Kaus Australis
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    Stupéfiant.

    @camilloute : je te souhaite de trouver à rebondir et de gérer la suite :hugs:
     
    Sassegra a BigUpé ce message
  7. camilloute

    camilloute
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    @Kaus Australis : Merci :puppyeyes:
    Je suis à la recherche d'un financement pour faire un cap ! Le rebondissement est pour bientôt :caprice::paillettes:
     
    lafillelabas, Sassegra, Biousse et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  8. Kaus Australis

    Kaus Australis
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    Stupéfiant.

  9. Siglyra

    Siglyra
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    J'ai tendance à refuser en bloc ce truc de "les millenials sont difficiles à manager", et je suis d'accord avec les critiques. La plus grande absurdité c'est ce truc avec les smartphones et les réseaux sociaux et la patience. Comme si les millenials étaient les seuls à utiliser Uber et Tinder; cette génération n'est pas la seule à être accro, mais soudain ça serait la seule qui devienne impatiente?
    Les millénials, sont plus diplomés, plus qualifiés, et se tapent une époque avec une pénurie de jobs et des salaires de merde. C'est la première génération à gagner moins que leurs parents au même âge, et qui ne peut quasiment pas accéder à la propriété. Faut leur lâcher la grappe. Ils sont pas difficiles à manager, vous êtes juste lents à réagir.
     
    Babitty Lapina, L-unita, Chouette-Culotte et 25 autres ont BigUpé ce message.
  10. Kyubey

    Kyubey
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    Féminazgûl Not by the hand of a man will she fall

    Je ne comprend pas cet article, c'est juste les trucs habituels sur la génération Y, parce qu'il utilise "millenials" ça passe mieux ?
    Et si les choupinous fraîchement sortis de leur école de commerce n'arrivent pas à utiliser leurs techniques de manipulation bullshits managériales sur nous tant mieux (en admettant qu'on puisse faire d'aussi grosses généralités sur une génération entière).
     
    Lis, Ymotana, dyspeptique et 5 autres ont BigUpé ce message.
  11. Sassegra

    Sassegra
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    Besoin de changement

    "il est diplômé de l'Université Brandeis.
    Après avoir abandonné ses études de droit, il rejoint l'univers de la communication et de la publicité, d'abord chez Euro/RSCG, puis chez Ogilvy & Mather."

    Et ça fait de lui un pro de la socio et un expert de sa génération. Magie du tedX ou tu peux venir parler de tes copains hipster comme d'une référence.
    Ce mec a quand même une vidéo appelée "top 10 rules for success" sur youtube. C'est un peu le madame Irma de la socio et du coach de vie.
     
  12. ShySimone

    ShySimone
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    @Kyubey je vois pas le rapport avec les écoles de commerce? Ok, je suis un peu susceptible sur ce sujet :cretin: (du coup petit pavé pour défendre ma cause) Je suis en école de commerce, et j'en ai marre qu'on généralise sur ces élèves, au même titre qu'on considère que tous les jeunes sont pareils, qu'ils sont les 'Millenials", "Generation Y" ou que sais-je encore.
    J'ai pas mal de potes qui ont fait des stages dans des asso, des start-ups écolo ou solidaires, qui veulent travailler en RSE, bref qui sont "engagés" même dans leur travail... Et même si tu veux travailler dans des gros groupes capitalistes (le Diaaable) en finance ou en marketing (oui oui c'est mon cas, double diable), ça veut pas dire qu'on veut manipuler nos futurs employés, bien au contraire je pense que beaucoup d'entre nous (nous les "Millenials choupinous fraîchement sortis de leur école de commerce" comme on nous appelle) ont envie d'une hiérarchie beaucoup plus plate, qu'on veut faire bouger les choses. Et puis je rappelle qu'en sortant d'école de commerce, on est pas forcément manager-grand chef-manitou, même quasi jamais, nous on aussi on a des boss et on doit être managé
    J'avoue que les écoles de commerce ont tendance à vouloir nous former tous sur le même modèle, mais on sait réfléchir par nous-mêmes et on ne rentre pas facilement dans le moule.
    Désolée que ce long discours tombe sur toi, mais j'en peux plus de ces critiques sur les écoles de commerce, parce que oui y a des cons, mais des cons y en a dans toutes les filières (même si c'est vrai que proportionnellement y en a peut-être un chouia plus en école de commerce, je veux bien concéder ça)

    Bref, pour revenir sur le sujet principal, je suis d'accord avec ce que vous dites, déjà on peut pas assimiler tous les jeunes à un seul et même groupe social ("La jeunesse n'est qu'un mot" comme dirait Bourdieu (j'ai des flashs de mes cours de prépa de temps en temps je m'impressionne moi-même :yawn:)), on n'est pas la seule génération à utiliser Facebook; Uber et autres et surtout qu'on est dans une époque de merde et qu'on réagit comme on peut.
    Par contre, un point sur lequel je suis d'accord avec Sinek : c'est aux entreprises de s'adapter. La société, mais aussi les façons de travailler, la hiérarchie, les façons de communiquer ont changé ! Quand on compare les start-ups et les grands groupes, mais ça fait peur sérieusement... Ok je demande pas aux grosse boîtes de fonctionner comme une start-up, c'est impossible, mais y a un juste milieu. Dans toutes les boîtes dans lesquelles j'ai fais des stages (des grosses grosses entreprises), je me croyais coincée dans les années 90 quoi...
     
    lafillelabas, Pamo et c-misssunshine ont BigUpé ce message.
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