« Peut-on faire confiance à l'Histoire ? », la question fondamentale traitée par Charlie Danger

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Mathilde Trg, le 11 juin 2018.

  1. Mathilde Trg

    Mathilde Trg
    Expand Collapse
    Rédactrice à ses heures perdues
    Membre de l'équipe

    #1 Mathilde Trg, 11 juin 2018
    Dernière édition: 15 juin 2018
    ----- Publicité -----
  2. skippy01

    skippy01
    Expand Collapse
    C'est quand même paradoxal que l'organe qui symbolise la virilité soit aussi le plus fragile.

    Mouais, elle n'a pas parlé des cas plus récents de falsification historique.

    Par exemple, dans l'enseignement de sa propre histoire, un pays sera toujours tenté de déformer des faits historiquet pour se donner le beau rôle, à plus forte raison si c'est pour défendre une idéologie totalitaire. C'est comme ça que des éléments historiques plus où moins falsifiés pour pousser au patriotisme se retrouvent enseignés dans les écoles. La preuve ? Napoléon est statistiquement la personnalité historique préférée des français, alors qu'on parle d'u piètre chef de guerre qui a réhabilité l'esclavage et commis de vraies boucheries pour satisfaire ses caprices expansionnistes.

    Autres exemples: les mythes des guerres préhistoriques et du moyen-âge entièrement obscurantistes, tous deux inventés de toutes pièces à des fins idéologiques à l'époque des lumières.

    Bref, c'est dommage qu'elle ne parle pas des cas (dont certains toujours actuels) où l'histoire est délibérément dénaturée par ceux-là mêmes qui l'étudient et l'enseignent.
     
    #2 skippy01, 11 juin 2018
    Dernière édition: 11 juin 2018
  3. The Trve Freyja

    The Trve Freyja
    Expand Collapse
    I like my coffee like my metal...

    Oui, il arrive que l'histoire soit instrumentalisée, "dénaturée" comme tu dis, mais certainement pas par "ceux qui l'enseignent et l'étudient" contrairement à ce que tu dis. Bien au contraire, ceux-là ne sont que peu consultés par les pouvoirs publics, qui préfèrent donner la parole à des Lauren Deutch ou des Stéphane Bern. Ce ne sont pas les chercheurs qui décident des contenus des programmes scolaires mais les décisionnaires politiques, ceux là mêmes qui déforment cette noble science pour servir le "roman national", tissu de fadaises digne du Second Empire, époque où fu forgé le mythe de "nos ancêtres les Gaulois", repris par Sarkozy (les "Gaulois" est le nom que l'envahisseur, romain, donnait aux Celtes, eux-mêmes ensemble composite de différents peuples). À ce titre, je suis d'accord avec toi pour le ternissement du Moyen Âge a posteriori. Mais tu te trompes de coupables, les chercheurs luttent justement contre cette réappropriation idéologique de l'histoire.
     
    #3 The Trve Freyja, 11 juin 2018
    Dernière édition: 15 juin 2018
    Adhell, Einstein456, MidoriNoHikari et 5 autres ont BigUpé ce message.
  4. Leann Soillearch

    Leann Soillearch
    Expand Collapse

    Étant en fin d'études sur l'Histoire justement je ne peux qu'être d'accord :d
    Mais je nuancerai parce que même si le but d'un.e chercheur.euse c'est d'approcher le plus possible une exactitude historique, il y en a qui ont du mal et qui privilégient leurs convictions aux faits, ou qui se reposent un peu trop sur leur réputation de grand historien (comme Jacques Le Goff) et qui en oublie les bases parfois. Mais ça tend à être rectifié ensuite par les générations suivantes.

    Je trouve vraiment dommage de laisser la parole et la mise en valeur de l'Histoire à ceux qui n'ont aucune formation dans ce domaine, alors qu'il y a tellement d'historiens.ennes plus compétents.es ! Des vieux de la veille comme Michel Pastoureau, et des jeunes comme Charlie Danger.
    Concernant la vision obscurantiste du Moyen Âge, elle vient surtout d'un changement culturel à la Renaissance quand des gens de l'époque modernes ont pensé que le Moyen Âge avait tué les antiques (alors que non).
     
    LittleCerys, doudouillitsa et Mathilde Trg ont BigUpé ce message.
  5. The Trve Freyja

    The Trve Freyja
    Expand Collapse
    I like my coffee like my metal...

    @Leann Soillearch : Michel Pastoureau <3 Et aussi... j'ai pleuré le jour de la mort de Jacques Le Goff, je m'en souviens très bien c'était le 1er avril 2014 :crying: Des historiens qui m'ont donné le gout de cette discipline :lunette:
    J'avoue que je serais curieuse que tu développes un peu ton point de vue sur Jacques Le Goff, ça m’intéresserait :) Quels que soient tes reproches envers sa vision de l'Histoire, on ne peut pas non plus oublier qu'il a apporté beaucoup dans la façon d'appréhender les peuples et non seulement les "grands", avec une approche sur le temps long, et un intérêt pour ce qui apparaissait comme "trivial" pour les historiens antérieurs : Le Goff - et avec lui la troisième École des Annales - étudiait aussi les rites, les croyances, les symboles et les coutumes et non seulement les "hauts faits", dans la lignée d'un Georges Duby dont j'adore également les travaux. :jv:
     
    #5 The Trve Freyja, 13 juin 2018
    Dernière édition: 13 juin 2018
  6. Artemistigri

    Artemistigri
    Expand Collapse

    "L’Histoire est une science"

    Si tu commences à spoiler les réponses aux sujets de philo, ça va pas le faire :yawn:
     
    The Trve Freyja et Thinocephale ont BigUpé.
  7. The Trve Freyja

    The Trve Freyja
    Expand Collapse
    I like my coffee like my metal...

    Le plan dialectique de la réponse à un sujet de philo de type "l'Histoire est-elle une science" ressemblerait à :
    - l'Histoire est une science (thèse)
    - ou pas (antithèse)
    - p'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non (synthèse)

    :yawn::yawn::yawn:
     
    #7 The Trve Freyja, 13 juin 2018
    Dernière édition: 18 juin 2018
    LittleCerys a BigUpé ce message