Pourquoi se compare-t-on aux autres ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Justine_, le 9 septembre 2013.

  1. Justine_

    Justine_
    Expand Collapse
    En hibernation
    Membre de l'équipe

  2. Lise-bête

    Lise-bête
    Expand Collapse
    Petit être de la fiole

    Il y a une faute…

    "Ce naze de camarade de 4ème B a-t-il fini par avoir un meilleur job ?", pas finit.

    [mode démon de la syntaxe off]

    Sinon, j'avoue que la comparaison aux autres va souvent en ma défaveur en tant que grosse complexée de la vie : une telle est plus jolie que moi, une telle plus marrante, une telle plus intelligente… et en fait, ça me sert d'excuse pour ne pas bouger mon gros derrière : étant "en dessous", à quoi bon.

    Et le pire, c'est que je suis bien consciente que c'est pourri, comme attitude.
     
  3. yulia

    yulia
    Expand Collapse
    I'm still standing. YEAH YEAH YEEAAH !

    Mais on a beau le savoir, on continue.

    Je trouve que l'article n'est pas tout à fait complet en ce sens où il ne parle pas de ce risque.
    Je passe ma vie à me comparer aux autres et pas pour me valoriser, pour me rendre compte qu'ils ont forcément fait mieux que moi (parce que si ça n'est pas le cas, je n'ai pas besoin de me comparer pour être contente. Je n'ai pas besoin "d'écraser" les autres si j'ai atteint mon but).

    Et ça me bouffe. J'en suis au un point de me demander si sur certains aspects je suis normale.
    La seule solution que j'ai trouvé pour prendre du recul étant "Si ça se trouve dans 2 ans tu te fais écraser par une voiture, alors pourquoi toutes ces questions ?", je consulte depuis peu une psy, pour apprendre à lâcher les comparaisons.

    Le risque des comparaisons ne consiste pas uniquement à décrédibiliser l'autre.
     
  4. Mymy

    Mymy
    Expand Collapse
    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

    Je corrige, merci ! :fleur:
     
  5. Philogone

    Philogone
    Expand Collapse

    Je suis dans le même cas que @lise-bete et @yulia. Je m'attendais également à voir un paragraphe sur ceux qui se comparent pour s'autodétruire quelque part, en se disant que, à quoi bon, on sera toujours inférieur à untel ou untel.
    Mais bon, apparemment je suis genre borderline, selon mon psy.

    Toutafé !
     
  6. yulia

    yulia
    Expand Collapse
    I'm still standing. YEAH YEAH YEEAAH !


    On devrait monter un groupe de soutien à 3 -)

    Pour ma part je ne me dis pas "A quoi bon" ou "Du coup je ne fais rien", c'est plutôt "Mon dieu je suis en train de rater ma vie ! Je suis condamnée à errer comme une âme en peine interdite d'amour et autres joyeusetés." suivi de sortes de crises d'angoisses-déprimes.

    J'ai beau avoir fait des études longues (et donc subi pas mal d'exams), la période pré-exam a toujours été une horreur à vivre.
    Jusqu'à ce concours obtenu cette année pour lequel j'ai refusé les oraux blancs devant les autres candidats car il était hors de question qu'on se rende compte que j'étais conne.
    Les autres étaient forcément meilleurs.

    Est-ce que ça m'a empêché d'avoir mes exams ? Non.
    Est-ce que les obtenir m'a convaincu d'arrêter de me comparer aux autres et de broyer l'estomac 2 mois avant l'épreuve ? Non.

    J'ai commencé un sport où je me compare évidemment à ceux qui réussissent mieux mais je le vis bien, parce que mes capacités intellectuelles ne sont pas mises en cause. Et que je ne suis pas la plus nulle -)

    Maintenant que ma vie scolaire est enfin terminée, la comparaison a pris tout son poids sur la vie amoureuse. Et je peux vous dire que vu la tronche de la mienne, j'en chie en terme de comparaisons !!!

    Bref je raconte ma vie mais ça m'intéresse de savoir comment ça se manifeste chez vous @lise-bete et @philogone.

    Bonne soirée.
     
  7. Lise-bête

    Lise-bête
    Expand Collapse
    Petit être de la fiole

    Eh bien @yulia, c'est surtout en matière de vie amoureuse que ça tue un peu parce que… je n'en ai pour ainsi dire jamais eu. Du moins, un petit copain à l'adolescence et puis plus rien. Par contre, suffisamment de râteaux pour ouvrir un Jardiland.

    Et je ne me dis pas que c'est par manque d'estime de soi, ou parce que je suis tombée sur des idiots, et qu'il y a eu en vrac deux gays, un dépressif, un homme marié et un futur moine bouddhiste, ou parce que ma vie familiale pourrie m'empêche d'aller pécho, mais parce que par rapport aux autres filles, je ne suis pas assez drôle, pas assez sexy, jolie, mince, fashion… en gros, je me décris comme "infra-ordinaire", je me plains sans arrêt et je sais que ça ne m'apporte rien… à part emmerder les gens ^^;;;;
     
  8. yulia

    yulia
    Expand Collapse
    I'm still standing. YEAH YEAH YEEAAH !

    Je comprends. Je suppose que tes amis te disent que ça n'est pas toi qui a un problème, que ce sont les autres.

    Bien. Mais pourquoi cette capacité à tomber sur des mecs à problèmes ? Pourquoi n'attirons-nous pas les gens normaux qui nous veulent du bien ?!

    J'ai l'impression d'être en décalage par rapport à mes amies qui ont toutes eu des relations longues, qui vont se marier, qui ont acheté un bien immobilier avec leur mec. Comme si la vie se passait sans moi.

    Et tous les gens qui disent qu'il faut relativiser, que ça arrivera un jour (à 60 ans ?) sont étrangement tous bien installés dans leur couple. On ne peut pas leur en vouloir de tenter de nous remonter le moral, mais je doute qu'ils arrivent vraiment à se mettre à notre place.

    Ça a l'air tellement facile pour les autres. Ils sont célibataires, ils rencontrent assez vite quelqu'un (déjà rien que ça chapeau, et c'est pas faute de sortir !) et naturellement tout se met en place.

    J'en suis à me dire que la vie a décidé que l'amour ça n'était pas pour moi.
     
  9. Lise-bête

    Lise-bête
    Expand Collapse
    Petit être de la fiole

    Je pense qu'il doit y avoir un effet de notre inconscient… La peur de se retrouver en plan au profit d'une autre que nous trouverons "mieux que nous" pour une raison x ou y fait que nous nous attachons à des mecs avec lesquels ça ne peut pas marcher… Courir droit à l'échec nous conforte dans notre opinion que l'amour n'est pas notre copain et que nous finirons dans la solitude la plus complète, voire semi-digérées par des lémuriens.

    Mes amis ont dit, à propos des derniers en date (enfin derniers… en dix ans), que j'étais tombée sur les mauvaises personnes voire que c'était un vrai con pour l'un d'entre eux. Et que je tomberais sur un mec bien un jour. Seulement, je me dis que je ne suis plus de la première fraîcheur, voire que j'ai un peu dépassé la date de péremption, et qu'en plus les "mecs bien", ils sont tous pris. Par les filles "bien".

    Cela étant, pour en revenir à l'article, on m'a aussi dit qu'à l'époque où j'ai été victime de harcèlement scolaire (origine du problème, n'en déplaise à mon ex-psy), j'ai fait l'objet de comparaisons… pour que mes petits camarades puissent se mettre en avant en sachant bien qu'au fond, ils étaient un peu minables.
     
Chargement...