Psychologie — Comment expliquez-vous vos réussites et vos échecs ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Justine_, le 4 juin 2016.

  1. Justine_

    Justine_
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    En hibernation
    Membre de l'équipe

  2. Papka

    Papka
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    Tout est bon dans le poisson.

    Super article :top: (qui fait aussi réviser en même temps ^^)

    Mais il y a aussi une question de stabilité / instabilité : en cas d'échec, si on l'attribue à une cause externe ou interne stable, on pensera qu'on ne peut rien y faire et on baisse les bras. Par exemple, on peut penser que c'est parce qu'on a été et qu'on sera toujours nul dans ce domaine qu'on échoue (interne stable), ou que c'est trop difficile pour qu'on y arrive (externe stable).

    Au contraire, si on identifie la cause de l'échec comme quelque chose qu'on peut améliorer (interne INSTABLE), ça nous redonne de la motivation ! Par exemple, si on perd un match de tennis à cause de son service, on va plus travailler ce point faible.

    Voilà voilà, j'espère ne pas avoir dit trop de bêtises :cretin:
     
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  3. o0live

    o0live
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    Perso, j'ai mis des causes externes partout, je sais pas trop comment l'interpréter, en gros, je considère réussite ou échec comme étant pas vraiment ma faute? ^^'

    Sinon, dans les pays avec beaucoup d'inégalités et plutôt individualistes comme aux USA, les gens vont plutôt identifier des causes internes à leurs réussites (genre si j'ai réussi cet examen, c'est parce que je suis trop un boss) et externes à leurs échecs (genre je rate parce que le prof cote trop vache). Par contre, au Japon où la société est plus égalitaire et la vie en groupe plus importante ce sera l'inverse (je réussis parce que l'examen était facile / je rate parce que j'ai mal étudié). Voilà :)
     
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  4. Lilieae

    Lilieae
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    @o0live Alors pour l'info et si ça peut t'être utile si dans ton travail ou même dans la vie de tous les jours on te demande de rendre des comptes fais de l'attribution interne dans notre société c'est vachement valorisé ! Même quand on se trompe il est mieux vu de faire de l'attribution interne, on t'en voudra moins. :top:
     
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  5. o0live

    o0live
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    Merci, c'est bien ce qu'il me semblait ;) Mais juste, je me demande pourquoi j'attribue à l'inverse de la plupart des gens et de ce qu'attend la société haha :P
     
  6. Lilieae

    Lilieae
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    Parce que tu es une grosse rebelle ? :d
    Sinon je sais pas, pas assez confiance en toi pour t'attribuer tes réussites ? Tu as l'impression de ne pas contrôler ta vie ?
    Je fais mon master de psycho, je pratique un peu et je reviens te dire ça XD
     
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  7. mido

    mido
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    ---make it happen---

    Merci pour cet article, même si mes résultats me perturbent un peu... C'est très intéressant !
     
  8. Evaloona

    Evaloona
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    En quête de sens[ations]

    On peut aussi expliquer des échecs par le transgenerationnel qui crée des incapacités transmises inconsciemment en reactions à des traumatismes chez un/des membre(s) de la famille ou des secrets de familles et ce genre de choses qui moisi dans un coin inaccessible de notre tete.
    (Et là : avalanche de scepticisme ! x) ).
    Mais c'est de la psychologique clinique pas sociale, c'est different :)
     
  9. Kayakoa

    Kayakoa
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    Super article ! Mais je voudrais signaler une erreur dans les résultats de l'étude de Lee Ross (et al.) donnés dans le paragraphe consacré à l'Erreur Fondamentale d’attribution.
    Il est écrit : "Quasi-systématiquement, la personne questionnée est vue comme plus cultivée et plus intelligente…" mais quand j'ai étudié cette expérience en Licence de psychologie, c'est l'inverse qui est montré : c'est la personne "questionneuse" qui est perçu comme plus cultivée et plus intelligente, parce quand la "questionnée" ne sait pas, elle lui donne la bonne réponse, ce qui biaise la perception des 'observateurs-trices', puisqu'elle 'connais' toutes les réponses. On va attribuer le fait de connaitre les réponses à sa culture/intelligence (facteur interne) plutôt qu'au fait qu'elle à été tiré au sort pour poser SES questions (facteur externe).
     
  10. KOREGRAPHIC

    KOREGRAPHIC
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    Mon nickname= SDA; mon nom de famille= KOREGRAPHIC. Je fais partie de la famille des...des...Sapeurs-danseurs-blablateurs bien sûr !

    Très intéressant !
    @Kayakoa ce point m'a moi aussi interpelée même si je ne savais pas ce qu'il en était, en tous cas ça change le concept selon que ce soit la questionnée ou la questionneuse...quoi qu'on reste quand même dans le domaine de la subjectivité par rapport aux contextes et influences:lunette:.
     
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  11. plopipou

    plopipou
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    Super article.
    La première chose qui me vient à l'esprit quand je dois penser à mes réussites et mes échecs (en dehors des causes évidentes) c'est qu'en général, si je suis optimiste et que je pense que je vais réussir, alors je réussis et si je pense que je ne vais pas y arriver alors je n'y arrive pas. Du coup, j'ai tendance à penser que l'optimisme ou le pessimisme a une influence énorme sur le résultat.
    Je sais que trop d'optimisme peut ne pas être bon - par exemple si j'ai trop confiance en moi pour un examen, je ne bosse pas assez et c'est la cata - sauf que je ne crois pas que ça me soit arrivé. Si je reste positive tout roule et ça se casse la figure dès que je cesse d'y croire. Bizarre.
    Après, j'ai fait un petit peu de thérapie de gestion de l'échec, du coup quand quelque chose ne marche pas, je me dis que c'est pour le meilleur, que ça n'était pas supposé se passer comme ça parce que je dois rester disponible pour quelque chose d'encore mieux plus tard. Bon, je m'éloigne du sujet, mais ça marche super bien ! :rire:
     
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