"Un ascétisme moderne".

Sujet dans 'Blabla Général' lancé par AnonymousUser, le 30 décembre 2006.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Pardon, c'est encore un titre racoleur. Je ne le ferai plus.

    Comment dire.
    Est-ce que vous éprouvez le besoin d'avoir des principes, de vous y tenir ?
    Est-ce que vous vivez complètement dans une optique de plaisir, ou est-ce que justement vous éprouvez le besoin, ou l'envie, de réfréner des envies, de changer un peu, de mettre plus de "morale" - dit comme ça, ça sonne désuet- dans ce que vous faites, êtes ?

    On dirait que la societé aujourd'hui est très libre, qu'il y a peu de tabous ; vous pouvez le contester mais en tout cas, il y a une chose indéniable, il y a beaucoup moins de tabous qu'il y a cinquante ans par exemple. Est-ce que vous avez l'impression, comme j'ai pu l'entendre dans des discussions avec des amis, que "la morale se perd", que désormais tout semble autorisé ? Est-ce que justement vous trouvez qu'on ne pense plus qu'à profiter de tout sans chercher autre chose, ou est-ce que vous trouvez au contraire qu'il y a encore une certaine rigidité morale, une certaine droiture dans tout ... ?

    A propos de l'ascétisme, bon, n'y prêtez pas une énorme intention. C'était pour attirer la foule ici ; c'était aussi en pensant à par exemple toutes ces fois où n (je.) se retient d'acheter cinquante rouges à lèvres parce qu'on regrette d'être aussi futile, qu'on se voudrait parfois plus raisonnable et moins matérialiste ...

    Je ne suis pas très claire ; ne vous sentez pas obligées de suivre ces questions comme je les pose, car je les ai posé de façon très maladroite je crois.
     
  2. -Abby-

    -Abby-
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    admin MadmoiZerg

    question compliquée...je vis dans une optique de plaisir ca c'est sur, j'essaye de ne pas trop m'emposer de barrière morale en fait.même si certaines comme ne pas rire du malheur des autres font parties intégrantes des choses que je fais intuitivement...maintenant, je pense que l'on est moins étriqué par la morale qu'il y a quelques années ou décénies,je crois aussi que la distance que l'on pouvait s'imposer par rapport à la religion est en train de tomber littéralement; la religion n'est plus une barrière morale.
    j'espère que je me suis faite comprendre
     
  3. Wesley

    Wesley
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    Adooore les sushis

    Moi c'est la morale à tout prix. C'est ce qui régit ma vie, c'est un des critères pour choisir les gens que j'aime ; ça me paraît tellement important que j'en suis les cours ! :P
    Seulement pour moi ce n'est pas opposé au plaisir, pas du tout ! Je me fais plaisir, je mène une vie très heureuse, seulement je fais ça dans le respect des principes.

    Je trouve ton sujet amusant parce que j'ai justement coupé tout contact avec mon ex aujourd'hui à cause de cela : elle n'a aucune conduite morale et je ne peux pas accepter cela.
     
  4. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Tu m'intrigue, tiens. Des cours ? Explique-euh ...
    En même temps, je trouve ça difficile de savoir ce qui est correct moralement et ce qui ne l'est pas. Il n'y a sans doute pas une seule morale. Mais donc pour répondre à mon sujet, je trouve ça tellement bizarre ; en fait je suis sans cesse partagée entre ce que je me voudrais - plus tolèrante, plus correcte dans mes agissements, moins futile et attachée à mes petits trucs aussi- et ce que j'ai envie au moment ; c'est toujours des vrais dilemmes entre savoir ce qui est bon pour moi, ce que je considère comme bon et comme juste, et ce qui me fait plaisir dans l'instant. J'ai l'impression terrible que de vouloir échapper à la futilité perpétuelle n'a plus aucun sens. Que de vouloir faire quelque chose d'intelligent, par soi-même, gratuitement, sans obligation, alors qu'on pourrait regarder un show débile à la télé, c'est vain ; que tout ce qui peut être bon est vain. Ca dépasse la morale, ce que je dis ; mais parfois j'ai l'impression que tout ce qui n'a pas une fin lucrative ou une fin de gloire publique n'a plus de sens pour beaucoup de gens. Que tout ce qui ne mène pas au plaisir n'a aucun intêret. Je suis partagée entre la recherche du plaisir et celle de la satisfaction (je ne sais pas expliquer très bien la diffèrence ; disons que je vois la satisfaction comme quelque chose sur du long terme, un truc durable qui résulte d'un travail, d'un effort prolongé ; le plaisir vient à la minute ...). Je trouve ça ... terriblement compliqué.
     
  5. Vice-Versa

    Vice-Versa
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    J'ai des principes comme dire bjr, être polie, ne pas jeter des papiers mais j'ne pense pas que ce soit vraiment question de morale, mais j'n'ai pas de religion qui me bloque ds mes discussions, quoqiue j'ai un peu de mal à parler de tt à mes parents
     
  6. Greenfairy2a

    Greenfairy2a
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    Etat larvaire

    On ne peut pas se forcer à avoir une certaine moraité pour moi, tu as des principes ou tu en as pas. Quand tu achète un peu trop de fringues, mais que tu t'en rends compte, ça prouve pas forcément que tu as des principes, mais seuement que tu es bien informée sur la pauvreté dans le monde, les inégalités et j'en passe, et donc tu culpabilise, mais ça n'est pas de la moralité, en tout cas pas pour moi...
    Je comprends tout à fait ce que tu veux dire, il m'arrive parfois de ressentir la même chose, d'avoir les mêmes interrogations, mais malheureusement, on a grandi dans une société de consommation, et ou le principe majeur est e "tout tout de suite", c' est comme ça on y peut rien, maintenant, il y a des gens qui à côté s'engagent, dans des associations ou des organismes, pour venir en aide aux autres, mais n'est-ce pas aussi, parfois, surtout par cupabilité ?
    Je ne sais pas, ce dont tu parles, pour moi c'est pas vraiment une question de morale ou de principes... et de toute façon, pour moi c'est typiquement quelque chose qu'on t'inculque, tu peux après avoir d'autres principes que tes parents, mais si on y réféchit bien, c'est plutôt rare, une fois la crise d'ado passée, de se rendre compte qu'on est complètement différents d'eux de ce côté là...
    Après, même si a société est pus ibre, je me suis souvent rendue compte que les vieux tabous sont remplacés par de nouveaux....bon, à j'ai pas d'exemple ! lo ! mais je me souviens m'être souvent fait la remarque.
    C'est un vaste sujet, que je trouve très intéressant, mais à j'ai vraiment TROP mal à a tête, donc, je vais manger !
     
  7. Wesley

    Wesley
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    Adooore les sushis

    Ca s'appelle cours de morale, tout simplement. Quelques exemples de cours : le communisme est-il immoral ; la collaboration peut-elle être vue comme morale ; les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki étaient-ils moraux ; est-il moral que l'Iran veuille la bombe nucléaire ; la victoire de 1945 est-elle morale ; l'ONU est-il moral ; Saddam Hussein a-t-il été vaincu parce qu'il était immoral ? Etc.

    Mais on ne nous pas ce qui est moral ou non. On nous explique les différents points de vue, les différentes moralités qu'on peut trouver en fonction des références, etc. Et ensuite c'est à nous-même de trouver nos propres réponses, en fonction de nos priorités dans la vie. C'est vraiment éclairant pour faire des choix, pour la vie personnelle. :o
     
  8. Eärane

    Eärane
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    Une margarita à la main

    J'ai aussi des principes, mais je ne pense pas qu'ils en viennent à m'empêcher de me faire plaisir. Enfin, pour ce qui est de la futilité, cad acheter des tonnes de fringues ou des tonnes de maquillage, alors qu'on en a déjà plein le placard, juste parce que ça fait plaisir, oui sur le coup, je culpabilise mais ça ne m'empêchera pas de les acheter.
    Sinon, j'ai bcp de principes qui me font culpabiliser parce que je ne les respecte pas, mais, enfin ils ne sont pas tellement importants pour moi, pas au point de m'empêcher de faire certaines choses. C'est pas très clair ce que je dis, pr moi non plus en fait, je vais réfléchir plus et je reviens, avec des exemples si je peux.
    (Est-ce que je réponds vraiment au sujet ? :/ )

    Et pour ta question comme quoi la morale se perd, je trouve que oui, globalement, on en entend beaucoup moins parler qu'il y a 50 ans. Mais je voudrais savoir si, par morale, tu entends morale religieuse qui se perd, parce que dans ce cas-là, je dirais que oui, elle se perd et pas qu'un peu, ou bien alors morale au sens général ?
     
  9. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Si, si, tu réponds au sujet, t'inquiète.
    Je pensais à une morale plus laïque, pas religieuse du tout en fait.
     
  10. Greenfairy2a

    Greenfairy2a
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    Etat larvaire

    moi je trouve qu on confond quand même pas mal morale, principes, et culpabilité. Si on a de vrais principes, on n éprouve pas de culpabilité, car on les suit. Pour moi moi dire "j ai des principes parceque quand j achète des tonnes de fringues dont je n ai pas besoin, je me sens mal et je me rend compte que c est pas bien", et bien c est un peu de l hypocrisie, c est se faire croire qu on a des principes, mais en fait, on se rend juste compte qu on en a pas, ou du moins, on ne les suit pas, ce qui revient au même.... mais bon, ça n est que mon avis, je ne juge personne.
    Maintenant je pense que chacun a quand même quelques principes, qui lui sont propres...surtout en matière de sekse d ailleurs....
    Et le fait de séparer morale "laique" et morale "religieuse"...mouais...inconsciemment, je pense que la morale religieuse peut aussi parfois nous influencer même si on ne veut pas se l avouer... par exemple l infidèlité... le fait de vouloir être fidèle paraît être un principe perso, mais en fait, c est aussi ancré dans la religion. Dans les pays où la religion la plus présente autorise la polygamie, je suppose que les gens ont peut être moins de principes la dessus...pure conjecture, je n en sait rien, mais bon, je pense qu en ce qui concerne nos principes, on est influencé, par l éducation, la société, nos amis...
     
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