The Monster Study — Expériences Dangereuses #2

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Justine_, le 30 juillet 2013.

  1. Justine_

    Justine_
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    En hibernation
    Membre de l'équipe

  2. Zoïzzz

    Zoïzzz
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    Graou boum boum

    Cette expérience comme bien d'autres nous interroge sur l limite qu'il y a encore l'éthique et l'avancée de la recherche. Jusqu'à quel point doit-on aller pour comprendre l'humain ?
    La recherche en psychologie ce n'est pas quelque chose de vraiment évident, justement parce qu'on travaille avec des personnes et pas des molécules ou je ne sais quoi. Ça peut paraitre utile d'infliger ce genre de "tortures" à des gens pour aider la future génération (dans ce cas là pour appliquer des méthodes pédagogiques pour "guérir" le bégaiement), mais c'est sûr que si en plus y'a pas de résultats …
    Bref, tout ça pour dire que la méthodologie de recherches en sciences humaines est quelque chose de très délicat.

    *Ce commentaire ne contribue à rien sur l'avancée de cette problématique, mais c'était pour faire un état des choses*
     
  3. DestyNova_

    DestyNova_
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    Monde de Merde.

    Est-ce que je peux me permettre de suggérer que dans ces articles à chaque fois on précise bien en gras à la fin que ces expériences ont eu lieu dans le passé et qu'aujourd'hui (et même à l'époque visiblement) ce genre d'expérience serait une faute très grave?


    Sinon je pense que je vais montrer cet article à ma monitrice de conduite...
     
  4. Nanaelim

    Nanaelim
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    Jingle bells, jingle bells...

    Je pense que ce serait intéressant aussi de préciser cela, et peut-être aussi les lois éthiques de l'époque. Apparemment dans ce cas la loi à reconnu à postériori les fautes des expérimentateurs. La question est: était-ce interdit à l'époque de l'expérience ou après?
     
  5. DestyNova_

    DestyNova_
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    Monde de Merde.

    J'ai fait psycho mais je ne suis pas experte en justice.
    Il me semble que les "règles" d'éthique en psycho se sont construites progressivement. Je ne sais pas s'il existe un "règlement général", après j'imagine qu'il y a des règlements internes à des structures comme le CNRS par exemple.

    Donc pour l'époque je ne sais pas mais pour que des institutions l'ouvrent c'est que le mec est allé au delà d'un règlement établi, explicite ou implicite.

    En tout cas je disais ça c'est parce que la croyance populaire sur la psycho est très très biaisée (il y a des études là dessus et ça va dans tous les sens, les psy sont vicieux, la psycho c'est très proche de l'astrologie, on étudie tout le monde en permanence, on "dit" aux gens ce qu'ils doivent faire, etc etc).
    Ça peut avoir des conséquences sur les budgets alloués à la recherche en sciences humaines et ça c'est vraiment dommage (si les arguments sont uniquement basés sur des stéréotypes invérifiés).
     
  6. Lady Von Duck

    Lady Von Duck
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    Blame It On The Boogie

    @Justine_ tes articles sont toujours aussi intéressants :test
     
  7. Justine_

    Justine_
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    En hibernation
    Membre de l'équipe

    Merci biengg :jv: !

    Yes, je mettrai plus en valeur cette précision dans les prochains articles :)
    Finalement, dans le cas de cette expérience, la loi a reconnu le préjudice porté aux victimes - pas franchement la "faute" des expérimentateurs.
    L'expérience a été dénigrée à l'époque même où elle a été réalisée (c'est l'une des raisons pour lesquelles l'auteur n'a pas tenu à souligner ce travail-là ensuite).

    Les expériences en sciences humains sont toujours extrêmement délicates - on a beau dire qu'aujourd'hui, il y a des règles déontologiques, que ça ne se passerait pas... L'attrait de la recherche est parfois trop gros : l'expérience de Milgram n'est finalement pas si vieille, et on peut se poser quelques questions sur l'expérience menée pour l'émission "Zone Extrême" (les candidats étaient certes bien encadrés et suivis par l'équipe de recherche... Mais doit-on pour autant oublier l'impact potentiel d'une telle expérience ?)...
    En fin de compte, la question qui reste serait de comprendre jusqu'où pouvons-nous accepter d'aller au nom d'une recherche ? Peut-on effectuer des recherches sur les humains sans avoir d'impact sur eux ?
     
  8. Castette

    Castette
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    Don't you know, they're talkin' about a revolution

    Mais... Mais... Mais ! On dit pas "leçon d'orthophonie"... C'est pas du soutien scolaire hein, c'est une discipline paramédicale. Je tique un peu sur les mots, mais s'il vous plait, utilisez le mot "séance" <3 Je suis étudiante en orthophonie, je fais de la neuro, de l'ORL, de la physique acoustique, de la linguistique, de la psychologie et encore bien d'autres choses. Plus tard, le prendrai en charge des patients qui ont certes une dyslexie, des difficultés d'apprentissage... Mais aussi des enfants sourds pour développer leur langage, des adultes atteints de maladies neurodégénératives, qui ont eu un cancer et se sont fait retirer le larynx/la langue... Je crois pas que ça soit comparable au métier d'enseignant ;) (la remarque est pas méchante, je me doute bien que quand on ne connait pas bien le métier les raccourcis sont rapides à faire... Mais c'est en expliquant un peu notre champ d'action qu'on cassera les idées reçues, et du coup les comparaisons (conscientes ou inconscientes) avec l'enseignement et le tutorat)

    Sinon, pour le fonds de l'article : ça ne m'étonne pas de lire ce genre de chose. Beaucoup de personnes qui ont permis de mieux comprendre le fonctionnement de l'homme ont effectué des expériences peu recommandables pour vérifier leurs hypothèses :/ Cela a porté préjudice à de nombreuses personnes.
    Il y a pas mal de questions à se poser : c'est important de connaître le fonctionnement de l'homme, pour ensuite mieux pouvoir l'aider... Mais est-ce que cela doit se faire aux dépends d'individus "test" ?

    En ce qui concerne le bégaiement, des recherches prouvent qu'il peut avoir une origine génétique : une thérapie positive ne peut donc pas "guérir" un bégaiement.
     
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