Thème d'écriture : La farce

Sujet dans 'Forum Ecriture' lancé par Yana, le 25 juillet 2011.

  1. Yana

    Yana
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    <<= Gauche // Droite =>>

    Un peu d'humour pour cet atelier !

    Votre histoire doit avoir pour objet une farce (sa planification, réalisation et ses conséquences) faite à un personnage de votre choix par des personnages de votre choix (au pluriel, hein !).

    On continue avec le nouveau fonctionnement de l'atelier écriture, et vous devez donc poster vos participations directement à la suite de ce message !

    N'hésitez pas à commenter les textes publiés, et à faire des suggestions pour les prochains thèmes ! [​IMG]
     
  2. DésEnBulles

    DésEnBulles
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    En pleine introspection

    Bon je me lance ! Mais je crois bien avoir dérivé un peu du sujet initial :red:

    Tout avait commencé par une mallette, toute simple rouge et noire. Je l?avais trouvée en descendant les poubelles, un lundi soir. Curieux, je l?avais ouverte et un monde de malice s?ouvrit à moi? Des coussins péteurs, des fausses mains, du faux sang, du poil à gratter? Et même un stylo à minis choc électriques ! Ça tombait bigrement bien, dans quelques jours c?était l?anniversaire de mon cousin et je n?avais pas encore trouvé de cadeau. Sans réfléchir, j?emportais la mallette avec moi.
    J?ai le vague souvenir de m?être changé, puis déshabillé. Je m?endormis tout de suite, je crois bien. Enfin, à partir de là tout est flou. Tout flou et incompréhensible.
    Le noir. L?impression d?un cri familier. Le flou, toujours.
    Lorsque je m?éveillais, le silence régnait. La lumière me brulait les yeux. J?étais allongé dans la cuisine, au beau milieu d?assiettes brisées. Je me redressai, clignant et baillant, tout engourdi de sommeil. Je ne comprenais pas la présence de la vaisselle sur le sol. Je me mis debout, intrigué et regardai partout autour de moi. La maison était déserte, mais l?ordinateur familial se trouvait allumé. Mes yeux se posèrent sur la barre des tâches, puis sur la date et je poussait un cri de surprise. Plusieurs jours s?étaient écoulés ! Empreint de curiosité, je lançais un programme pour voir ce qu?avait filmé la webcam. Tiens, c?était moi avec la mallette. Je l?ouvrais et sortait un?
    Oh mon dieu.
    Oh.
    Oh !
    Je couru dans la chambre de ma mère, à coté de la cuisine. Elle était allongée sur son lit, les yeux exorbités, comme pétrifiée par la peur. Morte. Pris de nausée, je vomis directement.
    Qu?avais-je fait à cause de cette mallette ? C?est éc?uré que je me trouve devant, à l?instant même. Je pris la décision de la détruire, avant de me dénoncer à la police. Ou à un hôpital, qu?importe. Lorsque je jetais l?objet démoniaque dans le brasier de la cheminée, je vis une inscription en italique, sur le coté : Ce que vous croyez posséder peut lui aussi vous posséder un jour.
     
  3. Al.

    Al.
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    Chandler Bing.

    Une vengeance est un plat qui se mange froid. Celle-la, je l'ai réchauffée au micro-onde. Il m'avait bien eu. Je l'aurais à mon tour. Oh, non, je ne ferais pas dans la dentelle. Ni dans le très réfléchis non plus. Je n'ai pas de temps à perdre. Pas pour lui. Mais ça me démange. Un coup d'oeil rapide dans sa chambre. Huum, oui. Tout va bien. Allons chercher l'arme du crime maintenant. Doucement. Sans faire du bruit. Pour une fois. Trop de farce ont été abandonnée, flouée, complètement ratée à cause de ma marche pesante. Alors voila. J'ai mis des chaussettes, pour pouvoir glisser tranquillement sur le parquet. Sans un bruit, aucun. Tout ce qu'il faut. La partie délicate arrive. Ne pas faire de bruit en sortant l'arme du crime de l'armoire. Les sueurs froides sont mes amies. Je tremble. De peur de faire un bruit. D'excitation. Et d'un rire trop mal contenu, en imaginant son expression. Vite vite. C'est bientôt l'heure. Si je traîne. Ma farce tombe à l'eau. C'est le cas de le dire. Me re-voila. Sur le pas de la porte. Je m'avance. Il dort profondément. J'inspire un grand coup. Me prépare à courir tout en armant mon bras. SHPLAF ! Un verre d'eau envoyé à la figure. Un cri. Une furie blonde au masculin sort de sous la couette. Choqué. Mais bien réveillé. Il tourne la tête. Me voila partie. Mais mon rire me trahit. D'ici demain je ne serais plus sur terre, du moins, plus en un seul morceau.En attendant, je ris, enfermée dans les toilettes, à gorge déployée. Pendant que mon frère adorée tambourine à la porte, en me traitant de tout les noms d'oiseau.
    Une belle vengeance.



    (surement des fotes d'eaurthaugraffes....)
     
  4. Sookie__

    Sookie__
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    Good girls go to heaven. Bad girls go everywhere

    Il y a un jeu. Toujours le même à chaque fois que les bouteilles se vident un peu trop vite, un peu trop nombreuses. Il y a ce jeu.
    Elle le sait, elle l'oublie. Elle ne pense pas jouer. Ce soir, l'échappé, c'est pas elle. Et puis elle est deux ce soir.
    3h. L'heure de dormir depuis bien longtemps. Ils sont allés se coucher pendant que les autres terminaient la soirée dans le salon en petit comité. Elle se serre contre lui. Ca faisait tellement longtemps. Ca fait tellement de bien. Il ferme les yeux, s'endort doucement. Son souffle se calme. Demain il travaille. Elle écoute. Le rythme de sa respiration l'apaise. Elle est bien ; ferme les yeux à son tour, en écoutant les bribes de conversations qui arrivent jusqu'à elle. Bien plus de basses que de reste, elle ne distingue pas les mots mais les voix qu'elle connait si bien la calment. Elle s'endort.

    Dans le salon, les bouteilles se vident encore. Ils ne sont plus qu'entre hommes. Ils refont le monde, refont leurs vies. Refont la soirée. Comptent les personnes qui restent, retracent l'ordre des disparitions, des échappées.
    C'est l'heure du jeu. Leur jeu. Mais ce soir, ils changent les règles. Il y a un coup bien plus beau à jouer : dans la deuxième chambre, ils sont deux. S'ils se débrouillent bien, ils font d'une pierre deux coup. Jackpot. C'est décidé. Max attrape l'arme. Cette nuit, c'est lui qui joue.

    Soudain, la chambre lui semble moins sombre. Quelque chose a changé. C'est étrangement calme. Quelle heure il est? ils sont partis se coucher. Elle ouvre les yeux. Et se rétracte dans le lit, le souffle coupé, les yeux écarquillés. Elle tâtonne dans le noir, lutte contre elle-même pour bouger ses bras, réveiller l'homme qui dort à côté d'elle. Elle est tétanisée par la peur. Un homme vient de rentrer dans la chambre, un bras en l'air, tenant une arme. La silhouette menaçante. Réveiller l'homme. Vite. Le réveiller. Le coeur à 100 à l'heure, elle le sort du sommeil.
    "Max, dégage de là".
    Sans ouvrir les yeux, il a allumé la lumière. Elle éclate de rire perdue dans le ridicule et le soulagement. Max se tient au milieu de la chambre, un marqueur à la main. Ce soir, il a raté son coup. Il rebrousse chemin, la laisse se calmer de ce fou-rire auto-dérisoire. Lui grommelle un peu. Demain il travaille.
    Le jeu continuera soirées après soirées. Et cette histoire est une de leur préférées.
     
  5. Josette.

    Josette.
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    En pleine introspection

    J'ai adoré! Ton texte m'a vraiment tenu en haleine tout le long. J'ai même été déçue qu'il n'y ai pas de suite :) .. Félicitations, et franchement, continue d'écrire!
     
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