Trois expériences pour vous aider à prendre la parole en public

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Justine_, le 18 octobre 2016.

  1. Justine_

    Justine_
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    En hibernation
    Membre de l'équipe

  2. Fleur d'oranger*

    Fleur d'oranger*
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    Moi quand je commence à avoir peur, juste avant que ça passe, je me concentre sur ce que j'ai à dire.
    Je ne pense qu'à ça et pas au reste. Je suis là pour présenter qqch.
    Je trouve aussi utile de connaître par coeur les premières phrases pour bien commencer. Ca permet de se lancer sans trébucher sur les mots. Et aussi d'éviter le moment flippant où on est debout devant tout le monde et c'est impressionnant et on ne sait pas comment démarrer.
    Et personnellement, j'écris toujours tout mon texte avant, parce que sinon je dis tout le temps "alors", "euh" et du coup c'est nul. Je le répète plusieurs fois ensuite, en me mettant en situation, en imaginant la scène.
    Et effectivement, regarder qqun de gentil, qui a l'air intéressé, c'est beaucoup mieux que de regarder la salle entière qui rappelle la peur !

    Et puis la première fois c'est dur, mais quand on le répète, ben finalement on s'en sort, ce n'est pas un jugement, les autres sont bienveillants, et avec l'expérience ça va mieux.
    Je fais une présentation comme j'aurais envie de la voir si j'étais dans le public en fait.

    Mais oui je sais, c'est facile à dire ! Il faut trouver ses trucs.
    (Je sais ce que c'est de paniquer, je suis qqun de très angoissée)

    Bon courage à toutes les madz !
     
  3. Patrickbateman

    Patrickbateman
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    "Le bonheur c'est de continuer à désirer ce que l'on possède" - St Augustin

    La prise de parole en public c'est vraiment ma croix, mon calvaire. Je donnerais n'importe quoi pour surmonter ça car c'est tellement, mais tellement un atout professionnellement parlant.

    J'ai beau adopté toutes les techniques (respiration, bienveillance envers moi même, etc), rien n'y fais. Dès que je sens plusieurs paires de yeux sur moi je rougis, je baisse le regard, je parle trop vite, je transpire, et mon coeur bat la chamade. Et j'ai tellement l'impression que tout le monde remarque ces effets physiologiques que je m'enfonce.
     
  4. Ccile13

    Ccile13
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    Chose étrange : je suis très stressée quand je dois présenter quelque chose en tant que "moi" (exposé, soutenance etc) mais pas quand je joue un rôle (théâtre par exemple). Alors en plus d'apprendre mon texte par coeur (d'accord, c'est surtout pour la gestion du temps) j'oublie que je suis moi et ça semble assez bien marcher ; je déroule mon texte, sans que ça fasse trop par coeur (je le connais tellement que je me détache de lui) et j'ai pas l'impression que c'est moi qui parle, je suis en pilote automatique...
    Mais si je reviens aux commandes, et qu'en plus je me dis que ça ne va pas du tout, alors je me mets à bloquer complètement. J'ai déjà dû sortir car je m'étais mise à pleurer (on lache la vapeur comme on peut ^^).
     
    Patrickbateman a BigUpé ce message
  5. plopipou

    plopipou
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    Je vais contrebalancer les commentaires, parce que j'ai l'impression que c'est une peur que beaucoup de gens ont, mais je fais partie des gens qui n'ont en pas tellement peur. Mieux, j'adore ça, surtout si je parle d'un sujet qui me tient personnellement à coeur.
    Ce qui est difficile c'est que je n'ai pas de recette miracle pour surmonter cette peur. J'ai fait du théâtre pendant 12 ans et clairement, ça m'a vaccinée de la peur du public mais comme le dit @Ccile13 c'est différent. Sur scène, on n'est plus soi même, on s'oublie pour devenir un personnage. C'est galvanisant donc on peut passer outre la peur si on se lâche à fond.
    Une présentation c'est pour expliquer quelque chose, faire passer un message. Pour passer la peur, je pense que le mieux c'est de le faire encore et encore, se forcer même si c'est dur, saisir toutes les occasions et s'en foutre, s'oublier un peu. J'avais beau avoir l'habitude, quand il a fallu que je récite un poème en espagnol au lycée j'étais terrorisée. Je trouvais que c'était un exercice relativement inutile et les 3 quarts de mes camarades avaient l'air ridicules (dur de ne pas avoir l'air ridicule quand on récite un poème). J'avais rien préparé, je connaissais juste le texte et sans réfléchir j'ai pété les plombs et j'ai juste joué ce que racontais le poème. J'ai enlevé mes chaussures, je suis montée sur les tables, j'ai tendu les bras au plafond. Je tremblais tellement c'était irréel. Et tout le monde a adoré. Le lycée c'est un environnement qui joue sur la honte et autres trucs débiles du style, mais la classe a applaudi parce qu'ils ont trouvé ça cool. Regarder les autres réciter le même truc pendant une heure c'est mortifiant. C'est mortifiant de réciter un truc devant les autres. Faut juste oublier ça. C'est quand on se lâche qu'on fait des trucs cools. Je me suis un peu perdue dans cette histoire, je pensais pas en raconter autant, mais je trouvais que c'était un bon exemple.

    Pour les présentations plus classiques je ne répète jamais et je n'apprends jamais par coeur. Je fais juste en sorte d'avoir un support pour avoir les grandes lignes sous les yeux et je bosse mon sujet à fond. Je connais rien par coeur mais je connais toutes les notions, tout ce que je veux dire et aussi ce que je veux pas dire pour pouvoir répondre aux questions. Et j'y vais free style. Ca reste naturel et j'ai remarqué que c'est ce qui fait de bonnes présentations. Je suis déjà allée à des conférences et les meilleurs présentateurs sont ceux qui se prennent pas le choux et restent naturels, sans se poser de questions. Alors oui c'est dur, surtout quand on a peur. Ca vient par la pratique et il n'y a pas de formule magique. Mais quand t'as fini ta présentation et que la première question du public c'est juste quelqu'un qui veut te dire que c'était super bien et ben ça valait les 20 fois d'avant complètement ratées où t'as sué tout ce que tu pouvais. J'ai encore le trac à chaque fois, surtout avant, ça me donne un mal de ventre terrible mais je m'en sers comme galvanisant plutôt que de le voir comme un obstacle. C'est fou tous les trucs qu'on peut faire sous adrénaline.

    PS: Pardon pour le pâté et pardon si ça n'aide personne
     
    Patrickbateman a BigUpé ce message
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