Tu entres à l'internat ? Voici ce à quoi tu peux t'attendre !

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Lucie Kosmala, le 5 septembre 2017.

  1. Lucie Kosmala

    Lucie Kosmala
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    Membre de l'équipe

  2. MaryPoppinz

    MaryPoppinz
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    Vers l'infini et l'au-delààà

    Beuh...
    Je suis tellement attristée de voir (ou pas justement) qu'il n'y a aucune ligne au sujet des surveillants...

    C'est dommage...

    Alors oui, les pions peuvent être saoulant dans le sens où ils sont censés représenter l'autorité, le cadre, blalabla... Ils peuvent râler, gueuler, punir, te frustrer, OK.
    Mais ce sont quand même des personnes ressources super importantes, qui ELLES AUSSI partagent un peu de leur intimité en passant les nuits dans les dortoirs.

    Qui sont là pour t'apporter la boite de mouchoirs en cas de gros chagrin, pour appeler l'infirmerie à 2h du mat' quand ça va pas et faire une évacuation famille, pour t'aider à relire tes rédacs', à réciter tes déclinaisons d'allemand, t'écouter raconter ta dernière sortie shopping entre copines, te consoler de la mort de ton chien, t'encourager et te remonter le moral en cas de gros tollé au dernier contrôle de physique, te féliciter pour les bonnes notes, nettoyer ton vomis en période de gastros, appeler les pompiers quand tu fais un quasi-coma éthylique, échanger sur les derniers potins des profs, parler séries/films/bouquins et faire des échanges de clés USB, t'aider à organiser la boum de fin d'année ou les soirées télé, ...

    La liste est teeeeellement longue...

    Bref, quelqu'un qui se démène pour te permettre d'avoir un cadre correct, le plus "juste" possible, pour t'aider à avancer dans tes études et ton développement social, qui galère à trouver le juste milieu entre "représentant de l'autorité" et "copine de soirée pyjama".

    Oui, elle est longue cette liste.
     
    Kounette, OxsanaBCN, Lilebulle et 6 autres ont BigUpé ce message.
  3. Schrobaki

    Schrobaki
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    Crapahute dans la forêt

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    Et la fameuse alarme incendie de nuit du mois d'octobre, alors que dehors il gèle :ko:. J'avais gagné une angine en traversant la cour même en étant emmitouflée dans ma couette comme un friand :gonk:
     
    Babitty Lapina et just_in_case ont BigUpé.
  4. Rose Cantel

    Rose Cantel
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    @Schrobaki dans mon internat pendant qu' ils faisaient des travaux, à cause d'un faux contact, PLUSIEURS FOIS par nuit PENDANT UNE SEMAINE, l'alarme se déclenchait et nous étions obligés de sortir dehors EN HIVERS !
     
    Babitty Lapina a BigUpé ce message
  5. Nancy Drew

    Nancy Drew
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    Super-héroïne badass du style Viking en goguette

    Ben ouais, j'ai pas prévu que de les gronder mes p'tites secondes! Je crois que j'ai le réveil le plus doux jamais testé, pratiqué en colo pendant des années!
     
    MaryPoppinz a BigUpé ce message
  6. Naria

    Naria
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    Rien ne vaut les dragées surprises de Bertie Crochue pour entamer la discussion et faire comprendre à tout le monde que c'est pas la peine de te gratter pour avoir des bonbons à l'avenir ! :rire:
     
  7. Foxwisp

    Foxwisp
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    C'est vrai que c'est chouette et positif comme article... Et moi je me suis fait des super potes là bas (galères d'alarme incendies alors que t'es sous la douche, sortir en petite serviette couverte de shampooing, voir ta camarade de chambre glisser dans les escaliers et pisser le sang - elle allait bien, hein juste une grosse éraflure )
    Mais j'ai connu une fille pour qui les 3 ans d'internat ont été un calvaire... Les blagues soit disant marrantes étaient en permanence perpétrées à son encontre, avec des trucs plus ou moins cools... (genre la confiture sous les draps, c'est pas génial ) On a eu deux tentatives de suicide aussi ( dont une au doliprane, ne riez pas s'il vous plait ), pas très sérieuses mais bon. Je sais que même chez les mecs il y a eu du harcèlement entre eux ( un caca dans une poubelle, JE DECONNE PAS ) bref tout n'est pas toujours rose. Perso je suis une tardive : ma première goutte d'alcool à 16 ans , mon premier joint à 19 ! Et une bande de filles à l'internat refusaient de nous parler, à moi et mes amies, car ne nous bourrions pas la gueule en cachette, on ne consommait pas de drogues... On respectait plus ou moins les règles. Pour ça, nous étions traitées "d'immatures" de "gamines" etc...
    Moi je me suis éclatée parce que j'avais des bonnes amies, et que j'ai su ignorer les imbéciles, mais je tiens quand même à faire un calin mental à celles pour qui cette communauté fut un calvaire.
     
    Kounette, MaryPoppinz, OxsanaBCN et 3 autres ont BigUpé ce message.
  8. Ann-ly

    Ann-ly
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    Je suis depuis depuis un peu plus d'un an dans un "internat spécialisé" (une clinique soins-études en réalité mais son fonctionnement en tout cas pour le pôle psy est assez proche de celui d'un internat, à part que les surveillants sont des infirmiers qui font trois roulement par jour (matin après-midi nuit) et qu'on a des rendez-vous avec des soignants/psychiatre/psychologue/interne). Chez nous, il y a trois fonctionnement différents: l'hôpital de jour dont les élèves sont comme des externes, ceux de l'hôpital de semaine qui sont comme dans un internat classique où ils rentrent chez eux du vendredi soir au dimanche soir, et les temps-plein dont je fais partie, où on a 6 semaines de vacances chez soi durant toute l'année (civile hein, pas scolaire, on est aussi là pendant une grande partie des vacances d'été) réparties en dix jours à Noël, une semaine à pâques et trois semaines et demi l'été, vacances qui sont communes à l'hôpital de jour et à l'hôpital de semaine, et six nuits chez soi à répartir de août à décembre et huit de janvier à juillet. Si j'ai choisi d'aller là-bas c'est surtout pour les soins, car mon état psychique était trop grave pour un simple suivi en libéral, et même trop grave pour l'hôpital de jour, c'est pourquoi je suis partie en temps-plein alors que je suis à 40 minutes en bus de la clinique.
    Mais vraiment l'ambiance est la même que dans un internat classique, ainsi que dans le fonctionnement en large: je vais surtout parler des temps-plein car c'est ce que je connais le mieux: il y a deux unités qui sont dans deux ailes d'un même bâtiment.
    Dans l'autre unité, les nouveaux élèves arrivent le plus souvent en chambre double, puis passent au bout d'un mois ou deux en chambre simple. La salle de bain se trouve à l'intérieur de chaque chambre. La plupart des chambres, même les chambres simples, sont assez grandes, avec deux voire trois armoires murales, et les chambres doubles comportent un paravent. Bien sûr, la non-mixité est respectée dans les chambres doubles, mais il n'y a pas d'étage "garçons" ni d'étage "filles", et il y a deux niveaux de chambres.
    Dans mon unité, il n'y a que des chambres simples, sur trois niveaux, le rez-de-chaussée et deux étages. Souvent le rez-de-chaussée est en priorité pour les élèves avec de grosses difficultés psychiques, mais il y a peu de changement de chambre (depuis que je suis là, il y en a eu trois: moi qui suis passée du premier étage au rez-de-chaussée, un élève qui était au deuxième et qui est passé au premier, et une nouvelle qui a profité d'un départ récemment et qui est passée du premier au deuxième étage. Après je sais que les médecins veulent monter une patiente du rez-de-chaussée dans les étages car elle va mieux, mais qu'ils attendent le prochain départ), mais c'est en fonction de l'état des élèves et de la disponibilité des places. Chez nous par contre notre salle de bain est la pièce en face de notre chambre (sauf pour moi et je me suis toujours demandé si l'architecte n'a pas voulu faire une énorme blague aux élèves qui ont été dans ma chambre: Ma salle de bain se trouve à l'autre bout du couloir, devant l'infirmerie et à l'entrée du service, et j'ai la cuisine devant ma chambre, ainsi que le salon et la buanderie à côté: je ne vous dis pas le boucan que j'ai le vendredi et le samedi soir). Par contre, nos chambres sont beaucoup plus petites: nous avons une petite armoire dans notre chambre, et nous avons une armoire murale dans la salle de bain (sauf moi, car en plus d'avoir cette dernière à l'autre bout du couloir, elle est trop petite pour y caser une armoire. J'ai juste une planche au dessus du chauffage pour caser quelques affaires, du type ma trousse de maquillage, ma trousse de toilette et mon sèche-cheveux. Quand je vous dis que ma salle de bain est une énorme blague:facepalm:), un bureau, un lit et des étagères, plus ou moins nombreuses en fonction des chambres (et évidemment avec la chance que j'ai, je fais partie des chambres à en avoir le moins). Il y a également deux boutons au mur qui sont les sonnettes et le seul signe que l'on est dans une chambre d'hôpital et non d'internat.
    La cohabitation avec d'autres jeunes devient de plus en plus difficile pour moi, car même si je ne suis pas encore en état de passer à l'hôpital de jour pour l'instant, je ne suis plus en phase critique comme le sont les nouveaux élèves, et j'ai beaucoup de mal à m'adapter à eux, car ils sont particulièrement excités le soir, alors que je me couche très tôt à cause de la fatigue accumulée dans la journée à essayer de tenir le coup en cours et à bosser le reste du temps, car je passe mon bac cette année, et je tiens à l'avoir. Les nouveaux élèves ont eux des emploi du temps aménagés, pour reprendre les cours en douceur après de longues périodes d'interruption scolaire, et donc ont moins de contraintes scolaires (mais ne croyez pas que j'étais pareille à mon arrivée, comme ne cessent de me répéter les infirmiers pour les excusez du bruit le soir: j'ai eu deux mois d'interruption en seconde mais j'ai bossé tout l'été pour rattraper mon retard, et j'ai démarré à emploi du temps complet en 1ere, puis j'ai été aménagée en décembre sous le forcing du psychiatre, jamais par choix) et moins de fatigue. Je sais qu'eux sont étonnés quand ils me voient travailler dans la cuisine sur la pause déjeuner, le mercredi après-midi et le samedi matin, mais j'essaie de tenir un rythme intense pour m'accrocher aux cours lorsque ça va mal comme je l'ai toujours fait.
     
    Fa Mulan, MaryPoppinz et Kounette ont BigUpé ce message.
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