Un jeune britannique sur deux ne se considère pas comme « exclusivement hétéro »

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Sarah Bocelli, le 19 août 2015.

  1. Sarah Bocelli

    Sarah Bocelli
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    I had an amazing inner world before it was popular.

  2. Kaylie

    Kaylie
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    Tourne en rond avant d'aller dormir.

    Evidemment, c'est un nombre élargi de cases... Mais cette étude a le mérite de montrer qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont pas 0, et qu'il y a des intermédiaires entre 0 et 6. Ca donne une visibilité à ces éléments importants, et ça c'est bien ! :top:
     
  3. Michyeon

    Michyeon
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    Je trouve aussi que c'est bien de voir qu'une majorité ne se considère pas comme totalement hétéro mais en attendant ils sont très peu à s'assumer entièrement comme "bisexuel" et le quart se dit "hétéro mais avec une expérience homosexuelle". Ca prouve surtout que les mentalités sont plus ouvertes mais ils restent très timides quand il faut se définir comme quelque chose d'autre que "à majorité hétéro".
     
    Alania Malfoy a BigUpé ce message
  4. Marcel'ine

    Marcel'ine
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    This is the end

    Hum je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi :) justement, la nuance est importante je trouve, dans le sens où, bisexuel désigné ici quelqu'un qui n'a pas de préférence...or parfois on a une préférence pour l'un des deux sexes tout en aimant parfois " changer"... Donc à mon avis il ne s'agit pas du fait de s'assumer ou non :) personnellement je ne connaissais pas cette échelle avant et elle est vachement bien je trouve, en tout cas elle m'a permis de mettre des mots sur ce que je ressens depuis longtemps ! Le fait d'être hetero tout en ayant occasionnellement des coups de coeur pour des filles :)
     
  5. the-spare-key

    the-spare-key
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    I have done nothing wrong ever in my life.

    La Terre Promise ! :worthy:

    Non plus sérieusement je trouve que l'échelle est pas mal mais moi je définis plus ça en pourcentages d'attraction, si ça fait sens : je suis en moyenne 60% attirée par les mecs, 40% par les filles, avec de grosses fluctuations en fonction de mon humeur et de mon vécu.
     
    Irene Adler et Kmarlou ont BigUpé.
  6. Kmarlou

    Kmarlou
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    C'est ptêtre bête ce que je vais dire mais;
    Le fait que les jeunes se définissent plus facilement entre les 2 n'est-il pas du au fait qu'ils soient "jeunes" ? Non parce que pour moi entre 18-24 ans on est pas non plus tous totalement sorti de l'adolescence, si ? C'est encore une période où on explore (et puis on explore beaucoup encore tout au long de la vie, pas de la même manière je pense).

    Et puis ça veut pas dire que les adultes ont pas eu d'expérience, mais justement au contraire ils sont peut-être encore + sûrs de ce qu'ils sont, avoir eu une expérience homo ne veut pas forcément dire que l'on a beaucoup aimé, ou même que l'on apprécierait ENCORE; ça fluctue dans le temps les envies l'attraction etc, non ?
    Perso je me suis toujours su hétéro, j'ai aimé embrassé une fille une fois et je suis pas totalement contre l'idée d'un plan à 3 avec une fille ou juste des caresses etc, mais + pour exciter mon mec, est-ce que je peux quand même me situer dans la case 1, vu que l'idée ne me rebute pas (sans vouloir aller trop loin) ou je suis 100% hétéro ? (ah et même si je peux trouve rune fille attirante j'aime pas les seins),
    Pourquoi est-ce qu'on aurait besoin de définir absolument ? Et comment peut-on affirmer que ces jeunes répondront la même chose dans 10, 20 30 ans ?
     
  7. the-spare-key

    the-spare-key
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    I have done nothing wrong ever in my life.

    @Kmarlou En fait c'est un argument qui ne passe pas très bien auprès des communautés LGBTQA parce que c'est toujours l'homosexualité ou la bisexualité des adolescents qui est remise en question sous prétexte que "ils sont trop jeunes pour savoir", alors qu'on ne va jamais dire que quelqu'un est trop jeune pour s'affirmer hétéro.
    Je pense que le problème c'est que la conception la plus répandue est très "étroite" : hétéro OU bi OU homo, qui ignore complètement que la sexualité peut être beaucoup plus fluide. Certaines personnes vont se retrouver dans ces cases très définies, Kinsey voit six catégories, moi je vois un spectre d'attractions.
    Pour répondre à tes questions dans l'ordre (sinon je vais me perdre ^^) : si tu penses être 100% hétéro, dans ce cas tu peux dire être 100% hétéro, c'est à toi que revient la décision. Embrasser une fille ne te rend pas automatiquement queer, si tu n'es pas plus attirée par les filles que ça. Après pour les statistiques, si tu penses rentrer dans la case 1, tu peux cocher la case 1. L'échelle de Kinsey c'est un exemple parmi d'autres, qui correspond au ressenti de Kinsey mais pas forcément au tien.
    On n'a pas besoin de se définir absolument... mais il faut respecter les personnes qui en éprouvent le besoin. Par expérience personnelle, se rendre compte qu'il y a une "boîte" qui te correspond (et pour plein de trucs, pas juste la sexualité), ça peut être un soulagement, parce que tout à coup tu te rends compte que d'autres personnes ont le même ressenti que toi et qu'il y a un nom à mettre sur ce que tu vis.
    Là aussi c'est un point assez sensible, je trouve, parce que l'argument "I don't like labels" (pas d'étiquettes) est souvent utiliser pour "invisibiliser" les personnes bisexuelles. Tu entends énormément ça dans les séries et les films, et ça a souvent une connotation négative (la personne est confuse, mal dans sa peau, n'arrive pas à avoir une relation stable, etc.).
    Quand aux affirmations des jeunes, je pense qu'à 18-24 ans tu es relativement capable de cerner où se place ton attirance. Leurs réponses peuvent changer par la suite, bien sûr, mais l'éveil à la sexualité se fait généralement dans ces âges-là, ou même un peu avant. Evidemment il n'y a pas de seuil défini, ni d'âge "normal", mais il faut reconnaître que la plupart des prises de conscience tardives sont dans le sens d'une découverte de son homosexualité plutôt que l'inverse. On est tout de même poussés toute notre enfance vers l'hétérosexualité.

    Un dernier point, j'ai récemment lu un article qui expliquait que le terme "bisexuel" n'avait pas été créé par les personnes bisexuelles mais par la communauté scientifique hétéro de l'époque, et qu'il désignait à l'origine une espèce de cliché où on serait attiré en permanence par les deux genres. C'est par la suite que les personnes concernées s'en sont emparé et ont commencé à l'utiliser comme le "chapeau" que c'est aujourd'hui. Mais du coup beaucoup de gens imaginent la bisexualité comme étant une attirance 50/50 constante, ce qui ignore complètement les fluctuations, la gamme d'attirances qu'il existe, l'influence de l'attirance romantique en plus, la pansexualité, la polysexualité, etc.
     
    Irene Adler et Loo-kat ont BigUpé.
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