Une année Erasmus à Munich #3 - L'université à l'allemande

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Melissa, le 17 janvier 2015.

  1. Melissa

    Melissa
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  2. Romilly

    Romilly
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    Süße Sopran

    Moi j'ai fait Sciences po (un an, à Strasbourg) avant la fac et avant Erasmus à Leipzig, je me retrouve pas mal dans ce que tu dis ;) Sauf que contrairement à toi j'ai eu l'impression de vraiment bosser pour la première fois depuis le bac. Mes Referat étaient des préparations de textes AVEC analyses, mes Hausarbeiten étaient de réels mini mémoires avec un max de recherches, et l'entrée en master (plus Erasmus mais "normal") à l'institut des Etudes Américaines a encore augmenté le rythme des papers et autres Hausarbeiten...

    Fin bref, sinon, je suis d'accord avec le fait qu'Erasmus peut être une très belle année mais qu'il ne faut pas s'arrêter là ! D'ailleurs, pour ne pas que ça s'arrête je suis tout simplement restée en Allemagne :d
     
  3. Nélissanne

    Nélissanne
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    Je suis dans une école d'ingé (AgroParisTech si ça parle à certaines), et j'ai fait un Erasmus de 6 mois l'année dernière, à Karlsruhe. Je me retrouve dans la plupart des choses que tu dis, mais pas du tout dans la pression sociale pour sortir ! Il y avait bien 2/3 lourds pour me charrier quand je disais que je voulais pas sortir le soir même, mais la plupart du temps c'était vraiment "On organise tel truc, à telle heure, vient qui veut !"
    J'avais d'ailleurs une question pour les Madz ayant fait un Erasmus en Allemagne : il y a quelque chose que j'ai constaté à Karlsruhe et je voudrais savoir si c'est local ou généralisé en Allemagne. En gros mon semestre s'est organisé autour de trois "block", j'ai donc eu 1 mois et quelques du cours A, puis 1 mois et quelques du cours B, puis du cours C. C'était à chaque fois des petits groupes d'une dizaine d'étudiants (j'étais inscrite en Master), et bien que les autres aient été relativement sympas avec moi, je n'ai pas pu m'y faire de vrais amis. J'avais mon groupe d'amis Erasmus, mon groupe d'amis de ma résidence, mais en cours ce n'était que des relations très superficielles. Est-ce que ça a été le cas pour vous aussi ?

    En tout cas, mon Erasmus restera un excellent souvenir (surtout que j'y ai rencontré mon amoureux... On déménage tous les deux à Berlin dans 3 mois:jv:)
     
  4. Romilly

    Romilly
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    Süße Sopran

    Moi j'ai très peu d'amis Erasmus (en gros 3 4 maxi), et tous mes amis sont allemands, pas forcément de la fac d'ailleurs (pas trop même), plutôt du boulot et de l'opéra...
     
  5. Nélissanne

    Nélissanne
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    @Romilly j'ai gardé contact avec pas mal d'internationaux (une petite dizaine je dirais), alors que j'aurais pas parié dessus sur place, je les voyais plus comme une bande de copains que comme vraiment des "amis" au sens propre du terme !
    Après je ne sais pas si la différence dans les relations en cours est liée au pays ou simplement à la différence école/université, je ne sais pas vraiment comment ça se passe en fac en France.
    C'est toi qui avait fait un témoignage sur ton travail d'ouvreuse à l'opéra ?
     
  6. Romilly

    Romilly
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    Süße Sopran

    Oui c'est moi ;) Warum?

    Quant aux amis, j'avoue que je me suis plus liée à des filles qui n'ont eut qu'un semestre avec moi que avec ceux qui sont actuellement en master avec moi. Mais ma vie est plus trépidante à l'opéra et en dehors de la fac qu'à la fac...
     
  7. Akshara

    Akshara
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    Autre part

    Salut ! J'ai aujourd'hui envie de me contredire car mon premier examen est demain, que j'en ai trois la semaine d'après et après je dois rendre mes Hausarbeiten (à peine commencés, ça sent le Binge-working)... Mais ça me fait un peu peur car j'ai pas envie de me faire avoir car j'ai à peu près bosser comme si j'étais en France (et ça a plus ou moins bien marché pour les referat ou mini exposés par exemple) mais j'ai aucune idée de ce qui m'attend aux examens...

    J'ai pas trop de mal à parler avec les gens dans mes séminaires, mais ça s'arrête assez vite, surtout qu'on se voit très très peu (et que les Allemands ne sont pas très exubérants et ne s'attachent pas vite aux gens). Comme toi @Romilly mes potes sont des gens d'en dehors de la fac (mes co-locataires dans ma résidence étudiante) ou d'autres part... Ce qui finalement assez différent de la France, où mes amis sont 90% des gens de Sciences Po (on est un eu une secte sur certains côtés). Je pense que c'est dû au fait que l'université n'a pas la même place dans les deux pays, j'y suis quasi tous les jours du matin au soir en France, assez rarement finalement en Allemagne (en plus je n'arrive pas à bosser en bibliothèque).

    @Nélissanne Je suis d'accord avec @Silbermond, ça dépend des cursus, mon voisin qui fait médecine a le même découpage !
     
    Silbermond a BigUpé ce message
  8. Nélissanne

    Nélissanne
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    @Romilly Simple curiosité, je l'avais trouvé super intéressant vu que c'est pas le premier job d'étudiant qui me serait venu à l'esprit, je m'étais dit que ça devait être vraiment enrichissant.
    @Silbermond et @Akshara en fait j'en avais parlé avec deux amis qui ont fait leur Erasmus à Munich (à Freising pour être précise), qui n'avaient eux pas le même découpage (tous les cours mélangés sur l'ensemble du semestre pour eux) et qui avaient ressenti un peu la même chose que moi. Le fait qu'ils soient deux n'a peut-être pas aidé à une ouverture aux autres étudiants cela dit...
     
  9. Lisazerty

    Lisazerty
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    aware

    Intéressant témoignage, merci ! En tant qu'ancienne Erasmus (à Prague) je m'intéresse aux expériences des autres dans le cadre de ce programme. @Nélissanne Je n'étais certes pas en Allemagne, mais en ce qui concerne les amitiés, il était très dur pour nous de parler avec les tchèques car nous étions dans un cursus à part avec tous les internationaux (au dernier étage du batiment au fond d'un couloir... pratique). Mais j'ai réussi à garder des contacts, on est meme tous retournés à Prague 3 ans après :)
     
  10. olipop

    olipop
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    Merci pour ton témoignage @Akshara ! Je pars justement à Munich dans la même université que toi et pour le même cursus (en communication) ! Je rentre en année de M1 l'année prochaine et je me demandais si les cours de master à LMU étaient accessibles pour qqn qui a un niveau B1 en allemand ? Parce que je suis pas mal intéressée par le master de relations publiques qu'ils proposent là-bas mais j'ai un peu peur de ne pas réussir à suivre à cause de la langue...
     
  11. PetiteGaladrielle

    PetiteGaladrielle
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    Féministe convertie!

    J'ai fait un an à Göttingen l'année dernière, et ç'a pour moi été une année fabuleuse. Je me retrouve dans tout ce que tu as décrit (FROMAAAAAAGE). Par contre j'ai trouvé qu'au niveau scolaire, c'était extrêmement enrichissant, sans doute parce que j'ai été prise de folie et ai décidé d'étudier tout plein de matières que je ne connaissais pas (je me suis retrouvée avec 17 crédits en trop, mais aucun regret!), ce qui a eu pour effet de me procurer une charge de travail conséquente dont j'étais satisfaite, parce qu'avec l'emploi du temps malgré tout très light par rapport à la France, j'avais toujours plein de temps libre. Ce que j'ai trouvé génial, c'est le système d'évaluation: chaque élève choisit combien de crédits (ou disons quel coeff) il souhaite accorder à chaque matières. L'étudiant a quasiment tout le semestre pour se décider (puisque les hausarbeiten, ou mini mémoires ne s'écrivent que pendant les vacances universitaires (4mois de cours, 2 mois de vacances)) pour les évaluations suivantes: 9 crédits pour la rédaction d'un mini-mémoire de 20 pages, 7 crédits pour un Referat, 5 crédits pour une évaluation écrite, 4 crédits pour une épreuve orale, 2 crédits pour la participation simple. Ce qui signifie que si au cours du semestre, on se rend compte qu'une matière est au-delà de nos capacités, on peut décider de réduire le nombre de crédits, tandis qu'on peut décider de "gonfler" une autre matière où l'on se sent à l'aise par la rédaction d'un mini-mémoire. Là est toute la différence avec la fac à la française, et cette liberté, cette indépendance est vraiment grisante.
    Une chose cependant: J'ai enfin pu recommencer le hand après 5 ans d'arrêt. ç'a été un immense bonheur et je ne regrette rien au niveau sportif. Cependant, à raison de trois entraînements par semaine et un match tous les week-ends à perpète les ouailles, je me suis retrouvée à ne faire que ça. Je n'ai rien pu visiter (je n'ai pu quitter la ville que deux ou trois fois de toute l'année), et si je n'avais pas eu les soirées franco-allemandes à côté, où je me retrouvais à faire la fête entre copains un mercredi sur deux, nul doute que je n'aurais pas vu grand-monde de toute l'année.
    Cependant, les amitiés que j'ai créées là-bas sont fortes (car les allemands sont certes froids et distants au début, mais une fois qu'on a fait un petit trou dans leur coeur de Teutons, c'est pour la vie et ce sont les amis les plus géniaux de l'univers) au point que lors de ma soirée d'adieu, pas moins de 25 personnes ont fait le déplacement. En trois ans de prépa et deux ans de master à Paris, je n'a réussi qu'à avoir 11 personnes pour mon anniversaire, et la moitié étaient des collègues de boulot que je connaissais à peine. Donc ouais, je retourne en Allemagne quand vous voulez.
     
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