djahane07;3961401 a dit :
J'ai également porté plainte il y a trois ans, et depuis je regrette chaque jour amèrement de l'avoir fait. Soit je n'ai pas eu de chance, soit la justice de ce pays est complètement foutue, mais voilà :

- Premier contact dans un commissariat, quatre jours après les faits. On me donne un rdv pour porter plainte et pour être auditionnée 15 jours plus tard. 15 jours. Allô les gens il s'agit d'une question de survie, là, pas d'un objet perdu ou d'une insulte dans la rue !

- Second contact le même jour dans une brigade de gendarmerie, en pleine campagne. Bon accueil, mais je n'ai pas eu le choix et malgré ma demande de parler à une femme je n'ai pu avoir à faire qu'avec un interlocuteur masculin. Heureusement il a géré.

- Les gendarmes m'envoient aux urgences pour un examen et des tests de dépistage. Après 3h d'attente (dans un tout petit hôpital de campagne, et alors qu'il n'y a personne en salle d'attente), un médecin vient nous voir (j'étais avec ma mère), et passablement énervé nous envoie paitre en nous disant qu'on est pas dans un dispensaire et que ce n'est pas le lieu pour faire ça. Pas de dépistage pour ce jour-là, donc.

- Le dossier est transmis de la petite brigade à la gendarmerie de la préfecture. On est toujours en pleine campagne, mais c'est déjà un peu plus grand. Prise en charge efficace. Les gendarmes m'accompagnent pour faire les prises de sang en laboratoire d'analyses, et récupèrent les vêtements que je portais le jour de l'agression pour les mettre sous scellé et les envoyer au labo.

- Les gendarmes m'accompagnent chez un médecin légiste pour un examen physique. On a parlé de GHB, probablement utilisé par mon agresseur à ce moment-là de l'enquête. Il m'a demandé de me déshabiller mais ne m'a pas touchée, sous prétexte que comme les faits dataient de 5 jours, il ne pourrait rien trouver. 3 ans après j'ai toujours des problèmes physiques liés à cette agressions et il faudra probablement une opération chirurgicale pour que ça aille mieux. Cette absence d'examen n'a jamais été notée dans mon dossier (où il est écrit que j'ai été examinée et qu'AUCUNE trace d'agression n'a été relevée).

- Un gendarme me coupe des mèches de cheveux pour des examens toxicologiques, afin de trouver avec quoi j'ai été droguée. Ces analyses ne donneront rien, mais comme me dira plus tard un policier, on ne peut trouver que les quelques produits que l'on cherche. Les autres sont invisibles. Ces tests sont la plupart du temps totalement inutiles, quoi.

- Le dossier est transmis au commissariat de la ville où se sont déroulés les faits (dans la même région mais pas le même département). Premiers rendez-vous catastrophiques dans ce commissariat.

- Je me retrouve avec une femme pour parler et répéter une énième fois et dans tout les détails ce que j'ai vécu, alors que tout est écrit dans ma déposition. Mais non, il faut encore parler. Sauf que les 3 portes du bureau sont ouvertes, des policiers passent en permanence devant nous, j'ai beaucoup de mal à parler, je me sens atrocement mal, je suis considérée comme de la merde.

- La policière qui m'écoute me dit que la résolution de l'affaire prendra plus de temps que prévu parce qu'ils sont sur une affaire de proxénétisme. Je ne vois pas le rapport, je vais de plus en plus mal, mais je tiens bon quand même.

- 6 mois après, on m'annonce par téléphone que les pièces à conviction (mes vêtements, donc) ont été perdus lors du transfert avec la brigade de campagne. On ne les retrouvera que plusieurs mois plus tard, fort heureusement car les analyses permettront de trouver l'ADN de mon agresseur qui nie formellement m'avoir jamais rencontrée. Première bonne nouvelle, plus d'un an après.

- Convocation au commissariat pour reconnaitre mon agresseur derrière une vitre sans teint. J'apprends que pendant l'année et demie qui s'est écoulée depuis les faits, mon agresseur n'a JAMAIS rencontré le moindre policier, et n'a jamais su que j'avais porté plainte. Il aurait pu disparaitre dans la nature, partir à l'étranger, ou pire, recommencer mille fois et détruire mille autres vies, mais ça ne semble poser de problème qu'à moi. Soit.

- Je me rends à la convocation avec une amie. Je reconnais formellement mon agresseur derrière la vitre sans teint, parmi les 3 personnes que l'on me présente. Première fois depuis le viol que je le revois. On a beau être forte, ça fait vraiment bizarre quand même. Je suis étonnée de ne ressentir aucune haine, aucune soif de vengeance. Ce n'est que de moi dont il est question, donc ce n'est pas bien grave. En revanche, si il avait violé quelqu'un d'autre, j'aurais été capable de le tuer.

- Je me rends dans un bureau avec mon amie et une policière qui me dit que je vais rester là un moment parce que l'agresseur, accompagné de son traducteur (il parle mal le français), doit voir plusieurs personnes et va donc circuler dans les bureaux, à quelques mètres de moi. On a beau être dans un commissariat, ça ne rassure pas vraiment.

- Un quart d'heure après, je peux enfin sortir. Entre le bureau et ascenseur, j'ai 3 mètres à faire, mais non, ça suffit quand même pour le croiser. Je l'ai vu, il m'a vue, et le regard de haine et d'incrédulité qu'il m'a lancé alors m'a presque autant détruite que le viol lui-même. Toute tremblante, je retourne dans le bureau, et je dis à la policière que je viens de le croiser. Ca ne l'émeut pas plus que ça, ce sont des choses qui arrivent, de toute façon je ne crains rien. Oui mais bon, quand même !

- On me confirme que mon agresseur va être placé le soir-même en détention provisoire dans l'attente du procès. J'apprends par téléphone quelques jours plus tard que le juge n'a pas jugé la détention provisoire nécessaire, et que mon agresseur se balade en liberté dans la ville. Depuis cette date, depuis donc plus d'un an et demi, je peux le croiser n'importe où, la ville n'est pas grande, mais encore une fois ça ne semble gêner que moi.

- Entre temps, la juge qui devait s'occuper de se dossier et pour qui, selon l'avocate que les policiers m'ont attitrée, n'a aucun doute sur la culpabilité de mon agresseur, est mutée et est remplacée par un nouveau juge apparemment beaucoup plus austère, et l'avocate m'annonce que mon dossier a probablement été remis en bas de la pile, comme ça arrive souvent dans ces cas-là. Depuis septembre, alors qu'on est en mars, je n'ai aucune nouvelle, et mon avocate est extrêmement évasive quand je l'appelle.

Non, vraiment, je commence à penser qu'il faut être taré(e) pour porter plainte en pareil cas...

Désolée pour le roman, j'ai quand même essayé de faire court, mais merci sincèrement de m'avoir lue.
Je suis émue de colère par ton histoire. Je suis aussi choquée par l'incompétence, l'inertie, le mépris et la négligence dont fait preuve la justice.

Je n'ai pas porté plainte, parce que mon agresseur, qui était mon petit ami à l'époque, s'est révélé être un vrai psychopathe. Je regrette parce que je me dis qu'il a peut être fait d'autres victimes depuis. Mais je suis vraiment passée plusieurs fois à deux doigts de la mort et ton témoignage confirme juste ma crainte comme quoi si je le faisais maintenant, ce serait totalement en vain et en m'exposant en toute vulnérabilité à mon
agresseur.

Je déteste cette société mysogine
 
A vous lire, je suis terrorisée par le nombre qu'on est à avoir été agressées. Mais merde, où êtes-vous, les mecs bien ? Je vous en supplie, prouvez-moi que vous existez !
 
"J’ai le sentiment qu’on protège davantage les auteur-e-s que les victimes. Autre exemple : quand l’agresseur présumé est mis en garde à vue, on lui propose un avocat, un médecin, d’appeler sa famille… La victime, elle, peut être très bien accueillie par un-e fonctionnaire respecteux-se, qui la soutient et fait bien son travail… ou pas"

Je n'aime pas du tout cette façon de présenter les choses qui laisse sous-entendre que les mis-es en cause ont tous les droits et que les victimes n'en ont aucun.

Déjà, les victimes ont des droits, notamment celui d'être assistées par un avocat, et elles doivent en être informées. Ensuite, j’espère bien que les gardé-e-s à vue ont accès à un avocat, etc. C'est juste l'application de la Convention Européenne des Droits de l'Homme.


@Djahane07 : C'est un scandale que tu aies été traitée comme ça. En plus, je n'ai pas l'impression que tu sois un cas isolé. Le système répressif n'est pas fait pour les victimes. Même dans l'article, le policier ne dit pas que porter plainte sert à quelque chose pour les victimes, il dit que ça sert à éviter la récidive. J'espère que tu arriveras à guérir le plus tôt possible malgré ce système qui ne t'aide pas.
 
lyloo;3961591 a dit :
Merci beaucoup pour cet article. J'ai une autre question. A partir de quand, concrètement, parle-t-on d'agression sexuelle?
Je me trompe peut être mais dès lors qu'il y a un contact à caractère sexuel et que tu n'es pas consentante et / ou consciente (capable de dire oui ou non). Il me semble que c'est ça.
 

Mymy

Équipe madmoiZelle
lyloo;3961591 a dit :
Merci beaucoup pour cet article. J'ai une autre question. A partir de quand, concrètement, parle-t-on d'agression sexuelle?
D'après le Code Pénal :

Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.



Le viol et les autres agressions sexuelles sont constitués lorsqu'ils ont été imposés à la victime dans les circonstances prévues par la présente section, quelle que soit la nature des relations existant entre l'agresseur et sa victime, y compris s'ils sont unis par les liens du mariage.


"Atteinte sexuelle", c'est large. Ça peut être un viol, ça peut être des attouchements, de l'exhibitionnisme (qui à mon avis arrive souvent par surprise")...
 
Merci à toutes pour vos messages ! Moi qui avais peur d'ennuyer avec ce témoignage, ça fait plaisir d'avoir tous ces retours.

Oui, bien sûr qu'on peut continuer à vivre après ça. S'en remettre, pas vraiment, parce que c'est là et ça fait partie de nous. Mais on peut se reconstruire en partie, heureusement !

Le pire en ce qui me concerne c'est que ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, mais la première fois j'étais trop petite et je n'ai pas été entendue. Mais c'est une autre histoire...

J'essaye de relativiser, mais quand même, je ne sais pas quoi faire... Il y a quelques années j'avais contacté une asso qui aide les victimes (ah que je n'aime pas ce mot !), mais RIEN n'a été fait, on m'a juste dit qu'une affaire comme celle-ci prenait du temps, des années parfois.

Bah oui, mais bientôt 4 ans, dans ces conditions, c'est long....

Merci à vous...
 
K

katnissvsw

Guest
Le problème avec le viol (tentative de viol/ agressions sexuelles...), c'est que c'est plus difficile à prouver que le meurtre ou autres crimes.
Car comme certaines l'ont dit, c'est parole contre parole et qu'on ne va pas envoyer des innocents en prison.
Je pense par exemple à l'affaire d'Outreau qui a brisé la vie de pas mal de personnes injustement donc les juges sont plus prudent.
Je ne cherche pas les excuser mais à essayer d'expliquer.
 
S

scarlet-starlet

Guest
Un truc qu'il me semble important de préciser aussi parce que je pense que très peu de gens le savent: il faut aller à l'hôpital le plus rapidement possible pour pouvoir, selon le cas, recevoir la pilule du lendemain et aussi un traitement anti VIH. (Cela n'oblige en rien à porter plainte, même si bien sûr les soignants vont vous orienter vers la police , c'est leur rôle.) Je n'ai jamais été confrontée à cela mais il me semble bien que ça existe et que ça mérite d'être su.

Autre chose: j'avais vu à la télé que de nombreux cas de viols sont requalifiés en agressions sexuelles, car la procédure est moins longue et coûteuse pour la justice. On le conseille donc à de nombreuses victimes qui acceptent, pour pouvoir être libérées plus vite...et j'imagine que nombreuses d'entre elles y sont plus ou moins poussées sans réellement comprendre les enjeux. Ca me révolte fortement, déjà que les peines pour toute atteinte sexuelle sont incroyablement courtes, et il est important d'en être conscient(e) avant d'affronter un combat pareil.
 
S

scarlet-starlet

Guest
laviolettedetoulouse;3961827 a dit :
Je pense par exemple à l'affaire d'Outreau qui a brisé la vie de pas mal de personnes injustement donc les juges sont plus prudent.
C'est un peu hors sujet et je comprends bien ce que tu as voulu exprimer mais j'en profite pour dire qu'il faut faire attention avec l'affaire Outreau:
On en a tellement parlé, à juste titre, que beaucoup n'en retiennent que les adultes victimes d'erreur judiciaire.
Or il y a réellement eu une douzaine d'enfants reconnus victimes de viols ou agressions sexuelles. Et lorsqu'on se penche sur le dossier il semble y avoir des "zones d'ombre" encore pas bien claires; de plus le procès a été fait quasi à charge des petites victimes traitées comme des adultes manipulateurs par une horde d'avocats de la défense de ces adultes, une fois que les soupçons d'erreur judiciaire ont éclaté et que toute l'affaire s'est "inversée".
En gros il ya 2 affaires en une, attention à ne pas en retenir qu'une.
Un journaliste a sorti un livre là dessus et un documentaire vient de sortir au cinéma.
 
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scarlet-starlet;3961990 a dit :
Autre chose: j'avais vu à la télé que de nombreux cas de viols sont requalifiés en agressions sexuelles, car la procédure est moins longue et coûteuse pour la justice. On le conseille donc à de nombreuses victimes qui acceptent, pour pouvoir être libérées plus vite...et j'imagine que nombreuses d'entre elles y sont plus ou moins poussées sans réellement comprendre les enjeux. Ca me révolte fortement, déjà que les peines pour toute atteinte sexuelle sont incroyablement courtes, et il est important d'en être conscient(e) avant d'affronter un combat pareil.


Cela s'appelle la correctionnalisation judiciaire.
Ca parait choquant, mais en réalité ça ne l'est pas, et c'est même, finalement, plutôt positif pour la victime. Mais c'est sur qu'au premier abord moi aussi j'ai été choquée, mais quand mon prof, qui est un spécialiste du droit pénal nous l'a expliqué ça ne me l'a plus paru.
Je te mets un bout de mon cours qui explique ce que c'est et l'intérêt de le faire :


[justify]"Le viol est une des infractions qui fait l’objet du plus de correctionnalisation judiciaire : elle consiste à ne pas qualifier de viol ce qui en est mais d’agression sexuelle pour soustraire les faits de la compétence de la cour d’assise et pour les donner à la compétence du tribunal correctionnel. [/justify]

[justify]Plus de la moitié des viols  sont correctionnalisés.[/justify]

[justify]Cela se fait car les magistrats vont omettre de mentionner la circonstance de pénétration donc automatiquement les faits correspondront à une agression sexuelle.[/justify]

[justify]Les raisons sont que  cela sert les intérêts de la poursuite, de la victime et de la personne poursuivie[/justify]

[justify]Si le viol est poursuivi de 15ans de prison, l’échelle des peines montre qu’ils sont très rarement prononcés. Elles sont toujours inférieures donc cela n’a aucun intérêt de renvoyer cela devant une cour d’assise alors que le tribunal correctionnel appliquera la même peine. [/justify]

[justify]Les victimes évitent le procès d’assise, qui n’a pas la même nature que la correctionnelle, en termes de publicité, et le procès correctionnel est moins difficile à vivre pour la victime compte tenu des enjeux. Les défenses sont plus combatives en assise qu’en correctionnelle. [/justify]

[justify]Et pour la personne poursuivie, le procès d’assise à un coté solennel, plus grave que le procès correctionnel."[/justify]
 
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scarlet-starlet

Guest
Pour moi c'est une pratique très choquante, la justice elle-même atténue la gravité des faits en les "transformant" ainsi, les peines encourues et l'impact du procès sur le coupable sont amoindries; que cela reflète le fait que les peines prononcées pour viol sont généralement faibles n'est pas un argument valable selon moi, au contraire.
Je ne l'ai pas vécu, heureusement, mais je garde ça en tête pour, le cas échéant, tenir tête à l'institution. Même si dans les faits ça ne change rien à la peine choisie par la justice, je ne voudrais pas que mon agresseur soit jugé pour "agressions" quand il s'agit d'un "viol", question de principe.
 
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scarlet-starlet;3962069 a dit :
Pour moi c'est une pratique très choquante, la justice elle-même atténue la gravité des faits en les "transformant" ainsi, les peines encourues et l'impact du procès sur le coupable sont amoindries; que cela reflète le fait que les peines prononcées pour viol sont généralement faibles n'est pas un argument valable selon moi, au contraire.
Je ne l'ai pas vécu, heureusement, mais je garde ça en tête pour, le cas échéant, tenir tête à l'institution. Même si dans les faits ça ne change rien à la peine choisie par la justice, je ne voudrais pas que mon agresseur soit jugé pour "agressions" quand il s'agit d'un "viol", question de principe.
Soit, je comprends ce que tu veux dire, j'essayais juste d'expliquer pourquoi.
En gros en termes de peine ça revient au même.
Après, ce qui me semble important, mais ça dépend des victimes c'est sur, c'est qu'on les protège aussi, en évitant la cour d'assise qui est psychologiquement très difficile. C'est déjà dur de se rappeler et de parler de ça devant plein de personne, souvent longtemps après, que ça permet de ressentir les choses moins difficilement, mais après je comprends ce que tu veux dire pour le principe d'être jugé pour agression et non viol. ;)
Mais ce n'est pas fait pour atténuer les faits, (il sera jugé de la même façon et aura la même peine) c'est ça que je veux dire, les buts recherchés sont autres et plus "louables" qu'il n'y parait.
 

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