@skippy01
Mais tellement !
La femme qui témoigne gère son passé comme elle le veut/peut, tant que ça l'aide et je ne la juge pas.
Cependant, je remarque dans le milieu du développement personnel/psy une injonction à "pardonner". Cela vient de notre tradition judéo-chrétienne sans doute ("tend l'autre joue"), il n'empêche que c'est pénible...
J'ai subi du harcèlement scolaire pour ma part... et maintenant, je peux considérer avec sérénité que c'est du passé, je ne ressens pas de rancœur. Vis à vis de mes anciens camarades de classe, je ressens majoritairement de l'indifférence. Cela grâce à un travail que J'AI fait sur moi-même.
Pour autant, ce n'est pas du pardon pour moi. D'ailleurs, pourquoi le ferai-je alors qu'on m'a jamais demandé pardon ?
Le pardon est un processus actif, il se "mérite" en fait. La seule personne que j'ai pardonné au sens où je l'entends est la jeune fille qui s'est explicitement excusée.
Ne pas pardonner ne m'a pas enfermée dans la haine et la rancœur (contrairement à ce qu'on entend souvent), le pardon n'est pas une obligation pour guérir du passé.