Mathilde Trg

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Ce sujet est dédié aux réactions concernant ce post : Je fais des crises d'angoisse pendant le sexe
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Hello,

Pour avoir souffert d'attaque de panique pendant plusieurs années, je connais la galère... ça ne m'est jamais arrivé dans des moments d'intimité, j'imagine que je suis chanceuse. Je te souhaite bien du courage, c'est difficile à gérer et les proches ne comprennent pas toujours...

Le problème avec le somatique c'est que c'est très sujet au conditionnement (d'où le fait que tu ressentes des émotions de peur pendant la masturbation)... Et que c'est un sacré cercle vicieux : au plus tu mets des choses en place pour te débarrasser des attaques de paniques, au plus ton cerveau reçoit l'information que le contexte est dangereux (notamment là, le sexe)...

Si ça peut t'aider, la collection "petit guide pour s'aider soi même" (une collection de self help basée sur les recherches scientifique qui est vraiment incroyable) a un livre qui s'appelle "Surmontez vos peur" qui pourrait t'aider à trouver des petits tips :) Je t'invite aussi si tu à te diriger vers les thérapies cognitives et comportementales si tu n'as pas ça dans les professionnels que tu rencontres... Pour ma part ça a été radicale pour changer ma façon de fonctionner face aux AP, et ça fait parti des traitements efficaces dans les troubles anxieux et les traumas, même si malheureusement en France peu de personnes sont formées...
 
Je suis d’accord avec Sansaa ! L’EMDR ou l’EPRTH (une cousine ) m’ont beaucoup aidé. Comme toi j’ai subit un traumatisme émotionnel mais en 2014. À la suite de ça j’ai commencé à faire des crises d’angoisses pour tout et n’importe quoi ! Parfois je comprenais parfois non. Je me suis faite aider et j’ai du passer par des médicaments (mélangé d’anxiolytiques et anti dépresseurs car l’anxiété entraîne souvent la dépression et vice versa). Aujourd’hui il m’arrive d’avoir encore quelques crises mais ça va beaucoup mieux ! Ma thérapeute EPRTH m’a énoooorrrrrrmément aidé et j’ai beaucoup travaillé sur moi même. Et oui nos proches ne comprennent pas forcément ce qu’il nous arrive. Alors si des personnes ici sont dans ce cas, un conseil : faites vous aider ! Ce n’est pas grave, ça ne veut pas dire que vous êtes faible, nulle ou autre bêtise ! Mieux vaut le faire maintenant et grandir de cette expérience que tout garder pour soi et s’entrainer dans un cercle vicieux.
 
Merci, merci, MERCI pour cet article :loveeyes:

Je vis avec un trouble anxieux depuis aussi longtemps que je m'en souvienne, et je suis suivie et traitée pour (entre autres) depuis quatre ans.
Comme pour toi, les crises d'angoisse sont moins fréquentes, et j'arrive de mieux en mieux à les contrôler.
Comme pour toi aussi, certaines surviennent pendant mes "rapprochements physiques" (sans même jusqu'à ce que ça aille au rapport sexuel); mais là, par contre, je n'y arrive pas du tout.

J'ai moi aussi vécu un viol, ou du moins ce que certaines personnes (dont les lectrices de MadmoiZelle qui ont répondu au message que j'ai posté l'année dernière à ce propos) considèrent comme tel; d'autres y voient un abus, ou alors un coup d'un soir foireux.

Quoi qu'il en soit, lorsque je me trouve dans un contexte d'intimité avec un homme, je panique complet. Il y a le souvenir de ce sentiment d'impuissance et de la douleur que j'ai ressentie il y a bientôt trois ans, bien sûr. Il y a, du coup, la peur d'avoir mal. Il y a le dégoût que je ressens vis-à-vis des organes génitaux en règle générale, et des miens en particulier - et pourtant, je me masturbe, mais toujours avec un sentiment de "sale" et de culpabilité. Il y a la dysmorphophobie dont je souffre, liée à mes troubles du comportement alimentaire qui m'ont fait prendre six kilos en un an et me trouver obèse, difforme, monstrueuse. Il y a les bleus à cause des anti-dépresseurs, les cicatrices de mes scarifications, les poils que je n'enlève pas si je n'ai pas de raison de le faire. Et il y a la peur de mal faire, de ne pas être un "bon coup", de ne pas apporter à l'autre ce dont il a envie.

Tout ça me fait éprouver exactement les mêmes symptômes que toi, et d'un coup je me bloque, je recule/me redresse brutalement, voire je me mets à trembler et à pleurer. Sauf que je n'arrive pas à surmonter ça, et je travaille déjà assez sur d'autres chantiers en psychothérapie pour ne pas charger encore plus la mule. Mais à chaque tentative ratée, je perds encore plus confiance et je me vois encore plus comme un cas désespéré, au point qu'aujourd'hui, j'en viens à penser que je n'aurai plus de relation sexuelle et donc que je mourrai sans jamais avoir "fait l'amour".
C'est grave, docteur(e)s?
 
ClemChad courage ma belle, je ne sais pas quel âge tu as donc ça me fait bizarre d'essayer de te donner des conseils mais je sais trois choses: tu n'es coupable de rien, tu n'es pas difforme et encore moins monstrueuse, et tu surmontera ça peu importe le temps que ça te prendra,parce que tu es belle, forte, et parce que tu le veux. ♥️
En fait cet article me touche à un point que je n'aurais pas imaginé parce qu'il me rappelle des choses que j'avais tellement ignorées en croyant et en prétendant que ce n'était rien... Après un traumatisme lié à une première fois contrainte parce que j'avais peur de ce garçon plus âgé que moi, le premier à s'intéresser à moi, et par la suite j'ai immédiatement tout fait avec mes deux copains suivants pour avoir une vie sexuelle la plus épanouie possible: communiquer énormément, me forcer quand je ne voulais pas pour être sûre que j'en étais capable, le laisser finir alors même que j'avais atrocement mal en faisant semblant d'avoir plaisir pour ne pas être chiante... Oui, alors niveau épanouissement, bof. Et parfois, il m'est arrivé de fondre en larmes pendant l'acte et de me retrouver complètement terrorisée par la sensation de lui en moi, un dégoût énorme, complètement paralysée, avec l'envie de hurler sans pouvoir sortir le moindre son. Pendant les quelques secondes précédant le moment où ils s'en rendaient inévitablement compte où ils continuaient sans avoir remarqué l'état dans lequel j'étais , j'avais la sensation de me faire violer, j'avais la sensation qu'on m'avait pris mon corps, qu'on me le souillait... Alors que c'était une relation parfaitement consentante. Et je ne les blâme pas: ils ont tous les deux tout fait pour me faire sentir mieux après, ils se confondaient en excuses alors qu'ils n'avaient rien fait... Et je passais souvent le reste de la soirée à pleurer et à ne plus pouvoir les voir. J'ai toujours mis ça sur le compte de la fatigue, ou de la douleur qui devient parfois trop intense, mais cet article me fait réaliser qu'il y avait peut être plus grave. Que cela se soit passé avec deux garçons différents veut peut être dire qu'ils n'en étaient pas là raison...
 
  • Big up !
Reactions : ClemChad

Mathilde Trg

Je rends la podcast money aux podcasteur·ices
Hello tout le monde :)
J'ai attendu la fin du week-end pour prendre le temps de vous lire et de vous répondre plus posément. Merci à toutes pour vos messages ! J'en ai aussi reçu sur Twitter, sur Instagram, des remerciements ou des gens qui me disaient « au moins si ça arrive à quelqu'un que je connais je saurai mieux réagir », et tout cela m'a hyper émue et rassurée.

C'était difficile de publier cet article (je ne regrette rien hein, j'avais juste ultra peur). J'ai décidé définitivement de le faire lorsque je me suis aperçue qu'en tapant ces questions sur Google je ne tombais sur RIEN DU TOUT. Je me suis dit que je ne pouvais pas laisser ce vide, pour toutes les meufs qui potentiellement traversent aussi ça ou quelque chose de similaire.
Je m'étais déjà dit que, si moi je le vivais, je ne devais pas être la seule. Puis les circonstances ont fait que j'ai rencontré quelqu'un qui m'a dit connaître la même problématique (à sa manière bien sûr, mais c'était similaire), et je me suis dit : « ok, en fait on est probablement nombreuses, le seul truc c'est que personne n'en parle. J'ai la chance d'avoir un espace pour m'exprimer. Faut que j'en parle. ».

Mais jusqu'au moment où j'ai commencé à recevoir vos messages, je ne savais pas si ça résonnerait chez vous, si ça vous toucherait, si j'étais pas complètement à côté de la plaque. Et surtout, j'avais peur de mal faire passer mon message, parce que je voulais transmettre de l'espoir avant tout (c'est d'ailleurs l'objet de mon prochain article à ce propos : comment j'ai commencé à m'en sortir).
Donc merci infiniment pour cet accueil et ces retours.

J'ai pas fini mon chemin (heureusement, qu'est-ce qu'on s'emmerderait, sinon), et je vois que pour plusieurs d'entre vous la route est encore longue aussi. Je suis pas thérapeute, je suis pas médecin, je suis pas pro, et je ne peux pas vous apporter autre chose que mon témoignage, mon histoire, comme un soutien et un moyen de vous dire « vous n'êtes pas seules, ça va aller ».

@ClemChad cf. ce que je viens de dire, je ne peux pas t'offrir grand-chose d'autre que mon expérience, mais au sujet des scarifications et du rapport au corps, j'avais écrit il y a quelques temps un autre témoignage où je raconte une partie de mes difficultés et de comment je les surmonte.

Mais du coup, j'en viens à mon propos : merci à toutes d'être aussi cool. Ça me conforte dans le sens de ce que je fais. Et ça, c'est ultra précieux <3
 
Merci pour ce témoignage. J’ai pendant longtemps cru être seule à vivre ces crises de panique, à me retrouver Dans un lit en pleurs à tenter de m’echapper d’un ennemi absent depuis si longtemps.
Chez moi, j’arrive de plus en plus facilement à identifier les éléments déclencheurs (le plus évident est la méfiance, si j’ai le moindre doute ou ressentiment ou colère envers mon partenaire, c’est pas une bonne idée car cela se retourne contre moi quasiment à tous les coups)
C’est comme un signal d’alarme, néanmoins ce n’est pas toujours simple à vivre...
Heureusement, la maturité, la thérapie, la confiance en moi, la rencontre de partenaires ouverts et à l’ecoute Ont fortement réduit la fréquence et l’incidence des crises. Et j’en suis heureuse :-)

Elles m’ont apporté bien des désagréments mais également m’ont forcé à apprendre le consentement et à l’intégrer totalement dans ma vie sexuelle. Si je dis oui, c’est un vrai oui sans doute et c’est tellement plus simple :-)

Merci à vous toustes pour cela !
 

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