L’équitation, ce sport très féminin… avec peu de femmes à haut niveau

De manière générale, tout ce qui est dit "activités féminines" (C'TE GROSSE BLAGUE) sont quand même bien squattés par les hommes de manière professionnelle ou à haut niveau.
Genre, la cuisine est souvent dite "pour les femmes" ("FEMME, VA ME FAIRE A MANGER !"), et pourtant tout les grands chefs sont en majorité... des hommes :hesite: :stare:. Et dans le domaine de la couture : on voit plus souvent des femmes dans tout ce qui est vente etc, mais dans le domaine de la grande couture et de la confection, j'ai l'impression que c'est aussi prédominent masculin...
 

Mijou

Pouet Pouet
L'équitation c'était mon métier dans mon ancienne vie : j'ai été pendant 10 ans accompagnatrice de tourisme équestre (j'emmenais les gens en balades et randos, en gros), puis enseignante. Je me suis interessée au sujet, et on en a longuement parlé en formation, ma formatrice (et amie) ayant été en plus longtemps mariée à un cavalier de l'Equipe de France de Concours Complet.

Je ne sais pas pour les autres domaines, mais ce que je sais de l'équitation, c'est que ce n'est pas une discrimination spécifique au milieu (en tout cas hors celui des courses). L'équitation étant d'ailleurs l'un des rares (le seul ?) sport complètement mixte, même à haut niveau. Par conséquent, surement LE sport le moins sexiste qui soit ! Difficile de rester sexiste quand on voit des femmes battre régulièrement des hommes dans de grosses épreuves !
Ou alors une discrimination positive : à un niveau professionnel, les femmes sont très nombreuses dans l'enseignement ou en tant que soigneuses dans les écuries ou comme grooms (c'est le.la soigneur.euse qui s'occupe du cheval sur les concours).
En tant que cavalières professionnelles, elles sont généralement appréciées pour leur monte souvent moins en démonstration de force et plus douce, leur approche du cheval souvent plus affective que les hommes dont bon nombre pensent prouver leur virilité en soumettant par la force les chevaux.
Je dis bien souvent car bien sur il y a malheureusement des femmes brutales et heureusement des hommes très doux. Mais le sexisme intériorisé touchant tout le monde : l'homme doit être viril et macho = il pète la tronche de son cheval et ne lui fait pas de calins ; la femme doit être douce et maternelle = elle chouchoute son cheval et cocoone les tout-petits dont elle a la charge...

Et cette masculinité toxique qui créé la brutalité, je l'ai vu parmi mes clients de balade : les hommes éprouvaient très souvent le besoin de se "valoriser" en prouvant qu'ils étaient capables de "maitriser" leur monture et n'avaient pas peur (pour un débutant en gros ça veut dire jouer au cow-boy en faisant n'importe quoi : arrêt brutaux, gros coups de talons etc... comme ils feraient des freins à mains ou des roues arrières avec des engins à moteurs...). Les femmes elles, s'autorisaient à avoir peur et laissaient faire leur monture (qui par ailleurs connaissent très bien leur job). J'avais une jument très sensible de la bouche que je ne confiait qu'à des femmes car elles étaient systématiquement très douces et ne cherchaient pas à l'embêter... contrairement à beaucoup d'hommes...

Pour en revenir au haut niveau, comme dans tous les sports (l'équitation étant en plus chronophage +++ car le cheval est également un athlète qui nécessite entrainement et soins) les femmes sont très peu nombreuses à haut niveau car elles arrêtent très souvent la compétition quand elles tombent enceintes (l'équitation étant en plus un sport dangereux pendant la grossesse à cause des risques de chutes)... et reprennent rarement derrière car c'est encore la femme dans nos sociétés qui doit élever les enfants, sans même parler de la condition physique qu'il faut récupérer pour reprendre le sport.
En plus, l'équitation est tellement chronophage que si le conjoint n'est pas lui-même cavalier, c'est très compliqué de faire durer un couple. Donc si il y a un choix à faire, indépendamment du niveau, c'est celle qui sera déjà arrêté cause grossesse qui élevera les enfants...

Suivant les disciplines d'ailleurs (et elles sont innombrables !), on voit plus ou moins de proportions de femmes à haut niveau : y'a quand même pas mal de femmes en dressage, en CSO, en western pleisure, en endurance... beaucoup moins en concours complet, en attelage ou en équitation de travail...

[EDIT : Sauf erreur de ma part, chaque année depuis plusieurs décennies (avant même que l'on parle de parité), il y a au moins une femme dans l'équipe de France de CSO, sur 4 membres, et elle est à chaque fois autant mise en avant que ses comparses masculins. Dans une société patriarcale comme la notre, pour un sport mixte, je trouve que c'est un indicateur assez parlant. Je pense même que ce sport est le moins misogyne de tous...]

Il faut savoir aussi que dans le haut niveau, les cavalier.e.s sont très rares à posséder leurs montures : celles-ci sont, dans 95% des cas, confiées, plus ou moins longtemps d'ailleurs, par des propriétaires. Propriétaires qui se moquent du sexe de la personne qui monte le cheval en compétition, l'équitation étant un sport en subtilité et en finesse, pas du tout en force brute (bien qu'il faille une excellent condition physique, notamment quand il faut encaisser des dizaines de kilomètres de galop pendant un cross ou une course d'endurance !). Bien souvent, comme je l'ai déjà dit, les propriétaires préfèrent d'ailleurs les femmes pour leur monte réputée plus en douceur.

J'ai assisté l'année dernière à une course d'endurance internationale 5* (très très haut niveau), les cavalier.es étaient grande majorité des femmes. Y'avait même une princesse de je ne sais plus quel pays du Golfe qui montait l'épreuve...

C'est même en train d'arriver dans le monde des courses qui lui, par contre, est très masculin et macho. Les entraineurs commencent à vouloir embaucher des femmes-jockeys (qui sont encore très rares... dans les épreuves amateurs, elles ont même encore des épreuves à part, contrairement aux autres disciplines équestres qui sont mixtes).
 
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Et même jusqu'à récemment, alors qu'on sait qu'en majorité, ce sont les femmes qui balayent, nettoient et récurent à la maison, le métier d'agent d'entretien municipal/balayeur n'était ouvert qu'aux hommes.
Donc en fait, les femmes n'avaient le droit de briquer que gratos, par contre les hommes étaient rémunérés (et c'était considéré comme un vrai boulot physique et épuisant, pas comme nettoyer chez soi qui équivalait apparemment à ne "rien foutre"). Heureusement, la situation semble avoir changé et les femmes peuvent désormais postuler.

En ce qui concerne l'équitation, Alexandra Lederman, une des rares femmes à pratiquer le CSO à haut niveau dans les années 90 et qui était devenue championne d'Europe en individuel en 1999, me semblait avoir du mal à retrouver des chevaux de même qualité que Rochet M... si elle avait été un homme au même niveau, nul doute que les sponsors auraient afflué (ps: ce ne sont que mes impressions, et ne repose en aucun cas sur des affirmations d'Alexandra Lederman).
 
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Le domaine de la compétition est quand même un monde relativement violent (hors exceptions). Ce qu'on demande des athlètes humains est très destructeur et de nombreux sacrifices sont exigés. Physiquement, mentalement. Le cheval est un athlète au même titre que l'homme, et autant l'humain peut prendre la décision de se faire souffrir au nom de la compétition, autant l'animal n'a pas son mot à dire.

Je crois que ça joue aussi beaucoup là-dessus. Mon ancienne coach a été très haute dans le domaine du monde western, dans le reining, et son corps est maintenant totalement détruit et abîmé par l'exigence du sport à haut niveau. Elle a la trentaine et est en retraite active (donne des cours, show encore mais plus de la même manière). Elle prend une dizaine de médicaments par jours pour passer la journée, suite aux douleurs et diverses destructions occasionnées par la pratique intensive.
Les chevaux sont pareils, la pratique intensive les détruits sur le long terme. Se pose donc un choix éthique, que je crois plus de femme ont du mal à faire.
Je crois qu'il y a un plus grand nombre de femmes qui ne veulent pas détruire la santé de leurs chevaux, et qui préfèrent privilégier le parcours à deux sur toute une vie, avec un cheval heureux et en bonne santé.
Car aussi, pour évoluer dans ce domaine, il faut changer de monture. On voit rarement un couple cheval / cavalière.ier pendant de longues années (ça arrive mais rare). Il faut changer en fonction de quand ton niveau dépasse celui de ton cheval, si il n'a plus les capacités, si il n'a pas la taille/l'âge/l'enregistrement requis ou si tu souhaites changer de discipline et que le cheval n'est pas adapté.

Tout ce que je dis c'est de mon vécu donc ça n'est qu'un témoignage, ce n'est pas une vérité absolue, mais je pense que cette disparité ne s'explique pas vraiment par le sexisme en pratique (mais si sans doute un peu au niveau des sponsors) car l'équitation est justement le sport où il n'y a pas vraiment de distinction, tout cavalier peut se mesurer de manière égale (granted ils ont les infrastructures, l'argent, et les moyens physiques / mentaux).
Je crois que c'est plutôt une manière d'éducation et de vision, donc le sexisme en amont.

Généralement, la femme va être plus éduquée sur l'empathie, la recherche du rapport à l'autre, le développement personnel. L'homme plus souvent éduqué sur le rapport de force, le fait de se prouver et de prouver aux autres les compétences.

Donc naturellement, sur le peu d'hommes qu'il y a dans le monde de l'équitation, beaucoup vont se tourner sur la compétition.

Et pour l'avoir vu de près, le monde de la compétition ce n'est pas doux et gentil.... Les pratiques pour arriver à des résultats peuvent être à vomir. Tout est caché, dissimulé, on prétend que c'est du passé mais ça reste très actuel, malgré les mesures prises (je sais qu'en western par exemple, après certaines épreuve on demande d'enlever l'équipement de tête, pour montrer que l'embouchure utilisée est correcte et qu'il n'y a pas des outils douloureux utilisés pour obtenir un plus gros effet. Mais rien ne prouve que ce que les gens utilisent à l'entraînement était bon. C'est pareil pour le saut, le dressage, le complet...).
Et en règle générale, cela rebute beaucoup de gens, surtout les femmes.
Les plus grands élans de colère, les tapes, les coups d'éperons violents, les dents explosées par le mors, j'ai vu ça majoritairement par des hommes (toute proportion gardée), mais je l'ai vu aussi chez des femmes. Tout le monde peut avoir des blessures d’orgueil, mais j'ai vu beaucoup plus de remise en question, de temps passé à s'occuper du cheval en dehors de la monte, de douceur et de moments à faire plaisir à l'animal de la part des cavalières que de la part des cavaliers.
Je crois que les cavalières (en général) aiment se tester et avoir des résultats, mais moins souvent au détriment du plaisir et de la relation avec l'animal. Là où le résultat et la fierté peut davantage compter chez le cavalier.
(Ce qui va donner des choses paradoxales, où chez certaines cavalières il va il y avoir une course à celles qui ont la plus belle relation avec leur cheval ahah, mais ça c'est un autre sujet et les dérives sont quand même moins problématiques que dans la compétition de haut niveau).

Exemple con, j'aime bien pendant la monte laisser le temps à mon cheval de respirer et de redescendre en pression pendant la monte. Il m'écoute plus après, et je le sens plus détendu et alerte. Ma coach n'aimait pas ça. Elle me disait que faire des doudouces pendant la monte ça allait lui donner de mauvaises habitudes et j'allais perdre des points en concours si il attendait sa récompense après un mouvement compliqué.
Oui c'est vrai, parfois il n'est pas tout droit et me regarde pour une carresse, donc je n'en fais pas, de compétition. Tout le monde n'est pas près à exiger la perfection d'un animal, d'autant plus quand l'animal à une sensibilité pareille...
 
@VeuxTu : Je ne pense pas que ça soit une question de sexisme, mais plus de "chance" de trouver LE cheval qui succède à Rochet M. Quand on fait, en deux ans, un podium aux JO et un aux JEM, suivis d'un titre européen, on a tous les chevaux qu'on veut ou presque. Reste à trouver LE cheval, et à l'amener au niveau sans qu'il ne se blesse, ni qu'il ne soit vendu, ni se blesser soi-même, avoir les moyens de s'engager sur les épreuves qu'on veut (et pas celles qu'on peut) avec les grooms qu'on veut... C'est une grosse loterie, au final.
 
@Noiz` , oui, c'est vrai, tu as tout à fait raison, les excellents chevaux, c'est rare. Il me semble cependant avoir lu quelque part que les cavalières pro, fût un temps, avaient à même niveau que les hommes, plux de mal á se faire confier des chevaux (même juste pour les valoriser) car justement les proprios pensaient que le bon cheval était "un coup de bol" et qu'ils voulaient quelqu'un qui ne "maternerait" pas leur cheval.
Ce qui rejoint d'ailleurs tout ce qu'a dit @Monanged, et qui dans le cas de l'équitation anglaise (je ne m'y connais pas en Western) a été en partie hérité de la tradition militaire, Saumur etc. Un ancien instructeur de mon club ne connaissait que l'apprentissage par la contrainte. Le cheval n'était qu'un adversaire à mater. Un cheval désobéit ? On le met en pelham. Et puis enrênement par défaut pour tous les chevaux, à tout niveau même pour les débutants. Et coup de chambrière dans les jarrets avant de sauter, ça "encourage". Pour une autre instructrice du même cru, un galop 7 devait savoir monter n'importe quel cheval. Désolée, mais je comprends qu'on ne veuille pas payer 15€ de l'heure pour se faire déglinguer par un cheval qui fait des bonds de 2m en l'air en série, ou se faire insulter si on refuse. Et un 3e réservait à ses cavaliers une punition discutable lorsque ceux-ci faisaient une erreur : il les faisait sauter une barre à 1m, à l'envers sur la selle (en longe).
D'ailleurs, aux JO d'Athènes, un des chevaux de l'équipe de France s'était gravement blessé au tendon à la réception d'un obstacle. L'équipe avait exprimé sa surprise, car le cheval n'aurait montré aucun signe avant coureur. Eh bien je connaissais quelqu'un qui montait avec les cavaliers français, et qui a révélé que tout le monde savait que le cheval n'allait pas bien, et qu'ils avaient espéré que le tendon ne lâcherait pas avant la fin du parcours. Résultat : cheval bousillé.
Maintenant, la tendance change (Michel Robert avait timidement ouvert la voie dès le début des années 2000), les entraîneurs ne sont plus issus de milieux militaires, et justement, la part de cavalières de haut niveau augmente. Le cheval semble devenir davantage un partenaire qu'un instrument, ils ne sont plus envoyés à l'abattoir à la fin de leur carrière ( je ne parle que des chevaux de haut niveau) et on cherche davantage leur bien-être.
Bien sûr, il restera toujours l'aspect discutable de "on force un animal qui préfèrerait brouter tranquille", mais on moins, on est, je l'espère, sur la bonne voie. Il serait bien triste que briller en concours ne puisse être que le résultat de brutalités.

Ps: je suis une ex-cavalière qui justement a arrêté de monter par pur dégoût de ces méthodes barbares. J'en ai trop vu et ça m'a écœurée.
 

Mijou

Pouet Pouet
@VeuxTu plus particulièrement mais de manière générale :
J'ai quitté le monde du cheval car je ne supportais plus la maltraitance ordinaire qui était considérée comme normale. J'ai bossé dans plusieurs clubs, certains très bien, d'autres franchement maltraitants, et c'est quand mon dernier patron m'a demandé de seller une jument de club qui allait faire la rame pendant 2h avec les débutants sur le dos, avec une selle cassé (je pouvais littéralement la plier en deux, l'arçon était cassé) que j'ai réalisé que j'avais atteint mes limites depuis en réalité bien trop longtemps.

J'ai de nombreux amis qui fréquentent le haut niveau, le commerce... j'ai vu aussi des trucs immondes de mes yeux.
Aux Fences (ventes de poulains de sport, une institution), les poulains sont barrés avant d'entrer en piste : on leur assène des coups de manches à balais sur les jambes pour qu'ils sautent très haut de peur de toucher la barre. Car un cheval qui saute haut et respecte la barre, ça se paye très cher.
J'ai vu un cavalier international très réputé, français, sur un concours organisé chez lui (je tairais son nom mais pour les connaisseur.euse.s, il a un style de monte très acrobatique et est connu pour ça:innocent:) péter la tronche à sa monture lors d'une épreuve jeunes chevaux à la réception d'une combinaison d'obstacles, de frustration d'avoir fait tomber des barres...(j'étais aux premières loges car je faisais ramasseuse de barre sur cette combinaison justement) et il a recommencé à la sortie de piste, donc c'est indéfendable d'un point de vue dressage du cheval, cavalier inter ou non. C'est juste passer ses nerfs sur le pauvre animal qui n'a rien demandé.
Sur le même concours, organisé donc par la famille de ce grand nom du saut d'obstacle, je tenais la porte d'entrée de piste sur une autre épreuve, j'ai vu sortir de piste un cavalier avec les flancs de sa monture blessé au sang par l'éperon. Je l'ai signalé au chef de paddock :"oh lui, oui c'est habituel" "mais on ne fais rien dans ces cas-là ?!" " Bof, si on veut l'embêter on le fera passer au contrôle vétérinaire"...
Voilà voilà...

Mais le haut niveau, c'est aussi, et assez paradoxalement en apparence, des chevaux globalement préservés puisque les chevaux qui font les JO par exemple ont en général autour de 18-20 ans, ce qui est un âge avancé pour un cheval, surtout de compétition.
C'est aussi un monde qui change avec des cavaliers qui passent leurs chevaux pieds nus, ou même, comme Ilaria Sutera (elle est tellement chouette cette femme <3) qui prône une vie au pré H24 en troupeau, une alimentation sans céréales, les fers en plastiques... y compris pour ses chevaux de grand prix, y compris pour les étalons. La jeune génération est en train de changer les mentalités, en tout cas je l'espère !
 
Dernière édition :
@Mijou , j'ai aussi été beaucoup bénévole sur des CSO (plus petit niveau par contre). Tout ce que tu racontes, je l'ai aussi vu. Avec en prime, un adjudant qui était connu pour faire foncer son cheval sur les bénévoles. Normal et jamais sanctionné, on nous disait juste de faire gaffe. Et pareil, en club, des chevaux "gentils" montés 6h de suite, et des "pas gentils" qui restent enfermés 2-3 jours de suite...on s'étonne ensuite qu'ils pètent un câble.
Quant à l'acrobate, j'ai jamais aimé son style, toujours l'impression qu'il était pendu aux rênes et devait retomber bien lourdement dans la selle ! Il m'a toujours semblé très brutal.

J'ai aussi constaté les récentes améliorations... pourvu que ça devienne la norme ^^ et que les brutes soient sanctionnées par des exclusions, c'est bien plus efficace que des amendes.
Merci Mijou d'avoir partagé ton expérience :) mais désolée de voir tout ce que tu as dû subir, ainsi que tes chevaux.
 
Dernière édition :
Il est vrai qu'il n'y a qu'une cavalière française de CSO connue au niveau mondial de nos jours, et c'est Pénélope Leprévost (je ne compte pas Alexandra Ledermann qui est de la "génération d'avant")... mais ma chouchoute reste la Portugaise Luciana Diniz, c'est probablement la seule que j'ai vue se pointer aux JO sans embouchure particulière ni enrênement, pas même une martingale à anneaux.
@Mijou, je vois exactement de qui tu parles et je trouve ça très décevant, sa monte freestyle ne m'a jamais trop choquée car il y a des cavaliers qui commettent bien plus de dégâts sur leurs montures sans que personne ne le remarque, mais je ne le pensais pas comme ça. :angry:
Pour faire écho à ce que vous dites, je ne sais pas comment est le concours complet à haut niveau, mais le dressage ne vaut pas mieux que le saut, la tortionnaire Anky van Grunsven a eu trois titres olympiques alors qu'elle est notoirement connue pour défoncer la tête de ses chevaux, quant au Suédois Patrik Kittel, c'est aussi un expert ès rollkür mais il a quand même fallu que son cheval saigne de la bouche pour que les juges se décident à le faire dégager... C'est la discipline où les femmes sont les plus représentées au niveau mondial, mais comme n'est pas Charlotte Dujardin qui veut, elle compte beaucoup de "brutasses", telles Adelinde Cornelissen et Isabell Werth...
Pour avoir beaucoup été bénévole sur les terrains d'amateur et de club, j'en viens même à trouver qu'on n'autorise jamais à ce niveau le dixième de ce qui est toléré dans les plus hautes sphères... Ce qui n'empêche effectivement pas les chevaux bien traités de réaliser des prouesses, c'est le seul exemple qui me vient en tête mais Sandro Boy a fait des concours internationaux au moins jusqu'à 18-19 ans.
@Mijou, je suis d'accord avec toi, j'étais encore récemment animatrice en centre équestre et c'est dingue comme les hommes, même (et surtout) débutants, qu'on doit emmener en balade veulent avoir une relation de domination avec leur monture. Alors que les chevaux de mon ancien boulot sont carrément des anges...
 
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