Pour les cours, je viens de terminer La vie heureuse, de Nina Bouraoui, que j'ai beaucoup aimé, c'était "grand", subtil, maitrisé, doux. C'est rare de lire, il me semble, un récit de soi qui va vers la construction, l'espoir si on peut dire, et non penché vers le nihilisme. Je suis vraiment contente d'avoir découvert une nouvelle auteure préférée, je suis toute excitée à l'idée d'avoir toute son oeuvre à aborder.
J'ai aussi relu Boule de Suif de Maupassant, c'est drôle parce que ces temps-ci je ne lis que du très contemporain, alors replonger dans du réalisme, ce fût un mini-choc. Presque dix ans ( ahaha, j'aime bien dire cela, j'ai l'air toute vieille et pleine d'expérience ) après ma première lecture, j'ai encore bien aimé, les nouvelles sont bien construites et laissent un petit arrière-goût latent et pas désagréable du tout.
Lu aussi Comment faire une maison avec ses morts, d'Elise Turcotte, qui propose une réflexion bien pertinente sur le traitement de la mort d'une manière poétique et d'un point de vue anahistorique surplombant. Elise Turcotte est toujours aussi cool et touchante. Je suis nulle parce que je devrais être en train de faire un compte rendu de cinq pages sur ce bouquin au lieu d'en parler très mal ici ! gnagna.
Là, je commence Quoi ? L'éternité de Marguerite Yourcenar, que je n'ai jamais été capable de lire, alors je croise les doigts pour être soudainement dotée d'un cerveau, hier je me suis endormie dessus. Je sais pourquoi je dois trouver que c'est un texte intéressant, effectivement il me parait riche et dense et brillant, mais moi justement pas assez pour l'aborder ! Et je lis aussi parce que j'ai besoin de poésie pour vivre L'étang noir de Benoit Jutras, qui s'annonce beau comme du Benoit Jutras.