J'ai lu Mauvais Génie de Marianne Denicourt et Judith Perrignon, qui est plutôt bien écrit mais assez pénible. Il traînait dans la bibliothèque d'une amie, sinon je ne pense pas que je l'aurais lu, mais vu que j'aime beaucoup Desplechins ça m'a intriguée. C'est haineux et égocentrique, un peu répétitif, on peut sans doute s'en passer.
J'ai fini Le tour d'écrou de James, qui n'est pas si mauvais que ça au final. Je ne suis absolument pas convaincue par la dimension fantastique, je pense que l'interprétation psycho/psychanalytique est plus convaincante parce que la dimension fantastique me semble finalement assez peu développée et que, contrairement à d'autres, le livre ne me semble pas vraiment vouloir prendre le lecteur au jeu. Je trouve toujours la traduction assez nulle.
Le Square de Duras et j'ai trouvé ça assez nul alors que j'aime bien Duras, sans doute parce que je n'ai trouvé aucune dimension aux personnages et donc à leur échange. Cela m'a semblé assez creux finalement, un enchaînement qui ne mène nulle part.
J'ai relu Le Crève-Coeur et le Nouveau Crève-Coeur d'Aragon, que j'ai beaucoup aimé à certains moments et beaucoup moins à d'autres. J'apprécie vraiment Aragon mais j'aime lorsqu'il y a une structure, ou en prose, en vers libres je trouve que quelque chose se perd, ça me semble souvent moins fort. Je dois être un peu formaté mais l'irruption du quotidien, du simple, dans des alexandrins fait parties des choses que j'aime bien chez Aragon, alors qu'en vers libres j'ai un peu envie de dire "ouais bon, et alors ?".
Et je suis en train de lire Propos sur le bonheur d'Alain. Ce n'est pas révolutionnaire, mais c'est intéressant, intelligent et très très accessible. Bon l'écriture fait un peu livre de développement personnel par moments, mais c'est plutôt pas mal. En plus j'aime bien Alain, il donne l'impression d'être en train de discuter dans un café avec un ami, je trouve ça cool.