john-john;4286565 a dit :
"Je veux bien croire que la persévérance peut suffire à pousser les plus rétives aux maths jusqu'au bac, mais au-delà ? Pour aller jusqu'au Master ? Ne faut-il pas avoir quelque chose en plus pour réussir en tant que fille dans cette filière ?"

WHAT ? :wut: :facepalm:

Pour un article qui veut mettre en avant la possibilité pour chaque fille de s'engager dans la voie qui lui plaît, c'est une formulation bien maladroite...

Bien évidemment que toutes les filles peuvent réussir dans n'importe quel domaine, du moment qu'elles sont motivées. Ou en tout cas, si certaines personnes ne réussissent pas dans une filière donnée, c'est pour des motifs qui n'ont rien à voir avec leur sexe (écoles privées aux frais de scolarité très élevés, domaines où il est difficile de trouver un stage sans piston...). Alors certes, il y a la question du sexisme au moment d'entrer dans la vie professionnelle, mais là si je ne m'abuse, on ne parle encore que de la formation, et à ce stade il n'y a aucune raison d'être freinée en tant que fille. Et même dans l'hypothèse où nos comparses masculins ne nous voient pas d'un très bon oeil (ce qui ne m'est jamais arrivé mais je le conçois), ça ne nous empêche pas d'aller jusqu'au Master, sauf en cas de contexte d'étude vraiment insupportable, de harcèlement...

C'est vrai que quand je l'ai lu j'ai buggue aussi: "bah elle l'a pas déjà dit? Aimer les maths?!" Pour moi c'est la seule explication qui explique les ratio actuels des filières scientifiques, car on fait croire au filles que si elles n'aiment pas les math c'est pas très grave, c'est des filles :facepalm:
 

Fab

Fondateur de mad
vekahere;4286835 a dit :
 et justement arrêter ces bêtises de "les filles sont nulles en math" (j'ai l'impression d'enfoncer des portes ouvertes mais vu le début de l'article...). A partir de là, il n'y aura plus non plus besoin d'avoir des sites / organisations spéciales qui promeuvent le girl-programming ou ce genre de trucs, qui me dépassent un peu.
C'est comme si y avait un coursera ou un site du zero pour les filles, enfin, ça veut dire quoi ? Je trouve que ces démarches peuvent vraiment "back-fire" rapidement  (ça fait un peu "on a simplifié/glamorisé le truc pour que ça plaise aux fââmes"...).
Mais c'est un peu l'histoire de l'oeuf ou la poule, non ? Si la société était plus féministe, l'école le serait aussi et on arrêterait de faire croire aux filles qu'elles sont pas faites pour les maths - j'ai une fille qui a 7 ans, qui dit haut et fort qu'elle adore les maths, qui compte tout ce qu'elle peut compter, si j'entends le moindre prof remettre en cause sa passion pour les maths sous prétexte qu'elle est une fille, je brûle l'école (mais j'ai aussi conscience que peu de parents sont dans mon cas).

À part ça, je voulais dire deux choses : 

1/ Pour commencer, je pense qu'il manque des role models aux filles qui veulent bosser dans l'informatique / les maths, vous ne croyez pas ? Y'a un vrai souci d'identification. Je ne dis pas que c'est IMPOSSIBLE de s'identifier à Steve Jobs quand t'es une fille, mais je pense que c'est plus simple de s'identifier à Steve Jobs quand t'es un mec. (peut-être que je me trompe, tu me diras)

C'est un peu ce qu'on essaie de faire avec ces interviews. Si l'idée de "comment fait-on quand on est une fille ?" vous hérisse parce que vous y êtes et que vous avez réussi tout en étant une fille, je peux le comprendre mais mettez-vous à la place de toutes les autres qui se disent que parce qu'elles sont des filles, ces filières-là ne sont pas faites pour elles. La preuve avec cet article de l'Etudiant, que je me permets de citer :

Le nombre de femmes en écoles d’ingénieurs a triplé en 20 ans. Elles étaient 29.000 à la rentrée 2008 contre 10.200 en 1988. Pourtant, la part de filles dans les formations d’ingénieurs peine à dépasser les 27 %. [...]
Seule la filière des technologies de l’information et de la communication souffre encore : – 11 % de filles en 2 ans dans une branche déjà peu féminisée. La sortie d’une Barbie ingénieur informaticienne sera-t-elle suffisante pour faire évoluer les représentations des générations futures ?


CQFD. C'est à elles que MarieCharlotte s'adresse à travers ses questions, qui peuvent paraître bizarrement formulées, j'en conviens.

2/ Ensuite, tu ne comprends pas le fait qu'il pourrait exister un site du zero pour les filles, mais au-delà de l'aspect "simplification / glamour" (dont on se fout éperdument, je suis d'accord), peut-être qu'un tel site pourrait gagner à s'adresser uniquement aux filles, dans un seul but : réunir des filles autour du même problème, afin qu'elles causent entre elles d'un problème qu'elles ont rencontré etc. 

J'extrapole peut-être mais c'est ce qui fait le succès du forum de madmoiZelle tous les jours depuis 8 ans : les mecs n'y sont pas autorisés et je suis à peu près sûr aujourd'hui que si les mecs pouvaient venir poster, de nombreux échanges ne seraient pas aussi riches.

Ça serait d'autant plus vrai que globalement, j'ai cru voir çà et là que bcp de mecs ne sont pas spécialement tendres envers les filles qui tentent de faire leur trou dans le domaine. (mais encore une fois, peut-être que je me trompe, vous me direz :))
 
Dernière édition :
Alors alors !
Je viens réagir ici, parce que c'est un sujet qui me touche particulièrement vu que je souhaite faire carrière dans le développement après mes études.

Cependant, je n'ai absolument pas le même parcours ni profil que l'auteur(e? j'ai du mal à mettre un -e à ces mots là... )
Donc, je suis titulaire d'un bac L (vous vous dites, celle là, elle est mal barrée...) et en plus j'ai commencé une fac de lettres (encore mieux, me direz vous)
/3615 racontalife on/
En gros, je suis passionnée de technologie depuis une paire d'années, mais, j'ai toujours été une BOUSE en maths, la faute à des profs qui n'expliquaient que d'une manière sans chercher à te faire comprendre autrement, plus le côté "abstrait" de la matière, j'entends par là son utilité concrète (ça sert à quoi une équation? hein?)
Cette année, je me suis mise, sur les conseils d'un ami développeur web, à étudier un peu tout ça (merci le site du zéro) et je me suis rendue compte que je comprenais bien, que mes idées tenaient la route et tout, et que, d'après mon ami, j'apprenais vite ! Tout ça me rassurait, car persuadée que nulle en maths = adieu informatique ben... j'avais décidé de faire un bac L et de m'orienter dans les livres, autre domaine qui me passionne, mais pas autant.

Mon plus gros problème est maintenant la réorientation. Eh ouais, avec un bac L et une année de lettres, ben pour aller en informatique, tu peux toujours te brosser!
(Sachant que mes bulletins de lycée sont pas tip top quoi)
Je trouve ça inadmissible qu'on ferme autant de portes aux autres bac pour aller en Info, un niveau de maths, quand on est motivé, même si on sera pas excellent, ça se rattrape, si ça se trouve, j'aurais de bien meilleurs résultats en dev qu'un mec qui a fait bac S spé maths mention TB + 2 années de prépa ! Car comme l'a souligné l'auteure, il faut aussi de la CREATIVITE dans ce métier, de l'imagination tout ça, dont (désolée pour le cliché) sont parfois dépourvus les "scientifiques" pur et durs.

Bref, c'était le pavé de la fille révoltée par le système scolaire qui veut enfermer tout le monde dans des cases dès qu'on a choisi notre filière de BAC !
 
  • Big up !
Reactions : Nastja
fab;4286982 a dit :
vekahere;4286835 a dit :
 et justement arrêter ces bêtises de "les filles sont nulles en math" (j'ai l'impression d'enfoncer des portes ouvertes mais vu le début de l'article...). A partir de là, il n'y aura plus non plus besoin d'avoir des sites / organisations spéciales qui promeuvent le girl-programming ou ce genre de trucs, qui me dépassent un peu.
C'est comme si y avait un coursera ou un site du zero pour les filles, enfin, ça veut dire quoi ? Je trouve que ces démarches peuvent vraiment "back-fire" rapidement  (ça fait un peu "on a simplifié/glamorisé le truc pour que ça plaise aux fââmes"...).
Mais c'est un peu l'histoire de l'oeuf ou la poule, non ? Si la société était plus féministe, l'école le serait aussi et on arrêterait de faire croire aux filles qu'elles sont pas faites pour les maths - j'ai une fille qui a 7 ans, qui dit haut et fort qu'elle adore les maths, qui compte tout ce qu'elle peut compter, si j'entends le moindre prof remettre en cause sa passion pour les maths sous prétexte qu'elle est une fille, je brûle l'école (mais j'ai aussi conscience que peu de parents sont dans mon cas).

Waw j'ai une réponse de Faaab :halp: (ça c'est fait :yawn:).

Bah, oui pour l'oeuf ou la poule. Vous avez le droit de faire des articles planplans mais j'ai pas le droit de faire des commentaires bateaux où je précise que j'enfonce des portes ouvertes ? :) Surtout que l'article en parle à la fin.

(Et pour ta fille, le bouquin le Démon des Maths est très chouette -bon, un peu ardu pour son âge peut-être-)

undefined a dit :
À part ça, je voulais dire deux choses :
1/ Pour commencer, je pense qu'il manque des role models aux filles qui veulent bosser dans l'informatique / les maths, vous ne croyez pas ? Y'a un vrai souci d'identification. Je ne dis pas que c'est IMPOSSIBLE de s'identifier à Steve Jobs quand t'es une fille, mais je pense que c'est plus simple de s'identifier à Steve Jobs quand t'es un mec. (peut-être que je me trompe, tu me diras)

C'est un peu ce qu'on essaie de faire avec ces interviews. Si l'idée de "comment fait-on quand on est une fille ?" vous hérisse parce que vous y êtes et que vous avez réussi tout en étant une fille, je peux le comprendre mais mettez-vous à la place de toutes les autres qui se disent que parce qu'elles sont des filles, ces filières-là ne sont pas faites pour elles. La preuve avec cet article de l'Etudiant, que je me permets de citer :

Le nombre de femmes en écoles d’ingénieurs a triplé en 20 ans. Elles étaient 29.000 à la rentrée 2008 contre 10.200 en 1988. Pourtant, la part de filles dans les formations d’ingénieurs peine à dépasser les 27 %. [...]
Seule la filière des technologies de l’information et de la communication souffre encore : – 11 % de filles en 2 ans dans une branche déjà peu féminisée. La sortie d’une Barbie ingénieur informaticienne sera-t-elle suffisante pour faire évoluer les représentations des générations futures ?

CQFD. C'est à elles que MarieCharlotte s'adresse à travers ses questions, qui peuvent paraître bizarrement formulées, j'en conviens.

Je ne voyais pas ces interviews avec le but de créer des "role models" (parce que franchement le terme est fort quoi...). Déjà, je ne vois pas forcément pourquoi on doit avoir un role model du même sexe que nous, mais bon, après je comprends que pour plein de petites filles c'est plus facile de s'identifier/se projeter vers une femme plus tard. Dans ce cas-là, effectivement, on a un petit manque.
Je voyais plus ces interviews comme des ouvertures sur des domaines auxquels on ne penserait effectivement pas au premier abord, par "cliché", ou qui sont méconnus (sur certains autres témoignages très intéressants). Effectivement ça peut donner un déclic, ou au moins entre-ouvrir la porte vers cette filière.
J'entends bien qu'en plus, c'est un témoignage d'un milieu majoritairement masculin, alors bien sur que la question de "comment ça se passe quand on est une fille" se pose, je n'ai jamais dit le contraire (enfin c'est surement une réponse générale aux autres commentaires mais je n'ai pas l'impression que d'autres madz aient dit ça non plus).
Il y a une différence notable entre poser la question "as-tu eu des difficultés particulières dans ton parcours liées à ton sexe" et tourner DIRECTEMENT la question en y intégrant le cliché à débusquer : "ne faut il pas avoir quelque chose en plus pour réussir dans ce milieu ?", enfin moi ça me frappe, c'est hyper biaisé comme question (d'où le fait que je pensais même que c'était une question "bidon" juste pour pouvoir lui faire répondre "ouh lalala pas du tout", mais elle est quand même mal tournée). De même, est-ce utile de souligner des choses comme "elle fait des maths en allemand, elle aime les défis", sous-entendant encore une fois que les maths, c'est un vrai challenge (pour les femmes ?)... Enfin je ne sais pas si je suis claire, c'est vraiment des points de détails hein qui m'ont fait lever un sourcil mais ça avait un petit côté "la journaliste Grazia interview cet animal étrange : la développeuse" :yawn: (je force le trait hein).

C'est pas la démarche qui me dérange du tout, bien au contraire, c'était juste deux trois points de formes (ça m'a peut-être moins choquée dans les autres interviews parce que ça me tenait moins à coeur, je sais pas).

undefined a dit :
2/ Ensuite, tu ne comprends pas le fait qu'il pourrait exister un site du zero pour les filles, mais au-delà de l'aspect "simplification / glamour" (dont on se fout éperdument, je suis d'accord), peut-être qu'un tel site pourrait gagner à s'adresser uniquement aux filles, dans un seul but : réunir des filles autour du même problème, afin qu'elles causent entre elles d'un problème qu'elles ont rencontré etc.

J'extrapole peut-être mais c'est ce qui fait le succès du forum de madmoiZelle tous les jours depuis 8 ans : les mecs n'y sont pas autorisés et je suis à peu près sûr aujourd'hui que si les mecs pouvaient venir poster, de nombreux échanges ne seraient pas aussi riches.

Ça serait d'autant plus vrai que globalement, j'ai cru voir çà et là que bcp de mecs ne sont pas spécialement tendres envers les filles qui tentent de faire leur trou dans le domaine. (mais encore une fois, peut-être que je me trompe, vous me direz :))

Eh bah c'est marrant que tu fasses la comparaison avec Madmoizelle parce que justement, c'est un truc qui me divise à l’intérieur. Je comprends l'argumentaire en faveur de "cercles" réservés aux femmes et à leurs discussions. Mais, foncièrement, ça me chiffonne. Après j'y peux rien, j'entends bien que ça puisse être nécessaire etc. Cependant, je trouve que pour Madmoizelle, il y a une différence : des sujets très intimes, liés à notre sexe, sont abordés sur le forum, et le côté "cercle fermé" permet une grande liberté de paroles, et donc des échanges qu'on n'aurait pas ailleurs.
Je trouve ça dommage d'avoir besoin de "groupe" pour discuter de problèmes scientifiques entre femmes, même si j'imagine que ça peut être bénéfique ou nécessaire, je considère juste que le fait d'avoir un utérus ne change rien à comment mon code va compiler :yawn:. Je n'avais pas forcément pensé à l'argument des "mecs pas tendres" mais enfin...
Bref, en fait ça me rend juste triste que ces groupes aient besoin d'exister. Je suis juste un gros bisounours en fait haha:free:.

Mais dans mon domaine par exemple, il existe un workshop (au sein d'une grosse conférence internationale) "dédié" aux femmes : en gros ce workshop publie des papiers uniquement écrit par des femmes, et organise des events genre petit-dej', pour faire un réseau de femmes dans le milieu (enfin, je suppose, je n'y suis jamais allée pour l'instant). Mais paradoxalement, elles ne font pas de "promotion" à l’extérieur (je sais pas, intervention dans les lycées ou autre) du domaine, elles ne seront des "role-models" justement pour personne, à part dans notre cercle restreint (et encore quoi). Du coup c'est dommage parce que je ne vois pas l’intérêt. Bien sur que le milieu est machiste (disons, paternaliste), mais je ne suis pas persuadée que c'est en faisant des confs "pour femmes" que ça va changer. En plus, les publis "réservées" aux femmes, je trouve ça un peu limite puisque dans toutes les confs (à ma connaissance) les articles doivent être anonymisés pour être notés avant publication éventuelle. A la limite qu'il y ait un jury qui sélectionne les travaux majeurs de femmes (publiés/présentés dans l'année par exemple), ça aurait plus de sens. (Je leur enverrai mail hahaha).
(Je sais plus pourquoi je racontais ça, du coup mon paragraphe se termine en eau de boudin :yawn:)

(Désolée pour les fautes/répétitions éventuelles, réponse pondue à l'arrache)

@elyan : il me semble qu'il y a des facs qui proposent quelques semaines de remise à niveau en math avant l'entrée en L1, pour les profils différents justement, à Paris en tout cas, si ça t’intéresse.
 
Dernière édition :
Je fais de l'informatique depuis 7 ans, ma carrière est plutôt cool.
Je voudrais juste donner mon opinion sur certains points.
Tous d'abord pas besoin d'être bonne en maths pour faire de l'informatique.
Perso je suis une quiche en maths, j'ai pourtant fait un BTS info et une licence et cela ne m’empêche pas non plus d'être bonne dans ce que je fais.
Je pense que pour faire ou choisir un métier nous n'avons pas besoin de s'identifier à des gens connus.
Au pire il y a des femmes auxquelles s'identifier si besoin est. On entends juste moins parler d'elles.
J'ai aussi envie de dire qui a besoin d'un site du zéro plus féminisé? L'important c'est le contenu et il y est.
Perso je fais du PHP et il existe des communautés de "filles" :  européennes comme les PHPWomen, ou au niveau de la France il existe des groupes comme les Girlz In Web
Je suis moi même dans une asso dont le but est de promouvoir le PHP mais je ne ressens pas le besoin de m'adresser juste à des filles. Je pense qu'avant tout l'informatique est une communauté mixte, certes il n'y a pas assez de filles, mais je ne pense pas que ça servirait à quelque chose de faire une communauté plus fille. Je n'ai jamais rencontré de problèmes de sexisme, quelques problèmes d'égos comme il est dit dans l'article mais c'est tout.

Je pense juste que les femmes ont des préjugés envers le métier d'informaticien et pour moi c'est cela le vrai problème, si elles creusaient un peu plus peut être qu'il y aurait plus de femmes en infos
 
Bonjour ! 

Pour répondre à @vekahere (mais pas uniquement !), je voulais préciser quelques points : 

Je rencontre des jeunes professionnelles qui ont des parcours très différents, des expériences très différentes. L'ambition ne cette chronique n'est pas de dresser des "portrait robot" de chaque métier, le parcours et l'expérience de Ludwine sont uniques et c'est son parcours et son expérience que nous avons mis en valeur (ensemble) dans cet article. 

En 2 heures d'interview, le sujet des maths et des préjugés est revenu souvent. Le sujet de l'orientation "déterminée", cloisonnée (et influencée parfois/souvent) par des préjugés de genre est revenu souvent. 

La question qui met l'accent sur "en étant en fille", nous l'avons voulue pour toucher directement celles qui se posent cette question, du "étant une fille, est-ce vraiment fait pour moi" ? 

Sur la question des roles models, je suis persuadée qu'il est indispensable d'avoir des roles models féminins. Moi non plus je ne pense pas au fond de moi qu'être une femme change quoi que ce soit à la choucroute. 

Mais pour mon entourage professionnel (passé !), ça changeait tout. Et c'est là que la présence d'un role model (ne serait-ce qu'UNE professionnelle à laquelle je puisse m'identifier), ça change tout. 

Quand on travaille dans un univers masculin et qu'on est traitée/abordée "en tant que femme", je suis convaincue qu'il est pertinent de poser la question, et du coup, "en tant que femme" comment tu t'en sors ? (Et je me trouvai fort dépourvue lorsque mon unique role model féminin fut remerciée. Je n'avais plus personne à qui parler ; mon manager ? Le premier à me dire "vous êtes une femme, et une jeune, donc vous êtes perçue différemment". Certes...Mais encore ?)

Pour toutes celles qui s'en sortent très bien sans avoir à passer par cette étape, tant mieux pour elles ! Ce n'est pas normal que ce ne soit le cas pour toutes les femmes !!! 

Quant au ton "Grazia interview cet animal étrange", j'assume complètement ! :cretin: J'essaie de varier la forme écrite de ces entretiens, en fonction des personnalités que j'ai en face de moi. En l'occurrence, je me suis retrouvée face à une fille hyper enthousiaste, qui parlait de sa profession et des maths avec passion ; et moi, en face, qui n'y connait rien du tout à son milieu pro, avec tous les préjugés que je ne pense pas être la seule à avoir en tête (comme le cliché du geek qui code tout seul devant son ordi ! :cretin: ) Donc j'ai pris le parti de l'approche "naïve" ; 

Ceci étant dit, j'ai lu attentivement vos commentaires, et je garde à l'esprit ces remarques pour les futurs entretiens ! ;)

Chaque fille que j'ai rencontrée/interviewée avait un message à faire passer, par rapport à son expérience personnelle. Il y aura certainement, à venir, des filles dont l'expérience perso ne sera pas représentative de la profession, ou "des filles dans cette profession", je n'en doute pas ; 

Mais c'est aussi grâce aux échanges et aux réactions que les filles qui hésitent à choisir leur orientation trouveront peut être des réponses à leurs interrogations ! :)
 
fab;4286982 a dit :
Mais c'est un peu l'histoire de l'oeuf ou la poule, non ? Si la société était plus féministe, l'école le serait aussi et on arrêterait de faire croire aux filles qu'elles sont pas faites pour les maths - j'ai une fille qui a 7 ans, qui dit haut et fort qu'elle adore les maths, qui compte tout ce qu'elle peut compter, si j'entends le moindre prof remettre en cause sa passion pour les maths sous prétexte qu'elle est une fille, je brûle l'école (mais j'ai aussi conscience que peu de parents sont dans mon cas).

Tu as l'air de sous entendre que l'école est aussi sexiste que la société. Je ne suis pas d'accord, de tous les établissements scolaires que j'ai fait, je n'ai JAMAIS entendu ou vu une remarque sexiste de la part d'enseignants. S'il y a bien un endroit où il y a une vraie égalité homme femme c'est bien à l'école! Je pense que cette idée des matières ou professions genrés viennent de l'environnement familial et social.  Probablement les médias aussi.


@Marie.Charlotte :  Quand on travaille dans un univers masculin et qu'on est traitée/abordée "en tant que femme", je suis convaincue qu'il est pertinent de poser la question, et du coup, "en tant que femme" comment tu t'en sors ? (Et je me trouvai fort dépourvue lorsque mon unique role model féminin fut remerciée. Je n'avais plus personne à qui parler ; mon manager ? Le premier à me dire "vous êtes une femme, et une jeune, donc vous êtes perçue différemment". Certes…Mais encore ?)
De mon vécu et les commentaires précédents le confirment : en informatique, on n'est pas traitée/abordée en tant que femme. Ce n'est pas le milieu masculin fermé comme peut l'être l'armée, la politique ou le management.
Dans mon premier stage dans une PME d'une dizaine de personnes, on était que deux femmes et j'étais la seule informaticienne. Et bah je l'ai à peine ressenti!
Deuxième stage : grosse boite mais service d'une dizaine de personnes et pareil que deux femmes informaticiennes. Je me suis sentie toujours l'égal des autres, jamais de référence à mon sexe.
Mon boulot aujourd'hui : un service d'une vingtaine de personnes, 5 femmes informaticiennes et pareil RAS.

Un role model sert s'il y a à se défendre d'être une femme, mais en informatique, j'ai jamais eu le sentiment qu'on ait besoin de se défendre.

Après on peut en avoir de manière générale, à l'instant c'est Marie Curie qui me vient à l'esprit car c'est une des premières scientifiques à avoir percé et qui à démontrer que les femmes aussi avaient leur place dans le monde scientifique. Ce que j'aime bien chez Marie Curie, c'est qu'elle faisait partie d'une bande de joyeux lurons chercheurs qui se foutaient qu'elle soit une femme et qui la voyait comme n'importe quel chercheur. Depuis on ne compte plus les découvertes significatives faites par des femmes et pour moi c'est acquis que les femmes ont leur place dans le monde scientifique et j'ai l'impression que c'est le cas pour la quasi totalité de mes concitoyens.

Pour moi le problème n'est plus le milieu qui est difficile d'accès, c'est le filles qui se brident elle même car la société n'attends pas d'elles qu'elles soient carriéristes et qu'elles aient des ambitions. Mais c'est quelque chose qui est attendu des hommes. T'es un homme tu dois avoir un bon travail qui ramène de l'argent à la maison. T'es une femme, t'occupe pas trop de ta carrière, de toute façon, tu ne pourra pas aller bien loin, tes grossesses vont être un frein et il faut que tu sois disponible pour élever tes enfants. quand on regarde pourquoi si peu de femmes accèdent aux postes à responsabilité c'est parce qu'elles se brident elle-même à cause d'un schéma à la con dans leur tête.

Conséquence de ça, si t'es une fille et que t'es pas doué en matières scientifiques, c'est pas grave, tu feras du social ou je sais pas quoi. Alors qu'un garçon a beaucoup plus de pression pour réussir dans ces matières là. Du coup les filles ne persévèrent pas et finissent par se fermer des portes. C'est l'exemple de @Elyan.
Pour l'informatique c'est la même chose, c'est un vu comme un métier pour mec, pas sexy du tout en premier apparence, donc voilà personne y va. Je suis intiment convaincu qu'en proposant des cours de prog au collège, beaucoup plus de filles auraient un déclic et irait en filière info. De toutes façon, maintenant, n'importe quel scientifique doit savoir programmer...  tout ça changera ^^
 
kbi;4288571 a dit :
fab;4286982 a dit :
Mais c'est un peu l'histoire de l'oeuf ou la poule, non ? Si la société était plus féministe, l'école le serait aussi et on arrêterait de faire croire aux filles qu'elles sont pas faites pour les maths - j'ai une fille qui a 7 ans, qui dit haut et fort qu'elle adore les maths, qui compte tout ce qu'elle peut compter, si j'entends le moindre prof remettre en cause sa passion pour les maths sous prétexte qu'elle est une fille, je brûle l'école (mais j'ai aussi conscience que peu de parents sont dans mon cas).

Tu as l'air de sous entendre que l'école est aussi sexiste que la société. Je ne suis pas d'accord, de tous les établissements scolaires que j'ai fait, je n'ai JAMAIS entendu ou vu une remarque sexiste de la part d'enseignants. S'il y a bien un endroit où il y a une vraie égalité homme femme c'est bien à l'école! Je pense que cette idée des matières ou professions genrés viennent de l'environnement familial et social.  Probablement les médias aussi.

Sur ce sujet, une interview de Marie Duru-Bellat, professeur des universités à Sciences Po Paris, spécialiste des politiques éducatives, des inégalités sociales et de genre.


Extrait : Pour Marie Duru-Bellat, l’école n’est pas ce havre d’égalité qui aide les filles à se prémunir contre les inégalités rencontrées dans le monde du travail. Elles sortent gagnantes de la compétition scolaire, mais c’est au cœur de l’école que se construisent et se diffusent les stéréotypes qui les lèseront plus tard dans la vie active.
 
Etant développeuse je suis touchée par cet article, qui me fait bien plaisir, car c'est la première fois que je lis un article qui parle d'informatique sur Madmoizelle :)

En effet il y a trèèèès peu de fille ! (pour l'instant). J'ai fais 3 ans d'études là dedans, et on était 1 fille sur 10 en moyenne... Et déjà quand on ne connait personne dans la promo, ça peut être dur de se faire des ami(e)s, alors pour une fille être entouré de mecs qui eux, se connaissent déjà...

J'aimerai quand même tempérer les propos de Ludwine : il n'est pas nécessaire d'être à l'aise en Maths pour réussir dans cette voie, j'en suis la preuve. Bien sûr il faut avoir un esprit logique, aimer résoudre les problèmes etc. Perso je n'ai presque jamais rien biqué des Maths niveau bac, encore moins les cours de maths dispensé pendant mes études d'informatique (alors là c'était même la déchéance totale).

Par contre je n'ai jamais rencontré de sexisme ni pendant les études, ni dans les entreprises, et je ne me suis absolument jamais posé la question de si j'allais échouer parce que je suis une fille.

Je suis contre le fait de faire un "site du zéro girly" (girly... qu'est ce que je déteste ce mot) : pour moi le domaine professionnel doit rester neutre, ainsi que les Lego.

Pour celles qui aimerait se lancer dans cette filière : n'ayez pas peur, si l'informatique vous branche, que vous êtes motivé, c'est tout ce qui compte. Il y a plein de tutoriels sur internet pour apprendre, la communauté de programmeur est juste énorme et est prête à vous aider ! Sachez qu'il y a pas mal d'autodidacte dans ce domaine (pas tous bon, mais ça c'est comme partout).

Cependant je reste persuadée qu'un cursus scolaire est très utile. J'en veux pour preuve un de mes collègue autodidacte : il n'a aucune rigueur, est très bordélique dans son code (un cauchemar parfois) ; même si la plupart des cours seront peu utiles (surtout à la fac, mon dieu...) ils apportent un sens théorique qui pour moi est très important : c'est la différence entre "savoir que ça marche" et "comment ça marche".
 
denis;4288592 a dit :
kbi;4288571 a dit :
fab;4286982 a dit :
Mais c'est un peu l'histoire de l'oeuf ou la poule, non ? Si la société était plus féministe, l'école le serait aussi et on arrêterait de faire croire aux filles qu'elles sont pas faites pour les maths - j'ai une fille qui a 7 ans, qui dit haut et fort qu'elle adore les maths, qui compte tout ce qu'elle peut compter, si j'entends le moindre prof remettre en cause sa passion pour les maths sous prétexte qu'elle est une fille, je brûle l'école (mais j'ai aussi conscience que peu de parents sont dans mon cas).

Tu as l'air de sous entendre que l'école est aussi sexiste que la société. Je ne suis pas d'accord, de tous les établissements scolaires que j'ai fait, je n'ai JAMAIS entendu ou vu une remarque sexiste de la part d'enseignants. S'il y a bien un endroit où il y a une vraie égalité homme femme c'est bien à l'école! Je pense que cette idée des matières ou professions genrés viennent de l'environnement familial et social.  Probablement les médias aussi.

Sur ce sujet, une interview de Marie Duru-Bellat, professeur des universités à Sciences Po Paris, spécialiste des politiques éducatives, des inégalités sociales et de genre.


Extrait : Pour Marie Duru-Bellat, l’école n’est pas ce havre d’égalité qui aide les filles à se prémunir contre les inégalités rencontrées dans le monde du travail. Elles sortent gagnantes de la compétition scolaire, mais c’est au cœur de l’école que se construisent et se diffusent les stéréotypes qui les lèseront plus tard dans la vie active.

Mouais, évidemment que l'école n'échappe pas à la règle de la pression sociale, ils ne sont pas supérieur à n'importe qui. Les schémas mentaux aussi sont à l'école. C'est utopiste de penser qu'en arrivant à l'école, on se lave de toute pression de la part de la société. Mais à l'école, il n'y a rien d'explicite comme on peut voir dans le cadre familial ou dans les médias ou dans les entreprises. Il n'y a pas de discriminations, chacun a sa chance et c'est en ça que je parle d'égalité homme femme. Il y a une différence entre avoir sa chance et la prendre ou ne pas la prendre. Et pour moi, les inégalité actuelles s'expliquent par le fait que les filles ne prennent pas leur chance à cause de stéréotypes et pas à cause d'absence de possibilités pour les femmes et de frein pour elle.

Après, je me rends bien compte que j'ai pu passer à coté de certains stéréotypes car j'ai toujours su et voulu que je ferais des études supérieurs poussé, j'ai toujours eu de l'ambition et je n'ai jamais vu l'école comme un frein à cette volonté. C'est parce que mes parents m'ont très tôt inculqué l'idée que j'irai loin et que j'étais la digne petite fille de mon grand-père chercheur au CEA qui a travaillé sur la pile atomique. Et je pense que la fille de fab, c'est pareil, fab lui a répété qu'elle ferait ce qu'elle voulait et que si elle kiffait les maths elle travaillerait dedans plus tard et il a cherché à ne pas introduire de stéréotypes sexistes et donc, je suis sur qu'à l'école, elle fera tout ce qu'elle voudra même si c'est un boulot typé "mec" par la société. Bref, ça c'est des comportements individuels et je ne vois pas comment tu peux demander à tout le corps enseignant de détruire leur stéréotypes car mis à part leur faire du bourrage de crane de manière très intelligente, je vois pas comment tu peux faire. ça nécessiterait énormément de temps et d'argent. Et même si on le faisait, les stéréotypes passent par les élèves eux même en fonction de ceux qu'ils ont reçu de leur parents. C'est pour ça que j'estime qu'on peut pas en demander plus à l'école et qu'il y a une vrai égalité homme-femme.

En faite, ça m'a fait reflechir et on pourrait vouloir plus de sensibilisation dans les écoles à cette problématique. Et si je retournais dans mon lycée pour être role-model ? :attaque:
 
Dernière édition :
elyan;4287066 a dit :
Mon plus gros problème est maintenant la réorientation. Eh ouais, avec un bac L et une année de lettres, ben pour aller en informatique, tu peux toujours te brosser!
J'étais dans le même cas que toi, un bac ES et je viens de valider ma licence de lettres modernes. J'étudie à la fac de Strasbourg et j'ai trouvé mon bonheur le Master "CAWEB" (création et administration de site web multilingues, gestion et localisation de contenu - Bonjour l'intitulé à rallonge ^^).

En gros c'est un master informatique et langues (avec des profs de l'UFR d'info et géré par la fac de langues) qui a pour mission d'ouvrir le monde des nouvelles technologies aux étudiants de sciences humaines. La sélection se fait sur dossier et ils demandent un bon niveau en anglais, et un niveau correct dans une deuxième langue. Niveau informatique il faut zéro connaissance, juste montrer que ça t'intéresse !

Après c'est un master hyper complet (cours de webdesign, de graphisme, de vidéo, de traduction de jeux vidéos etc.), bien réputé, et le petit plus par rapport aux masters d'info purs et durs c'est que tu as l'atout langues en plus.
C'est un master pro avec un énorme projet entreprise en M1 et une possibilité d'alternance (ou stage de 6 mois) en M2.

Je te laisse le lien du site du master (site réalisé par les étudiants d'ailleurs) http://mastercaweb.u-strasbg.fr/
Et le lien vers une émission de radio où 2 étudiantES du master ont été invitées pour en parler: http://www.youtube.com/watch?v=DbYF7_y1QhU (cette émission rassure à fond quand t'es une littéraire, que t'es novice en informatique et/ou que t'es une fille XD)

Voilà voilà, le but n'était pas de faire la promo de mon master (on aurait pu s'y méprendre haha), mais de te montrer que tout n'est pas perdu pour les filles et les littéraires qui veulent se lancer dans l'informatique :)

Je suis complètement d'accord que, la plupart du temps, on te décourage rapidement si t'espères faire quelque chose dans les nouvelles technologies avec un profil littéraire.
Pourtant, dans la réalité, les entreprises aiment bien ce genre de profils assez "atypiques" justement parce que nous autres littéraires amenons une autre façon de penser, de travailler et d'envisager les choses.
En gros, la réorientation après les lettres c'est possible, outre les masters il existe pas mal de licences pro qui acceptent des étudiants issus de filières littéraires, le tout c'est de montrer que t'es motivée en essayant de commencer toute seule !

Ne te décourage pas :d
 
Bonjour! je suis développeuse (enfin en BTS mais j'ai fait un DUT avant que j'ai foiré à cause du niveau des maths  alors que j'adore l'informatique...)
L'important c'est la logique peut importe qu'elle vienne des maths ou d'ailleurs! les maths on en utilise pas au jour le jour c'est promis!!
Oui on manque de modèle féminin dans ce milieu... Personnellement j'en ai un vu que ma maman est elle même informaticienne! d'ailleurs vous voulez un scoop? quand elle a fait ses études les classes infos était 50/50 filles/garçons! sisi je vous jure!!

par contre je ne suis pas d'accord avec les qualités essentielles citées, pour moi la logique et la fainéantise sont les plus grandes qualités du développeur. Je m'explique : être fainéant = ne pas vouloir faire deux fois la même chose donc on se casse la tête à faire tout bien la première fois pour pouvoir réutiliser ce qu'on a écrit et pour ne pas avoir à revenir quinze fois sur la même parcelle de code!

pour ce qui est du sexisme : mon prof d'assembleur (premier langage) m'a souvent répété "mais tu t'es trompée secrétaire c'est pas cette section!!" je vous parle pas de la haine que j'avais contre lui sinon j'y suis pour la journée...

par contre chapeau tu as fais du dév en classe sans rien savoir sur la programmation avant!!!

pour ce qui est du site du zéro féminin je ne suis pas contre car le sexisme de certains codeur est lourd (pas tous bien sur certains sont super content qu'il y ai des filles dans le milieu) et si tu as le malheur de poster un commentaire ou un problème sur un forum et qu'il se rendent compte que tu es une fille il prôneront le problème de "l'interface chaise clavier" autrement dit que le problème vient de la personne assise sur la chaise....

nb : le web design n'est pas du développement! vous allez me vexer si vous dites ça.... (ce qui ne veut pas dire que c'est pas un super métier ou quoi hein! c'est juste que c'est pas être informaticien que de designer un site web surtout avec toutes les nouvelles technologies où tout est prêt (les cms)!!)
 

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