J'aurais pu écrire ces lignes. Sans blague.
Mes parents ont divorcé alors que j'avais 3 ans. J'en ai 21. Jusqu'à mes 19 ans, j'ai passé deux week-end par mois chez mon père. Après, il a refait sa vie, et comme ma belle mère ne m'aime pas, et réciproquement, c'est dur.
Je me souviens de ma gorge qui se serre à l'approche du moment fatidique. De mon coeur qui me fait de plus en plus mal alors que l'horloge approche des 16h, heure à laquelle il faut prendre la route, puis, plus tard, une fois plus grande, le train. Ca a été un déchirement, à chaque fois. Je me souviens aussi des larmes que je tentais de retenir alors que l'on sortait de l'autoroute, qu'on s'approchait de plus en plus de ma ville que je détestais pour cette unique raison. Et de mon père qui essayait de ne pas pleurer, qui me suppliait d'arrêter, qui me disait qu'on allait se voir bientôt, qu'on allait se retrouver, qu'il m'appèlerait, qu'il penserait à moi et qu'il n'aimait que moi, de toute façon. Que j'étais toute sa vie. Ca a été les pires moments de toute ma vie, et les plus beaux à la fois, parce que jamais je n'ai tant eu la sensation qu'on m'aimait, que quelqu'un sur cette planète pensait réellement à moi comme son trésor, sa merveille personnelle, inviolable et intouchable, pour laquelle il aurait sacrifié chaque seconde de sa vie s'il l'avait fallut. Mon père m'a donné l'impression d'être aimée, tout simplement, et aujourd'hui encore c'est le cas.
Je n'ai pas vraiment envie d'en dire plus, mais, vraiment, je comprends. Je comprends cet amour immense, débordant, et cette capacité à dire "je t'aime" à son père, que ça soit en face, au téléphone, par sms, sans la moindre gêne, parce que, merde, c'est vrai, j'aime mon père plus que tout au monde.
Mes parents ont divorcé alors que j'avais 3 ans. J'en ai 21. Jusqu'à mes 19 ans, j'ai passé deux week-end par mois chez mon père. Après, il a refait sa vie, et comme ma belle mère ne m'aime pas, et réciproquement, c'est dur.
Je me souviens de ma gorge qui se serre à l'approche du moment fatidique. De mon coeur qui me fait de plus en plus mal alors que l'horloge approche des 16h, heure à laquelle il faut prendre la route, puis, plus tard, une fois plus grande, le train. Ca a été un déchirement, à chaque fois. Je me souviens aussi des larmes que je tentais de retenir alors que l'on sortait de l'autoroute, qu'on s'approchait de plus en plus de ma ville que je détestais pour cette unique raison. Et de mon père qui essayait de ne pas pleurer, qui me suppliait d'arrêter, qui me disait qu'on allait se voir bientôt, qu'on allait se retrouver, qu'il m'appèlerait, qu'il penserait à moi et qu'il n'aimait que moi, de toute façon. Que j'étais toute sa vie. Ca a été les pires moments de toute ma vie, et les plus beaux à la fois, parce que jamais je n'ai tant eu la sensation qu'on m'aimait, que quelqu'un sur cette planète pensait réellement à moi comme son trésor, sa merveille personnelle, inviolable et intouchable, pour laquelle il aurait sacrifié chaque seconde de sa vie s'il l'avait fallut. Mon père m'a donné l'impression d'être aimée, tout simplement, et aujourd'hui encore c'est le cas.
Je n'ai pas vraiment envie d'en dire plus, mais, vraiment, je comprends. Je comprends cet amour immense, débordant, et cette capacité à dire "je t'aime" à son père, que ça soit en face, au téléphone, par sms, sans la moindre gêne, parce que, merde, c'est vrai, j'aime mon père plus que tout au monde.