Comment aider une personne sans-abri ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Miss Lu, le 23 septembre 2015.

  1. Miss Lu

    Miss Lu
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    Des moutons et des nuages, du chocolat et des pandas.

    TanteJulia a BigUpé ce message
  2. TheGreenDee

    TheGreenDee
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    Je croise tout les jours (plusieurs fois par jour même) ,lors de la promenade de mon toutou ou autre, le même monsieur. J'ai pris l'habitude de papoter avec lui, même juste qqes minutes. Parfois mon compagnon et moi le croisons dans une autre partie du quartier, et il est toujours si gentil, un "bonjour madame, comment allez-vous?", un sourire et une ptite papouille à notre toutou. Et j'aime lui rendre son sourire et parler avec lui.
    Je me rappelle qu'à un moment, je ne le voyait plus à son "spot" habituel et ça m'avait inquiéter, je me demandais s'il ne lui était rien arrivé de grave :/
    J'ai fait du gâteaux cette semaine, et je compte bien lui en apporter une grosse part !
     
  3. caclue

    caclue
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    Si tu savais...

    Je suis assistante sociale au niveau du 115 et du SIAO (service qui coordonne les demandes de logement ou d'hébergement etc), et j'insisterai sur le fait qu'il FAUT appeler le 115 pour plusieurs cas : non seulement pour solliciter un hébergement mais également pour avoir des renseignements très utiles : savoir s'il y a un samu social, des maraudes, un accueil de jour où la personne pourra rencontrer un travailleur social ou se laver, faire une machine, savoir s'il existe un système de restauration sociale, si les associations caritatives sont ouvertes etc etc etc. Le 115 bien souvent a toutes ses infos en sa possession et peut aussi vous informer de la démarche à suivre si vous avez un doute sur comment agir avec une personne que vous voyez en difficulté. Nous sommes souvent sollicités par des particuliers qui nous signalent des personnes vulnérables, ou qui demandent des renseignements sur nos structures.
    Je rappelle que le 115 est un numéro GRATUIT depuis un fixe ou un portable.
    Encore une fois n'hésitez pas à appeler même pour une question qui peut sembler bête. Attention toutefois, dans certaines qui sont débordées par les appels, vous risquez d'être un peu en attente.
     
    Shoshana, MésangeBleue, Caféine et 6 autres ont BigUpé ce message.
  4. TinkLady

    TinkLady
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    Sur la photo, c'est marqué "le logement est un droit", pas "l'asile est un droit"... et c'est quand même pas du tout la même chose...

    "
    L'adjectif « opposable », dans son sens juridique, est apparu en 1845. Il signifie : « que l'on peut faire valoir contre autrui ». La revendication d'un droit au logement opposable a remplacé à partir de 2003 dans le discours politique celle d'une « Couverture logement universelle », prônée en 2001 par le Conseil national de l'habitat. Le droit au logement opposable permettrait aux personnes sans domicile de recourir auprès des autorités pour le faire appliquer, de manière d'abord amiable, puis juridictionnelle.

    L'expression est apparue en 2002 dans un rapport du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, qui proposait de créer « une obligation de résultat juridiquement opposable » pour le droit au logement.

    À la suite de la plate-forme pour le droit au logement opposable élaborée en octobre 2003 sous l'égide d'ATD Quart Monde, une manifestation pour le droit au logement opposable a été organisée le 5 juin 2004 dans plusieurs villes de France. Une plate-forme nationale pour un DALO a été constituée autour d'ATD Quart Monde par 51 associations " ... Tout ça me vient de Wikipédia, mais ATD Quart Monde, si vous ne connaissez pas, allez faire un tour sur leur site (en plus, je viens de traduire un bouquin pour eux...non, non, je ne fais pas de pub^^)
     
  5. Ka

    Ka
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    J'ai travaillé dans un accueil de jour pour personnes sans domicile fixe et je voulais préciser que ces personnes ont autant besoin de dons matériels l'été que l'hiver. Y compris des vêtements. Les casquettes sont très utile pour des gens qui passent la journée dehors. Il faut aussi penser qu'on a besoin de sous-vêtements toute l'année, et même de chaussettes surtout si on n'habite pas dans le sud. L'hiver, les fêtes de fin d'année approchant, on voit toujours apparaître un élan de solidarité ... qui s'essouffle sitôt que les soldes arrivent. On a toujours un peu en tête ces paroles de chanson qui disent que "la misère serait moins pénible au soleil". Pourtant il y a autant de décès chez la population SDF l'été que l'hiver, voir même plus au début de l'automne.
    J'ai remarqué que les valises, les sacs et les cabas sont souvent recherché ainsi que les chaussures et les ceintures.

    Il faudrait plus d'articles comme celui là pour rappeler l'importance de la solidarité !
     
    MésangeBleue, Lillouann, Julicoeurne et 3 autres ont BigUpé ce message.
  6. Adley

    Adley
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    Je travaille aussi au 115 et au SIAO et je voulais préciser que le 115 et le Samu Social, c'est très lié à Paris puisque c'est cette asso qui gère la ligne téléphonique, mais que sur de très nombreux autres départements, le 115 et le Samu Social, ce n'est pas la même chose. Dans mon département, le 115 est géré par une asso et le Samu Social, qui est un de nos partenaires, fait des maraudes.

    Sinon, je rejoins complètement @caclue : n'hésitez pas à téléphoner au 115 pour demander quoi faire lorsque vous êtes en présence d'une personne sans abri et que vous souhaitez agir. Les écoutants pourront vous informer sur les possibilités d'hébergement et de prestations (vêtementerie, douches, alimentation....).
    Par contre, lorsque vous souhaitez signaler quelqu'un en rue, c'est important que vous ayez préalablement échangé un peu avec la personne pour savoir qui elle est et quels sont ses besoins. Nous avons souvent au 115 des particuliers qui appellent pour nous dire qu'ils ont vu un sans abri... Sauf que cette personne peut être déjà connue, peut avoir déjà été signalée, peut occuper la rue en journée en ayant toutefois une prise en charge sociale... Et que c'est donc important que l'écoutant puisse recouper les informations qu'il possède peut être déjà pour répondre de la meilleure façon possible.
     
    MésangeBleue et Julicoeurne ont BigUpé.
  7. Plume*

    Plume*
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    Per aspera ad astra.

    J'ai déménagé il y a peu dans les rues piétonnes alors des "habitués" j'en croise tous les jours. Au début je baissais un peu les yeux.. et je dois bien avouer que je le fais encore pour certains.. hier j'ai même été jusqu'à simuler un appel téléphonique (j'ai honte :erf:) pour ne pas avoir à me justifier à l'un d'entre eux, toujours le même, insupportable, qui campe devant mon supermarché pour quémander activement de l'argent en t'insultant ou se moquant de toi dès que tu t'éloignes.
    Mais il y en a un notamment (celui que je croise le plus souvent), auquel je me suis très vite attachée, à ma propre surprise. Je lui offre mon plus beau sourire tous les matins en lui lançant un grand bonjour, auquel il me répond toujours, sans jamais rien me demander. A chaque fois, j'ai l'impression que son visage s'illumine et qu'il me reconnaît, mais je me disais que ce n'était probablement pas possible, qu'il croise beaucoup trop de gens dans la rue.. Qui sait ? Je suis là depuis peu donc je n'ai pas encore eu l'occasion/le courage de m'approcher plus, de discuter avec lui ou lui acheter un croissant à la boulangerie du coin, mais j'espère oser très vite pour lui apporter un peu plus qu'un sourire :)
    Etant étudiante en médecine, j'adorerais également m'impliquer dans une association, par exemple pour ces maraudes dont vous parlez dans l'article, mais je me demande si les postes pour soins "médicaux" sont ouverts aux étudiants en médecine ? et aussi si la participation peut être ponctuelle ou s'il faut y être très régulièrement, si c'est prenant ..? Est-ce que quelqu'un fait partie de ce genre d'associations ? :)
     
    Shoshana, Lord Griffith, MésangeBleue et 2 autres ont BigUpé ce message.
  8. Zazanomalie

    Zazanomalie
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    Too lazy to pee

    Tout pareil que Plume, je suis étudiante en médecine et j'aimerais bien m'impliquer dans la Croix-Rouge pour les maraudes ou autre... Mais j'ai peur d'avoir l'air concon si je débarque en disant que je n'ai que 2-3 heures par semaine pour eux :/ (voire moins certaines périodes)
     
    MésangeBleue et lililamy ont BigUpé.
  9. Mstern

    Mstern
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    J'ai cherché à être bénévole étant mineure, on m'a refusée partout où je me suis manifestée, y inclu les Restos du Coeur et l'épicerie sociale de ma ville (ce qui pourtant aurait tout à fait été dans mes cordes). Depuis ma majorité, j'ai fait plusieurs bénévolats dans des domaines différents, le seul qui avait à voir avec les SDF était un centre d'accueil pour femmes (+éventuels enfants) SDF. J'y faisais des gardes de nuit sans jamais avoir été formée jusqu'au jour où j'ai dû faire face à une tentative de suicide vers 4h du matin, qui heureusement s'est bien terminé. Je n'y suis plus jamais retournée, trop chamboulée. (J'ai eu une période dépressive avec TS.) Je viens de quitter mon dernier bénévolat dans une maison de retraite pour diverses raisons. (La plus importante : ils infantilisent les résidents, ce qui m'insupporte au plus haut point.) Du coup, ca serait l'occasion de réessayer au Resto du Coeur ou similaire. :)
    Merci beaucoup en tout cas pour cet article qui m'a redonné envie de chercher.
     
    Shoshana, Lord Griffith, MésangeBleue et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  10. lafeemandarine

    lafeemandarine
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    Y'en a pour trois pages...

    Quand j'étais étudiante, il y a un SDF qui a habité quelques mois dans le hall de mon immeuble, à l'époque où le verrou ne marchait pas.

    Il était propre, poli, gentil, et moi j'étais d'une timidité maladive. Je me demandais ce que je pouvais faire pour lui.

    Et puis un jour, il est parti. J'espère qu'il a retrouvé un logement!
     
    Lord Griffith, MésangeBleue et bubulle888 ont BigUpé ce message.
  11. bubulle888

    bubulle888
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    euhhh...

    Il y avait une nana qui faisait la manche et je croisais régulièrement sur mon chemin. Généralement, étant en retard pour mon cours, je passais à toute vitesse, tout en lui faisant un sourire et un salut de la main. J'ai quelque fois discuté avec elle (le soir, ou le samedi). Elle avait des allocations, mais pas assez pour pouvoir avoir un appartement (ou avait un logement, mais pas assez de sous pour vivre je ne sais plus exactement). Elle cherchait à faire des ménages et autres ptits boulots, mais n'y arrivait pas forcément. Y aussi cette mamie qui fait la manche avec ses petits chiens dans une poussette, que je vois surtout l'hiver. Qui s'est retrouvée là car, ayant certes une retraite, mais pas suffisante pour vivre correctement, et endettée, en partie pour aider sa mère. Et il y a tous les autres que je croise ou voie, avec ou sans pancarte, mais devant lesquels je ne m'arrête pas forcément et/ou avec lesquels je ne discute pas, prise dans mon éternelle course contre la montre, ou par la gêne. Que je regarde et auxquels je dis "bonjour". Ou pas. ça dépend....
     
    Shoshana, MésangeBleue, NanaCoubo et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  12. Audrey13to01

    Audrey13to01
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    Article très chouette et utile, mais un bémol : je déconseille fortement de fournir des antalgiques à une personne qu'on ne connait pas. Déjà, à une personne qu'on connait (collègue, voisin), c'est risqué. Un médicament, même le paracétamol, n'est jamais anodin, il y a toujours un risque de réaction allergique, de surdosage.
    Bref, pour la "trousse à pharmacie", des pansements, du spray désinfectant, du savon, des compresses, mais pas de médicament.
     
    Lunafey, lafillelabas, L0utrage et 2 autres ont BigUpé ce message.
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