Et si à force de trop fantasmer ma vie, je ratais l’occasion d’en profiter ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Sophie Riche, le 12 juillet 2017.

  1. Sophie Riche

    Sophie Riche
    Expand Collapse
    Giddy goat
    Membre de l'équipe

  2. Neverland90

    Neverland90
    Expand Collapse

    Ca me rappel un peu moi. Bon, dans le cas du témoignage de la madz c'est à la fois similaire et différent. Ca m'arrive de fantasmer des évènement sur ma vie réelle, genre j'arrivais à me projeter pour mon examen de permis de conduire: j'imaginais que tout se passerait bien et j'arrivais à visionner les détails comme le parcourt, l'examinateur... j'arrivais aussi à visionner les fautes que je pouvais faire à l'avance. Lors de mon premier passage, j'avais fantasmer mon permis de façon tellement négative que je l'avais raté, mais je suis reste un peu plus neutre lors du 2e passage et je l'ai eu.

    Non moi mon problème:
    Ce contenu n'est visible que par les membres validés. Rejoins-nous ou connecte-toi !

    C'est cool que le sujet soit abordé, n'hésitez pas à venir en parler sur ce topic: http://forums.madmoizelle.com/sujets/fantasmatisation-compulsive-maladaptive-daydream.118855/
     
    Dysnomia, Alaska Nokomis, alouettedemetz et 11 autres ont BigUpé ce message.
  3. alea9

    alea9
    Expand Collapse

    Est-ce qu'il faut vraiment contrôler cette imagination qui est un peu débordante ?
    Je suis exactement dans la même situation, je m'y retrouve à 100% ! Là ca fait quelques semaines ou mois ... que j'me dit que bah finalement ça me permet vachement de rebondir quand ça va pas. Je trouve toujours des solutions à mes problèmes et cette imagination me rend optimiste ... Oui j'me prend des gros murs, surtout en ce moment, je suis en recherche d'emploi depuis genre presque un an ... (oui je vois vos tête d'ici en mode : haaaaan 1 an ??? et beh oui .... !) a chaque entretien j'y vai en me faisant mes gros films .... mais sauf qu'une fois l'entretien commencé, c'est beaucoup moins fun et délire que dans ma tête .... et je suis jamais prise ... pendant longtemps je le vivais super mal, et depuis quelques mois je relativise à mort .... déjà parce que je comprend pourquoi je ne suis pas prise, donc j'ai quand même ce sentiment d'avancé ! Mais aussi parce que j'arrive toujours à rebondir, à trouver des solutions, à rester optimiste et si j'y arrive, j'pense que c'est grâce à mon imagination !
    Toutes ces dernières années c'était une partie de moi que je détestais, ça m'a mis plein de bâton dans les roues ... Depuis quelques temps, je réalise aussi tout ce que ça m'a apporté et ce que ça m'apporte encore .... ok dans ma tête je suis un peu une grosse folle mais tant pis :P J'ai renoncé à contrôler cette imagination et j'pense que parfois il faut oser les choses comme on l'imagine dans notre petite tête <3
     
    ben quoi ?, Cerise13 et Melaaya ont BigUpé ce message.
  4. Laoragwen

    Laoragwen
    Expand Collapse
    Poincaré de Kaamelott, Enquêtrice Sherlockienne du topic SOS Madmoizelle contre l'invasion des Illumymynatis.

    @Neverland90
    moi aussi "atteinte" de "rêverie compulsive" et me retrouvant énormément dans ton message, j'ignorais qu'il y avait ici un topic pour , donc merci :fleur:
     
    Neverland90 a BigUpé ce message
  5. Melaaya

    Melaaya
    Expand Collapse

    Je me retrouve tellement dans cet article...

    @alea9 moi aussi j'idéalise souvent mes entretiens d'embauche, et je m'imagine comment ça serait si j'étais prise, etc. Le fait est que je ne suis jamais prise non plus ...

    C'est bien d'avoir ce côté imaginatif et créatif, ça permet d'un côté d'être optimiste, comme ça a été dit dans le commentaires. Mais ça peut être aussi hyper handicapant. Dans mon cas, j'ai l'impression d'avoir passé ma vie (j'ai 21 ans donc c'est pas super long non plus haha) à me dire "ça sera mieux après". Quand j'étais au collège, j'étais persuadée que la vie serait plus cool au lycée, puis une fois au lycée je me suis lassée et c'était la fac, et maintenant que j'ai fini la fac, j'attends la rentrée pour mon service civique.

    Je suis incapable de vivre l'instant présent, c'est vraiment insupportable... Je m'imagine tout ce qui se passera après, que peut-être j'aurais plus d'argent, plus de personnes liront mes articles, mon projet de service civique marchera du tonnerre... Et une fois que je suis confrontée au truc, je me dérobe et me dis que je n'arriverai à rien.

    Ça a aussi à voir avec la personne que j'aspire à être. Je pense que je n'arrive pas à me satisfaire d'aujourd'hui parce que je ne suis pas satisfaite de qui je suis, je déprime assez régulièrement, j'ai des tonnes de choses passionnantes à faire que, pour qui pourquoi, je ne fais pas, je ne fais pas assez de sport, je mange mal... Enfin bref, c'est un autre problème mais je pense que c'est lié !
     
    Dysnomia, alouettedemetz, Alien_or et 3 autres ont BigUpé ce message.
  6. Galaadina

    Galaadina
    Expand Collapse

    Huhuhu, je me retrouve pas mal dans ce que tu décris, Sophie...
    Cela fait 15 ans (depuis mes 15 ans, en gros), que j'ai un roman en tête. 50 pages word de "script" déjà écrites.
    Sauf que je ne l'ai jamais écrit, ce roman.
    Par contre, j'ai passé beaucoup de temps à fantasmer sur la robe que je porterais le jour où on me ferait chevalier des arts et des lettres, ou bien à me demander quels acteurs joueraient dans l'adaptation ciné du fameux roman (non écrit à ce jour, je rappelle).

    Mais en vieillissant, je trouve qu'on réussit de mieux en mieux à lutter contre ce vilain penchant. Du coup, dès septembre, je passe à 50% à mon boulot. Pour avoir le temps et aucune excuse d'écrire ce p***** de roman. Et j'ai peur, quand cela sera fait (si j'y arrive...), d'être déçue si cela ne marche pas comme dans mes rêves. Ce qui a 99,9999999% de chances d'arriver.
     
    Dysnomia, ben quoi ?, Ruban et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  7. unalpagadetective

    unalpagadetective
    Expand Collapse

    Merci beaucoup pour cet article, je me retrouve beaucoup, c'est vrai qu'avant de commencer mon projet j'imagine tout ce qui sera autours (meme insignifiant) que je devrait faire autours de mon projet pour le mettre en valeurs, au final je me retrouvais a pas du tout bosser dessus et rêver plutot qu'à commencer a vraiment travailler et où dû coup je m'y mettais à 3 mois de la deadline. Mon projet n'etait pas "aussi bien" que dans mes reves, mais vu que j'ai quand meme pas mal bossé dessus j'etais vraiment contente. Mais ca rend la reussite un peu bizarre, comme si je pouvais pas juste me contenir a ce que j'ai fait dans la vie réelle, comme ci la vie imaginaire avait une veritable opinion sur ce que j'ai réalisé.
    Ce contenu n'est visible que par les membres validés. Rejoins-nous ou connecte-toi !
     
    Melaaya et Heran. ont BigUpé.
  8. Fleur d'oranger*

    Fleur d'oranger*
    Expand Collapse

    Moi c'est complètement l'inverse !
    Je pense à tous les scénarios catastrophes possibles, et les positifs, je pense que ça n'arrivera jamais sauf miracle ...
    Je suis contente de savoir comment d'autres personnes pensent :)
    En plus je trouve ça moins angoissant de penser positif !
     
    Burial et narvali14 ont BigUpé.
  9. Ahn

    Ahn
    Expand Collapse

    C'est tellement pareil dans ma tête, pendant longtemps je pensais être la seule à faire ça et j'avais assez honte. J'trouve que la modestie est une qualité incroyable mais je suis un peu tout sauf modeste et prétendre l'être rend plus hypocrite qu'autre chose... Et mes rêveries éveillées sont encore moins modeste XD
    L'avantage, c'est que c'est un outil de travail excellent. Beaucoup de sportif s'imagine en train de faire leurs sport en se l'imaginant de manière détaillée et ça aide vraiment à s'améliorer! En escalade, on le pratique tout le temps pour avoir un parcours fluide et économiser sa force! Donc sans vraiment le vouloir, ça m'a permit de comprendre beaucoup de choses et de m'améliorer dans pleins de domaine!
    J'imagine aussi toutes les réactions possibles des gens autours de moi et ça m'aide aussi à approfondir des réflexions et à voir les choses d'un autre angle. Donc au final c'est quand même sacrément cool de pouvoir faire ça :d
    Un des effets collatéral trop cool c'est aussi que quand je lis des livres, j'ai littéralement un film dans ma tête et parfois, quand je repense à une histoire, je sais même plus si c'est un livre que j'ai lu ou un film...
     
    Melaaya et Mukru ont BigUpé.
  10. GingerBraid

    GingerBraid
    Expand Collapse

    J adore cet article de Sophie! <3
    Depuis des années, je fantasme sur ma vie a venir, l université, l entré dans la vie active, les relations amoureuses...typiquement en ete j imagine comment sera ma rentrée, et en hiver je rêve de tout ce que je ferai au printemps! J ai souvent vécu le décalage entre ce que j imaginais et ce qui est vraiment mais ça ne m'empêche pas de recommencer!
    Après ça peut avoir des effets positifs, comme me motiver a changer ma vie.
    Autre effet de l.imagination, le fait que depuis toute petite j imagine des histoires dans ma tête, que je suis comme un film. A une époque je me suis raisonnée a le faire moins ça commençait a devenir trop prenant lol. Mais je le fais encore de temps en temps ,)
     
    Melaaya a BigUpé ce message
  11. Cerise13

    Cerise13
    Expand Collapse

    J'aime beaucoup cet article parce que je m'y suis vraiment retrouvée. Je m'en souviens au lycée, j'écrivais beaucoup, justement, sur le fait que je rêvais plus ma vie et que je ne la vivais pas assez. J'ai entretenu ces "fantasmes" en voyageant et en vivant dans ma bulle, jusqu'à ce que j'arrive à mon âge butoir (genre je suis super vieille mais en fait non...).
    Pour m'aider à traverser les moments vraiment pas cool de ma vie, je m'imaginais toujours à 26 ans (je ne sais pas pourquoi cet âge-là), heureuse, ayant trouvé un taf dans un domaine qui me plait alors que je me cherche, avec un homme qui m'aime alors que je prends peur pour un oui ou pour un non, et ayant réussis à vaincre tous mes démons. Sauf que quand je suis arrivée à 25 ans, je me suis rendue compte que j'étais très loin de là où je voulais être à 26: j'étais paumée, seule, à Londres, à faire un taf que je déteste, à me chercher encore et je n'avais pas vaincu mes démons du passé. Bref, grosse claque dans la face: je crois qu'il est temps de sortir de mes fantasmes à la con et de vivre ma vie.
    Du coup, j'ai repris une formation pour bosser dans un domaine qui me plait et la suite s'est enchaînée. Je rêve toujours et fantasme beaucoup, mais ça me rend juste plus optimiste face à l'avenir et ça m'aide à traverser les mauvais moments et à, peut-être, mieux appréhender les situations qui me font peur : j'arrive à relativiser maintenant et à me sortir les doigts quand je vois que je me plonge trop dans mes rêveries...
     
    alea9 et GingerBraid ont BigUpé.
Chargement...