« Il n'y a pas de petite claque » : stop à la violence éducative

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 18 juin 2013.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Membre de l'équipe

  2. Toffee

    Toffee
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    Je préfère ma jupe trop courte à ton esprit trop étroit :boxing:

    Je ne pense pas qu'une gifle isolée soit "dangereuse" pour le développement de l'enfant, que ça va forcément faire de lui un psychopathe en puissance.
    Par contre, ce qui me gêne, c'est la moralité derrière : d'un côté tu apprends à ton enfant que rien ne justifie la violence, qu'il ne faut pas s'en prendre à plus faible que soit, etc. et de l'autre tu lui en colles une pour lui dire ta façon de penser ? WTF, j'ai envie de dire O_O Surtout que s'il s'agit de lui faire comprendre qu'il a fait une bêtise, c'est pas les punitions non violentes qui manquent...
     
    Shurto, Mélimélo76, EleanorRigby et 4 autres ont BigUpé ce message.
  3. katnissvsw

    katnissvsw
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    Guest

    Je sais que je vais me faire lyncher mais je ne suis pas du tout d'accord avec l'article surtout ce passage là:
    "Elle génère chez lui une incompréhension : comment ses parents, les adultes qui le nourrissent et le protègent, peuvent-ils volontairement lui faire du mal ? C’est impossible."
    Dans ce cas là, comment justifier à un enfant que son père ou sa mère (ou autres connaissances) part en prison même en garde en vue alors que séquestrer quelqu'un, c'est interdit pour tout un chacun voire dans les pays où la peine de mort est encore en place qu'on peut tuer quelqu'un légalement pour la sécurité de la population.
    Il y a de la violence légitime dans ce cas.
    Pour le cas de l'enfant, il s'agit de l'autorité parentale d'autant plus leur responsabilité peut être engagée si les enfants font des bêtises.
    Et,je suis désolée mais parfois, les mots ne suffisent pas .
     
    Neyane, Anisah et Licornichon ont BigUpé ce message.
  4. lilianea

    lilianea
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    Sorcière du Chaos

    Mille merci à Madmoizelle d'avoir publié cet article.

    Nombreux sont les témoignages d'adultes qui disent ne pas avoir été perturbés physiquement ou psychologiquement par une telle éducation, et qui en plus prônent ce genre de corrections.

    Et bien je n'ai qu'une seule chose à leur répondre : "La violence est le dernier refuge de l'incompétence"

    Mon frère, ma soeur et moi avions subi des châtiments corporels quand nous étions enfants. Apparemment j'ai été celle qui en ait le moins reçue, et pourtant je suis celle qui en souffre le plus aujourd'hui.

    Et je sais que cette violence subie dans mon enfance a eu pas mal de mauvaises conséquences sur ma vie d'adulte.

    Malgré tout, je fais tout pour m'en sortir même si ce n'est pas toujours facile.
     
    #4 lilianea, 18 juin 2013
    Dernière édition: 18 juin 2013
    Kalikali, flofliflou, Pommedapigranny et 11 autres ont BigUpé ce message.
  5. Polly Maggoo

    Polly Maggoo
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    .

    La fin de l'article qui compare les petits claques aux enfants à la violence faite aux femmes est d'une part ridicule, et vraiment limite pour moi qui lit ça en tant que féministe.

    Plus généralement, je comprends tout à fait que certains s'opposent totalement à la moindre claque. Mais je n'admets pas qu'on puisse dire n'importe quoi en évoquant des choses aussi grave que la violence et l’humiliation.

    Personnellement, j'aimerais pouvoir élever mes futurs gamins sans jamais hausser le ton, mais pour l'instant je n'ai aucune idée de ce que peut représenter le quotidien avec un enfant difficile. Un jeune enfant, même le mieux élevé du monde (je vois venir les "mais si tu t'occupes correctement de ton môme il n'y a aucune raison qu'il soit difficile") peut avoir un caractère difficile et même si je trouve pas que cela soit la panacée, une petite claque peut régler un problème ponctuel. Oui c'est pratique pour les parents, mais je ne les jugent pas. Je ne les jugent pas car merde, on parle d'une claque... pas de violence ni d'humiliation.

    C'est tout le problème de l'article, et du débat en général. A dire "il n'a y a pas de petite claque" on n'est plus foutu de faire la différence entre la petite claque non traumatisante pour l'enfant (une petite claque n'est pas forcément traumatisante, c'est ridicule et grave de l'affirmer) et la punition physique systématique et humiliante.

    La limite n'est pas facile à poser et les parents ne sont pas conscients de l'importance que peut avoir leur geste, donc dans le doute mieux faut interdire toute forme de punition physique ? Non, moi je suis très sensible à la VIOLENCE et à l'HUMILIATION (oulà capital letters, elle s'énerve !), on peut sensibiliser les parents intelligemment et leur expliquer qu'un geste anodin pour eux peut laisser des traces chez leur gamin sans les JUGER ni les traiter de bourreaux irresponsables car ils ont parfois recours à la petite claque.

    Merci de ne pas juger les parents qui ne sont pas violents, ni de présenter son avis perso comme une affirmation incontestable.
     
    Dahya, -Didier, just_in_case et 4 autres ont BigUpé ce message.
  6. popomme

    popomme
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    Détendue

    Bon, venez me bouffer si vous voulez mais je maintiens qu'il ne faut pas exagérer ! Parler d'une claque comme de violence ? :eh: Sérieusement ?

    Non, je peux compter sur les doigts d'une main les claques "hyperviolentesquiontfaitdemoiunealcoolique" donc je ne dis pas ça pour défendre mes parents. Toutefois, ceci commence à ressembler à la théorie de l'enfant - roi.

    Tout d'abord, je fais une différence entre une claque (pas forte, hein) ou une fessée bien méritée lorsque l'enfant, après plusieurs répétitions, ne cesse pas le comportement indésirable, et de la violence où l'enfant est battu sans raison.

    Deuxièmement, j'estime que, tout simplement, dans le développement d'un enfant il y a une période où ce dernier va tester la résistance de ses parents. Ah oui, tu me dis qu'il ne faut pas prendre le chat par la queue, mais si je le fais quand même, qu'est-ce qui m'arrive ? Certains enfant se laisseront expliquer, avec d'autres il faudra être plus sévère. Je pense que si une fessée tombe en dernier recours et que cette fessée sera surprenante (comprendre RARE, pas forte) pour l'enfant, celui-ci se dira qu'il a probablement dépassé les limites et ne reproduira plus ce comportement indésirable.

    Troisièmement, avec toutes ces affirmations, comment fait-on pour éduquer un enfant ? On le laisse faire ce qu'il veut ? On le laisse faire du mal aux animaux puisqu'il ne se rend pas compte et que les mots ne suffisent pas ? Car après on a un enfant comme celui de mes voisins. Ah oui, il ne se prend pas de fessés, le petit. Ses parents et ses grands-parents ne haussent jamais le ton lorsqu'ils lui parlent. Sauf que. Sauf que le petit rétorque à sa grand-mère "tu dis n'importe quoi" et continue à monter sur cet arbre juste à côté de la rivière. Sauf que le petit tape le chat et quand on lui dit quelque chose, il tape encore plus fort. Sauf que le petit gueule dans les couloirs, dans l'espace vert commun du bâtiment comme si on le torturait alors qu'il est en train de jouer et quand on lui dit gentiment d'arrêter, il regarde ses parents et leur répond "silence"... et continue. On fait quoi ? Ils cherchent à lui expliquer tout en gardant leur calme mais le garçon ne réagit absolument pas ou alors réagit mal et ne cesse pas. Ah oui, mais il ne faut pas hausser le ton ou - encore pire - lui faire une petite fessée.

    Bref, comme d'habitude, il y a un juste équilibre à trouver. Interdire les claques ? Non. Les autoriser à volonté ? Non plus. Mais de là à considérer UNE claque / fessée de temps en temps comme favorisant les suicides, l'alcoolisme et autres problèmes psychiques, je trouve cela complètement exagéré.

    P.S.: Quoi ? Il a commis un meurtre ? Oui mais bon, c'est parce que sa mère lui a foutu une claque quand il avait 5 ans...
     
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  7. Dumpty

    Dumpty
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    He's the worst thing I've been addicted to.

    Les adultes sont souvent à la recherche du respect chez les enfants qu'ils ont à charge ce que je comprends, mais il y a quand même une différence, je trouve, entre le fait d'expliquer fermement à un enfant ce qu'il doit ou ne doit pas faire et le fait de lui donner une claque à la moindre bouteille de lait renversée. J'ai 14 ans et je n'ai jamais reçue de claque de ma vie et ce n'est pas pour autant que je manque de respect ou que je désobéis à mes parents ou a qui que ce soit d'autre à la première occasion. De plus un enfant qui aura reçu des claque ne sera pas forcément plus sage par la suite, cette pratique n'a strictement aucune vertu éducative. Enfin après c'est que mon avis :)
     
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  8. salvia

    salvia
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    @Polly Maggoo
    Il y a certainement des types qui se sont dit à une époque: "Personnellement, j'aimerai pouvoir gérer ma  future femme sans jamais hausser le ton, mais pour l'instant je n'ai aucune idée de ce que peut représenter le quotidien avec une femme difficile. Une femme, même le mieux élevée du monde peut avoir un caractère difficile et même si je trouve pas que ce soit la panacée, une petite claque peut régler un problème ponctuel. Oui c'est pratique pour les maris, mais je ne les jugent pas. Je ne les jugent pas car merde, on parle de claque...pas de violence ni d'humiliation" :fleur:
     
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  9. Jane Smith

    Jane Smith
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    J'aime pas les gens qui ont tort quand ils disent qu'ils ont tord.

    MERCI, merci, merci mille fois pour cet article. C'est un sujet qui me touche vraiment.

    J'ai ete elevee dans une famille qui ne frappait pas et j'eleve ma fille dans une environnement non violent. Je ne m'imagine pas du tout lui mettre une gifle pour quelque raison que ce soit. On avait eu cette conversation chez les madzmamans il y a quelques temps et c'est la que je m'etais rendue compte que la majorite ne partageait pas mon avis. La conversation fut super interessante et des filles etaient intervenues avec des liens de conferences et d'articles, bref c'etait chouette... j'espere que les commentaires ici seront au meme niveau. (J'ai l'impression que quand quelque chose touche a notre education on a tendance a reagir un peu violemment...)


    et contrairement a @Polly Maggoo la comparaison "fessee a un enfant / violence aux hommes ou aux femmes" elle me parle. Parce que c'est une conversation que j'ai eu avec mon mari avant qu'on ait un enfant lorsqu'on se "mettait d'accord" sur notre mode d'education. On en etait venu a la conclusion que si il me donnait une gifle, forte ou pas forte, je le quitterais sans reflechir, je porterai meme plainte, je ne le laisserais pas faire. Il etait alors de fait inacceptable de frapper notre enfant. Comment tolerer pour un enfant quelque chose que nous ne tolererions jamais ? Notre -hypothetique a l'epoque, en chair et en os maintenant- enfant est une personne a part entiere, avec des droits comme lui et moi... Pour nous c'etait, et ca l'est encore, juste inconcevable de le blesser de quelque maniere que ce soit. On s'est alors tourne vers l'education non violente.
     
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  10. Mona Lise.

    Mona Lise.
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    Etat larvaire

    J'ai jamais reçu de fessée, jamais reçu de claque.

    Et finalement, j'ai jamais fait de bêtise.

    Je pense que le lien est plus correct dans le sens violence envers l'enfant => enfant violent plutôt que
    enfant violent => violence envers l'enfant

    Quand un enfant teste l'adulte en ne l'écoutant pas, c'est bien plus pédagogique pour lui d'apprendre à être remis à sa place fermement plutôt que de le frapper. Et je parle pas de menace ridicule ("AH NON HEIN PAS DE DESSERT") mais juste du bon sens. Si je faisais un truc pas bien, ma mère ou mon père me disait "Non, on ne fait pas ça, c'est pas agréable pour telle personne" ou "Ca ne me fait pas plaisir, je ne le tolère pas ça ici".
    Un père ou une mère qui perd le contrôle une fois, oui évidemment. Mais alors ce sera à lui de s'excuser pour expliquer que son geste n'était pas anodin, qu'il était dur et qu'il ne se reproduira plus. C'est affirmer sa force et son autorité que de reconnaître ses erreurs, ça prouve que l'enfant peut vous faire confiance...

    C'est comme la voix. Mes parents n'élèvent pas la voix. Ben du coup, je l'élève pas non plus...
    Si on élève la voix, l'enfant va répondre en parlant plus fort puisqu'apparemment c'est comme ça que ça marche.
    Coucou le cercle vicieux.
     
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  11. Jukeuh

    Jukeuh
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    Tombe amoureuse de personnages fictifs.

    Carrément !

    J'en ai reçu des claques jusqu'à l'adolescence, et des hurlements. Ça ne m'a jamais aidé à apprendre ou à comprendre. Je prenais juste ma mère pour une folle qu'il fallait surtout pas énerver. Je ne faisais pas exprès de l'énerver, de faire des bêtises, évidemment... Et les claques ou les hurlements ne m'ont jamais aidés. J'étais juste terrorisée. Je précise, je ne me considère pas du tout comme enfant battue, j'ai juste eu quelques claques. La violence verbale était tout aussi traumatisante que les claques, voir plus.

    Je ne pense pas que la claque soit un moyen de faire comprendre, d’inculquer quelque chose. La seule réaction qui en découle c'est la peur, l'isolement et la tristesse.

    Je préférais lorsque ma maman insistait pour expliquer clairement, afin que je comprenne bien. Et sans hurler, ça va sans dire ! Puis punition (corvées, privée de télé/sorties/autre, etc). Alors c'était ok, leçon apprise.

    Pour ma part je fonctionnais comme ça enfant.
     
    ~*Galaxy*~ a BigUpé ce message
  12. ArtmisGA

    ArtmisGA
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    Je ne suis pas d'accord avec tout ceci. J'ai pris d’innombrable claques/fessées dans ma jeunesse, parfois peut être pas tant que ça mérité mais aujourd'hui je vais très bien, je ne suis pas plus bête que les autres, encore moins dépressive, enfin bref, en bonne santé. Maintenant je tiens à me comparer à des enfants d'amis de mes parents qui eux au contraire ne savent pas du tout ce qu'est une claque (une claque n'est pas obligatoirement douloureuse!) eh bien ils ont tout ce qu'ils veulent, font des crises à répétition, lorsque l'on va au restaurant on ne peut pas manger tranquille.

    Si un enfant dérape, frappe sa mère, il faut faire quoi? Parler avec lui?
     
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