Je travaille dans un foyer d'hébergement pour S.D.F. — Témoignage

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Darky, le 25 septembre 2013.

  1. Darky

    Darky
    Expand Collapse

  2. katnissvsw

    katnissvsw
    Expand Collapse
    Guest

    @Darky  Je te fais un gros big up car je ne crois pas que j'en aurais été capable même si j'ai déjà œuvré bénévolement dans des associations pour récolter des moyens .
    Merci pour cet article très intéressant.
     
  3. DestyNova_

    DestyNova_
    Expand Collapse
    Monde de Merde.

    Je crois que j'ai un peu évité ce domaine professionnel par peur de ne pas avoir les épaules, je te trouve très courageuse.

    MAIS SURTOUT, je te fous un gros big up parce que je fais un peu de bénévolat, et je suis SURPRISE de voir qqun qui travaille dans le social et qui ne soit ni aigri, ni dans le jugement et qui veut vraiment aider les gens et est sensible à leur malheur. C'est fou le nombre de personnes qui travaillent/font du bénévolat dans le social et qui sont très dures avec les plus démunis (dans tous les sens du terme). Franchement je suis touchée par ta générosité, heureusement qu'il y a des personnes comme toi pour rattraper le coup dans ce monde
     
  4. loxlady

    loxlady
    Expand Collapse
    Fatiguée de ce monde

    Merci pour ce témoignage poignant et extrêmement bien fourni. merci de faire ce métier (même s'il est temporaire) quand d'autres (dont moi) ne pourraient songer faire.

    <3
     
  5. Pilili

    Pilili
    Expand Collapse

    Merci pour cet article et pour ce que tu as fait.

    Je voudrais juste ajouter qu'il y a aussi parmi ces SDF, les patients d'hôpitaux psychiatriques, qui sont déclarés apte à la sortie par les médecins mais qui ne sont pris en charge par aucune structure à leur sortie, qui ont parfois coupé les ponts avec leur famille ou que leur famille a abandonné, parce que c'est dur de vivre avec quelqu'un qui a un souci psychiatrique. Donc ils errent, ils n'ont pas toute leur tête parce que parfois sans suivi, ils oublient de prendre leur traitement ou ne le prennent pas parce que les psychotropes sont des traitements lourds et désagréables.

    Heureusement que les foyer d'hébergements existent même si ce n'est pas l'idéal pour récupérer quand on a des problèmes psy. Ces gens ont besoin d'être soignés et se retrouvent à la rue sans raison et sans rien juste parce que le système psychiatrique est encore mal développé, manque de moyens et de structures. Heureusement qu'il y a des gens qui y travaillent pour les accueillir, les orienter et leur apporter du réconfort, à tous ces SDF quels que soient leur situation. La rue c'est vraiment dur...
     
  6. Rometie

    Rometie
    Expand Collapse
    [B]"La politique de l'autruche, c'est une politique qui court vite, une politique qui fait des gros œufs, c'est tout"[/B]

    Cette article était vraiment passionnant et assez émouvant, j'avais pas envie qu'il se termine (c'est te dire :)), bravo à toi pour faire ce métier, cela m'a donné encore plus envie de travailler dans une association plus tard, (ou d'aider à la croix rouge), j'avoue que j'y avais déjà pensée, et ce témoignage était vraiment beau, encore bravo ! <3
     
  7. Mitchie

    Mitchie
    Expand Collapse
    une lumière dans la brume

    Arf je suis triste que cette mauvaise  image des travailleurs sociaux est toujours présente.
    Je pense que comme c'est leur quotidien ils ont une attitude plus en recul, pour se protéger notamant mais qui donnent l'impression aux usagés et aux gens en général qu'ils sont aigris ou insensibles à la situation.
    Je pense pas qu ca traduit un non investissement de leurs part mais quand tu vois des cas difficiles tous les jours tu es obligé de mettre une certaine distance au bout d'un moment.
    Pour les jugements normalement ce n'est pas una attitude qu'un travailleur social doit avoir tout comme on demande à un médecin d'être altruiste compatissant et que beaucoup ne le sont pas, j'ai déjà vu dans certaines associations des personnes faire preuve de jugements, mais heuresement tous les gens qui travaillent dans le social ne sont pas comme ça.

    Sinon j'aime beaucoup cet article, d'autant plus que je vais surement un stage dans chrs et que j'avais pensé aussi à un écrire un article pour mad sur ça.
    (pas citer s'il vous plait).
     
    #7 Mitchie, 25 septembre 2013
    Dernière édition: 25 septembre 2013
  8. mynettemiller

    mynettemiller
    Expand Collapse
    Exterminate ! EXTERMINATE !  Guest


    Alors, comme je travaille également dans un centre pour SDF, mais en tant qu'assistante sociale, je me permets d'apporter ma pierre à l'édifice, et une petite précision : les gens qui sont à la rue avec des problèmes psy ne sont pas à la rue parce qu'ils ont des problèmes psy, mais le plus souvent (à vue de nez, comme ça, je dirai dans 70% des cas), ils ont des problèmes psy parce qu'ils ont vécu à la rue.
    Les médias ont tendance à véhiculer l'image inverse, mais c'est le plus souvent l'expérience de mois entiers à la rue qui créé des traumatismes extrêmement violent et amène des pathologies (mécanismes de défense) pour compenser ce traumatisme.
     
  9. Elimiwa

    Elimiwa
    Expand Collapse

    Mais alors ça veut dire que l'hopital les rebalance dans l'endroit qui a créé le traumatisme.... Est ce vraiment utilise de les soigner pour qu'ils aillent mal à nouveau à leur sortie s'ils se retrouvent à la rue à nouveau ? Jusqu'à ce qu'ils retournent à l'hopital au final, non ? Je sais pas, ça fait très effet pervers quand même, heureusement que ce genre de foyer existe !


    Très bel article ceci dit. Instructif et tout. merci.
     
  10. Gotmilk

    Gotmilk
    Expand Collapse
    Working Girl

    :hugs:
    Merci pour ton travail/courage/témoignage.
    Comme ont dit d'autres Madz, ça fait plaisir de voir quelqu'un travaillant dans le milieu social pas blasé ou aigri.

    Bravo en tout cas et continue comme ça <3
     
  11. schlobi

    schlobi
    Expand Collapse

    ça me rappelle quand j'ai prêté mon téléphone a un type pour qu'il appelle un centre d'accueil d'hébergement. c'était horrible parce qu'il s'est mis à pleurer car de ce que je comprenais il n' y avait plus de places parce qu'il avait pas appelé plus tôt. Et il leur suppliait au téléphone en disant qu'il ne voulait pas encore dormir dans la rue, qu'il allait encore pleuvoir et ça a raccroché. Il m'a rendu le téléphone et il est parti.

    (et là on va me sauter dessus pour ne pas l'avoir héberger chez moi.)
     
  12. mynettemiller

    mynettemiller
    Expand Collapse
    Exterminate ! EXTERMINATE !  Guest


    La responsabilité des hôpitaux est complexe dans ce domaine. En général, dans le secteur de la psychiatrie, ils essaient quand même de trouver une solution d'hébergement à la sortie, pour justement éviter d'entrer dans ce cercle vicieux, et garantir une pérennité du soin (parce qu'à la rue, les gens ne prennent pas leur traitement et ne vont plus aux rendez vous avec le psychiatre) mais c'est très difficile. Le secteur de l'hébergement est complètement bouché, et les différents gouvernements jusqu'à maintenant n'ont de cesse de baisser les budgets des centres et le nombre de place d'hébergement, d'autant plus pour ce genre de public (qui rapporte moins au niveau pub électorale pour eux que les femmes victimes de violence par exemple).
    Du coup, souvent, effectivement, ils doivent remettre la personne à la rue parce qu'il n'y a pas de solutions derrière.
    Majoritairement, je crois que le problème majeur, c'est qu'en hôpital et en centre d'hébergement, on manque de place, on manque d'argent, on manque de personnel, et du coup, ce sont les gens qui en pâtissent.  (mais après, l'état est le premier à jeter la pierre à l'hôpital si le mec pète les plombs en sortant de l'hôpital et agresse quelqu'un)
     
Chargement...