L’amour en cité, un docu en exclusivité sur madmoiZelle !

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 12 décembre 2014.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Rédactrice en chef
    Membre de l'équipe

    #1 Clemence Bodoc, 12 décembre 2014
    Dernière édition par un modérateur: 13 décembre 2014
  2. Balakazam

    Balakazam
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    If you are ever looking for me, in a crowd of people, look for the girl with the biggest smile.

    Je trouve l'idée du reportage-film géniale et je le regarderai volontiers. Après j'aimerais faire remarquer qu'il n'est peut être pas nécessaire de stigmatiser la banlieue pour traiter de l'amour et des adolescences difficiles. Je ne peux pas juger, ni comparer mais je pense, et c'est un peu ce que je ressens dans l'article, que ce ne sont pas vraiment les cités elles mêmes qui rendent les relations amoureuses plus difficiles mais les mentalités très fermées, trop protectrices, préservatives des familles venant souvent de la peur d'être jugées par leurs voisines. Je pense que la difficulté première vient de cette proximité forcée et de cette peur des autres, des "quand dira-t-on".
    Voila, après j'ai grandi dans la campagne profonde où chacun recevait une éducation de ses parents très différente les uns des autres et peut être éloignée de celles des banlieues. Pourtant j'ai pu relié mes connaissances villageoises aux petits extraits des témoignages. Ce que je veux dire c'est qu'on retrouve peut être les mêmes problèmes amoureux partout ailleurs mais que dans la banlieue ils sont comme décuplés du fait de cette proximité.
    Je ne sais pas si j'ai été assez claire dans mes propos après j'espère n'avoir heurté personne et si c'est le cas je m'en excuse.
     
    GrandeMarine, Himi, Lisbeth411 et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  3. Elisita

    Elisita
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    La mer noire

    Je comprends ton point de vue, je suis moi-même originaire d'un petit village et je connais très bien ce sentiment. C'est un peu comme avoir une très grande famille, tu as des membres avec lesquels tu t'entends bien, d'autres non et d'autres que tu ne connais pas forcément très bien, mais tu as une certaine image à préserver aux yeux de tous. Les gens se font une image de toi, si tu casses avec cette représentation tu te fais taper sur les doigts.
     
  4. Balakazam

    Balakazam
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    If you are ever looking for me, in a crowd of people, look for the girl with the biggest smile.

    @Elisita je pense qu'on est d'accord, et le fait d'être en banlieue semble "démultiplier" ce côté familial (plus de monde concentré dans un plus petit périmètre).
    Je trouve la comparaison avec la famille éloignée très adaptée :fleur: je cherchais une image mais je n'en trouvais pas. Merci!
     
    Elisita et I-Love-You ont BigUpé.
  5. Fab

    Fab
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    Frisette Chefferie
    Membre de l'équipe

    Le docu est sorti sur mad, tu peux donc juger sur pièces :)
     
  6. Elisita

    Elisita
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    La mer noire

    Je suis tout à fait d'accord! :)
     
    I-Love-You et daffy duck ont BigUpé.
  7. Justine DSB

    Justine DSB
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    Le documentaire est touchant en effet. Sympa. Rien de très original dans la forme mais je n'avais jamais vu de documentaire sur l'amour en cité donc les témoignages exposés m'ont beaucoup intéressée. Il y a plein de docu sur la cité en général mais pas forcément sur l'amour et les relations amoureuses. Pour autant, les témoignages ne sont pas du tout éloignés de ce que je m'imaginais avant sur l'amour en cité.
    Les histoires évoquées arrivent partout en fait:
    Les difficultés de la part des familles et des amis d'accepter le copain ou la copine de son enfant qui n'a pas la même origine ou religion.
    La difficulté daccepter l'homosexualité.
    La peur de parler de son copain ou de sa copine à ses parents.
    Le manque d'affection de la part des parents.
    J'en oublie certainement mais ces aspects-là m'ont marquée car je les connais personnellement et je n'ai pas du tout grandi en cité.
     
    Himi, daffy duck et Balakazam ont BigUpé ce message.
  8. Balakazam

    Balakazam
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    If you are ever looking for me, in a crowd of people, look for the girl with the biggest smile.

    Après visionnage du documentaire, je reste persuadée que les relations décrites n'ont rien à voir avec les "cités' en elles mêmes. Certes, elles se créent plus facilement dans les cités parce qu'il y a un mélange important de communautés mais on retrouve les mêmes problèmes partout ailleurs.
    Voilà sinon tout de même bien (j'ai beaucoup aimé les passages de danse) et très touchée par le témoignage de jacky et de l'absence de contact physique avec ses parents.
     
    Loulalilou, A-vol-d-oiseau, Justine DSB et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  9. madamebavarde

    madamebavarde
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    hurmf

    J'ai bien aimé le reportage, je me suis beaucoup retrouvé dans les témoignages et pourtant je n'habite pas en cité. Je trouve ça dommage d'avoir était aussi réducteur avec la cité. Je pense que ce problème de mixité n'est pas présent qu'en cité, même si comme l'ont dit certaines Madz, il est plus facile d'y trouver de la mixité. En gros je trouve que le titre du reportage n'est pas bien choisi. L'"amour" est un bien grand mot et on n'en a pas vraiment parlé, je trouve. Il a plus été question de l'acceptation de l'autre par la famille et les amis. La pudeur en public et au sein du foyer... J'aurai bien aimé savoir comment ils ont construit leur couple, comment ils se sont adaptés avec un conjoint n'ayant pas la même culture/religion/façon de vivre... Le but du reportage est bien de dire : l'amour n'a aucune frontière.
    J'ai bien aimé les passages où ils parlent de l'amour familiale et j'ai été choqué par l'absence de contact chez Jacky. Chez moi on se fait la bise pour se dire bonjour/au revoir, des câlins quand ça ne va pas, je vois mes parents s'embrasser (à la dérobée;) )...
    Et de façon complètement arbitraire, j'ai adoré le témoignage d'Ali, mon chouchou ^^. Surtout avec sa citation : "Fils trouves toi une femme du Pays". ça relève beaucoup de questions hors amour : les origines, les conflits de génération, l'appartenance à une "communauté". Pour cette raison, la cité a été bien choisi mais dans ce cas il aurait fallut aborder le thème plus en profondeur.
     
  10. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Rédactrice en chef
    Membre de l'équipe

    Hello,

    Je ne crois vraiment pas que l'intention des réals aient été de "représenter la banlieue", ou de confiner ces approches de l'amour au seul environnement "banlieue". En d'autres termes, ça me parait tout à fait normal que d'autres personnes, originaires de milieux différents, se retrouvent dans ces témoignages (et que des personnes ayant grandi en cité ne s'y retrouvent pas). Ce sont des témoignages, pas une vérité générale.

    À ce compte-là, pourquoi insister alors sur l'origine, sur le "en cité" dans le titre du docu et dans l'article ? Parce que, à mon avis très humble, la banlieue/la cité sont des environnements extrêmement caricaturés dans les médias et dans les oeuvres de fiction. Ça fait du bien de voir un docu tourné en cité, qui n'aurait pas sa place dans un "enquête exclusive" en prime sur M6 ou TF1 (et d'ailleurs, il est diffusé sur France 4 à 23h25 lundi soir, CQFD :troll: )

    Les gens des cités ne sont pas une population homogène/uniforme, il ne sert à rien d'essayer de "les décrire, les comprendre" voire pire "de les étudier". J'ai trouvé que ce docu était génial, parce que j'ai vraiment eu le sentiment qu'on avait écouté ces gens sans les juger, que la caméra des 2 réalisateurs était allée à leur rencontre, mais sans ce regard entre fascination et analyse qui m'avait tellement, teeeeellement gênée dans le film de Sciamma, Bande de filles.
     
    Loulalilou, soshishi, SallyVonHolle et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  11. Aerlynn

    Aerlynn
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    Miss poulpe

    Je suis assez mitigée par le documentaire. y a des éléments intéressants, c'est toujours bien d'avoir des témoignage; mais je ressens beaucoup de clichés, comme ci la cité n'évoluait pas plus rapidement que la capitale.

    J'ai vécue 20 ans dans les citées ( dont l'une des femmes semble habiter aussi) et tout le monde se mélangent. j'ai vu des couples blanc/black, arabe/black et j'en passe le métissage. Y a avait juste les familles chinoises qui restaient entre elles et dont on n'allait pas plus loin que le stade amis. Même les religieux/Athée se respectent énormément; tant que l'un ne crache pas sur l'autre. bon le seul truc que sa bloque, c'est l'homosexualité où ça restait encore tabou autant que dans n'importe quel ville ( là, je ne saurais pas vous dire si ça a évolué. mais j'avais un coiffeur qui l'était et il n'en parlait tout simplement pas ; c'est sans doute lié à la religion/ éducation, qui fait que de ce point de vue, faut attendre que les mentalités évoluent. mais certainement pas parce que c'est une citée). La notion de famille est à la limite la chose la plus importante, y a énormément d'entre aides entre les familles, voir même une association au sein de la bibliothèque du coin où l'on avait l'occasion d'échanges culturels très intéressants ( et la réussite des enfants, les parents étaient plus sévère que les miens, vis à vis de ça, justement parce qu'ils en avaient marre qu'eux aient subit des clichés monstrueux et qu'ils voulaient les voir profiter de la chance que beaucoup n'ont pas eux) et même si ça ne s'embrasse pas devant les enfants comme dans un film à l'eau de rose ou à coup de langue gluantes, y a toujours des gestes affectifs, petite main par ci, sourire par là et des regards qui en disent long sur ce qu'ils ressentent.
     
    I-Love-You a BigUpé ce message
  12. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Rédactrice en chef
    Membre de l'équipe

    Mais je trouve justement que toute la justesse de ce documentaire, c'est qu'on n'y apprend rien, justement. Il n'a pas vocation à enseigner quoi que ce soit, juste à donner la parole à DES gens qu'on n'entend peu d'habitude. Ce qui est spécifique à la cité, ce ne sont pas ces discours ni les réalités qu'ils décrivent, c'est simplement le fait qu'on ne passe jamais un micro à ces gens, qu'on confine plutôt aux reportages à sensations et aux films de voyous.

    Personnellement, je ne l'ai pas regardé en me disant "oh mais dites donc, c'est fascinant comment vivent ces gens !" mais vraiment juste comme "ah mais ça fait du bien de voir un reportage sur la cité qui ne pue pas les clichés, où on n'a pas manipulé le témoignage des gens pour renforcer les idées reçues qu'a déjà la population sur ces milieux.
     
    Pampa et SallyVonHolle ont BigUpé.
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