Les Presque-histoires de la Pieuvre

Sujet dans 'Forum Ecriture' lancé par AnonymousUser, le 4 novembre 2010.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    ... Je ne garantie pas que tout ce qui échouera sur ces rivages sera toujours d'une qualité égale... Mais je ferai de mon mieux pour éviter les écueils, et pour ce faire, j'y mettrai toute la force de mes huit petits tentacules.
     
  2. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Les mésaventures de Martin

    Martin ne savait plus où donner de la tête : il y en avait partout ! Peu importe par où il commencerait, il en aurait pour des heures à tout nettoyer. Et puis, c'est pas comme si ça en avait valu la peine puisque rien ne s'était passé comme prévu.

    La présomption de son entreprise lui claquait à la figure, comme une gifle. Oui, il y en avait partout : bris de verre. Meubles renversés. Fauteuils éventrés. Moquette souillée, d'un rouge épais, écarlate.

    Il avait pourtant tout planifié, depuis presque trois mois. Il avait attendu son heure, tapi dans l'ombre. Nourrissant son besoin de vengeance de la haine la plus noire. Il se vengerait, coûte que coûte, il laverait l'affront. Il le briserait, comme lui avait brisé sa vie, sa jolie petite vie qu'il avait réussi, tant bien que mal, à construire, en partant de rien. Des ruines originelles, il avait réussi à bâtir quelque chose de tangible, de solide. Un diplôme, un métier - intéressant et payé correctement -, une petite maison. Une femme. Sa femme.

    Mais il était arrivé, et de ce que Martin avait bâti, il ne restait plus que cendres. Néant. Chaos. Il lui avait tout pris, implacablement. Comme un parasite se nourrissant sur son hôte, le vidant de sa substance. Oui. Oui, il allait se venger. Et s'il était pris ? Tant bien même : il n'avait plus rien à perdre.

    Mais à trop se nourrir de haine, ses gestes, pourtant maintes fois répétés, avaient dépassés sa pensée, et son plan. Oh, oui. Il n'a désormais vraiment plus rien à perdre à présent. Sa main sur le ventre, il ne lui reste plus qu'à contempler sa vanité blessée. Ce moteur qui l'a si bien aveuglé. L'unique réelle faille dans son plan.
     
  3. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    Oups.

    Y a des jours comme ça. Tu te lèves - tant bien que mal - et déjà, ça commence. Et c'est marrant parce que quand tu te réveilles, tu te sens paradoxalement plus reposée que la veille. Comme si t'avais bien dormi. Ou trop dormi. Oh merde. Réveil qui n'a pas sonné. T'as juste dormi 45 minutes de trop. Ah ouais, tu peux te sentir reposée cocotte.

    Alors la course commence. La douche, hop hop hop. Tu sors de chez toi, pas maquillée, les cheveux mouillés, habillée avec ce qui t'es tombé sous la main, parce que merde, t'es à la bourre, t'as juste pas le temps de rentrer dans des considérations de mode là tout de suite. Et ça continue. La journée lose. Tu arrives devant ta voiture, et en fait, tu te rends compte que t'as laissé tes clés à l'appart. Bravo le veau.

    Tu remontes à ton appart'. Tu cherches tes clés sur la guéridon dans l'entrée, là où tu les mets d'habitude. D'habitude, ouais. Mais pas aujourd'hui. Ah ah, la blague. Alors tu cherches tes clés. Tu sais évidemment pas tu les as posées hier. Au bout de 10 minutes, quand même, elles daignent réapparaître des limbes où elles s'étaient cachées.

    Tu ressors de chez toi - toujours pas maquillée ni coiffée hein. Tu montes dans ta voiture. Clés dans le contact, et alleluia, ça démarre tout seul. Tiens, la lose te lâcherait-elle ? Tu roules tranquillou. Bon, ok, ça roule pas super bien, y a du monde, mais ça avance.

    Même que quand tu allumes ton autoradio, tu tombes sur ton morceau préféré. La classe quoi. Tu t'accordes même le luxe de reprendre le refrain, en chantant à tue-tête au milieu de la jungle urbaine et des voitures qui roulent à touche touche, histoire de faire la nique à la lose. De lui faire comprendre qu'elle t'aura pas aujourd'hui, que tu te battras bec et ongles. D'ailleurs, après le feu au bout de la rue, t'as plus qu'à prendre sur la gauche, faire 100 mètres et tu arrives au taf. Tant pis, tu partiras plus tard ce soir, tu t'en fous. Va mourir, la lose. Et toi de chanter, comme une grande bringue.

    Et puis là... Le drame. La crise.

    Ben oui. Parce qu'en chantant comme une grosse naze, t'as juste pas vu que la voiture devant toi venait de s'arrêter au feu rouge. Et évidemment, évidemment, tu lui es juste rentré dedans. Tu roulais à quoi, 10, 20 km/h ? Tu descends de la voiture, le choc a pas été si rude, que tu te dis. Sauf que si, en fait. Tu constates que t'as plus de pare-choc, et que la voiture devant toi non plus. Ni de phares d'ailleurs. Et tu sens que t'en as pas fini, au vu du type vénère qui descends de sa caisse - que tu remarques soudainement être une grosse BMW, style la voiture de daron qui fait monter toute réparation au-dessus des 5000 balles. Et t'es en tort en plus. En tort.

    "Oups."

    Pff, c'est tout ce que tu trouves à dire ? Non mais la lose, quoi.
     
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