Non, Valérie Pécresse, les jeux vidéo ne sont pas le boss de fin de mes résultats scolaires

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Lise F., le 26 avril 2016.

  1. Lise F.

    Lise F.
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    Membre de l'équipe

    Chloé P. a BigUpé ce message
  2. Lily Fraser

    Lily Fraser
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    High Functioning sociopath. With your number.

    Je n'ai pas bien compris pourquoi on ne pouvait pas classer les jeux vidéos comme addiction. Je suis d'accord avec le fond de l'article, c'est-à-dire que ce n'est pas nécessairement une pratique à outrance, que les problèmes sont ailleurs, etc. Mais j'ai tiqué sur ce passage:

    Je sais que c'est de l'humour, mais j'aimerais quand même préciser qu'il y a beaucoup d'addictions qui ne sont pas détectables par des tests urinaires, comme les achats compulsifs et le workaholism. Ayant été accro à l'achat pendant bien longtemps, et vidé mes comptes en banques avec acharnement à peu près tous les jours, je pense pouvoir qualifier ça d'addiction. Je ne vois pas pourquoi les jeux vidéos ne pourraient pas en être une, pour certains cas extrêmes, qui vont jusqu'à se négliger au profit de leurs jeux. Même si la distinction entre "passion" et "addiction" est ténue, on remarque des comportements maladifs. Pour ma part, je n'étais pas "passionnée" de shopping (ou de fringues, déco, peu importe), j'étais clairement dans un comportement compulsif.

    Mais je ne suis pas professionnelle, ça reste mon opinion. Je me pose la question :fleur:

    EDIT: je précise que je distingue la pratique "en grande quantité" de la pratique "compulsive". C'est pas forcément une question de temps passé à jouer, mais plutôt de rapport à la console (ou autre).
     
    #2 Lily Fraser, 26 avril 2016
    Dernière édition: 26 avril 2016
    Fluotine, Kaus Australis, Dysnomia et 14 autres ont BigUpé ce message.
  3. Isjaki

    Isjaki
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    Le gras, c'est la vie.

    @Lili-Sw le problème est que généralement, dans la bouche des politiques / journalistes et autres amis de la jeunesse, le jeu vidéo est relégué au rang d'addiction au même titre que les drogues (douces et dures) ou l'alcool, qui sont des substances. Pour le jeu vidéo ou l'achat compulsif, ce n'est pas l'acte en lui-même mais la pratique excessive. Donc pourquoi qualifier le jeu vidéo d'activité potentiellement addictive et pas le cinéma, la musique, la littérature ?
    Car le problème ne vient pas du jeu vidéo mais de ce que la personne en fait. Ce qui est tout à fait différent pour les substances que quelqu'un avale ou fume ou s'injecte. Ce que tu soulignes d'ailleurs en parlant de pratique compulsive.
     
    Dysnomia, Daredevil., Babitty Lapina et 6 autres ont BigUpé ce message.
  4. Kyubey

    Kyubey
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    Féminazgûl Not by the hand of a man will she fall

    Ben oui, pourquoi remettre le système scolaire en cause et le réformer (je veux dire le réformer réellement pas faire semblant) quand on peut simplement accuser les jeux-vidéos ? :facepalm:
     
    Marie-Gertrude, Kaus Australis, Maud Kennedy et 20 autres ont BigUpé ce message.
  5. Kristeva

    Kristeva
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    @Lili-Sw Tu as tout à fait raison, ça s'appelle une addiction comportementale. On y retrouve également les TCA (anorexie / boulimie), l'addiction au travail, au sport, au sexe, aux jeux d'argent... Etc. Les critères sont la dimension de perte de contrôle vis à vis du comportement, la tension psychique si on ne peut pas le réaliser, le temps passé à y penser ou le programmer...

    Maintenant je pense que l'addiction aux jeux vidéos est bien plus rare que ce qu'on dit dans les médias. Effectivement souvent ça va être plutôt un refuge pour quelqu'un qui ne va pas bien, sans réelle addiction. Et il y a aussi plein de gens qui ont un rapport sain aux JV !


    Sinon pour en revenir à l'article, la réflexion est complètement débile. On incrimine des facteurs extérieurs sans se demander si c'est pas plutôt le système scolaire en lui-même qui favorise le décrochage... en mettant en avant un seul type d'intelligence, la capacité à se conformer au système etc.
     
    Marie-Gertrude, Artemistigri, Leronira et 7 autres ont BigUpé ce message.
  6. Lily Fraser

    Lily Fraser
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    High Functioning sociopath. With your number.

    @Isjaki
    Je suis tout à fait d'accord avec toi, n'importe quoi peut être addictif, comme ne pas l'être! Mais @Lise F. a quand même dit clairement que "le terme d’addiction, n’est pas adaptable aux jeux vidéo", et je ne suis pas d'accord avec ça. Bien sûr, c'est désolant que les jeux vidéos soient réduis à une addiction, mais ils peuvent l'être !
     
    Juda Bricot a BigUpé ce message
  7. The Raven Queen

    The Raven Queen
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    De nos deux tristesses, un bonheur est né.

    C'est pas forcément pour répondre à l'article parce que bon, clairement je suis mille fois d'accord avec ce que tu dis @Lise F. , c'est surtout pour te remercier parce que y a de plus en plus d'articles sur les jeux-vidéos grâce à toi (c'était la seule chose selon moi qui manquait un poil à Madmoizelle) et du coup vraiment je voulais te remercier parce que ça me fait trop plaisir :rainbow:.
    C'est sur qu'on parle pas forcément encore de grosses franchises, on parle plutôt de petits jeux qui se font rapidement, presque pour débuter, mais c'est toujours ça et en plus ça leur permet une notoriété qu'ils n'auraient peut-être pas eu sinon. Donc bravo à toi ! Un grand merci ! Je salue l'initiative :fleur:
     
    Cocablast et Isjaki ont BigUpé.
  8. Isjaki

    Isjaki
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    Le gras, c'est la vie.

    @Lili-Sw Tout à fait, mais on parle de comportements addictifs (et même de pratiques pathologiques en fait) et pas d'addiction, dans ce cas :)

    Justement parce qu'il n'y a aucune réelle dépendance physique (même si on est d'accord que la psyché influence le corps), comme c'est le cas dans les addictions aux substances.
     
    Lily Fraser a BigUpé ce message
  9. Lily Fraser

    Lily Fraser
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    High Functioning sociopath. With your number.

    C'est justement ça qui me questionne (je dis bien questionne, je suis très intéressée par ton avis). Dans mon cas et rapport aux achats compulsifs, j'ai eu une période de sevrage (les comptes étaient vides :cretin:) et j'ai toujours l'impression de pouvoir retomber. Mais je suis d'accord que ce n'est pas physique, dans ce sens je comprends la distinction, bien que je vois plutôt ça comme une nuance que comme une réelle différence.
     
  10. Kyubey

    Kyubey
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    Féminazgûl Not by the hand of a man will she fall

    Exactement, quand j'étais au collège (et même au lycée en fait) je ne faisais pas mes devoirs, je lisais à la place. :halp:J'ai une addiction à la littérature !

    Ou alors, peut-être qu'après avoir passé ma journée entière (de 7h30 à 16h30) à être dans un endroit qui ne me plaisait pas, à faire des choses qui ne me plaisait pas (voir me traumatisait merci les cours de sport et de chant) j'avais l'envie folle de prendre du temps pour moi au lieu de passer 2 heures à ENCORE étudier des choses qui ne me plaisent pas !
    Alors, si on remettait en cause la nécessité des devoirs, de l'apprentissage par cœur (parce que vomir un cour et l'oublier deux semaines plus tard c'est extrêmement utile), si on s’interrogeait sur les programmes, les horaires, les matières étudiées, peut-être qu'il y aurait de meilleurs résultats :hesite:

    Parce que si on regarde bien la journée de l'élève modèle : Réveil 7h/7h30 (si iels a la chance d'habiter près de son établissement), début des cours 8h/8h30 (selon son établissement), fin des cours 16h30/17h, arrivé chez elle/lui 17/17h30 (toujours s'iel habite près), 19h/19h30 fin des devoirs, couché 22h max pour avoir le quota d'heures sommeil. Ça nous fait 3h de temps libre (comprenant repas, goûter, douche) sur une journée :clap:
    Perso, je fais des burn out pour moins que ça.
     
    Haneda, Marie-Gertrude, Faol et 11 autres ont BigUpé ce message.
  11. Ayudeme

    Ayudeme
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    Je me permets de commenter avant de lire vos commentaires pour ne pas perdre ce que je voulais dire :fleur:

    Attention c'est un petit coup de gueule, je pense ne pas être méchante envers qui que ce soit et si c'est le cas, ce n'était pas volontaire :fleur:

    J'avais déjà vu la vidéo mise dans l'article mais je la trouve toujours aussi affligeante. La condescendance dont font preuve les "grands" de la télé (enfin tout est relatif quoi mais je pense que vous voyez) est tout à fait gerbante. Cette idée que si tu joues aux jeux-vidéos tu es débile "on peut avoir un enfant débile et diplômé" (:non: et la présentatrice (je crois qu'elle s'appelle Leïla, j'e suis pas sûre?) qui est à France Inter et qui aime les jeux vidéos, elle est "débile" peut-être? :facepalm:), et que du coup tu ne lis pas (j'aimerais bien savoir quels classiques Nagui et l'autre commentateur ont lu sans qu'ils aient été obligés par l'école), c'est n'importe quoi. Je lis énormément, pour mes études et pour mes loisirs, et j'aime d'amour les jeux vidéos, mais wow, quel scoop, je suis intelligente. Et l'hypocrisie de Manaudou, ça va bien cinq minutes quoi, l'e-sport ça se rapproche des sports de haut-niveau, dans la forme (tu regardes des gens faire des performances devant un écran) mais scoop, encore une fois, les gamers ne sont pas des gens qui ne font que ça de leur vie, j'aime les jeux vidéos et je fais du sport de temps en temps (scoop numéro 2) ("la revanche des poignées d'amour" :facepalm:) et je n'aime pas la violence (scoop numéro 3). Et hop, la présentatrice aime bien les jeux allez, elle est accro. Aaarg :non:
    Merci à la présentatrice pour avoir tenu ses propos jusqu'au bout :jv:

    Je suis tout à fait d'accord avec @SuperGeekette. C'est bien trop facile de poser le problème de manière détournée. Ça en devient lassant.
     
    Cocablast, The Raven Queen, Peace&Love&It;3 et 4 autres ont BigUpé ce message.
  12. Isjaki

    Isjaki
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    Le gras, c'est la vie.

    @Lili-Sw je pense que la différence se situe vraiment à ce tu disais plus haut : une pratique peut ou peut ne pas être compulsive, alors qu'une substance type drogue est forcément addictive. Bon après c'est pas parce que tu bois un verre de vin que tu es alcoolique donc c'est aussi une pratique excessive qui pose problème :hesite:

    La nuance effectivement vient de là je pense : une addiction versus une pratique addictive.
     
    Marie-Gertrude et Lily Fraser ont BigUpé.
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