Pourquoi, en quelles circonstances avez vous commencé à fumer ?

Sujet dans 'Vie Quotidienne' lancé par Jucie, le 4 juillet 2017.

  1. Jucie

    Jucie
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    Question d'une non fumeuse !

    Pour les Madz qui fument régulièrement : quelles sont les raisons qui vous ont poussées à tester la première clope ? Qu'est ce qui vous a amenées à fumer régulièrement ?

    Je ne souhaite en aucun cas culpabiliser les fumeuses ! Je veux juste comprendre pourquoi malgré tant de prévention, autant de jeunes fument (j'ai beaucoup de mes amis qui essaient d'arrêter de fumer, ils ont seulement 19/20 ans!)
     
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  2. Endless

    Endless
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    Taciturne

    C'est intéressant comme topic :top: !
    J'ai commencé pour l'image, déjà. Quand j'étais enfant, je me rappelle que les personnages badass de séries / films / BD fumaient, pour moi ça faisait "femme fatale" ou "homme viril", ça construisait pas mal de personnages (et même de personnalités publiques au final). Le mythe de la punchline élégante balancée dans un nuage de fumée ! C'est ridicule mais quand j'étais enfant faut savoir qu'on avait encore des cigarettes en chocolat pour jouer :cretin:.
    Aussi parce que pas mal de personnes fumaient dans ma famille, donc j'étais un peu habituée à l'odeur sur les vêtements et la peau, j'aimais bien.
    Et puis pour la transgression, l'interdit qui attire, les premières cigarettes fumées en cachette, et j'ai continué pendant des années à cause de tout ces bons souvenirs adolescents !
    Je me servais également de ce côté auto-destructeur, notamment quand je bossais dans des endroit que je détestais. Pour moi fumer ma clope à la pause, c'était le moyen de reprendre le contrôle de mon existence : "foutue pour foutue, au moins cette merde là je l'ai choisie", je me disais en allumant ma cigarette.
    Il y a également le fait que ça me donnait un peu de contenance et me permettait d'apaiser mon stress dans certaines situations (ex. quand j'attendais seule devant un bâtiment avant un RDV / entretien etc, ou seule en terrasse en attendant mes amis, ou tout simplement quand je ne savais pas quoi faire de mes mains et personne à qui parler).
    Ça me permettait également de casser mon image de personne très calme et trop disciplinée.
     
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  3. Lilliy

    Lilliy
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    Je s'appelle Doudou Geant

    J'ai arrêté depuis un moment et j'ai commencé à une époque où il y avait encore des paquets de 10 (à 1 ou 2€ je crois) donc ça date. Mais à l'époque c'était le côté transgression, à l'adolescence on se cherche et ça me permettait de casser mon image de nerd trop sage (même si à l'époque on ne savait pas que ça s'appelait comme ça). Et puis ça avait un côté social, demander du feu, filer une clope...
    Et malgré tout, il faut quand même dire ce qui est: une fois qu'on est habitué à respirer de la fumée, c'est un vrai plaisir. C'est agréable, ça détend. J'ai parfois la nostalgie de la clope qui accompagne le verre d'alcool, c'était vraiment du plaisir pur et dur. D'ailleurs quand je suis un peu emechée c'est le seul moment où ça me manque.
    Au boulot ça me permettait de faire une pause et parfois de passer un moment hors travail avec ma responsable.
    J'ai toujours eu la clope sociable, je n'ai quasi jamais fumé seule, sauf peut être en période d'examen, et encore. Sinon en retour de soirée pour prolonger encore un peu l'euphorie. Chez moi on en revient toujours à ca: sociabilité et plaisir festif.
    J'ai commencé pour l'image, le côté social. J'ai continué pour le plaisir et la convivialité que ça apportait. J'ai arrêté parceque l'homme de ma vie trouvait que c'était pas moi (et il avait raison en plus).
    Après, je n'ai jamais eu de grosse addiction, j'ai arrêté très facilement à chaque fois que je l'ai décidé et je n'ai repris que par envie et plaisir, pas par besoin. J'ai beaucoup de chance là dessus. (Si je pouvais me sevrer de la bouffe aussi facilement...)
     
    Tamiat, Txell, Jucie et 2 autres ont BigUpé ce message.
  4. kargole

    kargole
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    C'est super intéressant comme sujet! Merci d'offrir l'occasion de se poser vraiment la question des tenants et des aboutissants !

    Donc si je remonte le fil de mon histoire au tabac, ça commence au commencement : toute ma famille fume. Ma mère, ma mamie, mon oncle... Mon père est un ancien fumeur, mais il n'en parle pas, n'est pas anti-tabac... Bref! J'ai donc grandi dans un environnement très "apaisé" vis à vis du tabac: tout le monde clope tranquille et personne ne veut vraiment arrêter. Paye tes exemples à suivre ah ah!
    J'ai jamais eu cette phase gamine de rejet total du tabac, à tanner ma mère à ne pas fumer, bouh c'est pas bien patati patata... Et puis je crois aussi que c'était une époque où niveau prévention, c'était très light, on te disait que c'était pas bon pour la santé et voilà.

    Donc ma première clope, je crois que c'était avec une copine au collège... En y réfléchissant, je crois que j'avais pas trop envie d'essayer la première taffe et puis "oh bof! Pourquoi pas tester!" teinté d'un peu de "allez tu vas pas faire ta gamine mijauree devant tes potes" Et ça s'est arrêté là.
    J'ai commencé à fumer un peu plus régulièrement en terminale avec le sacro-saint café-clope. Alors comment c'est devenu un rituel, je ne m'en souviens plus... Sûrement la "sociabilité du tabac"? Pour rappel, on pouvait encore fumer dans le bahut et dans les cafés... Et puis j'étais dans ma grande période cinéma classique américain, en fascination totale pour les mouvements artistiques de l'entre-deux-guerres où ça clopait à tout va... Ça a dû jouer aussi!
    Mais je ne fumais pas beaucoup beaucoup non plus. Quand ma mère m'a capté entrain de fumer sur une terrasse, ça m'a bien calmé sur la fumette pendant un moment ! Il n'y a pas eu d'engueulade, ni de tension, j'ai juste vu dans son regard et compris que c'était toujours le même schéma qui se reproduisait...
    Et puis la fac est arrivée et c'est à partir de ce moment que je me suis vraiment considérée comme fumeuse. Ça fait 10 ans...
    Un jour j'arreterai, mais c'est pas dans mon planning immédiat ( un peu comme un jour j'aurai un gosse... Un jour!) En gros, j'en ressens pas l'envie mais je sais qu'il faudra bien s'y coller un jour... Mais en vrai, je crois que je n'ai toujours pas vraiment intégré pourquoi "il faut"
    Ce qui fait que je soutiens à fond ceux qui essayent d'arrêter, parce qu'ils ont trouvé leur pourquoi !
     
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  5. Jucie

    Jucie
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    @Endless c'est dingue tous les souvenirs, les sensations, situations liées à la cigarette; la manière dont tu en parles la rendrait presque sympathique, on dirait la description d'une vieille amie, toujours là pour toi, elle a animé ta jeunesse et calmé tes angoisses.

    Et ce qui ressort aussi avec les messages de @Tante Clara et @kargole c'est que la présence ou non de fumeurs dans la famille joue un rôle. Mais bon, ça ne détermine pas tout non plus, mes parents ont toujours présenté la clope comme un terrible vice, ils interdisaient aux gens de fumer dans la maison quand nous avions des invités, ne fument eux-mêmes pas, et pourtant ma grande soeur fume depuis qu'elle a 15 ans...peut-être pour s'opposer à toute cette propagande anti-fumeur !

    @Tante Clara Courage, tu vas y arriver ! :supermad:et merci pour Allen Carr, je vais me renseigner
     
    Tamiat, Endless et Tante Clara ont BigUpé ce message.
  6. Jucie

    Jucie
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    Je suis d'accord avec le fait qu'il est un peu ridicule de se focaliser sur sa consommation de tabac quand on ne contrôle presque rien de sa nourriture (je parle en tant que cliente de supermarché-où-j'achète-des-produits-bas-de-gamme-parce-que-le-bio-est-trop-cher :top:), et de l'environnement dans lequel on vit en général.
    Faire un focus sur un produit "nouvellement dangereux" de temps en temps, c'est le cadeau de certains média (tampons et cup dans le viseur actuellement si je ne m'abuse), après on flippe, on veut trouver des alternatives. Il n'y en a pas, où alors elles sont trop couteuses ou trop incompatibles avec notre quotidien. Finalement on va entendre qu'autre chose est méga nocif pour la santé et en garder nos cup ! Enfin c'est à titre d'exemple !
    Mais le truc avec la clope c'est qu'on est certains des effets, les résultats des études ne sont plus à prouver, peut-être que ça détruit plus vite que tout le reste. Mais cette vision des choses donne quand même un sens nouveau pour moi à l'attitude "foutu pour foutu, fumons!" Il peut alors s'agir d'un choix, une saisie des plaisirs de la vie, profiter de l'instant présent plutôt que de prévoir un avenir de toutes manières incertain. Toute une philosophie derrière la cigarette ![/QUOTE]
     
  7. Jucie

    Jucie
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    @Nastja Peut-être que ton ex a voulu s'intégrer dans une communauté ? Ces "nouveaux amis" en question, c'est un groupe soudé dont on a envie de faire partie ? Pour la crise d'ado, j'ignore en quoi consiste une "crise d'ado typique"; c'est l'affirmation de soi par la transgression des règles ? Ca pourrait coller, mais je pense que plusieurs facteurs s'entremêlent quand quelqu'un se tourne vers la cigarette. N'ayant aucune formation dans ces domaines, et ne voulant pas faire de la pscho-sociologie à deux balles, je n'avancerai pas plus loin dans mes hypothèses ;)
    J'espère que tes problèmes de dépression vont s'arranger :bouquet:
     
    Nastja a BigUpé ce message