Un arrêt de travail pour une IVG, c'est « injustifié » selon la secrétaire générale du Syndicat des Gynécologues

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 27 juin 2016.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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  2. Beyla.

    Beyla.
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    ...Je pense qu'il n'y a pas de mots pour définir cette bêtise non ? x) Après, faudra bien sûr éviter d'en faire des généralités car tous les praticien(ne)s ne sont pas comme ça. :) Mais clairement, la madame mérite son carton rouge ! 8D
     
    Babitty Lapina, MidoriNoHikari, Neyane et 2 autres ont BigUpé ce message.
  3. Ceey.

    Ceey.
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    Ensevelie sous les livres de cours

    Marc Zaffran <3 (voilà c'est tout)
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    jorda, Manea, SwoonSwoon et 3 autres ont BigUpé ce message.
  4. Aqua

    Aqua
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    Do what you can, with what you have, where you are.

    Lors de mon IVG en décembre je n'ai pas eu d'arrêt alors que je l'ai demandé : à ma sage-femme et à l'hôpital. Ma sage-femme m'a dit qu'elle ne pouvait en prescrire qu'aux "vrais" femmes enceintes et à l'hôpital on m'a dit que ça ne se faisait jamais dans ce cas là, que je devais poser des jours. Donc j'ai dû posé des jours, certains sans solde. Parfait.
     
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  5. Boite de conserve

    Boite de conserve
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    Ce n'est pas parce que toi tu ne fait pas, que ça n'existe pas. Ce n'est pas parce qu'il y pire ailleurs qu'on ne peut pas faire mieux ici.

    C'est très douloureux à lire cette violence faites aux femmes. Pour avoir déjà subit plusieurs gynéco (femmes pour l'instant) et uniquement pour des visites de contrôles, j'ai changé à chaque fois car je me suis toujours sentie agressée, pas respectée. C'est douloureux de ne pas être considérée chez un médecin, encore plus pour quelque chose d'aussi intime...
    Alors je n'ose pas imaginer pour les IVG. Si je ne doute pas qu'il y en ai aussi des "bien", des respectueu-ses-x, empathiques... Ce serait bien que ces gynécos soient moins rares. perso 3 testés 3 fois dégoûtées, pas évident de se forcer à y retourner après. Et aller chez un homme c'est pas évident non plus... :sad:
     
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  6. Aelewen

    Aelewen
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    Si c'est un roman d'amour, faut provoquer l'étincelle

    Pour un Martin Winckler, combien d'Elisabeth Paganelli ?
    Comment peut-on exercer un métier qui consiste à s'occuper des femmes et leur donner ainsi si peu de considération ?

    Que doit-on comprendre de cette phrase "Si on considère que la femme est l’égale de l’homme au sein du travail et qu’elle puisse enfin etre payée comme l’homme et avec égalité, il faut que les professionnels de santé évitent les arrêts de travail injustifiés à leurs patientes" (qui n'est absolument pas digne d'un soignant), que des femmes se servent de leur ivg pour avoir des jours de repose gratos ?
    Quand on sait la souffrance que peut entraîner une ivg, une déclaration de la sorte est simplement écœurante.
    Qu'elle émane d'une femme, gynécologue de surcroît, c'est d'autant plus révoltant.
     
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  7. Pectine75

    Pectine75
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    Je pense que sa formulation est simplement horrible mais sur le fond je suis plutôt d'accord avec elle. Chaque expérience est différente, chaque personne est différente, je ne comprendrais pas qu'on accorde systématiquement des jours d'arrêt pour une IVG.
    Un arrêt de travail ça veut dire qu'on est physiquement ou psychologiquement, même en prenant sur soi, pas apte à assurer sa journée de travail. Travail pour lequel on est sous contrat, payée, etc...
    L'IVG peut être une souffrance (physique, morale) c'est un fait. Mais pas pour toutes, pas systématiquement.
    Je suis pour le droit à disposer de son corps, pour le droit de choisir de vivre ou non une grossesse. Seulement j'estime que si on veut avoir des droits, on doit aussi accepter d'assumer ses devoirs. Ce n'est pas à l'entreprise de supporter le poids de mes choix personnels donc à moins de ne vraiment pas être apte, l'arrêt de travail n'est pas justifié.
     
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  8. NatArocas

    NatArocas
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    "Il n'y a qu'une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c'est la peur d'échouer." ¨Paulo Coelho

    C'est dégueulasse MAIS...

    J'ai l'impression qu'elle ne s'exprime que sur le cas d'un arrêt dans le cadre d'un IVG chirurgical (arrêtez-moi si je me trompe). Je ne défends pas ses propos mais je nuance un peu car pour avoir vécu et une expulsion médicamenteuse (suite à une fausse couche m'enfin le traitement reste identique que lors d'un IVG.) et une aspiration-curetage (suite à une rétention placentaire après mon accouchement) j'ai un peu vu la différence entre les deux.

    Et pour l'avoir vécu, lors d'une expulsion suite au traitement médicamenteux il est impératif d'avoir un arrêt tellement c'est atroce et je pèse mes mots, bien qu'on réagisse toutes différemment à ce genre de traitement ne serait-ce que par précaution. Mais même dans ce cadre là il y a de nombreux praticiens qui ne donnent pas d'arrêt et des femmes subissent leur IVG ou fausse couche au boulot dans les chiottes et c'est une telle ignominie que j'en ai des frissons et mal pour elles... Quand j'ai fait ma FC j'ai subis 10jours de traitement car ça ne se déroulait pas bien, mais même en restant sur la prescription de base qui se déroule sur 3jours les 4jours d'arrêt c'est une nécessité absolue pour moi. Mais là, la gynéco obstétricienne ne remet pas en cause l'arrêt dans ce cadre là (et encore heureux ! Parce que si c'est le cas c'est inadmissible.)
    Pour l'avoir également vécu, l'intervention chirurgicale c'est un réel confort honnêtement en comparaison car on est bloqué une journée par l'intervention et les effets de l'anesthésie persistent de longues heures mais dès le lendemain on peut être en état de reprendre le boulot, en tous cas c'était mon cas (mais encore une fois je le redis on réagit toutes différemment, on peut avoir des complications, mais ce cas de figure est pris en compte par la gynéco.).
    Peut être que j'ai eu du bol car c'était pas aussi lourd qu'un IVG vu que je ne faisais "qu'une rétention placentaire" mais j'avais encore un utérus très gros et l'endomètre blindé de sang à cause de ça justement alors je ne sais pas. On est vraiment pas toutes égales par rapport aux réactions et à la capacité de récupération de notre corps alors je ne me permets pas d'affirmer que c'est tranquilou pour toutes évidemment, loin de moi cette idée !
    Mais l'infirmière adorable qui m'a accompagnée à l'hôpital m'a rassurée immédiatement (avant même de savoir pourquoi je venais) en me disant que généralement on avait pas mal au réveil et qu'on pouvait juste perdre du sang pendant un moment, sauf cas de complications. Est-ce qu'elle me disait ça que pour me rassurer je ne sais pas (parce que pour la méthode médicamenteuse ils m'avaient "vendu" le truc en minimisant pas mal les effets donc je me méfie), en tous cas c'est ce que j'ai vécu et je connais quelques personnes qui ont le même ressenti que moi.

    Elle parle aussi de l'aspect anonymat et c'est vrai que ça peut être important. Je reprends mon expérience de ma Fausse Couche, j'ai été arrêtée 20jours au total et mes arrêts portaient tous le tampon de l'hôpital. Autant vous dire que quand mon homme les déposait à mon boulot et quand je suis finalement revenue tout le monde se demandait ce qu'il m'arrivait, c'était super inconfortable comme situation j'ai du inventer une excuse pour ne pas raconter la vérité. Le côté anonymat part je suppose d'une bonne intention, mais ça reste quand même un peu limite.

    Je ne défends pas son propos en revanche je le redis, car pour moi ce n'était qu'une rétention placentaire donc je n'avais pas l'aspect psychologique que peut avoir un IVG ou une FC par exemple (oui parce qu'on parle toujours de l'IVG mais on traite les patientes de la même manière pour une fausse couche il faut pas l'oublier.) et il est évident que même si physiquement ce n'est pas une nécessité d'être arrêtée, je trouve que psychologiquement si on en ressent le besoin ça devrait l'être en revanche. Déjà qu'on ne propose même pas un suivi psy après un IVG ou une FC alors que ça peut dans certains cas être très traumatisant...
    Mais dans le cadre où tout se passe bien pour une intervention chirurgicale et qu'en plus psychologiquement tout va bien aussi je comprends qu'il ne soit pas nécessaire d'avoir un arrêt. Une personne de mon entourage a allègrement profité de son IVG pour être arrêtée alors que tout allait bien et qu'elle le vivait très bien, j'avais trouvé ça réellement ignoble comme attitude de sa part et c'était un arrêt injustifié.

    Il faut aussi bien prendre en compte que les intervention chirurgicales sont finalement rares car ils font tout pour te filer les cachetons, en tous cas par chez moi. Il faut se battre pour avoir droit à l'intervention, donc si en plus derrière on refuse un arrêt si tu en ressens le besoin c'est vraiment se foutre des patientes. Pour moi c'est plutôt significatif du manque de compréhension des médecins sur l'impact d'un arrêt de grossesse volontaire ou non...
     
    #8 NatArocas, 27 juin 2016
    Dernière édition: 27 juin 2016
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  9. Pectine75

    Pectine75
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    Bah...rien à voir : en France le congé maternité est prévu dans le contrat de travail justement, la question ne se pose pas. Par contre c'est à moi de m'organiser pour poser mes semaines pré et post accouchement, peu importe comment il se passe. Si au final mon bébé ne fait pas ses nuits, que je suis crevée ou que je ne trouve pas de nounou, je ne réclame pas d'arrêt maladie ;)
     
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  10. Kyubey

    Kyubey
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    Féminazgûl Not by the hand of a man will she fall

    @Pectine75

    Si les conséquence psychologique varie grandement d'une personne à une autre, les conséquences physiques reste à peu près les même et dans le cas d'une IVG médicamenteuse c'est ça :
    Et je ne crois pas qu'aller travailler en étant entrain de subir ça et en venant de subir ça il y a quelques heures soit vraiment le top.

    De plus l'IVG étant un acte médical je ne vois pourquoi on refuserait un arrêt de travail aux personnes qui y ont recours, à moins que ce soit parce que ça touche uniquement les personne qui ont un utérus et qu'on considère donc que c'est un problème sans importance et qu'iels auront qu'a gérer la douleur.
     
    #10 Kyubey, 27 juin 2016
    Dernière édition: 30 juin 2016
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  11. Omby

    Omby
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    Elle dit bien "je n'ai jamais prescrit 4 à 8 jours d'arrêt de travail pour une ivg médicale..."

    ********

    Aussi j'entend bien l'argument "chaque femme est différente", le souci ce n'est pas de dire "des femmes n'ont pas besoin d'arrêt", mais de dire "il n'y a pas besoin d'arrêt"

    En plus dire qu'il faut effectivement faire ça chez toi et pas au travail, mais ne pas donner d'arrêt de travail.... Pourquoi?

    Une IVG médicamenteuse ça peut s'étaler sur plusieurs jours :sad:
     
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  12. Pectine75

    Pectine75
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    Tu saignes et tu te tords de douleur pendant 4 jours lors d'une IVG médicamenteuse ? 4 jours d'affilé ? Ça me paraît énorme, c'est quasiment 1 semaine complète de travail. Si oui, ok, mea culpa, l'arrêt est justifiable.
    Si non, et bien c'est une situation très dure de la vie, mais ce n'est pas justifié de ne pas aller travailler à mon sens.
     
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