Ca fait super bizarre.
Je suis bi, et " suis-je bi ou pas ", c'est une phase que j'ai eu (même si je m'en suis rendu compte méga vite). Dans ce témoignage, effectivement, ce que je retrouve, c'est moins " le patriarcat m'a fait croire que je suis bisexuelle", qui fait très précis , que " le patriarcat et sa fétichisation des rapports wlw m'a fait le fétichiser également, au point ou j'ai cru l'être ", enfin oui, dit comme ça , ca fait répétition, mais il y a une subtilité pour moi. Dans le sens ou justement, le patriarcat enclenche des choses qui relèvent que la quasi systématisation, genre " je me trouve physiquement pas top / et autre ", et là, pour moi, j'ai l'impression qu'il y a encore autre chose.
Pour autant, c'est cool pour la personne du témoignage qu'elle ai pu trouver sa place, voilà c'est bien.
Mais ca fait très curieux de lire ça. J'ai ressentis du malaise également, sans forcément savoir ou mettre le doigt, mais je pense que c'est sur tout cet aspect de " je me met à la place de l'homme, et l'homme trouve ca excitant, donc je vais embrasser mes copines " . C'est pas forcément la façons la plus courante de se dire " je suis peut-être bi". J'en ai été sur.e le jour ou une meuf a empêché que moi et la fille que je désirai nous embrassions, et que j'ai voulu la jeter dans un camion-benne à cause de ça. Et surtout, il n'y a jamais eu cette idée de mise en scène. C'est toute la notion de mise en scène personnelle qui revient régulièrement, c'est peut-être ce qui fait étrange. Cette notion de rôle, lorsqu'on parle d'une nature.
 

Querencia

tournesol de tes mort
On a ajouté un encart à la fin de l'article renvoyant vers des témoignages de femmes bisexuelles — histoire de rappeler que OUI ça existe !

Compte tenu de tout ce qui avait été dit dans les commentaires précédents, je m'attendais à un encart beaucoup plus fourni en analyses et détails que de simples liens vers tous les articles sur la bisexualité, pour ne pas juste le laisser avec cette image là que l'article dégage. :erf:
 
Je suis pas tant gênée que ça par cet article :hesite: Sans le recul qu'y met l'auteure, ça pourrait être effectivement très grinçant, mais pour le coup je trouve qu'elle est pas mal dans l'analyse de ses comportements passés. De fait, on a pas le sentiment d'être en train de lire des délires d'ado naïve et mal dégrossie à base de "j'embrasse mes copines, les mecs en reviennent pas, je suis trop fifolle dans ma tête, hihihi" (un peu en mode "cool girl", vous voyez le genre). J'avoue qu'au début j'ai été un peu perplexe de lire qu'il y a avait une "injonction" sociale à ne pas être hétérosexuelle, mais en poursuivant ma lecture, j'ai mieux compris ce qu'elle voulait dire et j'ai trouvé la réflexion sur la manière dont le regard masculin conditionne la sexualité des femmes, notamment par le biais du porno, plutôt pertinente. Elle ne donne pas du tout l'impression de cautionner cet état de fait, elle ne condamne pas non plus, elle pose un constat. À nous de décider quoi faire avec.

Par contre, je serais aussi pas mal pour un petit rappel que les femmes lesbiennes et bisexuelles n'ont pas vocation à servir de support aux fantasmes des couples hétéro, parce que ça peut donner cette impression vers la fin.
 
Je trouve que l'article met le doigt sur des choses importantes, qui touchent probablement beaucoup de jeunes femmes hétérosexuelles à un moment ou à un autre.
Des choses me gênaient un peu cependant mais je ne sais pas bien dire quoi... peut être que ça manque de tact, de contextualisation socio/politique...
Comme ça ça donne un côté assez autocentré et égoïste (pas un reproche j'étais moi aussi pas mal comme ça dans mes jeunes années).
En tout cas beaucoup de Madz non-hétéro se sont senties offensées donc il y a quelque chose qui ne va pas dans la façon dont l'article est tourné.

EDIT : ajout
Je trouve que formulé comme c'est le cas, c'est un peu agiter le privilège hétéro sous le nez des "vraies" bies...
Pourtant c'est des mécanismes qui concernent plein de personnes et sont très importants à analyser.
 
Dernière édition :
Comme d'autres avant moi, et étant bi moi-même, cet article me met très mal à l'aise. Mon impulsion première après sa lecture avait d'ailleurs été d'écrire un commentaire un peu salé, mais je me suis freinée et je suis allée prendre l'air. Je l'ai relu depuis deux-trois fois à tête plus reposée, mais je suis toujours autant mal à l'aise et pleine de questions.

Comme l'a souligné une autre madz, on dirait que le patriarcat, dans ce témoignage, c'est vraiment quelqu'un qui a agi à la place de cette personne à la façon d'un marionnettiste, et du coup c'est comme si en le dénonçant, ça lui ôte à elle la responsabilité de ses actes et de ses choix... surtout quand on connaît l'impact d'une société patriarcale sur, justement, les femmes lesbiennes ET bies.

Du coup je vais essayer un peu de décortiquer pourquoi j'ai été gênée, même si je ne suis guère douée pour ça. Ca risque d'être surtout des explications un peu brouillonnes et emmêlées.

Déjà, l'article commence par cette phrase :
Aujourd’hui je peux le clamer haut et fort : je suis hétérosexuelle.

Non, il ne m’a pas fallu un courage immense ni lutter contre de violentes oppressions pour affirmer cela aujourd’hui, à 26 ans.
Personnellement, ça m'a braquée tout de suite :lol: La façon dont la phrase est formulée + le fait que l'article commence par ça, j'avais envie de répondre "j'espère que ça a pas été trop difficile pour toi d'assumer ton hétérosexualité". Toutefois, on nous a promis une "analyse des dynamiques et injonctions sexistes", du coup je poursuis ma lecture et garde mon sel pour mes chips.

L'introspection que l'autrice fait sur son comportement vis-à-vis du corps des autres femmes, c'est intéressant : les femmes laides quand ne rentrent pas dans les stéréotypes, belles quand si, la neutralité du corps des hommes, ok. C'est un biais sexiste qui frappe la majorité des gens et qui est une des bases qui nourrit le mouvement "body positive" (ainsi que ses critiques récurrentes de pourquoi ce sont des femmes qui correspondent à certains critères de beauté qui sont le plus mises en avant dans ce mouvement).

Le passage sur "embrasser une femme pour exciter un homme", associé au fait que ça donne une image de femme libéré à l'autrice, c'est également un biais sexiste, effectivement, surtout dans les années 90 et début des années 2000 avec cette ambiance "sex positive" qu'il fallait adopter pour être perçu.e comme "cool", mais ce qui n'est guère précisé, c'est que c'est aussi un biais biphobe (l'analyse de la biphobie dans la société est passée à la trappe). L'autrice explique que dès le moment où ça se passe, elle trouvait ça agréable de voir l'effet que ça faisait sur l'assistance (quand elle embrassait une fille)... mais pas l'effet que ça lui faisait à elle. Du coup, dès ce moment-là, en d'autres termes, elle s'est rendue compte qu'elle était plus excitée par être vue en train d'embrasser une fille, que le fait même d'embrasser une fille.
Ensuite petit passage sur le porno, découvert vers ses 17/18 ans, ok, je poursuis la lecture.

Et là, l'autrice explique que son questionnement s'est immiscé en elle. J'avoue j'ai pas compris : c'est se masturber sur des vidéos où elle voyait des femmes (mais en relation hétérosexuelle, si je comprends bien le passage) qui l'a fait se questionner ? Quid de toute son analyse précédente où elle explique bien qu'elle s'est rendue compte qu'elle faisait ça car elle aimait être vue le faire, et non pas car elle aime tout simplement ça ? Peut-être qu'on me trouvera dure, mais honnêtement, l'autrice avait 18 ans à ce moment-là, déjà une expérience sexuelle et romantique, également une sociabilisation avancée si je saisis bien son témoignage, donc je ne comprends pas comment c'est le simple fait de mater du porno qui lui a fait s'immiscer sa graine. J'ai dû louper ou mal interprété quelque chose ? Pour moi, qui sans avoir eu d'expérience romantique et sexuelle, j'ai compris que j'étais bi vers mes 13/14 (et n'en ai parlé que six à sept ans plus tard), je trouve ça particulier ce cheminement de pensée, mais pourquoi pas.

L'autrice a une première expérience sexuelle avec une femme et commence à se poser sérieusement la question, ce qui est compréhensible. Par contre, elle nous a expliqué précédemment qu'elle avait déjà des clés de compréhension bien avant ça (son adolescence où elle embrassait des filles pour le kiff, sa non-attirance sexuelle pour les femmes, le fait qu'elle était plus avide d'expériences qu'autre chose, le fait qu'elle n'ait pas ressenti grand chose). Pourquoi pas retenter l'expérience avec une autre femme, c'est même sûrement la façon la plus radicale pour savoir si on est attirée ou non par des femmes (même si on peut rencontrer 1000 femmes qui nous laissent de marbre, et 1 qui nous fasse chavirer).

Mon malaise, j'avoue, s'est accentué avec l'idée d'un plan à 3 et le fait que ça fasse meuf ouverte d'esprit, car j'imagine qu'à cette période-là, elle s'affirmait bisexuelle auprès de ses copains ? En tout cas, ça renvoie clairement à des clichés biphobes, que du coup elle a nourri de sa propre initiative, clichés qui impactent également les lesbiennes (le nombre de lesbiennes qui se font proposer des plans à 3 avec un mec, sans tenir compte de leur orientation sexuelle ...), clichés qui ne sont pas juste des moqueries, ou des tentatives de drague, mais peuvent clairement impacter de façon très négative les femmes bies (et lesbiennes), que ce soit de l'intimidation à la violence sexuelle (elle est bie donc elle voudra, elle est bie donc elle aime tout, elle est bie mais je vais la rendre plus hétéro etc.).

A ce point-là de l'article, et avec l'âge de l'autrice qu'on connaît, lire
Je n’en avais encore une fois pas conscience, mais je jouais le jeu du patriarcat, de l’hypersexualisation des femmes et des relations sexuelles entre femmes.
me fait grincer des dents, vu ce que l'autrice a raconté de la façon dont elle ressentait les choses dès son adolescence... Vraiment, aucune idée de l'impact de ses actions ? Pourquoi pas, mais pour ma part, je suis directement ciblée par cette hypersexualisation en tant que femme bi, et j'avoue que ça pique un peu.

Je trouve que c'est assez brouillon dans l'article, cette idée entre "je ne savais pas ce que je faisais car je ne suis pas déconstruite mais maintenant, si !" et le "j'étais consciente que je faisais ça car ça m'excitait qu'on me voit comme ça, plus que parce que la chose en elle-même me plaisait" : ça se chevauche et je ne sais quoi en penser, à quel moment exactement elle se rend compte qu'elle fait ça car ça lui plaît (d'être vue ainsi) ?
En plus, le patriarcat façonne nos représentations du monde, notre culture, notre façon de nous appréhender nous, notre place en tant qu'individu, dans une communauté d'autres individus, certes, mais il ne nous ôte pas notre réflexion...

Après, peut-être l'autrice s'est-elle perdue dans sa recherche d'expérience entre ses désirs, sa curiosité, ce qu'elle pensait que "la société lui dictait", c'est tout à fait possible. Sauf que, quitte à se déconstruire et poser des mots, allons-y : ce n'est pas juste le patriarcat qui a influencé sa manière de voir les relations avec les femmes (et les hommes), mais aussi la biphobie :
Tout à coup j’en étais persuadée : je suis hétérosexuelle, pas bisexuelle, et ne pas être excitée par les femmes en tant que telles n’était pas grave, ça ne faisait pas de moi une meuf moins désirable ou moins « ouverte ». C’était juste comme ça.
Voir les femmes bies comme un ticket d'ouverture d'esprit, de désirabilité dans le regard masculin, c'est biphobe (et réifiant). Pas juste sexiste.

Ce qui me gêne, grossièrement :
- je ne comprends pas quelle portée l'autrice veut donner à son article ? quel est son but en, non pas seulement rédigeant cet article, mais en l'envoyant à un magazine pour qu'il soit publié ? ;

-la bisexualité, c'est pas un chemin pour se rendre compte qu'on est soit hétéro soit lesbienne ;

-où est la remise en question de ses propres agissements en tant qu'individu ? (le système est profondément raciste, transphobe, homophobe, biphobe, sexiste, validiste... et il influence nos façons de nous comporter, de percevoir les autres, de nous intégrer en société... mais cela n'ôte pas la responsabilité individuelle qu'on a sur nos paroles et nos actes, cela ne nous rend pas totalement soumis à ce système et donc de ce fait dédouanable) : ainsi, quitte à se considérer comme déconstruite et à avoir analyser son vécu, et surtout, quitte à dire qu'on prend du recul sur son vécu... où est sa responsabilisation ? ;

-au niveau du recul, pourquoi ne faire qu'une analyse anti-patriarcale, et ne pas intégrer l'analyse anti-biphobie, vu que l'autrice parle quand même de bisexualité. Les femmes bies sont des femmes ET elles sont bi, ce croisement fait que pour analyser l'impact d'un système sur cette orientation bisexuelle, il est nécessaire de se renseigner et prendre du recul sur 1/ la biphobie portée par ledit système ; 2/ sa propre biphobie... donc pourquoi n'avoir fait le choix que de parler d'influence sexiste, et pas biphobe ? ;

-l'argument "la faute au porno" (grosso modo), il m'est totalement incompréhensible, je ne vois pas en quoi mater du porno à 18 ans et voir des femmes se faire pénétrer te fait te questionner à ce point-là sur ta sexualité, mais là j'avoue, j'ai dû rater une subtilité dans le témoignage ;

-je trouve que c'est assez malaisant, voire peut-être légèrement humiliant, cet article pour les personnes bies, en tout cas je le ressens ainsi et je serai ravie d'avoir des retours de personnes bi et pan qui ne le ressentent pas de cette façon. Ça donne du grain à moudre aux hommes pour continuer de sexualiser les femmes bies et lesbiennes (après tout, ça permet à d'autres femmes de mieux comprendre leur sexualité, quelque part, so let's go), et ça donne aussi du grain à moudre à la biphobie des personnes gay et lesbienne (la bisexualité c'est pour la fame, c'est l'expérience, ce sont des hétéro inflitré.e.s) (je rajouterais ainsi que cette double biphobie, de la part des hétéro et de la part des homosexuel.le.s, ça a un impact direct sur 1/ la santé mentale et sexuelle des personnes bisexuelles et pansexuelles ; 2/ les ressources que les personnes bies et pan peuvent trouver, càd que si tu es éjecté des deux communautés monosexuelles, tu vas pas trouver beaucoup de soutien) ;

-il n'y a pas d'injonction à la bisexualité comme on pourrait le lire en filigrane dans l'article, dans le sens où, certes, les femmes bies sont si sexualisées que, oui, ça se répercute sur les femmes lesbiennes qui reçoivent des propositions d'hommes et sur les femmes hétéro qui apparemment le font pour être désirables, mais in fine, ce que l'homme hétéro veut, c'est une femme pour son désir à lui, donc forcer toutes les femmes à coucher avec lui (= injonction à l'hétérosexualité) ;

Je vais finir mon commentaire, que j'espère pas trop brouillon ni mal rédigé, ici... Je trouve que je n'ai même pas réussi à retranscrire le pourquoi de mon malaise à la lecture du témoignage.
 
Dernière édition :
Juste un léger apport car je n'ai pas le temps d'écrire plus ce soir mais que j'ai trouvé l'article intéressant :
L'auteure au moment des faits ne "calculait" pas, n'intellectualisait pas, ne se projetait pas des intentions dans ce qu'elle faisait.
Elle s'est posée des questions, a suivi des envies et des intuitions pour voir où ça la mènerait. Jamais elle n'a fait dans l'article mention d'une utilisation des personnes rencontrées. C'est votre interprétation.
Toutes les réflexions et les explications qu'elle donne maintenant, ce sont des interprétations a posteriori de qui elle était et de ce qu'elle faisait à un moment donné.
Vous lui prêtez des intentions qu'elle n'a pas, car c'est un sujet qui vous touche mais honnêtement je trouve ça un tout petit peu jugeant la manière dont certaines personnes répondent.
Simplement, c'est une personne qui a exploré sa sexualité, tout naturellement, et qui a pris une direction particulière par influence (patriarcat, hyper sexualisation des femmes etc) et qui après coup, s'aperçoit qu'en fait ce n'était pas pour elle et elle comprend ce qui la mené à explorer tout ça dans le premier lieu.
Se chercher, essayer de se comprendre, ça ne veut pas dire utiliser.

Et je vous dis ça en étant bisexuelle (ayant cru être lesbienne car effectivement la bi erasure est très présente).

Et en ayant été avec des copines qui m'ont dit que finalement, elles étaient hétéro et qu'elles étaient désolées. Mais non, faut pas le prendre pour soi, qu'une personne se cherche et se trompe ça n'a rien à voir avec nous, même si parfois ça blesse. Ça fait aussi partie de la vie, se tromper, les ruptures qu'importent les raisons. Je comprends les personnes qui se cherchent et qui se trompent parfois de chemin, c'est compliqué de comprendre notre sexualité parfois et ça peut prendre du temps et pas mal d'essais / erreurs. C'est très courageux ce témoignage, car ce ne sont pas de belles et nobles "raisons" qui l'ont poussée à explorer sa sexualité et c'est dur de regarder et d'exprimer de manière aussi transparente ces réflexions. C'est effectivement très dur à lire pour les personnes concernées mais c'est sa réalité, et la réalité de beaucoup, et c'est important de le mettre en lumière afin de mieux comprendre pourquoi ça arrive. Pour déconstruire, permettre la discussion et peut-être aider certaines personnes à se comprendre et à mettre le doigt sur des questionnements qu'elles se faisaient. Ça montre encore une fois que le patriarcat a une influence même là où on ne l'imagine pas et en parler peut aider à lui enlever ce pouvoir petit à petit.

Les personnes qui font le choix (courageux) de quand même se donner la chance de voir si leur intuition voit juste ne doivent pas être culpabilisée en plus. La sexualité c'est rarement un chemin linéaire. Ça n'efface pas la validité des personnes pour qui s'était le cas, un témoignage ne doit pas invalider un autre.

EDIT : Et ce témoignage est aussi utile pour toutes les femmes qui se sont lésées par justement ces femmes qui se pensaient bi ou lesbiennes et qui en fait ne l'étaient pas. Ce témoignage vous montre que ce n'était pas vous. Elles ne cherchaient pas à vous "utiliser", elles ne cherchaient pas à se faire mousser, elles ne faisaient pas "les intéressantes". Toutes ces choses amères que j'ai entendue en ayant fait partie de la communauté LGBT. C'étaient simplement des êtres humains, influencées, curieuses et ouvertes d'esprit, qui ont accepté d'explorer une partie d'elles-mêmes qui les interpellaient et qui ont compris que ça n'irait pas plus loin. Certes des personnes mal intentionnées il y en a, mais majoritairement ce n'est pas dans le but de nuire, d'utiliser ou que sais-je. Comprendre ce qui peut se passer du côté de ces femmes, c'est permettre de pardonner et passer à autre chose. Et je vous assure que j'ai quand même eu le brisé de nombreuses fois par ce schéma, mais il n'empêche que ça ne sert à rien d'en vouloir à quelqu'un parce que cette personne s'est simplement trompé, c'est la vie
 
Dernière édition :
@Monanged
Ce n'est pas qu'elle se soit "trompée" qui pose problème. Je crois qu'on sait toutes que la sexualité et l'attirance romantique, ou leur absence, amènent plein de questions, de tests... C'est rarement une affaire évidente même quand on ne se questionne pas sur son orientation.

Ce que personnellement je remets en cause, ce n'est pas le manque de recul et d'analyse de l'époque mais bel et bien le manque d'analyse et de recul actuel dans un témoignage qui se présente comme une prise de recul et d'analyse. C'est redondant mais tu saisis l'idée. A aucun moment elle ne se demande ce que son attitude a pu faire à autrui, que ce soit d'un point de vue individuel ou systémique.

Honnêtement, je trouve que tu nous fais un faux procès :dunno: Je précise aussi que je ne suis pas une concernée.

Je ne suis pas entièrement d'accord. Je suis d'accord quant au fait que ça aurait été bon d'ajouter en fin de témoignage une partie sur la bi erasure, biphobie, hyper sexualisation des relations w|w, et toutes ces choses là. Maintenant ici c'est juste une personne, un témoignage, pas une philosophe, une militante ou une journaliste. Elle n'a pas nécessairement les outils pour faire ce que vous attendez d'elle et d'ailleurs cela reste un témoignage, pas un article d'explications.
Ensuite, là où je ne suis pas d'accord ces qu'on suppose qu'elle a fait du mal or c'est votre interprétation. Rien ne dit que ses amies ou les femmes avec qui elle a eu des relations ont souffert de ça. Rien ne dit que sur le moment, ce qui a été vécu n'était pas vrai ou sincère. Elle n'est pas là pour faire une excuse publique, maintenant si effectivement des personnes dans son entourage ont été blessées par ça, ça vaut le coup d'expliquer et de s'excuser mais vu la teneur du témoignage rien n'indique que ça ait été le cas et je trouve étonnant ce parti pris et directement assumer qu'elle a fait du mal autour d'elle dans ses relations
 
@Patate dorée tu n'as pas à t'excuser.
Navrée que tu considères mon commentaire sexiste. En vrai c'était mon ressenti, que beaucoup de personnes commentant répondaient par l'émotivité et leur expérience personnelle, mais j'ai sans doute tort. Rien à voir avec le sexisme cela dit.
Je n'invalide pas toutes les réponses, ni les ressentis, ni les arguments présentés je n'ai d'ailleurs répondu à pas grand chose. J'ai voulu apporter un point de vue et une nuance pour défendre au moins une partie du témoignage que je comprends.
Maintenant il y a toujours matière à critiquer et à faire mieux c'est sûr et je laisse la place à d'autres pour répondre aux critiques et débattre car je n'y suis pas habilitée. Je me suis simplement fait une réflexion à chaud, en voyant une majorité de critiques qui me semblaient (perception personnelle) ne pas voir une partie du raisonnement de l'autrice et lui prêter des intentions qu'elle n'avait pas
(Je ne répondrai plus pour ce soir, mais je comprends les critiques qui me sont adressées et je suis désolée si j'ai pu sembler manichéenne, j'ai effectivement réagit qu à une chose et exposé qu'un point de vue)
 
En tant que bie, je comprends que le côté "le patriarcat dit qu'être bi c'est cool", ça peut faire un peu grincer des dents. Mais je trouve qu'on comprend tout de même bien que c'est surtout le fait que le patriarcat érotise la bisexualité dont la Madz veut parler. Et que du coup, c'est en jouant ce jeu là qu'elle a pu se perdre dans son orientation.

Je trouve ça important d'avoir aussi ce genre de témoignage, car tout le monde n'a pas le même vécu, et je trouve pas mal de commentaires très jugeant. Peut-être que ça alimente des clichés, mais et alors ? Parce que sont histoire correspond à un cliché qui peut nuire, elle n'a pas le droit d'en parler ? Il s'agit de quelque chose qui existe. Que ce soit un cliché qui puisse être néfaste pour d'autres n'en enlève pas moins sa légitimité à parler de son vécu, à mon sens.

Dans le discours, on voit que la personne semble plus au fait niveau féminisme que niveau communauté LGBT+, et peut-être qu'à l'avenir, son regard là-dessus évoluera encore.
 
Au temps pour moi si j'ai mal compris certains commentaires, mais lorsqu'on explique qu'un témoignage alimente la biphobie etc., il s'agit peut-être de surinterprétation (ou de procès d'intention, ou de caricature), mais ce que j'y vois c'est "Ça n'a pas sa place sur ce site".

Edit : Et pourtant, je suis d'accord avec certains arguments, c'est plus dans l'impression globale que j'ai eu ce ressenti.
 
Dernière édition :
J’ai compris le témoignage et même si je comprends les madz que ça gêne... ça reste un témoignage, un bout de vie d’une personne, elle ne peut pas en changer! Ce n’est pas une opinion, mais son ressenti. Et puis je trouve important le message qu’elle véhicule, et si certaines semblent penser que ça peut faire dire à des gens « Ah en fait, machine n’est pas bi, elle est juste conditionnée par le patriarcat! », moi je pense à celles qui se trouvent dans le même genre de situation, à savoir qu’elles se posent encore des questions sur leur orientation sexuelle. La madz donne de bonnes pistes de réflexion que d’autres peuvent appliquer à leur cas : est-ce que je suis excitée par la femme avec qui je couche ou si je suis excitée par l’image que ça donnerait vue de l’extérieur? Suis-je plus excitée si j’imagine qu’un mec nous regarde ou participe?

Et non, elle n’a pas mentionné ce que ça pouvait donner comme image des personnes réellement bi le fait de embrasser des copines en soirée juste pour exciter les gars, mais il me semble que l’article est bien clair sur le fait qu’elle a pris conscience que c’est ce qu’elle faisait tout en se leurrant elle-même. Et au bout d’un moment, faut aussi arrêter de penser pour les autres. Ce n’est pas de sa faute si des gens finissent par croire que les femmes bi ne font ça que pour exciter les hommes, si c’est le cas, c’est qu’ils ont encore l’esprit trop fermé et ce serait écrit noir sur blanc que la bisexualité existe réellement, qu’ils n’y croiraient pas (le genre de personnes qui pensent que si une femme est lesbienne, c’est qu’elle a eu une mauvaise expérience avec les hommes ou bien qu’elle n’a pas rencontré « le bon » - au bout d’un moment, ils ne méritent plus qu’on perde notre temps à expliquer).
 

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