Je suis sur un groupe facebook où, parfois, je m'exprime pour ne pas trop "polluer" l'ecm avec mes idées morbides. J'avais besoin de parler, de vider mon sac. Alors, j'ai écrit tout ce que je ressentais. On m'a reproché de ne pas saisir les mains qu'on me tendait et qu'il fallait que je continue de me battre. Mais, iels ne sont pas à ma place. Je suis fatiguée. Épuisée. Je n'ai juste plus la force de saisir les mains, d'aller de l'avant. J'ai téléphoné au CMP, pendant ma pause déjeuner et je me suis effondrée. J'ai pleuré. J'ai l'impression que ma psychiatre et mon infirmière référente ne prennent pas en compte la douleur et la souffrance que je ressens. Ça fait bientôt trois mois que je n'ai pas touché à une lame. Vous allez peut-être me dire "C'est bien, Cloclo !". Oui, mais non. Je ne le fais plus parce que je ne ressens plus aucun soulagement. J'ai le besoin et l'envie d'aller plus loin. Et ça me fait peur. J'ai peur de moi-même. De toutes ces images qui défilent dans ma tête. J'ai l'impression que mon absence sera pareille que ma présence. Mais, j'trouve même pas le foutu courage de me mettre sur les rails et de tout arrêter.