J'ai 25 ans, Je ne me sens pas du tout ado mais je crois que je fais "vielle ado" car je vis toujours chez mes parents, je n'ai pas d'enfant meme si je meure d'envie d'en faire, je me suis pas installée avec mon homme, malgrès mon bac+5 et mon travail a temps plein je gagne beaucoup moins qu'un smic...tous ces elements participent a ce que je me sente encore gamine sur pas mal de point.
 
Et si on ne re-définissait pas plutôt ce que c'est "qu'être adulte" en sortant du schéma de la stabilité financière (notamment le sacro-saint CDI) et émotionnelle (couple ou recherche de couple en mode "non maintenant je veux "me poser"") pour critères principaux (quelqu'un qui serait intérimaire et célibataire "papillonnant.e" à 35 ans ou plus ne serait donc pas adulte car "non désolé être adulte c'est avoir un salaire correct et être en couple (éventuellement avec enfant) ou tout du moins souhaiter l'être ?), l'adolescence est déjà un concept assez récent lui-même, je pense que cet acharnement à vouloir renvoyer le début de la vingtaine quand ce n'est pas la vingtaine toute entière à une prétendue adolescence prolongée (ce que traduit aussi le terme éculé "d'adulescent") c'est le refus de reconnaître et de percevoir comme des égaux légitimes des personnes jeunes qui ne correspondent pas aux représentations classiques de "l'âge adulte" alors même que selon moi c'est la diversité de la période "adulte" (qui est un statut plus qu'une réalité puisque là encore ce terme recouvre des groupes d'âges que l'on pourrait tenter de caractériser spécifiquement également pour les délimiter mais curieusement personne ne le fait - certainement parce qu'il n'y a plus d'enjeux de légitimité uniquement liés à l'âge passé 30 ans) qui devrait simplement être acceptée en tant que telle (ça me fait penser à la séquence de Natoo à On n'est pas couché quand Léa Salamé lui demande comment elle se voit vieillir - sous-entendu "bon les blagues et les vidéos YouTube c'est pour le fun quand est-ce que vous avez un vrai job ?" - et quand elle ajoute "ils ont 19 ans les autres" les autres youtubeurs apparemment même si elle ne les nomme pas, alors que certains parmi les plus connus ont assurément plus de 20 ans voire plus de 25 !!), et cela ne me semble pas anodin quand on sait que les adolescents sont considérés comme des personnes irresponsables (à l'inverse des adultes donc) surtout quand on sait déjà la difficulté à faire reconnaître sa légitimité notamment dans le milieu professionnel lorsqu'on est "jeune" (j'ajouterai qu'il existe des exemples multiples de personnes de plus 35 ans qui ne rentrent pas dans ces cases parce qu'ils/elles ne le veulent pas et ont un autre mode de vie, que celui-ci soit totalement choisi ou non d'ailleurs et je trouve que cela déplacé de s'autoriser à attribuer l'étiquette "adulte" en même temps que de la reconnaissance en fonction de tels critères), bref je ne veux pas remette en cause l'entière légitimité de cette étude mais la manière dont elle est présentée dans cet article s'inscrit dans l'ensemble des tentatives de qualification de la période "jeune adulte" qui cherchent ou ont pour effet (de façon peut-être involontaire) de souvent décrédibiliser ceux qu'elles tentent de définir.
 
En ce moment, j'ai l'impression que l'adulte est un mythe. Quand je regarde autour de moi, je ne vois que de grands enfants. Okay, ils payent leurs impôts et ils ont des gosses mais, finalement, ce sont les mêmes petites histoires entre personnes qu'en cours de récré, et vas-y que je raconte des potins sur mon voisin et que je juge allègrement son comportement (pareille pour la voisine). "Whoa, tu as vu la voiture que machin s'est acheté ?"Je n'arrive pas à voir la différence. J'ai pas d'adultes "adultes" autour de moi XD (si je prends la définition du Larousse "qui fait preuve d'équilibre, de maturité").
 
(Je crois qu'il y a une faute dans la dernière phrase : c'est "à partir de quand t'es-tu..." (pas "t'aies-tu", car tu t'es sentie adulte, pas tu t'as sentie adulte) :happy: ).

En tout cas, je sais pas si ça a un rapport avec l' "adolescence", mais j'ai eu 25 ans en août, je suis partie vivre à l'étranger pour 2 ans (pour ma thèse) avec mon mari (qui a laché son job etc...) en septembre, et le fait est que je suis dans une angoisse permanente, notamment parce que je sens pour la première fois que mes choix ont un impact sur mon avenir, et que j'ai l'impression de ne plus pouvoir me permettre de choisir de faire ceci ou cela "pour voir, pour l'instant". Je pense que le fait d'avoir le seul salaire du foyer, notamment, m'a fait prendre une bonne dose de responsabilité en pleine tronche, et je me dis "mais c'est fou, j'ai déjà 25 ans, je sais pas quand c'est arrivé, à cet age là ma mère et ma sœur avaient déjà un enfant, moi j'arrive même pas à décider si je vais finir ma thèse ou non", et je me mets une pression de ouf pour essayer de savoir comment je veux mener ma vie. Si on me dit que l'adolescence dure jusqu'à 24 ans, d'un côté ça me rassure : pas la peine de comparer avec ma mère ou ma sœur, l'âge de "devenir adulte" a reculé, ma situation est normale. De l'autre, ça m'angoisse d'autant plus : j'ai 25 ans et je me sens plus paumée que jamais, et apparemment même les psys qui veulent qu'on recule l'age de l'adolescence ne m'accorderont pas ce privilège-là.
Mais bon, si on réfléchit concrètement, je me sens quand même extrêmement plus adulte que la personne que j'étais à 16, 18 ou même 20 ans, dans mes habitudes et dans ma façon de penser, et je pense que le changement s'est fait très progressivement : à 19 ans, mon premier job, à 20 mon premier long séjour à l'étranger, à 22 j'ai écrit un mémoire de 100 page, découvrant que je pouvais travailler en autonomie, à 23 j'ai fait un service civique, premier "véritable emploi", à 24 je me suis mariée etc... On se construit avec toutes ces choses-là et on progresse à grands pas vers l'état d'adulte dans toute cette période. Je trouve ça bien de formuler que ce passage à l'âge adulte se fait plus tard, mais je suis peut-être sceptique sur le fait de vouloir désigner tout ça sous un seul et même terme.
 
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Je rejoins ce que dis @Althéa Vestrit. J'avais lu il y a deux ans "Journal d'un corps" de Daniel Pennac et il décrit exactement la même chose. Le corps vieillit alors que l'esprit reste le même. ça doit être très difficile à vivre. Depuis, la vieillesse est un sujet qui me passionne vraiment ! Comment les personnes vieillissantes gèrent-elles cela ? D'autant plus que ce corps n'a plus toutes les capacités d'antan, on ne peut plus faire tout ce qu'on veut. Je trouve ça aussi violent la façon qu'à la société de renvoyer l'image des vieux inutiles et séniles, alors qu'au contraire, ils sont la mémoire des temps passés et une expérience de la vie qui a tellement de valeur ! Mais je suis HS, là je crois XD

Je suis d'accord aussi avec ce que tu dis @Muimosa. La maturité et les responsabilités arrivent avec les expériences de vie qu'on traverse. Mais à quel moment on déclare arriver à un niveau "adulte" ? Indépendance financière ? Bonne gestion d'un budget ? Avoir des enfants dont le bien-être dépend de nous ?
Ou alors, est-ce que c'est justement quand on démystifie la vision de l'adulte qu'on avait enfant ? Le moment où on se rend compte que les adultes peuvent avoir tort et qu'ils sont loin d'être infaillibles ? Est-ce qu'on ne réalise pas ça dès l'adolescence ? Est-ce que l'adolescence est finalement le début de l'âge adulte ? Le début de la série d'expériences qui va nous rendre progressivement plus mâtures et responsables ?
 
J'ai vingt-quatre ans aujourd'hui (tiens tiens) et, pour moi, l'adolescence est une période longue et tumultueuse.

Je dirais que la mienne a débuté quand j'ai commencé à me rebeller face à l'ordre établi.
J'avais onze ans et demi, j'étais en Quatrième - avec deux ans d'avance, donc - et j'étais victime de harcèlement scolaire avec la complicité de l'équipe pédagogique, le tout dans un milieu extrêmement élitiste dans lequel il n'y avait pas de place pour la différence. Je subissais ça depuis que j'avais sauté le CE2, c'est-à-dire depuis quatre ans, et j'étais à bout. Alors j'ai commencé à répondre aux profs, à arriver en retard en cours, à rendre des copies blanches, à m'habiller n'importe comment... Bref, à provoquer les adultes, y compris mes parents, pour les faire réagir.
Le reste de mon adolescence a consisté à me démarquer des autres, par mes centres d'intérêt, mes opinions politiques et religieuses, mes choix vestimentaires et musicaux... Puisque l'on m'avait rejetée enfant, je m'ostracisais ado.
Cette période a pris fin après l'obtention de mon Baccalauréat, lorsque j'ai commencé à travailler à la ferme équestre de ma ville en Normandie. Là-bas, j'avais de vraies responsabilités, j'encadrais des clients qui avaient parfois trois fois mon âge et je bossais avec des adultes. Je n'avais que dix-sept ans mais je me sentais adulte, pourtant mes parents continuaient à me traiter comme une ado rebelle, donc je ne savais pas trop comment me situer. Mes dix-huit ans ne m'ont pas fait grand-chose, en revanche, mon premier vote à l'élection présidentielle de 2012 m'a profondément marquée: j'étais une citoyenne à part entière, et, pour moi, c'est aussi ça que d'être adulte.
Ensuite a commencé la période des études supérieures, avec les choix d'orientation, les petits boulots, le permis... et les soirées dans les bars ou en boîte, dans lesquelles tu peux rentrer puisque tu es majeure. Mais paradoxalement, je me sentais beaucoup moins adulte que quand j'avais dix-sept ans, puisque j'étais revenue dans un cadre académique et que j'avais réintégré le domicile familial. Et puis franchement, quand je repense à ce que mes potes et moi faisions à l'époque, on était vraiment des gosses :rire:
Et puis il y a eu ma réorientation vers les sciences pour réaliser mon rêve de devenir vétérinaire, et mon départ pour la Belgique afin d'y poursuivre mes études. Premier appart', premières factures à payer... Même si j'étais totalement dépendante de mes parents financièrement, c'était un nouveau pas vers "l'adultitude". Sauf que là-bas, j'ai explosé en vol, au point de terminer à l'hôpital. Et ce sont mes parents qui sont venus me chercher pour me rapatrier en France.
Et depuis... C'est compliqué.

C'est compliqué parce que j'ai souvent l'impression que ma vie ne m'appartient pas. Je ne suis pas restée à l'hôpital en Belgique pour mes parents. Je n'ai pas voulu être hospitalisée une fois revenue en France pour eux aussi, alors que mon psy me l'a conseillé à trois reprises. Je me suis inscrite en Master comme ils le souhaitaient, j'ai fait tout ce qu'ils voulaient que je fasse. Comme une enfant sage. Je les ai laissés m'infantiliser tout en nourrissant un ressentiment croissant à leur égard, comme une ado. Jusqu'à ce que je craque à nouveau, tellement j'étais malheureuse de ces choix faits à contrecoeur.
Et là, j'ai pris ce que je pense être ma première décision d'adulte: j'ai demandé à être hospitalisée. Je leur ai expliqué ma décision dans une lettre que je leur ai lue, et je l'ai réaffirmée devant eux chez mon psy. Je suis allée jusqu'au bout de ma démarche, et c'est à la clinique que je me suis sentie plus adulte que je ne l'avais jamais été jusqu'alors, et que j'ai compris ce que cela voulait dire pour moi: être adulte, c'est être autonome. L'autonomie, ce n'est pas nécessairement l'indépendance, financière ou autre. C'est le fait de faire ses propres choix et de se fixer soi-même un cadre. C'est être responsable, en quelque sorte. Et c'est pour cela qu'à mon sens, il y a des "ados" de treize ans qui sont bien plus "adultes" que des "vieux" de quarante.

Aujourd'hui, j'ai l'impression de sortir de l'adolescence. Je suis encore en quelque sorte en rébellion contre mes parents, mais pas parce que je les trouve cons ou nuls: parce que je veux qu'ils intègrent enfin que c'est moi la cheffe de ma vie, et notamment de mon corps (kikou le piercing au cartilage). J'habite toujours chez eux (mais plus pour longtemps, j'espère) et je dépends encore d'eux financièrement. Et, surtout, ils restent d'une certaine façon le centre de mon monde, pour le meilleur comme pour le pire. En revanche, je suis désormais libre dans ma poursuite (ou non) d'études, je mange de façon totalement indépendante pour mieux gérer mes TCA, je ne leur parle pas de ce que me disent les médecins si je n'en ai pas envie et je leur demande plus leur avis sur tout. Bref, je me gère, du mieux que je peux. C'est pourquoi je me définirais comme "adolescente".
Je crois que je me sentirai pleinement adulte le jour où je ferai vraiment mes choix moi-même. Et lorsque je râlerai contre "ces gamins qui mettent de la musique de sauvages le Samedi soir".
 
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J'ai 17 ans, et j'en aurai 18 en août prochain.

Je pense que je suis rentrée dans l'adolescence à 12 ans, ce qui coïncide avec la démission de ma mère. Elle était prof, mais a fait un burn out et une dépression. Pour se changer les idées elle aller souvent chez des amis le soir, je la voyais peu, et j'ai du apprendre à devenir autonome par la force des choses (se faire à manger, faire une lessive, faire le ménage).

Je suis rentrée dans la période "stress and strom" à 15 ans, où j'ai réaménagé chez ma mère. Je lui en voulait énormément après coup car je trouvais sa démission de l'Education Nationale irresponsable et que cela n'avait fait qu'amener des problèmes financiers.

J'ai donc été en tension pendant toute ma seconde, et à la fin de l'année scolaire, ma mère a eu un AVC. C'était le choc. Je m'étais réfugiée dans l'adolescence (vêtements grunges, fan de Nirvana, dégoût pour la féminité, etc.) et je devais tout d'un coup assumer des responsabilités d'adulte. Pendant une semaine je me suis retrouvée seule chez moi, à devoir gérer les courses, les visites à l'hôpital, les animaux et accessoirement les cours. Pendant 3 mois, c'est le temps qu'il a fallut à ma mère pour se remettre, je me suis occupée d'elle "h24", et je devais gérer les courses, les papiers administratifs, etc.

Après cette période, je suis toujours restée aussi autonome, mais la charge à porter était moins lourde et moins oppressante. Pendant mon année de première et le début de la Terminale, je me sentais autonome, capable d'être indépendante, mais pas adulte.
Pourtant, depuis que j'ai passé (et réussi) mon permis, JE ME SENS adulte. Pour la première fois! J'assume de plus en plus de chose, mais je ne les vois plus comme un fardeau imposé à quelqu'un de trop jeune. Je gère mon argent quand ma mère reste dormir dans la ville où elle travaille, j'assume les frais pour mon instrument de musique, et l'année prochaine, même si je vivrais dans le studio qui appartient à mes grand-parents, je me considère comme indépendante financièrement, puisque je subviendrais à mes besoins grâce à ma bourse.
 
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