@Ahn Une amie a fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Elle s était rendue hermétique au monde qui l'entoure et refusait d aller à l école. Ils ne lui ont pas donnée de médicaments. Elle m'a surtout dit qu'elle s ennuyait mais elle avait l habitude de cacher ses émotions. Pareil que d'autres, pas de contact physique (à part peigner les cheveux) ni téléphone.
 
J'ai lu le témoignage et je ne comprends pas l'expression «enfer hilarant» dans le titre, elle veut dire quoi au juste ?
Ben il y a des situations tellement cocasses parfois que tu pars dans des fous rires... même si tu sais que le patient est un psychotique en crise. Et puis tu te reprend la réalité de plein fouet dans la tronche, tu es à l'hopital,les gens autours de toi vont mal, très mal. Tu vas très mal.
 
Je ne suis pas en hopital ni clinique psychiatrique mais suis suivie aussi pour une grosse dépression suite à un traumatisme qui de base n'est pas le mien car je suis "juste" un dommage collatéral (mais un bon gros dommage par contre)... sauf que ça m'affecte énormément dans ma vie de tous les jours (travail, vie privée, et surtout famille)... et actuellement (étant au début de mon traitement) apres plus de 2 ans et demi de mutisme... je n'arrive justement pas à trouver ma place dans le monde... je suis sous anti-anxiolitique et anti-depresseurs, je vois mon médecin traitant tous les 15jours mon psy 1 à 2 fois par semaine... (sachant qu'avant j'avais déjà fait un tour chez un autre psy qui ne m'a pas aidé du tout et puis j'avais une vision des psy aussi qui n'aide pas du tout).
J'ai refusé l'arrêt maladie. Je me sens mieux quand je vois du monde que seule chez moi ou je rumine ou ne fait rien de concret (globalement je dors ou je joue à mon tel). Je m'accroche à ce que je peux... le moindre moment drôle... la danse qui me booste...
Par contre je dors très mal la nuit (mieux avec les anti-anxiolitiques).
Et je cherche des mots à mettre sur ce que j'ai vécu (globalement 10 ans d' "enfer" pour quelque chose dont je n'étais pas responsable et en plus s'est avéré révélé y a 3 ans ce qui a enchaîné sur une enorme culpabilité...).
Des amis m'aident à mettre des mots dessus : c'est un "traumatisme", "je souffre", et NON ce n'est pas à prendre à la légère (mes parents commencent vraiment à être inquiet aussi de ma situation... je n'ai pas de très bon rapport familiaux).
De plus j'ai quitté le nid familial en début d'année scolaire espérant que j'irais mieux loin de ma famille qui elle aussi se terre dans le mutisme de la situation.
Au final ça n'a fait qu'empirer de jour en jour et c'est à ce moment là que j'ai pris on va dire le taureau par les cornes. Je pleurais quasiment tous les jours, les crises d'angoisses se multipliaient, la douleur s'accentuait, les pensées noires aussi... et ma moitié essayait de me soutenir du mieux qu'il peut.
Aujourd'hui, je vais un peu mieux (vraiment un peu) mais je sais que le stress est encore énormément présent. Je pleure beaucoup moins ! Mais je pleure quand même. J'accepte un peu plus l'aide des autres (j'étais une petite fille qu'on aidait jamais mais qui aidait beaucoup du coup je suis restée bloquée dans l'idée qu'il ne fallait pas que je sois aidée parce que c'était ennuyer les gens qui eux aussi ont leur problème), j'accepte de dire que mon "traumatisme" est grave et que je souffre (même si de mon point de vu j'ai l'impression qu'il est ridicule).
Actuellement j'ai encore du mal à en parler mais il est similaire au tient (mademoiselle qui a lancé le sujet) à la différence que ce n'est pas moi qui l'ai vécu puisque je suis le dommage collatéral. Mais il est familial donc je suis forcément touchée. (Je n'en dirais pas plus je ne suis pas prête encore à en parler).

La douleur est telle que je ne pratique plus aucune de mes passions : plus de dessins, plus de musique, plus d'écriture de roman... la seule chose que je continue est la danse puisque je la paye...

Ton temoignage me permet de me dire que je peux me soigner... je peux y arriver. Mais pour le moment je n'ai pas les clés pour trouver des solutions... j'espere que ça viendra.
Je peux juste dire que la "dépression", oui c'est une maladie. Oui c'est long de s'en sortir. Oui il faut pas être seule. Oui ça fait peur... (tout ce que moi je niais plus jeune en disqnt que ceux qui faisaient une dépression c'était des menteurs.... et maintenant que ça m'arrive je sais pourquoi on peut arriver à un tel état...).
Et il ne faut pas hésiter à en parler. Je n'hésite donc pas trop à dire que je souffre mais je ne suis pas vraiment prête à dire de quoi je souffre. Un mal être profond qui m'a rongé pendant 10 ans dont j'ignorais la cause... et qui maintenant que je sais.. je ne sais pas comment le guérir...

Mais grâce à ton témoignage et à d'autre je sais que c'est guérissable. MERCI.
 
Je suis hospitalisée depuis avril 2016 dans une clinique psychiatrique de la même tranche d'âge, 15-25 ans. J'ai d'abord été en service post aiguë, puis d'août 2016 à décembre 2017 en soins-études temps-plein, et je suis depuis en soins-études hôpital de jour. Clairement cette clinique m'a sauvée la vie. J'ai appris à revivre après une longue période de harcèlement scolaire et un traumatisme datant d'avril 2013, j'ai repris mes études, et si tout va bien, je passe mon bac en juin à tout juste 18 ans. J'ai appris la vie en collectivité pas toujours simple, avec les cris de joie des patients le soir lorsque j'étais en temps-plein alors que je vivais seule avec ma mère avant. Mais j'ai rencontré des infirmiers formidables que je croise encore lorsque je vais en cours, un médecin atypique et très à l'écoute, et une interne que j'ai désormais au téléphone tous les trois mois pour lui donner des nouvelles et qui m'a supporté lorsque j'étais en délire psychotique ou que j'avais peur de tout le monde. Du côté des patients, à part deux très bonnes amies qui ont quitté la clinique, j'ai surtout créé des liens avec des filles d'autres services avec qui je déjeune le plus possible. Bref, cette clinique m'a beaucoup aidée.
 
Très beau témoignage, qui m'a particulièrement touché parce que j'ai aussi fait un séjour d'un mois dans une clinique psy pour une dépression qui durait depuis un an et demi et qui m'a littéralement mise à plat.

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En tout cas, gros câlin de soutien à toutes les Madz actuellement hospitalisées ou en souffrance psychique, je compatis de tout cœur <3
 
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