Je suis artiste, sorcière, sirène, strip-teaseuse et je vis ma meilleure vie

27 Février 2013
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Ce qui m'interpelle c'est l'association feminisme - sorcière. Doit-on embrasser des croyances quelques peu....désuètes pour être libres? Cela me semble contradictoire.
Précision, je ne stigmatise pas ce genre de croyances. 1) il accepter le fait que les gens ont en besoin, et je le fait déjà avec les religions "traditionnelles" 2) j'ai même un a priori positif puisque ça peut etre des croyances plus compatibles avec les valeurs de tolerance, feminisme et diversité des idées que les religions monothéistes.
Mais ce qui me gêne, c'est l'association precise croyance - émancipation de la femme. "Soyez emancipees, croyez aux cailloux énergétiques et achetez des cartes made in china !" Ça rend le feminisme ET la spiritualité alternative creuses : pour moi, c'est très rétrograde d'inciter à rejoindre des croyances (et oui cest de lincitation : lier une valeur que l'on sait importante pour les gens à un type de croyance sans ambiguïtés revient a creer une association mentale) et cela occulte la riche et complexe histoire de ces Croyances avec un storytelling new age
Hello =)

Je copie colle un morceau du resumé du livre "Sorcieres, la puissance invaincue des femmes" de Mona Cholelet qui resume bien je trouve le symbole (je n'ai pas encore lu le livre, mais il a l'air interressant)

"(...)les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
Ce livre en explore trois et examine ce qu’il en reste aujourd’hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante — puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant — puisque l’époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d’horreur."

Alors il y a le truc des cailloux magiques, mais c'est surtout le symbole des femmes qui ne correspondaient pas au normes qui ont été punies sous le terme de "sorcière" que les féministes se réaproprient ce symbole je pense.
 
31 Mai 2020
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Hello =)

Je copie colle un morceau du resumé du livre "Sorcieres, la puissance invaincue des femmes" de Mona Cholelet qui resume bien je trouve le symbole (je n'ai pas encore lu le livre, mais il a l'air interressant)

"(...)les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
Ce livre en explore trois et examine ce qu’il en reste aujourd’hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante — puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant — puisque l’époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d’horreur."

Alors il y a le truc des cailloux magiques, mais c'est surtout le symbole des femmes qui ne correspondaient pas au normes qui ont été punies sous le terme de "sorcière" que les féministes se réaproprient ce symbole je pense.
Je comprend bien l'idée du symbole et de la représentation, mais justement, je trouve ça assez réducteur de ramener tout un système de croyances et de représentation du monde, qui plus est marqué par certaines cultures et certaines periodes historiques à du symbole, d'une facon aussi décontextualisée ; c'est prendre le contenant et non le contenu.

J'appuie bien l'analyse de Mona Cholet sur les figures de femmes visées par les accusations de sorcellerie ; néanmoins il ne s'agit pas que de femmes "modernes" réprimées par une terreur machiste, mais c'est une réalité historique bien plus nuancée et ayant mais plus généralement des logiques qui échappant a la nôtre (formée par le XxIeme s).
Par ex, les sorciers, existaient aussi. Ils peuvent meme representer la majorité des cas ! (Pays de Vaud, XVeme s; en Bourgogne, cest kifkif hommes femmes). Le postulat de départ n'est pas de reprimer "les femmes", mais la misogynie rend la figure de la sorcière plus "évidente à repérer".
Dans les Sorcieres, il y a avait aussi bon nombre de guerisseuses : donc des personnes utilisaient des soins parfois encore valides scientifiquement, parfois qui relevaient d'une pure croyance. Aussi, les accusations de sorcellerie relèvent aussi d'un bain culturel du bouc emissaire, de l'emprise d'une certaine lecture de la religion chrétienne et de superstitions locales qui ne sont plus du tout dans nos lectures du monde.

Bref, c'est un phénomène historique à prendre comme tel, mais réinventer une rhétorique féministe sur une image folklorique de la sorcellerie, cest reduire la pensée feministe dune part, reduire la comprehension de la sorcellerie comme phénomène de société ET comme croyances spirituelles d'autre part.

Ah, et encore une fois: le symbole cest bien, mais les personnes qui pratiquent : soit elles y croient donc elles adhérent bien à un système de croyance qui selon moi ne devrait pas être plus promu que les autres (que ce soit le new age, le christianisme, le judaisme, l'islam, le chamanisme, etc etc), soit elles n'y croient pas vraiment....et c'est de l'affiche identitaire sans profondeur (et donc on nous rabâche du blabla hypocrite)
 
Dernière édition :
21 Janvier 2015
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Ce qui m'interpelle c'est l'association feminisme - sorcière. Doit-on embrasser des croyances quelques peu....désuètes pour être libres? Cela me semble contradictoire.
Précision, je ne stigmatise pas ce genre de croyances. 1) il accepter le fait que les gens ont en besoin, et je le fait déjà avec les religions "traditionnelles" 2) j'ai même un a priori positif puisque ça peut etre des croyances plus compatibles avec les valeurs de tolerance, feminisme et diversité des idées que les religions monothéistes.
Mais ce qui me gêne, c'est l'association precise croyance - émancipation de la femme. "Soyez emancipees, croyez aux cailloux énergétiques et achetez des cartes made in china !" Ça rend le feminisme ET la spiritualité alternative creuses : pour moi, c'est très rétrograde d'inciter à rejoindre des croyances (et oui cest de lincitation : lier une valeur que l'on sait importante pour les gens à un type de croyance sans ambiguïtés revient a creer une association mentale) et cela occulte la riche et complexe histoire de ces Croyances avec un storytelling new age

Wow, les sorcières présentes sur le forum apprécieront sans doute la façon dont tu sembles voir leurs spiritualités, leurs pratiques.....
Et je m'inclus dedans.
 
8 Février 2014
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@aesa : Je vois tout à fait ce que tu veux dire parce que par moments j'ai le même ressenti, et j'ai l'impression que le fait d'être "libérée" n'est valorisé que si l'on fait quelque chose qui sort un peu de la norme. Mais je pense que ça vient du fait que se libérer en dehors de la norme reste aujourd'hui plus compliqué que de se libérer tout en restant dans ce que la société attend de nous, donc ce type de témoignagne est plus mis en avant.

Par exemple, à mes yeux, une femme qui déciderait de son plein gré d'avoir des enfants et de rester à la maison quelques années pour s'occuper d'eux est tout aussi "libérée" que l'auteure de l'article, à partir du moment où c'est son propre choix. Cela peut arriver que l'on se questionne sur les normes du monde qui nous entoure, sur la place que la société attend de nous, et que finalement on réalise que cette place nous convient en fait tout à fait. Dans ce cas là, pour moi, la "libération" vient du fait que l'on a su remettre en question les normes, et les appliquer à notre propre cas pour voir ce qui nous convenait vraiment à nous-même, en dehors de tout regard extérieur.
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Cela étant, la principale différence entre les deux, c'est que, libérée ou non, celle qui choisit de rester dans les normes, même de son plein gré, aura moins d'obstacle à affronter que celle qui choisit de ne pas le faire. La réaction des proches et le regard de l'entourage ne sera sans doute pas le même entre celle qui choisit de s'établir dans une vie correspondant aux normes classiques et celle qui choisit de devenir strip-teaseuse par exemple. D'où le fait qu'il y ai plus souvent des témoignages sur cette deuxième catégorie de personne car c'est plus parlant en termes de libération.

Mais je pense (ou en tout cas j'espère vraiment vraiment beaucoup) que l'objectif n'est pas de créer une nouvelle injonction qui viendrait dire que seules les femmes vraiment hors-normes sont libérées, et que les autres sont juste totalement écrasées par la société et incapable de tout libre arbitre. C'est juste que le chemin pour les femmes qui sortent de la norme a sûrement été plus tortueux et compliqué, et il y a "plus" de chose à dire, et donc par définition, un média comme Madmoizelle par exemple aura plutôt tendance à présenter ce type de profils. Même si là encore, ça dépend des parcours personnels de chacun (j'ai aussi des exemples autour de moi de femmes qui ont grandi dans des environnements plutôt libéral - dans le sens où les parents n'imposaient que très peu de limites- et où les parents étaient limite déçus que leurs enfants choisissent une voie classique études-travail-mariage-enfants, parce qu'ils pensaient ne pas avoir réussi à insuffler ce "grain de folie" dans leur éducation - vraiment quand on regarde à l'échelle individuelle, tous les cas de figure sont possibles, c'est assez fascinants).

Mais l'important c'est que ça ne doit pas laisser pas croire que la libération, ou l'empowerment ou autre ne passe que par un type de chemin possible. Justement, le message qu'il faut retenir de ce type de témoignage, à mon avis, c'est que chacun doit trouver le type de vie qui lui convient (après réussir à la mettre en œuvre c'est encore autre chose, mais avoir conscience de ce que l'on veut c'est déjà beaucoup). Se libérer, à mon sens, c'est prendre conscience des normes sociales qui nous entourent et des injonctions que l'on reçoit toute la journée, et décider de ne pas en tenir compte dans nos projections sur ce que l'on souhaiterait idéalement être et sur ce que l'on veut pour notre avenir. D'une certaine manière c'est faire sauter les verrous que l'on peut se mettre mentalement, et s'accorder une liberté totale de rêver à ce que l'on veut, sans être bloquée par ce que nos parents un peu conservateurs voudraient pour nous, ou au contraire sans être bloquée parce que notre copine anti-mariage ou anti-enfant nous raconte. Après, que l'on se rêve dentiste, mère au foyer, ou sirène, finalement peu importe tant que l'on se retrouve entièrement dans cette projection.
 
23 Octobre 2019
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Région parisienne
@Miss Rayven J'ai été un peu interpellé aussi par le message de @Pasd'idéespourunpseudo aussi de prime abord, mais en lisant celui d'après et en relisant celui que tu cites, j'ai plutôt l'impression qu'elle s'inquiète justement de ce que cette "mode" de la sorcière vide un peu de sens non seulement le féminisme mais aussi une croyance et un style de vie qui sont plus profond qu'une simple réappropriation du terme assorti d'une collection de jolis pierres et de tarots.

Bon, le terme "désuètes" n'était peut être pas le plus heureux cela dit même si @Pasd'idéespourunpseudo tu dis bien que tu ne stigmatise pas les croyances et religions d'une manière générale, on comprend que ce n'est pas ta tasse de thé personnelle :fleur:.
Il ne faut pas oublier que lesdites croyances ont aussi évoluées avec le temps, tout comme la plupart des religions en fait. Croire n'empêche pas d'être moderne, tout comme il y a des prêtres qui parviennent à conjuguer leur foi et les évolutions de la société actuelle ou des scientifiques croyants, il y a des sorcières parfaitement en phase avec leur temps et possédant un solide recul sur les traditions auxquelles elles participent.

Maintenant Camille Ducellier étant elle même pratiquante, j'imagine que le sujet dans le film est plus développé et mis en lumière que ce que l'article nous dit, en particulier comment cette figure de la sorcière a impacté Lisa et son changement de perspective et de vie.

edit: @Bibull
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D’abord, comme d’autres, je trouve que répondre « ok » c’est nulle et condescendant. T’aimes pas? Explique pourquoi. Tu t’en cogne? Fais comme si t’avais rien lu et épargne-nous ta présence.

Ensuite, j’ai compris en partie la témoignante en ce qui a trait au fait de se sentir prisonnier d’un monde dont on nous impose les règles et qui ne nous correspond pas du tout. Elle parle beaucoup du patriarcat, en ce qui me concerne, c’est plutôt tout l’aspect capitaliste où les humains sont considérés autant que du matériel, ainsi que le côté méritocratie où on se permet justement de cracher sur ceux d’en bas, parce que s’ils avaient voulu être en haut, fallait seulement se bouger le cul (et on sait tous que ce n’est pas comme ça que ça marche). Moi qui n’aie pas d’ambitions de grande carrière, parce que cette mentalité du vivre pour travailler me pue au nez, je vis très mal dans ce monde.

Alors, j’aime bien lire quelqu’un qui en a marre aussi de vivre dans la société telle qu’on la connaît. Après, toutefois, j’avoue que j’ai des apriori sur le moyen choisi pour « en sortir ». Elle a l’impression d’être libre, et tant mieux. Et bien que je ne vois pas le mal à être strip teaseuse à la base, faut aussi se rendre compte que ça ne sort en rien du cadre patriarcal (à moins de n’exercer que dans le milieu lesbien, mais j’ai des doutes là-dessus). Je ressens une constante dichotomie entre l’idée d’assumer son corps sexuel et celle de ramener le corps féminin à autre chose que le sexe. Par exemple, si les seins de femmes sont perçus comme sexuels et autorisés à être montrés que dans un tel cadre, c’est parce qu’on les cache dans les autres sphères de la vie en société. Tant qu’on continue de les utiliser comme attrait sexuel dans le cadre du strip tease par exemple, on peut difficilement faire comprendre aux hommes qu’ils ne sont pas sensés être sexuels...
 
26 Octobre 2019
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Hello =)

Je copie colle un morceau du resumé du livre "Sorcieres, la puissance invaincue des femmes" de Mona Cholelet qui resume bien je trouve le symbole (je n'ai pas encore lu le livre, mais il a l'air interressant)

"(...)les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
Ce livre en explore trois et examine ce qu’il en reste aujourd’hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante — puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant — puisque l’époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d’horreur."

Alors il y a le truc des cailloux magiques, mais c'est surtout le symbole des femmes qui ne correspondaient pas au normes qui ont été punies sous le terme de "sorcière" que les féministes se réaproprient ce symbole je pense.
Je ne comprends pas la pertinence de citer un résumé de livre, surtout si tu ne l'as pas lu.

J'ai l'impression que dans l'espace médiatique où nous discutons actuellement - ce topic - on est toutes plus ou moins d'accord pour dire que la figure de la sorcière est portée en égérie féministe pour ce qu'elle représente dans sa dualité de femme libre et femme traquée.

La problématique énoncée par certaines personnes c'est que cette figure rhétorique est recyclée façon "Tirer les cartes me donne du pouvoir".

Et je remets pas en cause les croyances de voyance de chacun, simplement cette figure peut être dissociée d'éventuelles pratiques dites de sorcellerie
 
17 Septembre 2018
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Pour la récupération commercial des croyances autours de la sorcellerie c'est vrai que cela prête quand même pas mal à rire quand on voit certaines choses. Genre il y a peu je suis tombée dans un magasin (FNAC ou Cultura je ne sais plus, je bouge tout le temps) sur des bouquets de sauges à cramer, des pendules et des tarots, au rayon des "loisirs créatifs". La je pense que l'on touche quand même un peu le fond.

Hello =)

Je copie colle un morceau du resumé du livre "Sorcieres, la puissance invaincue des femmes" de Mona Cholelet qui resume bien je trouve le symbole (je n'ai pas encore lu le livre, mais il a l'air interressant)

"(...)les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
Ce livre en explore trois et examine ce qu’il en reste aujourd’hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante — puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant — puisque l’époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d’horreur."

Alors il y a le truc des cailloux magiques, mais c'est surtout le symbole des femmes qui ne correspondaient pas au normes qui ont été punies sous le terme de "sorcière" que les féministes se réaproprient ce symbole je pense.

Pour le coup le livre de Mona Cholet parle beaucoup plus féminisme que de sorcellerie. Pour tout dire, le coté sorcellerie m'a plus paru être un prétexte marketing qu'autre chose dans son bouquin.
 
31 Mai 2020
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Merci @Tata Nini d'avoir compris le fond de mon propos :fleur: et je saisis ce qui a pu deranger
Pour le mot "désuètes", je reconnais que ce n'était pas très approprié, c'est un jugement de valeur qui est ici hors de propos (je voulais juste souligner le côté limitant d'une idéologie -du point de vue de la problématique de l'émancipation des femmes toujours, pas des individus) (enfin jaurais du développer ou ne rien dire)
Pour la paraphrase sur les cailloux magiques, bon, j'avoue, je n'ai pu m'empêcher de donner un petit coup de sarcasme. Désolée @Miss Rayven, je ne pensais pas offenser pour autant (cest un peu ma façon de parler et je ne contrôle pas très bien cela).

Sinon je te rejoins totalement pour l'intégralité de ton texte ! Et oui, je m'inquiète autant pour la sorcellerie et ce genre de spiritualités, parce que les croyances et pratiques sont riches d'Histoire, elles gagnent a être redecouvertes pour nous faire un peu decouvrir dautres modes de pensee et je trouve qu'on ne presente souvent qu'un vernis très superficiel, très roleplay alors que ce n'est pas anodin de rejoindre une croyance, c'est porteur de beaucoup de sens ideologiquement
 
19 Juin 2014
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Pour le coup le livre de Mona Cholet parle beaucoup plus féminisme que de sorcellerie. Pour tout dire, le coté sorcellerie m'a plus paru être un prétexte marketing qu'autre chose dans son bouquin.

Je suis en train de le lire, et, effectivement, elle utilise plutôt l’image de la sorcière telle que décrite dans les manuels d’inquisition comme base pour parler de féminisme, parce que les femmes visées étaient souvent marginale et tendaient vers l’indépendance. Alors je ne dirais pas que ce ne soit qu’un prétexte marketing, mais elle ne parle effectivement pas de néo-paganisme.

Personnellement, j’ai développé une spiritualité inspirée de la sorcellerie tout en demeurant très terre-à-terre et en étant toujours fascinée par la science, et sachant très bien que ça n’a probablement qu’un effet placebo, et alors? (Et sans rejeter la médecine moderne... ceux qui finissent par croire qu’on peut se guérir de tout par des thérapies énergétiques ont tendance à donner mauvaise presse aux gens qui veulent seulement entretenir une vie spirituelle sans renier la science moderne, mais c’est un autre débat). Le moindrement qu’on s’y intéresse, on se rend compte très vite qu’on a besoin de très peu de choses pour pratiquer, et que la plupart du temps, c’est bien moins « sexy » qu’on pense. Pour ceux qui font des rituels, une petite réserve de chandelles, d’encens et quelques herbes qu’on achète à l’épicerie et c’est tout.
 
13 Janvier 2011
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Plutôt perplexe en lisant ce témoignage, il me semble très fouilli, avec beaucoup beaucoup de choses à peine esquissées mais jamais détaillées ou explicitées, c'est assez frustrant.
Beaucoup de trucs présentés comme des vérités générales mais jamais étoffées au delà du cliché ("la magie est quelque chose qui nous attire plus ou moins toutes et tous dès l’enfance") quand ça verse pas carrément dans le "motivational poster"/ le bouquin de développement personnel ("L’amour de soi, c’est le long processus qui permet de s’émanciper des contraintes du monde", "La clé de son accomplissement personnel, c’est ne pas avoir peur de faire ce qu’on veut").

Je n'ai pas du tout compris le passage sur l'art des "féminités et fictions queers", plus tard appelé "féminités queers" (pourtant ça n'est pas la même chose, si c'est le cas, il y a peut-être un problème de formulation?), ça dit que c'est des "créations [qui] pensent au quotidien une autre façon de vivre, qui serait salutaire pour nous tous et toutes, axée sur des caractéristiques qu’on attribue habituellement au féminin — l‘empathie, la douceur, la sensibilité, les émotions…" et que c'est un art qui est une manière de "se désolidariser de l'humanité", avec une "esthétique monstrueuse" : ça combine les deux?
Ou être sensible, empathique, douce, c'est "monstrueux" pour une femme dans nos sociétés? Au contraire c'est plutôt attendu d'elle (par exemple les métiers du soin, les petites filles élevées à pleurer et les petits garçons à taper quand il y a de la frustration, l'injonction à être douce, maternelle, etc).
Du coup je ne comprends pas bien le truc (ça aurait été bien des liens exemples d’œuvres phares relevant des "féminités queers" pour illustrer et que le lectorat comprenne mieux).

Un passage qui pour moi illustre ce fouillis que j'ai dû mal à saisir, c'est celui des sirènes :
Elles sont "douces" et "ingénues" et l'autrice veut revendiquer cette douceur qui serait mal vue (de nouveau, la douceur est mal vue chez les femmes?) mais aussi à la sexualité débridée ET tueuses. Alors ok pourquoi pas mais j'ai l'impression de lire une compilation de TOUS les symboles associés aux sirènes quelques soient les lieux et les époques et de les voir combiner ensemble.
Pourtant les différentes sirènes n'ont pas toutes les mêmes symboles associés ni les mêmes fonctions (entre les sirènes tueuses de l'Odyssée et Ariel la petite sirène de Disney il y a un monde), on nous dit d'ailleurs que les sirènes sont "des déesses de la fertilité" (ah? on peut avoir un exemple de la culture / mythologie en question? Ca aurait pu être intéressant et plus éclairant) sans jamais sortir des vérités générales.
Je reste du coup un peu perplexe de voir des figures qui ont été en partie utilisées pour diaboliser les femmes (notamment l'aspect sexualité débridée = meurtre des hommes), vues comme telles par l'autrice et reprises... pour l'esthétique et...? Le symbole flou? Avec quels renversements de stéréotypes? Quelle subversion? Pas de détails de performance à se mettre sous la dent pour savoir comment ces différents symboles sont mis en scène, subvertis (ou non), du coup j'ai du mal à voir la portée du truc? C'est "un symbole qui inspire", mais qui inspire qui et quoi? Vraiment tout ça, peut importe son âge, son milieu, son bagage culturel et pop-culturel?


Pour la partie strip-tease / travail du sexe, je suis assez d'accord avec le post de @Cornélie , je trouve là aussi que le côté très pot-pourri / accumulation de vérités générales n'aide pas à rendre le propos ni clair ni très... pertinent?
Ceci dit, je trouve certains passages intéressants, en tout cas, ils donnent matière à discuter. J'ai trouvé surprenant qu'elle dise qu'elle a choisi une voie "qu'on attend pas d'une femme". [...] c'est surtout que c'est un domaine qui est en très grande majorité occupé par des femmes, et pour des hommes. C'est littéralement un métier dans lequel on s'attend à ce que la personne soit une femme. Je ne sais pas du tout quel âge à Lisa, donc peut-être que c'est une question de génération aussi, bien que la dichotomie "maman/putain" semble millénaire, mais il y a bien aussi des injonctions à être sexy, à être "sexuellement libérée", à se laisser sexualiser qui pèsent sur les jeunes femmes. Ce n'est effectivement pas ce que Monsieur tout le monde attend de sa Maman, mais de ses copines "cool", souvent, si...
Edit: j'ajouterais que si, "on attend" (les hommes attendent) cette voie (le travail du sexe) des femmes, non pas bien sûr de toutes les femmes, mais d'une partie suffisante d'entre elles: la demande des consommateurs hommes, elle existe, et pas qu'un peu, que ça soit pour ce qui est gratuit (porno photo et vidéo accessible en un clic, érotisme et trucs plus softs pareil) ou ce qui est payant (strip-tease, cams, onlyfans, prostitution...) donc il faut bien que des femmes suivent "cette voie", même si les consommateurs peuvent dans le même temps dénigrer, insulter, voire pire, les travailleuses du sexe, à l'image du paradoxe de la position du travail du sexe dans nos sociétés /Edit

Aussi je ne comprends pas trop ça par exemple, vu que justement... il n'y a pas d'exemple : "C’est quelque chose que j’aime amener dans mon travail artistique, cet aspect très strip et très sexualisé, en montrant même temps le sexisme qui l’entoure." Comment le sexisme est montré? Comment concrètement le fait de se sexualiser auprès d'hommes pour gagner de l'argent subvertit le sexisme?
Le discours me semble trop flou, pas assez détaillé pour en tirer quelque chose, j'ai l'impression du discours archi lambda qu'on voit de plus en plus dans les médias : le travail du sexe par les femmes pour les hommes c'est considéré comme le plus vieux métier du monde MAIS "là c'est mon choix et je dis que c'est anti-sexiste donc ça l'est"... comme si l'écrasante disproportion genrée du travail du sexe (les clients sont en écrasante majorité des hommes, les TDS en majorité des femmes), certains côtés rarement discutés comme ce qu'implique le côté marchant (je pense à la concurrence dont parle @Skjaldmö dans son comm sous l'article sur les sugar babies) et les systèmes symboliques qui y étaient / y sont toujours attachés se retrouvaient subvertis parce que... et bien oui je me demande bien en quoi, au delà de la déclaration de principe... pour soi?


J'ai encore moins compris ceci : "Parce qu’en normalisant cette sexualité, on peut se libérer, inspirer d’autres personnes, et enfin s’autoriser à être qui on est", de quoi parle t-on de normaliser, le travail du sexe par les femmes pour les hommes? J'aurais bien aimé des détails sur en quoi ça peut amener à "s'autoriser enfin à être qui on est", surtout en regard du lesbianisme, et je rejoins là encore l'interrogation de @Cornélie :
Je suis curieuse de la façon dont la témoignante gère/vit ce qui semble être son emploi principal, le striptease, avec son lesbianisme ?
Je ne comprends pas trop en quoi "j’ai eu envie d’être moi-même, de m’assumer pleinement, de faire ce que je voulais, notamment de ma sexualité gouine" a pu amener à devenir par choix un support masturbatoire pour hommes dans un club de strip-tease.
Perplexité +1000, je pense que comme le reste de l'article ça manque vraiment de contexte, d'exemples, bref de développement :ninja:
 
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