Mijou

Pouet Pouet
@MissMachine Je pense qu'on pourrait dire la même chose du rap, ou de la country (même si cette dernière est souvent rangée dans le rock au sens large -qui regroupe en réalité des tonnes de sous-genre), non ?
Les genres musicaux encore beaucoup trustés par les hommes, avec une image des artistes très "mascu-viril-testostérone"... ?
Enfin chaque milieu a ses nuances, je pense qu'une femme dans certains de ces autres milieux musicaux pourrait avoir le même ressenti ?

Après il est vrai que le rock a beaucoup utilisé, et de manière très exagérée, ambiguïté de sexualité, ou de genre, et certains codes du travestissement... tout en conservant une attitude misogyne (y compris dans le glam rock (je parle toujours de manière générale) qui joue pourtant énormément sur ces codes).... C'est peut-être ce paradoxe qui donne une ambiance très particulière aussi ?

Je pose des questions, je m'interroge hein, je ne prétends pas avoir de réponses... en plus la plupart des ouvrages analytiques sur le rock, les journalistes rock, etc... sont des hommes... On manque en plus d'un regard analytique féminin sur tout ça.
Et je me rends compte en écrivant que ce que j'ai dit précédemment pourrait aussi s'appliquer au théatre, surement à d'autres arts. :hesite:
 
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Mijou

Pouet Pouet
Je me posais la question de la position de Rose Mc Gowan, sans injonction aucune bien évidemment, mais étant donné qu'elle a été fiancée à Brian Warner (elle joue dans le clip de "Coma White", MM et elle incarnent le couple Kennedy) et qu'elle a été l'une de celles qui ont porté le mouvement MeToo, j'ai pensé à elle très vite.

Dans cet article de Vanity Fair, son tweet de soutien à Evan Rachel Wood et aux autres victimes est mentionné. :top:
[Edit : en cherchant d'autres choses, elle a également posté une vidéo où elle explique qu'il n'était pas comme ça quand ils étaient ensemble, mais que ça n'invalidait en rien le témoignage des autres femmes. Et que son entourage (maison de disque, manager...) qui savait et n'a rien dit était complice.]
 
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Anya Hopes

La fan infernale sur l'ECM
Pour continuer, de nombreuses personnalités du monde du metal commencent à dénoncer publiquement Marylin Manson et affichent leur soutien à Evan Rachel Wood et aux victimes. L'un d'entre-eux, le guitariste de Limp Bizkit a notamment joué avec Manson durant une tournée et affirme que toutes les accusations sont vraies.

Un autre témoignage est sorti, celui de la styliste Love Bailey. Toujours aussi glaçant.

Il y a donc bien eu, comme on le suppose, une volonté des gens gravitant autour de Marylin Manson de fermer les yeux sur ses actes...je trouve ça complètement dingue. Même ceux qui ont coupé les ponts avec lui savaient mais se taisaient. Pourquoi ? Comment ?

Sinon je trouve l'intervention de Rose McGowan terriblement fort : elle aurait pu justement défendre Manson parce que elle-même n'a pas connu de violences mais au contraire elle défend les victimes.

En revanche certaines réactions (dont celle de Trent Reznor) me laissent un peu plus perplexes. C'est bien le moment opportun de cracher sur un ancien copain quand on a soit-même des casseroles aux fesses. :facepalm:
tenor.gif
 
@Chandernagor Je ne suis pas d'accord avec tout ce que tu dis et me rapprocherais plutôt du point de vue de @ThaïsO. mais je trouve ta question des conséquences sur un salarié lambda très pertinente : quels sont les droits d'un salarié accusé de viol ? Son employeur peut-il le licencier immédiatement sur de simples allégations au motif que l'image de l'entreprise se trouve dégradée par le scandale, sans devoir craindre de se voir assigné en justice pour licenciement abusif ? S'il y a des juristes qui trainent sur le forum, je serais curieuse d'avoir des éclaircissements sur ce point.
Il n'y a pas de réponse vraiment unique à la question que tu poses car ça dépend des circonstances.
Dans tous les cas, un employeur ne peut pas virer quelqu'un en France sur la base d'une rumeur et dans la majorité des cas, il ne peut pas virer quelqu'un pour des faits extérieurs au travail.
Cependant, l'employeur est responsable de certaines actions de ses salariés donc si l'agression sexuelle présumée a un lien avec l'entreprise, l'employeur peut réagir. Par exemple, si un vendeur est accusé d'avoir agressé une collègue ou une cliente, ou d'avoir utilisé ses fonctions pour approcher une femme qu'il a agressée (par exemple, en lui disant à tort qu'il pourrait lui obtenir des produits pas chers ou rares afin de l'approcher), l'employeur peut virer le salarié. Là encore, les choses sont cependant à nuancer car il faut que l'action de l'employé ait un lien avec le travail. Donc par exemple, s'il agresse une fille dans un bar et que par hasard, elle est aussi cliente de son magasin mais qu'il ne l'avait jamais vue là avant, il y a peu de chance qu'un licenciement soit possible. Idem, s'il agresse une collègue à une soirée privée et qu'elle travaille dans un département totalement différent qui fait qu'ils n'ont concrètement aucun contact pro, le licenciement peut être délicat à mettre en oeuvre car la situation n'a pas vraiment de lien avec la sphère professionnelle. En revanche, si la collègue a été agressée à une soirée privée mais que le salarié a des contacts avec elle dans le cadre de son travail, il peut y avoir matière à licenciement.
Ensuite, l'employeur ne peut jamais virer quelqu'un du jour au lendemain sans preuve. Dans ce genre de cas, il doit au minimum lancer une enquête, ce qui consiste souvent à recueillir divers témoignages et les recouper. Le salarié accusé peut être mis à pied pendant ce temps ou transféré temporairement à un autre poste mais pas viré. A l'issue de l'enquête, l'employeur doit décider si le salarié accusé a bien commis une faute relevant de la responsabilité de l'entreprise et quelle sanction doit aller avec cette faute. Le licenciement pour faute grave peut être la sanction retenue.
En parallèle, l'employeur est tenu de contacter la Police s'il est informé de certains faits graves et il doit informer la victime présumée de ses droits ainsi que lui proposer un minimum d'assistance. Ainsi, si une salariée a été violée par un collègue basée dans une autre ville et que l'employeur estime que ce n'est pas de son ressort, il doit quand même l'orienter vers les services de police.
Si une procédure judiciaire est en lancée, la situation est encore différente car certains postes peuvent être incompatibles avec une enquête judiciaire ou une condamnation et si l'employeur n'a pas d'autres postes à proposer au salarié concerné, il peut procéder à un licenciement.
Dans certains cas aussi, une entreprise peut choisir de licencier un salarié pour préserver sa réputation. Personnellement, je rejoins @Chandernagor sur ce point, je trouve que c'est le cas le plus dérangeant à mon avis car ça me parait essentiel pour les droits des salariés de bien séparer sphère privée et sphère professionnelle, et ça expose potentiellement n'importe qui faisant l'objet d'une campagne furax sur Twitter, mais c'est aussi plus difficile à argumenter devant une cour de justice, donc en général, il faut quand même avoir un minimum de raison pour faire ça.

Et je précise que ma réponse concerne bien les salariés. La situation est totalement différente pour les indépendants car il ne s'agit plus d'une relation de subordination mais d'une relation clients/prestataires et ce sont donc d'autres règles contractuelles qui sont valables. J'imagine qu'un musicien peut avoir un statut d'indépendant vis-à-vis de son label plus que de salarié :hesite:
 
Dernière édition :
@Sadala Pour compléter disons qu'en principe, l'employeur a l'obligation de garantir des conditions de travail décentes à ses salariés et il existe une notion qu'on appelle "risques psychosociaux" (en gros les risques psychologiques et non matériels) qui relèvent de la responsabilité de l'employeur. Donc par exemple, dans le cas que tu cites (je ne sais pas de quelle entreprise il s'agit donc je ne connais pas les détails), l'employeur aurait dû faire en sorte de séparer le salarié réintégré des femmes qui l'accusent de harcèlement pour que celles-ci puissent travailler dans de bonnes conditions, par exemple en le changeant de poste, en le faisant télétravailler ou en le plaçant en dispense d'activité (il conserve ses droits et son salaire mais ne vient pas travailler). Là on parle d'un cas où le salarié avait été licencié donc je pense que l'entreprise avait un minimum de preuves de son comportement. Si elle n'en a pas, elle doit lui laisser le bénéfice du doute en essayant de protéger les conditions de travail de la victime présumée mais aussi de l'accusé présumé (par exemple, en le séparant de sa victime, l'entreprise ne peut pas lui donner des tâches humiliantes ou le rétrograder arbitrairement d'une manière).
 
@MorganeGirly

Mon exemple concernait Europe 1 https://www.huffingtonpost.fr/entry...-pour-harcelement_fr_5fd9e2f2c5b689a6230f60da

D'après les tweets évoqués, les victimes ne collaboraient plus avec lui concernant leur travail, mais elles avaient peur de le croiser sur les lieux (ce qui peut se comprendre ! )
Parce que encore faut-il que l'entreprise aient les moyens en terme d'espace pour garantir la distance. Si il faut muter le suspect, encore faut-il qu'il y ait un poste disponible... qui en plus ne doit pas le rétrograder... etc.
Dans les faits, ça semble peu faisable. D'autant plus que comme tu dis, encore faut-il des preuves...

Honnêtement, toutes les femmes que je connais qui ont vécu du harcèlement moral ou sexuel au travail ont dû trouver un autre poste ailleurs / se mettre en arrêt quand elles n'ont pas été tout simplement été licenciée (pour un motif quelconque mais légal) ou non renouvelées dans leur contrat. :/ Les agresseur sont souvent protégés, malheureusement, et avec la "présomption d'innocence" tu ne peux rien dire...
 
Dernière édition :
Moi j'ai un exemple récent où ça finit bien (pour les victimes et mal pour l'agresseur): il a eu interdiction de remettre les pieds dans l'entreprise pendant l'enquête interne (mais était payé plein pot pendant) qui a conduit à son licenciement. MAIS plusieurs personnes ont témoigné de harcèlement sexuel et il y avait des textos. Du coup, c'est plus facile pour la direction (si elle de bonne foi bien sûr) de trancher que qd c'est parole contre parole avec une seule victime...
 

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