Merci pour vos réponses ! Ca me rassure de voir que chez vous aussi, les choses ont été progressives, même lorsque vous avez eu la chance d'avoir un bébé qui s'endort facilement / accepte facilement son lit.
Bébé H. a accepté son lit à barreaux, qui était collé à notre lit, les deux premières semaines après le retour de la maternité (on n'avait pas investi dans un couffin ou un berceau, car j'avais lu que certains bébés acceptaient bien le "grand" lit dès le début), puis il n'en a plus voulu du tout pour une raison qu'on ne s'est toujours pas expliquée.
Après diverses tentatives infructueuses pour l'y réhabituer, nous avons investi dans un semi cododo (semi car c'est le Iora de Maxi Cosi, qui certes se colle au lit et a une paroi qui s'abaisse, mais il reste toujours environ 15cm de paroi entre les deux matelas, donc le matelas du bébé n'est pas tout à fait dans la prolongation du matelas du parent).
J'ai l'impression qu'il dort vraiment mieux dedans. Il a un réflexe de Moro prononcé et sentir les parois du lit semble vraiment rassurant pour lui. Dans son lit à barreaux, on voyait bien qu'il se réveillait dès qu'il réalisait que ses mains ne touchaient rien quand il avait son réflexe.
@LolitaFlor : Ce n'est pas que je ne veux pas y passer du temps (enfin, si je peux ne pas y passer une heure non plus, j'avoue que ça m'arrange), mais j'admets être très sensible aux avertissements du type "attention, ne prends pas l'habitude de l'endormir au sein ou aux bras ou il n'acceptera plus rien d'autre". Je sais que les mauvaises habitudes ne s'acquièrent réellement qu'après quelques mois de vie, mais les difficultés de sommeil chez un bébé sont ce qui m'inquiète le plus, pour la simple raison que je fais partie des personnes qui supportent très mal le manque de sommeil. Cela me provoque des symptômes dépressifs assez rapidement, je vois bien que je suis moins résistante que la moyenne. En plus de ça, j'ai eu un baby blues très marqué les premières semaines, et les accès de déprime et d'anxiété reviennent chaque fois que je manque un peu trop de sommeil (et avec un nourrisson, ça vient vite). Et qui dit déprime dit irritabilité, et je vois bien que dans ces moments-là, je n'ai qu'une envie quand mon conjoint rentre du travail : lui refourguer le bébé car j'en ai un peu ma claque. Je reste donc prudente pour des raisons de santé mentale. Je pense d'ailleurs parler un peu de tout ça dans mon récit de grossesse - accouchement - post-partum que j'envisage de publier sur le forum dédié, si ça peut apporter une pierre à l'édifice du partage d'expériences.
Je veux aussi absolument éviter d'en arriver aux méthodes à la dure de "laisser pleurer" si jamais le sommeil reste un problème à long terme, c'est pour cela que j'essaie dès maintenant d'aider mon bébé à s'endormir seul progressivement.
La PMI me soutient dans ma démarche et m'a donné quelques conseils, donc je pars du principe que je ne fais pas trop n'importe quoi, en tout cas je l'espère. Mais j'ai bien conscience que tout ne sera pas acquis d'un coup - notamment l'enchaînement des cycles pendant les siestes - et que je devrai être patiente et encore accepter des nuits pourries !
Mais dans le fond, je pense que cela dépend beaucoup du bébé. On le voit sur le forum, certains ont accepté leur lit et se sont très bien endormis sans trop d'efforts de la part des parents, d'autres ont besoin de plus de proximité plus longtemps. Je pense qu'ultimement, du moment que les parents sont attentifs à ses besoins, c'est le bébé qui décide quand il est prêt à acquérir peu à peu une certaine autonomie (c'est un grand mot pour cet âge ^^), même si on peut l'y aider doucement.
@Iroise : Super, j'espère que cela vous aidera ! Pour nous, il y a vraiment eu un avant et un après. Après, si ça peut te rassurer, chez nous les deux jours suivants, on a eu l'impression que c'était pire, mais à partir du troisième jour, pouf magie, tout allait mieux ! Bébé H. régurgite encore, mais beauuuuucoup moins souvent et en moindre quantité.