Hello,
J’ai lu avec très grande attention tous vos commentaires.
Tout d’abord, nous tenons à nous excuser pour toutes les lectrices qui ont pu être heurtées par cette vidéo.Comme vous le savez peut-être, je pars chaque mois dans une ville de France et je cherche des sujets pour mes vidéos, divers et variés : musique, tatouage, interview, mode, reportages, sports.
Aurélie m’a aidé et proposé le projet étudiant de ses amies : un webzine alternatif allant à l’encontre des diktats de la minceur (car même si le propos est amené maladroitement, c’est tout de même ce qu’elles souhaitent défendre). Ça tombait très bien puisque j’avais envie de mettre en valeur des projets étudiants (ou post études) comme Junon à Lyon ou les Nanas à Nantes. C’est toujours intéressant de voir les projets que peuvent initier les madmoiZelles : leurs parcours, leurs difficultés etc. Ces vidéos permettent à la fois de faire découvrir des initiatives à notre lectorat, mais peuvent aussi inciter d’autres madz à lancer des projets. Lors de l’interview, j’ai été moi-même dérangée par le titre mais je ne pensais pas qu’il vous blesserait autant. J’ai considéré qu’il était intéressant de confronter ces jeunes filles (qui lancent un magazine sur l’Internet mondiale) aux commentaires et à une communauté. Comment pourront-elles progresser sans avoir de feed-back ?
Vous êtes nombreuses sur ce forum a être sensibilisées à de nombreux sujets, mais malheureusement le monde extérieur est encore encombré de stéréotypes. En étant exposées et confrontées à vos commentaires, les créatrices du projet vont peut-être comprendre comment et pourquoi ces propos peuvent être blessants et insultants.
Elles voulaient défendre une cause qui est louable, créer un magazine « body positive », elles le font un peu maladroitement : ça s’appelle la vie. On fait tous des erreurs, on est parfois blessants sans le vouloir. C’est en se confrontant aux autres qu’on apprend à déconstruire sa pensée.Vos commentaires sont précieux puisqu’ils vont probablement faire évoluer le projet : on ne vous demande pas de les aider, ni de faire de la pédagogies. Vos réactions (même épidermiques) forment un retour d’expérience intéressant pour la construction de leur (future) ligne éditoriale.
Toutefois je souligne le fait que vous avez été nombreuses à tirer des certitudes sur ces jeunes filles de façon hâtive, via quelques minutes d'interview. Elles seraient « trop minces » pour parler des thématiques liées au poids et ne seraient pas dépressives. Sauf que ça ne se voit pas forcément, la dépression, comme vous le rappelez très bien, ni d'autres troubles d'ailleurs. C'est donc paradoxal de considérer ces étudiantes commes non-concernées par le sujet... sans en être sûres. Je trouve ça dommage car vos critiques sont valides, donc autant éviter tout jugement hâtif, non ?
Je présente à nouveau mes excuses pour toutes celles qui se sont senties blessées, ce n’est vraiment pas mon intention de départ.