J'ai une question et une remarque:
-question: comment fait-on pour citer l'article?
-remarque: à propos "du petit Matthieu dyslexique qui n'a pas d'AVS" (vous vous en doutez, c'est la citation que je n'arrive pas à mettre), j'ai obtenu un poste d'AVS en collège mais je n'ai pas de contrat. C'est-à-dire que j'ai été à l'entretien d'embauche, j'ai été retenue pour le poste mais je n'ai pas le job car le collège n'arrive pas à m'obtenir un contrat: le rectorat (= l'Etat) n'a plus de sou pour créer de nouveaux contrats. Suis-je la première en France à avoir un emploi sans contrat (hors travail au noir)? Je me le demande. En tout cas, c'est un monde de fou.
Conclusion: interdisons les shorts et le maquillage! C'est bien ça le plus important dans le système scolaire actuel!
 
Merci @Esther, tu as réussi à me faire rire sur un sujet qui me donne envie de me cogner la tête contre les murs de ma classe… :top:

En tout cas, notre cher ministre (et ceux qui vont avec…) est très doué pour mettre de la poudre aux yeux (à moins que lui aussi ait de la poudre de perlimpinpin... :hesite: ), le pire c'est que ça marche avec un grand nombre de personnes.
Moi ce que j'entends dans son discours, c'est faisons des économies, le reste, les élèves/profs/AVS/surveillants/personnels en tout genre… on s'en fout

Edit : @ErsatzE chez nous l'an dernier, une de nos AVS (qui était top!) pensait être reconduite en septembre, donc est venue bosser pendant 3 semaines sans avoir de contrat. Le chef avait contacté le rectorat avant la rentrée et on lui avait dit oui oui c'est ok. Sauf que le contrat n'arrivait toujours pas ! Le chef a fini par dire à notre AVS, de ne plus venir bosser pour rien, vu la tournure (et malgré ses relances) il sentait bien qu'aucun contrat ne serait fait. Du coup : 3 semaines de boulots bénévolement, pas de boulot et une recherche d'emploi qui aurait pu être démarrée dès juin si le rectorat avait été clair !!! ça me dégoute, en gros l'Etat fait ce qu'il veut et fout tout le monde dans la merde :slap:
 
Dernière édition :
Ah ben il aura fallu ça pour que je dépose mon premier post ici, tiens. Et c'est même pas pour commenter l'article, que je trouve malin et bien écrit .
Non, c'est juste que je rentre du boulot là et que je lis ça : "les personnels de l'éducation nationale [...] vous faites rien pour éradiquer le harcèlement scolaire, l’échec scolaire, la précarité des élèves etc“.

Et du coup, j'ai un peu envie de pleurer.
Parce que je rentre du boulot, mon boulot de prof d'histoire-géographie-EMC en REP, mon boulot que j'exerce littéralement au cœur d'une cité qui est en ébullition en ce moment, où on brûle des arbres devant le collège (hier soir), où les "personnels de l'éducation nationale" se font insulter en sortant (hier après-midi), fracasser leur bagnole (la semaine dernière). Où il n'y a pas de présence policière et il n'y en aura pas. Où les gamins guettent à 12 ans et dealent à 14 et où le toit fuit, parce qu'on n'a même pas l'heur d'être en région parisienne et qu'on a zéro moyens. Où les profs donnent des cahiers à certains élèves qui n'en ont pas, où la direction cherche des solutions pour une famille SDF.

Mon boulot où j'essaie (et mes collègues avec moi) d'apprendre aux gosses un autre langage que celui de la violence, celui de chez eux et de la rue. Où je mets en place des choses exigeantes et rigoureuses pour leur donner des armes pour la vie, tout en combattant tant bien que mal l'absence totale de quoi que ce soit pour les élèves récemment (ou pas du tout) francophones. Où j'apprend à des ados ébahis qu'il existe des athées, que je suis française d'origine française et que si ça existe, qu'il y a des choses et des façons de faire en dehors des logiques de leur microcosme. Où j'enseigne des choses terribles et des choses belles, où on apprend la critique du monde et de soi-même. Où on organise des cours de remise à niveau en août. Où les profs se battent pour faire l'aide aux devoirs, parfois payée, parfois pas. Où on monte des clubs, jamais payés.

Mon boulot où j'utilise l'écriture inclusive, où je corrige des copies où apparaît de plus en plus le point médian. Où j'ai lancé un projet parité qui démontera, quelques heures par an sur les quatre niveaux, les stéréotypes de genre. Où nous organisions des médiations, des rencontres avec des professionnels, des projets pour essayer d'enrayer la violence qui a envoyé un gamin à l'hôpital l'autre jour - une bagarre entre 6èmes. Pour lutter contre le harcèlement.

Rouge à lèvres ? Shorts ? On aimerait bien. Mais à mon boulot, une fille qui oserait le rouge à lèvres ou le short, il faudrait que ce soient nous, les "personnels de l'éducation nationale", qui la défendions contre les autres. Qui affirmions son droit à le faire. Parfois vis-à-vis de ses parents.

Encore une fois, ce n'est vraiment pas l'article que je vise. Il m'a fait du bien, jusqu'à la fin et à ce tweet.

Je vise ce twittos qui, en deux phrases et sans ponctuation, du haut de son ignorance de ce qui se passe vraiment dans les écoles, chie sur mon travail. Et à qui, pardonnez mon langage, je voudrais bien cordialement pisser à la raie.

L'éducation nationale a du chemin à faire, beaucoup, et une autocritique à réaliser. Mais le problème de l'école, c'est que sous prétexte que tout le monde dans ce pays y est passé un jour, tout le monde dans ce pays se sent qualifié pour en proposer une analyse. Même si ça fait vingt ans que le contact avec l'école se limite à une réunion parents-profs par an et une signature de temps à autre sur un contrôle. Même si LES écoles et LES personnels de l'éducation nationale sont aussi diverses et multiples et changeants que LES élèves. Même si ces personnes n'ont qu'une idée très vague de ce que les profs font avec leur liberté pédagogique, qui est immense et précieuse.

Critiquez-nous, poussez-nous à faire mieux. Nous sommes avides de ça, parce que si nous nous plantons c'est notre souffrance et celle des gamins qui nous regardent avec attente et, souvent, avec confiance. Aidez-nous à nous améliorer, comme avec ce genre d'article.

Mais par pitié, arrêtez de chier sur un travail dont vous ne connaissez rien.
 
Pour la partie "cheveux teints", ca m'a fait penser à une histoire qui s'est passé en Angleterre y'a quelques années. Une élève rousse (naturellement hein!) s'était vue demander par son établissement scolaire de se faire une teinture car ses cheveux "étaient trop vifs en couleur et perturbaient la concentration de ses camarades de classe"... Une discrimination bien crasse comme on les aime :slap:
 
Je n'ai absolument pas compris l'angle de cet article :hesite:

J'ai compris que le but c'est de dénoncer les coupes budgétaires ET les discours rétrogrades qui pèsent sur les jeunes filles au sein de leur établissement scolaire mais... quel est le rapport entre les deux?
L'article s'adresse à Blanquer: il a fait une déclaration sur les tenues / le maquillage des élèves?
Si oui ça serait bien de l'inclure dans l'article car sans contexte c'est difficile à comprendre.
Si non... quel est le rapport? (bis)

Pour moi ce sont deux problèmes importants mais ils ne sont pas liés, en fait.
L'un renvoie au libéralisme économique et aux politiques de casse de l'Education Nationale qui se succèdent depuis des décenies de "dégraissage de mammouth", l'autre au patriarcat et à la question du contrôle des corps de femmes de manière générale.

Bref pout moi cet article tombe complètement à plat car il manque sa cible. Un article avec ce ton ironique (interdiction de tenues, maquillage...) qui viserait les sexistes qui veulent interdire ces choses (en référence au tweet cité?) m'aurait paru autrement plus pertinent :hesite: (sachant que rien n'empêche de traiter les impacts des nouvelles coupes budgétaires... pourquoi pas un appel à témoignages?)

Edit: ou alors le remanier pour que ça soit plus logique:
- 7 choses à interdire - ironique (qui sont centrées sur le sexisme)
- adresse aux sexistes (référence au tweet, personnel de l'EN qui est sexiste, etc)
- il y a des vraies choses urgentes: baisse du budget, des nombre de postes, etc, et leur impact

:hesite:
 
Dernière édition :
Un instant. Moi j'y connais rien. Il y a des élèves de collège ou de lycée qui sont tatoué.e.s? Je croyais que c'était interdit (ou méga-réglementé) pour les mineur.e.s? :confused:
On a parfois des élèves majeurs. Ou des élèves mineurs mais dont les parents ont donné une approbation auprès d'un tatoueur pas regardant. Si tu lis les chroniques de Princesse Soso, elle avait une élève de collège aux bras entièrement tatoués par son propre père, tatoueur.
 

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