Bah Estella, pareil. Sauf que j'ai envoyé les lettres.
Et qu'elle a répondu, et que je lui écrit toujours, depuis que j'ai douze ans.
Je n'aime plus autant ses livres. Les récents, surtout, ne m'intèressent plus vraiment, mais je les lis quand même, une forme de fidélité puis une vieille habitude qu'il me dérangerait de faire cesser. Je lui dis que j'aime moins, que son écriture se purifie et s'ascétise, que j'aime moins, elle répond, gentiment. On discute bouquins, tout ça, des bouquins des autres.
Elle est intèressante, mais clairement moins fascinante qu'à mes douze ans.
La cloche de détresse, Sylvia Plath ; écriture "sans plus", histoire intèressante surtout dans cette beauté des détails et cette jeune fille cynique qui raconte, on se retrouve un peu là-dedans parfois.
Un recueil de Mallarmé, pas mal du tout, j'ai eu un p'tit coup de foudre pour lui en cours. C'est quand même autre chose que René Char, quoi. L'adjectif hermétique qu'on lui colle m'indigne ; ça semblait plus clair pourtant.